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Littérature Brésilienne


MUSIQUES / CHANSON



[FICHE LIVRE] — Gérard Béhague, Musiques du Brésil. De la cantoria à la samba reggae. [Arles], Éditions Actes Sud / [Paris], Cité de la musique, « Musiques du monde », 2001, 192 pages + 1 CD.

Continent musical exubérant où s’élabore le jeu complexe des influences africaines, indiennes et portugaises, le Brésil a su conserver ses traditions et permis à ses musiciens de créer des genres entièrement nouveaux comme la samba et la bossa-nova. L’auteur dresse un tableau complet de ces musiques en décrivant les manifestations festives et les mouvements artistiques et politiques dans lesquels elles s’inscrivent (carnaval, tropicalisme). En annexe, un glossaire, une bibliographie et une discographie. Le CD offre des compositions célèbres et populaires, résultats de mélanges, d’échanges et de contacts culturels. (Présentation de léditeur)

 


Rythmes brésiliens. Musique, philosophie, histoire, société, sous la direction de Zélia Chueke, préface de Ricardo Tacuchian. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « L’univers esthétique », 2015, 280 pages.

« Villa-Lobos affirma que “ le Brésil a la forme d’un cœur. Tous les Brésiliens ont ce cœur. La musique passe d’une âme à l’autre, les oiseaux communiquent entre eux par la musique, ils ont, eux aussi, un cœur ”. [… Et] la France possède elle aussi un cœur latin, exactement comme celui des Brésiliens », conclut Ricardo Tacuchian dans sa préface. Et effectivement, depuis le début du XIXe siècle et surtout au XXe siècle, les échanges musicaux entre la France et le Brésil ont connu un développement ponctué par des coups de cœur : des compositeurs, des styles, des rythmes ont laissé des empreintes profondes de part et d’autre. Les auteurs explorent les composantes de la « brésilité » et de l’ouverture au monde de l’autre côté de l’Atlantique, en musique et en danse ‒ tant le rythme y est un facteur marquant, à l’aune des influences et confluences réciproques et sous plusieurs angles : aspects historiques, éducatifs, cognitifs. Les textes présentés dans cet ouvrage résultent de conférences et séminaires organisés à la Sorbonne en 2013 et 2014 par le Groupe de Recherche Musiques Brésiliennes (GRMB) de l’université Paris-Sorbonne. Ils représentent un jalon de plus dans la collaboration entre le Brésil et la France dans le domaine de la musicologie, offrant un panorama riche et varié de cet univers musical. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Jean-Paul Delfino, Brasil, á musica. Panorama des musiques populaires brésiliennes. [Marseille], Éditions Parenthèses, « Eupalinos. Série cultures musicales », 1998, 240 pages.

 


[FICHE LIVRE] — Jean-Paul Delfino, Couleurs Brasil. [Paris], Éditions Passage, « Essais et documents », 2014, 240 pages.

Couleurs Brasil dévoile enfin les secrets des plus grands standards musicaux brésiliens, devenus partout dans le monde des chansons mythiques que l’on fredonne sans toujours en connaître l’origine. Qui sait que Si tu vas à Rio est, d’abord, une chanson écrite pour célébrer la mémoire d’une étoile morte ? Que Essa moça tá diferente de Chico Buarque a attendu vingt ans avant de devenir un tube mondial ? Que la Lambada n’est pas brésilienne, mais bolivienne ? Et en France, si Pierre Barouh, Georges Moustaki ou Claude Nougaro sont sans doute les artistes les plus « brésiliens » de l’Hexagone, la liste est loin de s arrêter là : Brigitte Bardot qui enflamme Rio de Janeiro avec Maria Ninguém, Dalida et Manhã de Carnaval, ou encore France Gall, Michel Fugain, Henri Salvador, Lio, Philippe Katerine... Depuis toujours, des relations amoureuses unissent la France et le Brésil. Par ses multiples histoires et anecdotes, Couleurs Brasil nous révèle un monde fantastique, celui des trésors de la musique populaire brésilienne. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE]MPB. Musique populaire brésilienne. Catalogue de l’exposition (Paris, Musée de la musique, 17 mars-26 juin 2005), sous la direction de Dominique Dreyfus, préface de Laurent Dayle. [Paris], Éditions de la Réunion des musées nationaux (RMN) / Cité de la musique, 2005, 208 pages, illus.

