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Littérature Brésilienne


CARNAVAL / DANSE



[FICHE LIVRE] — Michel Agier, Anthropologie du Carnaval. La Ville, la fête et l’Afrique à Bahia. [Marseille], Éditions Parenthèses / IRD, « Eupalinos », 2000, 256 pages.

A Salvador de Bahia, au Brésil, le carnaval rassemble, pendant cinq jours et cinq nuits, un million de personnes dans les rues. Dans ce qu’on appelle au Brésil « la guerre des carnavals », celui de Bahia concurrence désormais le carnaval de Rio en popularité et participation. L’histoire de ce succès a commencé avec son « africanisation », née au milieu des années soixante-dix dans les quartiers noirs et déshérités de la ville. Cette « Anthropologie du carnaval » en fait la chronique en privilégiant trois thèmes : la ville – deux millions d’habitants, « Rome noire » et ville métisse, exotique, inégalitaire et parfois raciste –, la fête – situation liminaire dans laquelle des exercices rituels peuvent être imaginés sans entrave – et l’Afrique – vaste creuset, culturellement métis, d’une nouvelle identité noire brésilienne. Tout en s’appuyant sur des données ethnographiques inédites, les analyses dépassent largement le cas brésilien et abordent des questions que l’on retrouve en bien des points de la planète : les fondements des mouvements identitaires et leurs excès ; les sources et les procédés de l’invention culturelle ; les sens, multiples et contradictoires, du métissage. Elles s’interrogent, enfin, sur la place du rite dans nos sociétés urbaines et contemporaines : tous les ans dans la rue, des milliers de parades et mascarades inventent d’autres mondes et créent, pour un instant, d’autres identités. (Présentation de léditeur)

 


Martinho Da Vila, Opéra noir du Brésil (Opera negra, 2001), traduit du portugais (Brésil) par Hélène Bardeau ; préface de Diva Pavesi. [Mercurol, 26600], Éditions Yvelinédition, « Divine édition », 2013, 160 pages.

Martinho Da Vila est quelqu’un de cohérent. Lorsque je l’ai rencontré, à la fin des années soixante, j’ai tout de suite compris que c’était un artiste engagé. Tel un « cinéaste des images sonores », il chantait le quotidien des gens les plus simples avec l’expérience de celui qui sait de quoi il parle. Il a ouvert les portes de sa maison et s’est fait de nombreux amis. Tous ont chanté avec lui pendant le carnaval et tout au long de l’année. Lorsqu’il a composé Nego vem cantar..., il savait qu’en rassemblant son peuple il développerait des idées très nobles. Il a beaucoup voyagé au nom de ses idées ; il a parcouru le Brésil, a visité des nations noires et d’autres pays, et a ensuite réuni toutes ses expériences dans les kizombas (style musical originaire d’Angola, la danse kizomba est surnommée le tango africain) et sur scène. L’Opéra noir démontre, dès la première page, que les inégalités sociales remontent à des temps très anciens et ont été causées par des erreurs de jugement. L’histoire de ce livre commence au théâtre municipal de Rio. Martinho introduit ses croyances et ses valeurs dans la salle et sur la scène comme si la vie était un grand concert noir. La salle est comble et tous peuvent se rendre compte que la poésie et la musique sont des valeurs universelles. Après le concert, qui a rencontré un vif succès, nous partons avec lui nous promener dans les favelas. Les jeux des enfants, le quotidien des habitants, la poésie de la vie dans les favelas et les problèmes sociaux sont abordés de façon juste, en toute connaissance de cause. Martinho nous propose des solutions intéressantes qui mériteraient l’attention des pouvoirs publics qui, très souvent, ne comprennent pas les causes des différents problèmes et ne peuvent donc pas imaginer les bonnes solutions. Grâce à ce livre, Martinho da Vila nous montre qu’il travaille toujours avec persévérance pour favoriser l’intégration des habitants des favelas dans notre société. Je crois même savoir qu’il souhaite créer un nouvel orchestre, qui aurait toute liberté pour choisir son répertoire, qui serait accepté par tous, et régi par la morale. (Rildo Hora)

 


Danses « latines » et identité, d'une rive à l'autre. Tango, cumbia, fado, samba, rumba, capoeira, sous la direction d’Élisabeth Dorier-Apprill, post-face de Michel Agier. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Logiques sociales », 2000, 224 pages.

