Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15


[ISLANDE] (Laxnes, près de Reykjavík, 1902 ? Mosfellssveit, 1998). Pseudonyme de Halldór Kiljian Guðjónsson. Il est sans aucun doute le plus grand écrivain islandais du XXe siècle. Il fut le premier à être reconnu internationalement en écrivant dans sa langue natale. Il reçut le prix Nobel de littérature en 1955. Il fut très prolifique durant sa longue carrière, écrivant plus de soixante livres, traduits en quarante-trois langues dans plus de cinq cents éditions : Barn náttúrunnar [L'enfant de la nature], roman, 1919 ; Nokkrar sögur [Quelques contes], 1923 ; Undir Helgahnúk [Sous le pic sacré], roman, 1924 ; Ka Þ ólsk viðhorf [Point de vue catholique], essai, 1925 ; Vefarinn mikli frá Kasmír [Le grand tisserand du Cachemire], roman, 1927 ; AlÞýðubókin [Le livre du peuple], essai, 1929 ; Kwæðakver [Cahiers de poésie], 1930 ; Salka Valka (Salka Valka ), roman, 2 parties, 1931-1932 ; Fótatak manna [Foulées humaines], nouvelles, 1933 ; Í Austurvegi [Vers l'Est], récit de voyages, 1933 ; Straumrof [Court-circuit], théâtre, 1934 ; Sjálfst?ett fólk [Gens indépendants], roman, 2 parties, 1934-1935 ; þórður gamli halti, nouvelles, 1935 ; Dagleið á fjöllum [Excursion en montagne], articles et essais, 1937 ; Ólafur Kárason Ljósvíkíngur [Olaf Karason le Viking blond] / Ljós heimsins (Lumière du monde ), tétralogie, 1937-1940 ; Gerska ?vintyrið [L'aventure russe], récit de voyages, 1938 ; Vettvángur dagsins [Scène journalière], essai, 1942 ; Sjö töframenn [Sept magiciens], nouvelles, 1942 ; Islandsklukkan (La Cloche d'Islande ), trilogie, 1943-1946 ; Sjálfságðir hlutir [Évidences], essai, 1946 ; Atómstöðin (Station atomique ), roman, 1948 ; Reisubókarkorn [Petit journal de voyage], essai, 1950 ; Sn?fríður Íslandssól [Paix des neiges, soleil d'Islande], adaptation théâtrale de La Cloche d'Islande, 1950 ; Gerpla (La Saga des Fiers-à-bras ), roman, 1952 ; Heiman ég fór, roman, 1952 ; Silfurtúnglið, théâtre, 1954 ; Dagur í senn, essai, 1955 ; Brekkukotsannáll [Les annales de Brekkukot], roman, 1957 ; Gjörningabók [Rituel de magie], essai, 1959 ; Paradísarheimt (Le Paradis retrouvé ), roman, 1960 ; Srompleikurinn [Le jeu de la cheminée], théâtre, 1961 ; Prjónastofan Sólin [L'atelier de tricot], théâtre, 1962 ; Skáldatími [Le temps des poètes], essai, 1963 ; Sjöstafakverið, nouvelles, 1964 ; Upphaf mannúðarstefnu, essais, 1965 ; Dúfnaveislan [Le banquet des colombes], théâtre, 1966 ; Íslendingaspjall, essais, 1967 ; Kristnihald undir Jökli (Ua ou Chrétiens du glacier ), roman, 1968 ; Vínlandspúnktar, essais, 1969 ; Innansveitarkronika [Chronique de la cambrousse], roman, 1970 ; Úa, théâtre, 1970 ; Yfirskygðir staðir, essais, 1971 ; Guðsgjafa p ula [Comptine des dons de Dieu], roman, 1972 ; Norðanstúlkan, théâtre, 1972 ; þjódhátíðarrolla, essais, 1974 ; Í túninu heima, récit autobiographique, 1975 ; Úngur ég var, récit autobiographique, 1976 ; Seiseijú, mikil ósköp, essais, 1977 ; Sjömeistarasagan, récit autobiographique, 1978 ; Grikklandárið, récit autobiographique, 1980 ; Við heygarðshornið, essais, 1981 ; Og árin líða, essais, 1984 ; Af menningarástandi, essais, 1986 ; Dagar hjá múnkum, 1987, journal.
« Sa carrière est unique, la diversité de ses travaux ne permet aucune comparaison, chaque livre développant une direction propre et inattendue. Dans les travaux de Laxness, l'homme et la nature, la légende et la réalité se mêlent pour former une unité magique, le tout servi par une imagination sans borne et une grande maîtrise stylistique. » (Les Boréales de Normandie) « Il publia son premier roman à l'âge de dix-sept ans sous le titre Barn náttúrunnar [L'Enfant de la nature] (1919), et partit ensuite en voyage en Europe. Une vie errante et cosmopolite détermina une crise qui l'amena à se convertir au catholicisme et à entrer dans un couvent au Luxembourg en 1923. Mais il sortit bientôt du couvent pour aller vers de nouvelles aventures et vers le communisme. Il termina son premier roman important, Vefarinn mikli frá Kasmír [Le grand tisserand du Cachemire] (1927), en Sicile. C'est un règlement de comptes avec lui-même et avec la culture bourgeoise : « Je ne pouvais pas croire que dans les limites de l'existence, il existait encore un lambeau pour cacher ma nudité. J'avais vingt-trois ans. » Le livre suivant - un recueil d'essais - Al Þ ýðubókin [Le livre du peuple] (1929), reflète ses convictions marxistes et anticapitalistes. Le roman Salka Valka (2 vol., 1931-1932), est un retour au pays et aux réalités sociales. À la même époque, Laxness fait un voyage en Union soviétique, dont il rend compte dans Í Austurvegi [Vers l'Est] (1933), avant de dresser dans Sjálfst?ett fólk [Gens indépendants] (2 vol., 1934-1935) un monument à la gloire du petit paysan islandais. La lutte opiniâtre du paysan Bjartur pour garder son indépendance se termine cependant par une défaite. C'est encore le cas d'Olafur Kárason, le poète, qui est le héros du grand cycle suivant : La Lumière du monde (4 vol., 1937-1940). L'écriture, ici, se fait plus simple, plus coulante, pleine d'humour et de poésie. Peu de temps après, Laxness entame un nouveau grand cycle : cette fois-ci, les événements se déroulent au XVIIIe siècle et il trace un sombre tableau de l'occupation et de l'exploitation danoises l'île - le roman étant écrit sous l'occupation américaine. C'est sans doute ce qui a valu à cette trilogie, La Cloche d'lslande (3 vol., 1943-1946), d'être célébrée comme un poème épique national. La tendance est la même, mais le langage entièrement différent, résolument moderne et polémique, dans Station atomique (1948) : Laxness y attaque une politique qui a permis l'installation de bases atomiques en Islande et, du même coup, la tromperie dont les nouveaux riches, qui ont tiré profit de « I'américanisation », se sont rendus coupables envers le peuple. En 1960, Laxness publie Le Paradis retrouvé, satire pleine de sensibilité et d'intelligence de la crédulité du peuple devant les évangélisateurs. Laxness a également publié plusieurs recueils de nouvelles, des pièces de théâtre, des poèmes et des essais, ainsi qu'une autobiographie. Il a même « inventé » une saga islandaise, celle de La Saga des Fiers-à-bras (1952), qui a saisi avec humour les aspects parfois comiques des sagas classiques. Ce grand écrivain épique, ce poète toujours parfaitement indépendant, a reçu le prix Nobel de littérature en 1955. » (Carl Gustaf Bjurström, Le Nouveau dictionnaire des auteurs, Laffont/Bompiani, « Bouquins », 1994)
 