[Textes de Sérgio Cabral, Carlos Calado, Henrique Cazes, Dominique Dreyfus, Zuza Homen de Mello, Paulo Dias, Marianna F. Martins Monteiro, Walnice Nogueira Galvão, Carlos Sandroni, Jairo Severino, Tárik de Souza, Ariane Witkowski].

Des chants grégoriens aux envolées lyriques de Milton Nascimento, des batuques des anciens esclaves aux baterias des écoles de sambas, de l’atmosphère intimiste de la bossa-nova à l’exubérance du Tropicalisme de Caetano Veloso, Gilberto Gil et Gal Costa ou encore aux expériences électroniques de Marcelo D2, la musique brésilienne est à l’image de la diversité du pays: métisse et syncopée. Elle rythme la vie des brésiliens: festive à l’heure du carnaval, elle est triste et révoltée quand il s’agit de dénoncer les inégalités et la misère, l’oppression et la dictature. Véritable aventure collective à l’échelle d’une nation, ferment de l’identité nationale, la musique brésilienne a pris part à tous les changements politiques et sociaux qui ont créé le Brésil d’aujourd’hui. (Présentation de léditeur)

 


— Anaïs Flechet, « Si tu va à Rio… ». La musique populaire brésilienne en France au XXesiècle. [Paris], Éditions Armand Colin, « Recherches », 2013, 392 pages.

Longtemps ignorés des Européens, les rythmes du Brésil ont connu un fort engouement dans la société française et suscité de véritables modes musicales tout au long du XXe siècle. Dès la veille de la Première Guerre mondiale, la maxixe fait son apparition dans les dancings parisiens, bientôt suivie par les Saudades du Brésil de Darius Milhaud et les Choros d’Heitor Villa-Lobos. Samba, baião, bossa nova, chanson engagée et tropicalisme sont ensuite venus enrichir le paysage sonore français et ont donné lieu à des transferts culturels complexes entre les deux rives de l’Atlantique. Comment ces musiques brésiliennes sont-elles parvenues dans l’Hexagone et que nous apprend leur réception sur la société de l’époque ? Quelles pratiques rythmiques et instrumentales ont été adoptées, adaptées et revendiquées par les musiciens français ? Comment écoutait-on le monde avant les « musiques du monde » ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage, à la croisée de l’histoire culturelle et de l’histoire transnationale, se propose de répondre. En retraçant l’itinéraire de la musique populaire brésilienne en France, en interrogeant les médiations qui ont permis ces circulations musicales et en déconstruisant les imaginaires du Brésil qui y sont associés, c’est aussi le cadre plus général de la mondialisation culturelle qui est ici interrogé. (Présentation de léditeur

 


[FICHE LIVRE] — François-Xavier Freland, Sarava ! Rencontres avec la bossa-nova, photographies de Olivier Mirguet. [Paris], Éditions Naïve, 2005, 202 pages, illus.

Pourquoi la bossa-nova a-t-elle fait le tour du monde ? Pourquoi ce rythme et ces chansons venues du Brésil, inventés dans les années soixante, qui évoquent tout à la fois la fête, les jolies filles – celle d’Ipanema notamment, mais aussi une vraie tristesse, une indicible fêlure, distillent-ils encore aujourd’hui ce charme entêtant ? La bossa-nova vit-elle encore ? Et qui sont ceux, musiciens, poètes, chanteuses... qui l’ont créée, portée du Brésil aux Etats-Unis, en France et partout ailleurs ? De Vincius de Moraes à Baden Powell, de Pierre Barouh à Maria Creuza, Antonio Carlos Jobim, Elis Regina, Nara Leao, Astrud et João Gilberto, João Donato, Carlos Lyra... Voici les portraits intimes et subjectifs de ceux qui ont fait la bossa-nova : entretiens avec les protagonistes eux-mêmes mais aussi témoignages recueillis par deux amoureux de cette musique, l’un auteur, l’autre photographe, partis, en 2005, de Rio de Janeiro à Bahia, sur ses traces. La vie, c’est l’art des rencontres. (Présentation de léditeur)

