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GUNNARSSON, Gunnar


[ISLANDE] (Fljótsdalur, 1889 ? Reykjavík, 1975). À seize ans, il publie en islandais une plaquette de poèmes, Modurminning [Le Souvenir d'une mère], 1905, puis s'installe au Danemark où il demeura près de trente ans. C'est là qu'il écrivit, en danois (se traduisant parfois en islandais), la plupart de ses livres, entièrement inspirés par l'lslande. « Après son premier grand cycle romanesque, Borgslaegtens historie [L'Histoire de la famille Borg], 4 vol., 1912-1914, la guerre, synonyme du mal, lui pose un problème moral qu'il essaye de résoudre dans des romans tels que Livets strand [Le Rivage de la vie], 1915 ? qui contient également une critique de l'exploitation de l'lslande par les Danois ? et Salige er de enfoldige [Heureux les simples d'esprit], 1920, mais auquel il ne réussit à répondre que par un retour aux sources, le grand cycle d'inspiration autobiographique, publié sous le titre général de L'Église sur la colline (Le Jeu des brins de paille, 1923 ; Vaisseaux dans le ciel, 1925 ; La Nuit et le rêve, 1926 ; Den uerfarne rejsende, 1927 ; Hugleik den Haardtsejlende, 1928). ? C'est Halldór Laxness qui, en 1941-1943, publia la traduction islandaise de L'Église sur la colline . ? Il publie ensuite des nouvelles et le roman L'Oiseau noir, 1929, un hallucinant récit d'une affaire criminelle se déroulant au début du XIXe siècle, et comptant parmi ses meilleurs livres. Remontant dans l'histoire de l'lslande, Gunnarsson essaya également de faire une gigantesque analyse des origines de la société actuelle. Cette série de romans indépendants, parus parfois à longs intervalles, porte le titre de « Landnám  » par allusion au débarquement des premiers habitants en 870, comprend entre autres : Frères jurés, 1918 ; Jón Arason, 1930 ; Vikivaki, 1932, et des romans écrits directement en islandais, comme Heidaharmur [Chagrin sur la lande], 1940 et Sálumessa [Requiem], 1952, qu'il traduira ensuite en danois. En effet, après son retour en Islande en 1939, il a écrit de nouveau dans sa langue maternelle. Son ?uvre (une quarantaine de volumes) comporte aussi des essais, des recueils poétiques, des pièces de théâtre et des traductions en danois des sagas islandaises. » (Carl Gustaf Bjurström, Le Nouveau dictionnaire des auteurs, Laffont/Bompiani, « Bouquins », 1994)
 
? Frères jurés (Edbrødre, 1918), roman, traduit du danois et postfacé par Régis Boyer. [Paris], Éditions Fayard, 2000, 280 p., 21.30 €
 
[QUATRIÈME DE COUVERTURE] : « Nous sommes en Norvège à la fin du IXe siècle, au début de l'épopée viking. Leif et Ingolf sont les fils respectifs de deux seigneurs : Rodmar et Orn. Ingolf, le sensible, le raisonnable, est de deux ans l'aîné de Leif, l'intrépide. Devant la force de leurs sentiments respectifs, les deux amis décident de se lier à la vie à la mort. Paroles d'enfants ? Non, et c'est ainsi qu'au cours d'une cérémonie officielle ils deviennent ?frères jurés?. Désormais, ils sont responsables l'un de l'autre, se promettent fidélité et assistance. Quelques années plus tard, à cause d'une tragique histoire d'amour, les frères de c?ur sont bannis des terres de Norvège par un haut dignitaire du royaume. Ils s'établissent alors sur une île lointaine qu'aucune peuplade ne semble revendiquer : l'Islande...
Riche des acquis des découvertes archéologiques et des documents historiques sur l'Islande, Gunnar Gunnarsson a tenté de reconstituer aussi fidèlement que possible l'épopée prodigieuse des débuts de l'histoire de son pays. L'auteur a sans doute ainsi élaboré le meilleur ouvrage romancé qui ait jamais été écrit sur ce double sujet : les origines de l'Islande et le début de la saga des Vikings. »

 
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? Vaisseaux dans le ciel . D'après les notes de Uggi Greipsson (His Kirken paa bjergrt [L'Église sur la colline]). I. Le Jeu des brins de paille (Leg med straa, 1923), roman, traduit du danois par Yvonne Manceron. II. Vaisseaux dans le ciel (Skribe paa himlen, 1925), roman, traduit du danois par Maurice Zimmermann, préface de Lucien Maury. [Paris], Éditions Stock, « Collection Scandinave », 1942, 1948, 472 p., épuisé.
 
? La Nuit et le rêve (Natten og ðrømmen, 1926. L'Église sur la colline III), roman, traduit du danois par Jean Lescoffier. [Paris], Éditions Stock, « Collection Scandinave », 1944, 372 p., épuisé.
 
? Oiseaux noirs (Svart fugl, 1929), roman, traduit du danois par J. Dorende. [Bruxelles], Éditions La Sixaine, 1947, 262 p., épuisé ? nouvelle édition sous le titre L'Oiseau noir, traduction de J. Dorende, revue par Gérard Lemarquis et María Gunnarsdóttir. [Paris], Éditions Arléa, « L'étrangère », 1992, 266 p., 16.78 €
 
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? Le Berger de l'avent (Adventa, 1937), nouvelle, traduit par Gérard Lemarquis et María Gunnarsdóttir. [Paris], Éditions Arléa, « L'étrangère », 1993, 96 p., 10.98 €  ; réédition : Le Berger de l'avent . « Arléa-Poche » n° 43, 1998, 96 p., 4.57 €
 
[QUATRIÈME DE COUVERTURE] : « L'histoire de ce berger qui affronte le redoutable hiver islandais pour sauver quelques moutons égarés aurait inspiré Hemingway pour son livre, Le Vieil homme et la mer . Il est vrai que des similitudes troublantes existent entre les deux ?uvres. Osera-t-on dire que le bref roman de Gunnarsson a une portée d'une autre dimension ? Ce récit lumineux, à l'écriture faussement innocente, peut certes se lire comme un conte de Noël. Il en a la grâce et l'apparente simplicité. Mais, au fil des pages, les questions posées sont celles qui se réfèrent aux valeurs essentielles. Dans cette quête, l'homme n'est pas seul. Ses deux compagnons, le bélier et le chien, forment avec lui une ?trinité? dont chaque membre est indispensable aux autres. »
 
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BIBLIOGRAPHIE : S. S. Höskuldsson, « Trois génies faméliques » (contient une étude sur Gunnar Gunnarsson), dans la Revue de littérature comparée n° 246, 1987 ? Einar Már Jónsson, « Gunnar Gunnarsson et le ?roman du peuplement de l'Islande? », dans Germanica n° 23 : « Le Roman historique dans les pays scandinaves au XXe siècle  ». Université Charles de Gaulle-Lille III, 1998, 12.20 € (contient également un extrait du roman Frères jurés, traduit du danois et présenté par Régis Boyer).

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  • Quelle "époque épique" !

    “Le temps est la matière vive de l’Histoire. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire.“ Mais que nous raconte une époque historique ? Et pourquoi et comment a-t-on décidé que telle période devait commencer ici et se terminer là ? Au delà d’un découpage mûrement réfléchi ou parfaitement aléatoire, une question demeure cependant : comment nommer ces césures ou ces continuités, ces quelques jours ou ces quelques siècles, et que dire des “noms de l’Histoire” ?

    6 février 2020

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