 


— Felipe Ferreira, L’Invention du carnaval au XIXe siècle. Paris, Nice, Rio de Janeiro (Inventando carnavais. O surgimento do carnaval carioca no século XIX e outras questões carnavalescas, 2005), traduit du portugais (Brésil) par Patricia C. Ramos Reuillard et Pascal Reuillard ; préface de Paul Claval. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2014, 278 pages.

Au XIXe siècle naît le carnaval moderne de Rio, aujourd’hui célèbre dans le monde entier : qui sait qu’il a alors été conçu à partir des modèles du carnaval de Paris, de nos jours presque complètement oublié, ainsi que de celui de Nice ? Cet ouvrage de géographie historique en propose une éblouissante démonstration en montrant que ce carnaval de Rio fut une invention du Brésil indépendant qui cherche à rompre avec son passé colonial portugais. /…/ Au-delà d’une évocation des fêtes carnavalesques dans les trois villes, le présent ouvrage en propose aussi une lecture sociale. Si la fête permet de s’amuser, elle permet aussi à chaque strate de la société de s’afficher et de se faire connaître en occupant l’espace public : une véritable bataille sociale se déroule ainsi. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Walnice Nogueira Galvão, Le Carnaval de Rio. Trois regards sur une fête : « Le carnaval de Rio et les écoles de samba », « À la recherche des origines », « La chanson du carnaval », traduit du portugais (Brésil) par Ariane Witkowski. [Paris], Éditions Michel Chandeigne, « Lusitane », 2000, 224 pages.

Ce livre est une suite de trois essais sur un événement annuel qui est devenu un des emblèmes de la ville de Rio de Janeiro, et au-delà, de la nation brésilienne toute entière. Le premier « Le carnaval de Rio et les écoles de samba » décrit le défilé tel qu’il se déroule de nos jours, sa composition, sa réglementation, son financement, sa préparation. Les grandes étapes historiques de son évolution sont ensuite retracées : de l’initiative de quelques journalistes décidés à -civiliser- le carnaval et abolir le primitif entrudo, à la fondation des premières écoles de samba à la fin des années 1920, de l’institutionnalisation du défilé en 1930 à la construction du monumental Sambodromo, conçu spécialement à cet effet, en 1981. Le second « A la recherche des origines » est une remontée archéologique aux origines du carnaval et aux ancêtres des défilés des écoles : fêtes baroques de l’époque coloniale, cortèges africains, rauchos, blocos, cordoes et autres précurseurs des écoles de samba; les conditions historiques et sociales de la naissance de la samba, chez les bahianaises de Rio, sont ensuite évoquées. Le troisième, entièrement consacré à « La chanson de carnaval », est une fine et plaisante analyse, sous forme d’anthologie commentée, des deux grands genres musicaux qui dominent le carnaval carioca, la marchinha et la samba-enredo. (Présentation de léditeur

 


— Diva Pavesi, Rio Carnaval social club. [Mercurol, 26600], Éditions Yvelinédition, « Divine édition », 2012.

Chaque mois de février, le Carnaval de Rio est l’évènement majeur mondial. Si douze écoles de samba défilent sur le Sambodrome (il s’agit de la première division) ce sont quarante huit écoles qui défilent dans tout Rio, un spectacle retransmis dans 120 pays. Derrière les strass et les paillettes, chaque école de samba est une entreprise humanitaire. Outre les ateliers de confection des costumes et des chars, il faut savoir qu’elles financent des écoles, des bibliothèques. Les écoles de samba sont l’un des piliers de la construction sociale du Brésil. Une urgence d’autant plus grande que le Brésil accède aujourd’hui au rang des pays développés. Sauver le monde en faisant la fête... quel beau programme ! (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE]La Fête dans le monde lusophone. Le Carnaval et son cortège, Jacqueline Penjon (éd.). [Paris], Presses Sorbonne nouvelle, « Les Cahiers du CREPAL. Hors série », 2013, 230 pages.