 


— Ricardo Pessanha et Carla Cintia Conteiro, Gilberto Gil, l’enchanteur tropical, traduit du portugais (Brésil) par Emmanuel Debaecque ; préface de Pierre Barouh. [Plogastel Saint-Germain, 29710], Éditions Demi-Lune, « Voix du monde », 2014, 192 pages (édition originale).

Gil est avant tout un formidable musicien. Créateur iconoclaste durant ses jeunes années avec l’avènement de Tropicália (mouvement artistique qu’il contribua à fonder et qui bouleversa les codes de la création musicale au Brésil), parrain bienveillant du revivalisme des cultures noires à Bahia, qui permit aux musiques de Salvador de se régénérer au contact du reggae, Gilberto Gil questionne en chansons l’identité brésilienne. Ce livre vous invite à découvrir le parcours si riche de cet artiste qui incarne bien des facettes du Brésil, léger et profond, moderne et enraciné. (Présentation de léditeur)

 


— Chris McGowan, Ricardo Pessanha, Le Son du Brésil. Samba, bossa nova et musiques populaires (The Brazilian Sound. Samba, Bossa Nova, and the Popular Music of Brazil, 1991), traduit de l’anglais par Emmanuel de Baecque. [Paris], Éditions Viamédias, « Brasilophage », 2000 ; réimpression, 2005, 300 pages, illus.

Pédagogique, clair, voici un guide idéal destiné à un large public désireux de trouver ses repères dans l’invraisemblable profusion de traditions, de styles musicaux de cet immense pays. Voici la référence mondiale pour découvrir ou mieux connaître le vaste panorama de la musique populaire brésilienne, au travers de son histoire, ses interprètes, ses instruments et ses styles. Cette présentation encyclopédique de l’univers musical brésilien, richement illustré, contient une vaste discographie. (Présentation de léditeur)

 


— Paul Mindy, Initiation aux percussions du Brésil. Introduction to Brazilian percussion. Vol.1. [Paris], Éditions Henry Lemoine music, « Planète percussions », 2003, 24 pages + CD.

— Paul Mindy, Initiation aux percussions du Brésil. Introduction to Brazilian percussion. Vol. 2. [Paris], Éditions Henry Lemoine music, « Planète percussions », 2004, 32 pages + CD.

« Lorsque j’ai eu le « coup de foudre » pour les musiques du Brésil et que j’ai voulu m’initier aux techniques de ces instruments, il n’y avait ni professeurs ni instruments, mais uniquement des disques de grands artistes brésiliens et la trop rare opportunité de les voir en concert. Comment faire, comment comprendre le sens musical, comment apprendre, comment fabriquer les instruments, telles étaient les questions qui revenaient sans cesse à cette période de ma vie. Il a donc fallu partir étudier sur place et s’adapter à un langage musical de tradition orale, l’assimiler et essayer de le traduire, avec toutes les limites que cela comporte, en langage écrit. C’est dans cet état d’esprit que, après trente ans de vie artistique intense, de voyages et de pédagogie, J’ai décidé de transmettre mes réflexions sur ces instruments de percussion du Brésil. »

 


[FICHE LIVRE] — Véronique Mortagne, Sons latinos. Articles et reportages, 1989-1999, préface de Jean-François Fogel. [Paris], Editions Le Serpent à plumes, « Musique », 1999, 224 pages.

Tango, salsa, bossa nova, samba, mambo, calypso...Les sons latinos ont conquis la planète. Véronique Mortaigne a tenu la chronique de cette déferlante argentine, brésilienne, cubaine, dans les colonnes du Monde. Plus de trente articles et reportages passionnés réunis en un livre exploratoire.

 


[FICHE LIVRE]— David Rassent, Musiques populaires brésiliennes. [Marseille], Éditions Le mot et le reste, « Musiques », 2014, 250 pages.