ANTHOLOGIES / REVUES : « Le Hareng », nouvelle, traduit de l'islandais par Bertil Galland dans la Nouvelle Revue Française n° 36, décembre 1955 ; La Berceuse vendue (Silfurtúnglið, 1954), drame en quatre actes, traduit de l'islandais par Jean Graulier, dans Europe n° 131-132, novembre-décembre 1956 ; « Lettre à Régis Boyer » et des extraits de La Cloche d'Islande et de Lumière du monde dans Europe n° 647, 1983 ; « Matin d'hiver », traduit de l'islandais par Gérard Lemarquis, dans Le Serpent à plumes n° 14, hiver 1991-92. ? Poèmes, dans Poésie islandaise contemporaine, Autres Temps, 2001.
 
? Salka Valka, petite fille d'Islande (Salka Valka). Première partie : « Toi, le vrai cep » (þú vínviðour hreini, 1931) ; Deuxième partie  : « Oiseaux sur la plage » (Fuglinn í fjörunni, 1932), roman, traduit de l'islandais par Alfred Jolivet (traduction incomplète), préface de Marcel Arland. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1939, 270 p. ; réédition (26e édition), 1956, épuisé.
 
? Lumière du monde . Première partie : « Révélation de la divinité » (Ljós heimsins, 1937) ; Seconde partie : « Le Palais du pays d'été » (Höll sumarlandsins, 1938) ; Troisième partie : « La Maison du scalde » (Hús skáldsins, 1939) ; Quatrième partie : « La Beauté du ciel » (Fegurð himinsins, 1940), roman, traduit de l'islandais et préfacé par Régis Boyer. [Paris], Éditions Aubier / Unesco, « ?uvres représentatives. Série européenne », 1989, 646 p., 28.97 €
 