Le carnaval remonte à la nuit des temps. Toutes les civilisations connaissent ivresse, transe ou débordement licite ou illicite. Cette fête, exutoire aux contraintes imposées par la société, revêt une forme particulière dans le monde lusophone. Cet ouvrage regroupe une quinzaine d’études faisant dialoguer littérature et sciences humaines, pour interroger le sens de cette fête et de ses représentations artistiques dans l’espace culturel lusophone (Brésil, Portugal, Afrique). Une première section s’attache aux transformations du rituel carnavalesque, qu’il s’agisse de l’entrudo portugais, du divertissement populaire associé à la fête organisée qui s’adapte à la réalité brésilienne, ou encore de la samba devenue chanson populaire. Enfin, les masques carnavalesques du peintre Lima de Freitas dévoilent les fonctions secrètes et tragiques de cette fête. Dans une seconde section, on découvre que le carnaval peut être la source d’inspiration des plus grands écrivains : Gregório de Matos, Eça de Queirós, João do Rio, ou encore Carlos Drummond de Andrade. Enfin, la troisième section montre comment l’inversion du quotidien que permettent masques et déguisements envahit théâtre, nouvelle et roman chez des auteurs comme Gil Vicente, Gaspar Pires de Rebelo, Germano Almeida, João Guimarães Rosa, Sérgio Sant’Anna et António Lobo Antunes. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Maria Isaura Pereira de Queiroz, Carnaval brésilien. Le vécu et le mythe. [Paris], Éditions Gallimard, « Bibliothèque des Sciences humaines », 1992, 228 pages + 24 p. hors texte illus.

Ce carnaval est d’origine portugaise, mais, de réjouissance villageoise, il s’est transformé au XIXe siècle en gala urbain bourgeois et ostentatoire et, après l’abolition de l’esclavage (1888) et surtout dans les années 1930, en un divertissement pour tous. Mélange d’éléments européens et africains, le carnaval est désormais un symbole de l’identité brésilienne. De spectatrices, les couches inférieures y deviennent actrices et organisatrices : les «Écoles de samba» naissent en 1928, le défilé populaire normal est autorisé en 1940. Cette fête, surtout la somptueuse parade des Écoles de samba, et les grands bals carnavalesques, où la guerre menée contre les inhibitions va de pair avec la libéralisation politique des années 1980, est loin de suspendre les luttes de famille, de strates, de races, de sexes : elle les inclut dans son organisation, mais sous un voile d’enthousiasme collectif. (Présentation de léditeur)

 


— Franck Ribar, Le Carnaval noir de Bahia. Ethnicité, identité, fête afro à Salvador. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches Amériques latines », 2000, 512 pages.

L’analyse proposée du Carnaval noir de Bahia vise à mettre en évidence la nature complexe de l’articulation que l’on observe entre les différents niveaux de « l’événement-Carnaval ». Elle éclaire, à la lumière des enjeux, festifs, symboliques, culturels, historiques, politiques, économiques, spatiaux ou ethniques, les postures, les accents et les messages spécifiques proposés par les différents acteurs et en particulier par les groupes noirs, dans le moment d’extraordinaire intensité qu’est le Carnaval. (Présentation de léditeur)

 



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Le billet de la librairie

  • Pour Russell BANKS

    “Affliction”, “American darling”, “De beaux lendemains”, autant de chefs d’oeuvre qui ont imposé Russell Banks comme l’un des plus grands romanciers contemporains et celui qui a su donner une vision de la déliquescence du rêve américain. Formidable chroniqueur d’une certaine amérique, celle des marges et des laissés pour compte, qu’il a su dépeindre avec beaucoup de finesse et de compassion, ses livres donnent ainsi une voix à ceux que les accidents de l’existence ont laissé sur le bas-côté.

    24 mai 2017

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