Musiques populaires brésiliennes est une présentation de tout un pan de la musique du Brésil, depuis la bossa nova de la fin des années cinquante à nos jours, en passant par le tropicalisme, la pop, le samba-cançao et les divers courants qui ont pu animer la musique populaire du pays. Le choix des œuvres se veut accessible et pensé pour les lecteurs curieux de découvrir cet univers musical. Les chroniques sont précédées d’une introduction précisant les périodes et les styles privilégiés et qui permet de les situer au sein d’un ensemble beaucoup plus vaste. L’évolution de la musique populaire brésilienne y est mise en perspective avec l’histoire du pays, dont elle est indissociable, ainsi qu’avec les grands courants du rock et du jazz, avec lesquels elle n’a cessé d’entretenir un dialogue fructueux. De Chico Buarque à Seu Jorge, de Caetano Veloso à Jorge Ben Jor, David Rassent établit des parallèles avec des musiciens anglo-saxons, esquissant des points de repère souvent familiers pour le lecteur. (Présentation de léditeur

 


— Jorge P. Santiago, La Musique et la ville. Sociabilité et identité urbaines à Campos, Brésil, préface de Arlette Farge. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Logiques sociales. Musiques et champ social », 1999, 288 pages.

Le livre de Jorge Santiago présente au lecteur une démarche originale pour aborder le processus de l’avènement de l’urbain dans une ville brésilienne de la fin du XIXème au début du XXème siècles : Campos-RJ. C’est à partir d’une anthropologie historique dans l’urbain que l’auteur a choisi, pour mener sa recherche, d’articuler traces écrites et photographiques d’une part, enquêtes de terrain auprès des gens âgés de la ville (musiciens et non musiciens), d’autre part. A la croisée de cette démarche se trouve la problématique centrale de l’ouvrage : analyser la reconstruction des identités sociales et culturelles au moment de l’avènement de l’urbain, à travers la pratique musicale, en privilégiant les acteurs populaires et leur insertion (symbolique, culturelle et économique) dans la ville. Jorge Santiago montre que cette reconstruction des identités met en lumière comment les sociétés musicales (Lyres et Orphéons) et leurs membres contribuent à la construction des identités individuelles comme à celle d’une mémoire collective urbaine. Le plan de l’ouvrage agit comme un mouvement de balancier entre les deux Lyres étudiées et l’univers socio-culturel dans lequel elles s’insèrent. Elles accompagnent l’urbain en train de se construire et sont agents de la mise à jour de la mémoire et de l’identité de la ville. (Présentation de léditeur)

 


— Xavier Vatin, Rites et musiques de possession à Bahia, préface de Simha Arom. [Paris], Éditions de l’Harmattan, « Recherches Amériques latines », 2005, 244 pages.

Cet ouvrage aborde les « nations » de candomblé sous une double perspective, anthropologique et ethnomusicologique. Les différents peuples et cultures en contact à Bahia depuis le XVIe siècle ont forgé un univers religieux extrêmement polymorphe, où rites et musiques s’enchevêtrent pour donner naissance à des pratiques en constante métamorphose. L’observation minutieuse des candomblés à Bahia met au jour un pluralisme rituel et comportemental. Ce pluralisme confirme la nature symbolique – et non physiologique – du lien entre musique et possession et remet partiellement en question la distinction classique entre chamanisme et possession. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Caetano Veloso, Pop tropical et révolution (Verdade tropical, 1997 ; Tropical truth. A story of music and revolution in Brazil). Autobiographie, traduite du portugais (Brésil) et de l’anglais par Violante do Canto et Yves Coleman. [Paris], Éditions Le Serpent à Plumes, « Musique », 2003, 450 pages.