[QUATRIÈME DE COUVERTURE] : « Miraculeusement guéri d'une maladie qui l'a tenu alité durant la plus grande partie de son adolescence, Ólafur Kárason de Ljósavík part à l'aventure à travers l'Islande après que son goût pour la beauté et la poésie l'ait définitivement condamné à la misère et aux persécutions de sa famille. À Svidinsvik sa première étape, étrange ville où les habitants travaillent à transporter des pierres, année après année, pour le compte du gouvernement tandis qu'un vieux chalutier sombre peu à peu dans la baie, Ólafur finira par exercer ses dons de poète après avoir connu le froid et la faim, l'amour et la haine. Instituteur à Bervik, il connaîtra le déshonneur et la prison... Condamné à survivre d'expédients, Ólafur le scalde (le poète), ne connaîtra que des étapes sans jamais arriver nulle part. Autour de lui, une foule de personnage pittoresques, parfois drôles, toujours tragiques, aussi misérables que lui... Ainsi Halla-La-Coureuse qui possède neuf enfants dans plusieurs paroisses ; Disa, l'étrange créature enfermée dans son sac ; Pétur-trois-chevaux, l'administrateur ambitieux avec ses éternelles besicles et son chapeau, symboles de son prestige ; tant d'autres encore...
Écrit dans la tradition des grands romans picaresques, Lumière du monde emprunte tour à tour au tragique, au romanesque et à la farce pour accuser jusqu'à la caricature la vanité, le comique noir des ambitions humaines. Le regard aigu de Laxness nous donne à voir le dessous d'une société où, malgré les apparences, les marginaux sont condamnés à l'errance et à la solitude. Ce n'est toutefois pas le cas de Ólafur Kárason. Il est poète, il a la poésie, l'un et l'autre sont la lumière du monde. »

 
Lire les deux premières pages

 
? La Cloche d'Islande . Première partie : « La Cloche d'Islande » (Íslandsklukkan, 1943) ; Seconde partie : « La Vierge claire » (Hið ljósa man, 1944) ; Troisième partie : « L'Incendie de Copenhague » (Eldur í Kaupinhafn, 1946), roman, traduit de l'islandais et préfacé par Régis Boyer. [Paris], Éditions Aubier-Montaigne / Unesco, « ?uvres représentatives. Série européenne », 1979, 512 p., épuisé ; réédition : La Cloche d'Islande . [Paris], Éditions Flammarion, « G. F. » n° 659, 1991, 512 p., 9 €
 
« Durant la Seconde Guerre mondiale, le problème de l'indépendance s'est posé avec plus d'acuité que jamais. Dans La Cloche d'Islande, c'est tout un peuple qui se bat pour son indépendance. Le symbole en est une cloche, celle de Thingvellir, lieu sacré où les pays libres de l'Islande se réunissaient en assemblée (ou thing) pour légiférer et punir les coupables. Le roman se situe aux XVIIe et XVIIIe siècles : l'envoyé du Danemark, le ? bourreau du roi ?, vient de se saisir de cette cloche pour en faire des canons nécessaires au roi pour guerroyer contre la Suède. Un pauvre paysan, condamné à mort pour le vol d'une corde, tue le bourreau du roi. Ce geste est l'image de la révolte de tout un peuple contre l'oppression de plusieurs siècles. Cette ?uvre est une des plus riches et des plus grandioses de Laxness. » (Régis Boyer)
 
Lire les deux premières pages

 
? Station atomique (Atómstöðin, 1948), roman, traduit à partir de la traduction danoise par Jacqueline Joly. [Paris], E.F.R. (Éditeurs Français Réunis), 1957, 248 p., épuisé ; rééditions : Station atomique, introduction de Kjell Strömberg, discours de réception prononcé par Elias Vessen lors de la remise du prix Nobel de littérature à Halldór Laxness, le 10 décembre 1955, « La vie et l'?uvre de Halldór Laxness », par Steingrimur J. Thorsteinsson, illustrations de Gérard Economos. [Paris], Les Presses du Compagnonnage / Éditions Rombaldi, « Les Prix Nobel de littérature », 1964, 1973, 252 p., épuisé ; Station atomique . [Paris], Éditions Messidor, « Lettres étrangères », 1991, 214 p., épuisé.
 
? La Saga des fiers-à-bras (Gerpla, 1952), roman, traduit de l'islandais et présenté par Régis Boyer. [Aix-en-Provence], Éditions Pandora, « Domaine nordique », 1979, 334 p., épuisé.
 
? Le Paradis retrouvé (Paradísarheimt, 1960), roman, traduit à partir de la version anglaise (Paradise Reclaimed) par René Hilleret. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1966, 288 p., épuisé ; réédition : Le Paradis retrouvé . Éditions Gallimard, « L'imaginaire » n° 236, 1990, 288 p., 7.10 €
 
? Ua ou Chrétiens du glacier (Kristnihald undir Jökli [Observance du christianisme au pied du glacier], 1968), roman, traduit de l'islandais par Régis Boyer. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres scandinaves », 1988, 268 p., 19.67 €
 
Lire les deux premières pages

Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

S
T
T

Haut de page >