On l’a souvent surnommé le John Lennon ou le Bob Dylan brésilien. Caetano Veloso, dans ce livre de souvenirs, raconte son odyssée héroïque, qui marquera à jamais la culture brésilienne : la fondation du tropicalismo. Le projet du tropicalismo est de « cannibaliser » la beauté et la richesse extraordinaires du passé musical du Brésil, mais en même temps assimiler de façon éclectique les éléments les plus originaux de la pop anglo-américaine. La naissance du tropicalismo coïncide avec la vague de la contre-culture, mais au Brésil cette vague se heurte à une impitoyable dictature militaire. L’engagement politique de Caetano Veloso le mènera dans les geôles du pouvoir militaire, et le forcera à l’exil. Aussi passionnant qu’un roman, Pop tropicale et Révolution entremêle l’Histoire d’un pays avec celle d’une génération aux idéaux généreux et novateurs. Un livre à la fois drôle et érudit, qui mêle confessions intimes et réflexions profondes. (Présentation de léditeur)

 


— Ricardo Pessanha et Carla Cintia Conteiro, Gaetano Veloso, l’âme brésilienne, traduit de l’anglais par Vassili Rivron et Emmanuel de Baecque. [Plogastel Saint-Germain, 29710], Éditions Demi-Lune, « Voix du monde », 2008, 160 pages.

Caetano Veloso est un oiseau rare. Artiste créatif et productif, et surtout vivant, provocateur, en perpétuel mouvement, il n’a pas seulement transformé la musique du Brésil : il a continué à l’influencer pendant quatre décennies. Lorsqu’il quitte Salvador de Bahia pour la première fois, dans les années 1960, il souhaite ébranler les structures de la musique brésilienne traditionnelle avec ses amis « tropicalistes ». Depuis, Caetano n’a cessé de surprendre, aussi bien ses détracteurs que les convertis, avec des textes controversés parmi les plus érudits de la chanson populaire, qui bousculent les idées reçues. Il cultive un son toujours éclectique et surprenant, qui étreint avec le même appétit boléro, rock, samba, reggae, funk, rythmes afro et musique concrète. C’est à un voyage à travers l’univers de ce créateur singulier que vous invite ce livre, à la découverte de celui des artistes qui symbolise véritablement la richesse foisonnante de la musique brésilienne actuelle. (Présentation de léditeur)

 


978236013-234-8 — Hermano Vianna, Samba musique populaire et identité nationale au Brésil (O mistério do samba, 1995), traduit du portugais (Brésil) par Jérôme Souty. [Paris], Éditions Riveneuve, 2014, 196 pages.

Comment une musique née dans les favelas de Rio de Janeiro, réprimée par la police et rejetée par la bonne société, s’est-elle transformée en « rythme national » du Brésil ? Par quelle alchimie est-elle devenue, à partir des années 1920-1930 et en quelques décennies seulement, quasi synonyme de l’identité du pays ? Le processus de valorisation et de « nationalisation » de la samba reste un mystère dont l’auteur dévoile ici plusieurs facettes. Il explore notamment, par delà l’héritage africain, le rôle des avant-gardes artistiques. Il retrace les relations entre la culture populaire et les élites politiques et économiques. Il suit la diffusion de ce genre musical dans tout le Brésil au rythme du carnaval et dans la ferveur populaire. Hermano Vianna est anthropologue brésilien, spécialiste de la musique populaire de son pays. Son livre a été traduit en anglais, en italien et en japonais après sa parution au Brésil en 1995. Il est également l’auteur d’un livre sur le funk de Rio de Janeiro et intervient dans plusieurs émissions de télévision. Il tient une chronique hebdomadaire dans le grand quotidien O Globo. (Présentation de léditeur)

 


— Marcus Wagner, Soirée à Copacabana. L’histoire de la Bossa Nova / Vol.1. [Paris], Éditions Nocturne, 2008, 32 pages, + 2CD.

Marcus Wagner et son équipe de musiciens, journalistes et historiens ont entrepris une histoire de la bossa-nova. L’histoire commence dans le riche univers de la musique brésilienne des années cinquante. Soirée à Copacabana est la biographie d’une époque où musiciens, écrivains, philosophes faisaient vivre un Brésil bouillonnant. Ce premier volume présente l’ère pré-bossa-nova. Parmi les personnages qui fréquentaient la nuit bohème de Copacabana en 1955, on retrouve Vinicius de Moraes, Tom Jobim, et Joào Gilberto, trois ans avant la naissance officielle du nouveau genre musical. En une soirée à Copacabana, sont réunis tous les artistes et tous les intellectuels, accompagnés sur deux CD d’un répertoire de succès et de perles rares. Marcus Wagner a réussi, par la vivacité poétique de cet album à faire revivre le moment le plus important de la musique brésilienne du XXe siècle. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE]La Chanson brésilienne. Approches sémiotiques, avant-propos de Jacques Fontanille ; textes de Ricardo Nogueira de Castro Monteiro, Marco Lopes, Ivã Carlos Lopes, Luiz Tatit. [Limoges], Presses de l’Université de Limoges (PULIM), « Nouveaux actes sémiotiques », n°92-93, 2004, 64 pages.

A Sao Paulo, se développent depuis plusieurs années des recherches collectives sur la chanson brésilienne, et, plus généralement, dans le domaine de la sémiotique musicale. La chanson est un type sémiotique qui, sous des apparences familières, pose de redoutables problèmes méthodologiques et théoriques, notamment pour ce qui concerne les agencements syncrétiques entre les paroles et la mélodie. Les auteurs de ce numéro proposent ici deux études concrètes qui suivent attentivement les mouvements de collusion et de dissension entre la musique et le texte verbal. (Présentation de léditeur)

 


— Anaîs Fléchet, Villa-Lobos à Paris. Un écho musical du Brésil. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « International », 2004, 160 pages, illus.

Le voyage musical auquel nous invite Heitor Villa-Lobos traverse l’immensité brésilienne : le compositeur classique s’est inspiré de traditions indiennes et africaines et est ainsi devenu le symbole d’un Brésil métis. Mais le voyage ne s’arrête pas aux frontières brésiliennes... Quand, en 1923, Villa-Lobos traverse l’océan Atlantique et parcourt la France, il découvre Paris et y est découvert. Il participe à la vie musicale de la capitale où fourmillent des colonies d’artistes et de musiciens étrangers, charme la critique par l’exotisme et le primitivisme de ses compositions, et éveille l’intérêt du public pour le folklore brésilien. Dans le Paris-Babel des années 1920, rythmes et mélodies indigènes frappent les esprits et s’imposent par leur différence. La musique de Villa-Lobos est vécue comme une véritable révélation – révélation du Brésil, révélation d’un nouveau monde sonore –, qui permet de revisiter l’histoire des relations culturelles entre le Brésil et la France. Autour de Villa-Lobos, cet ouvrage propose une approche historique des échanges musicaux, essentielle pour expliquer le formidable succès des musiques brésiliennes en France depuis près d’un siècle. (Présentation de léditeur)

 


Villa-Lobos. Des sources de l’œuvre aux échos contemporains, textes réunis et édités par Luiz Felipe de Alencastro, Anaïs Fléchet, Juliana Pimentel et Danièle Pistone. [Paris], Éditions Honoré Champion, « Musique Musicologie », n°43, 2012, 280 pages.

Bel exemple de collaboration transdisciplinaire et internationale, le présent volume met en valeur la grande variété de la production musicale de Villa- Lobos, le plus célèbre compositeur brésilien : de la guitare au piano, en passant par l’orchestre et l’écriture vocale (mélodie, chant choral, opérette…). Tout à la fois réflexion sur l’interprétation et sur le devenir de l’œuvre, fondé sur des disciplines variées (allant de l’histoire à la sémiotique existentielle) et les découvertes les plus récentes, il devrait s’imposer comme une irremplaçable synthèse en langue française, marquant le cinquantenaire de la disparition de ce musicien. La collection Musique-Musicologie est destinée aux étudiants et aux musicologues, tout comme aux mélo manes ou aux interprètes. Elle regroupe, sans aucune limite temporelle ou géographique, les travaux scientifiques d’auteurs cherchant à penser l’art sonore sur des bases solides, dans un esprit de synthèse, voire d’ouverture interdisciplinaire. (Présentation de léditeur)

 

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