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Littérature Brésilienne


 ARCHITECTURE / URBANISME / VILLE 



[FICHE LIVRE] — Renato Anelli, Brésil, Architectures Contemporaines (Brasile, 2008), traduit de l’italien par Christine Piot. [Arles], Éditions Actes Sud, 2009, 144 pages.

L’essentiel sur les édifices contemporains (1957-2007) les plus marquants qui font la singularité architecturale du Brésil, entre métissage et modernisme, entre innovation et mondialisation. Longtemps l’architecture coloniale brésilienne s’est inspirée de l’architecture portugaise, en l’adaptant aux rigueurs du climat tropical. À la fin du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, les influences européennes et américaines, notamment celles d’architectes novateurs comme Le Corbusier et Frank Lloyd Wright, ont modifié l’approche esthétique et formé une nouvelle génération de concepteurs. Mais l’étape décisive pour la consécration du modernisme brésilien reste celle de la construction ex nihilo de la nouvelle capitale, Brasilia (1957-1960), où les architectes ont pu donner libre cours à leur imagination. Le plan urbain conçu par Lucio Costa et les principaux bâtiments dessinés par Oscar Niemeyer sont devenus de véritables références. (Présentation de léditeur)



— Alexandre Medan, Maisons du Brésil [Paris], Éditions Les Portes du Soleil, 2009.

Maisons du Brésil poussent ces portes qui ne s’ouvrent pas spontanément aux voyageurs, et le fait pénétrer derrière ces façades qui interpellent le regard et la curiosité. Une intimité que nous invite à partager les propriétaires de ces lieux, dessinant peu à peu un autre portrait du pays, ancré dans la diversité et la richesse d’un patrimoine architectural toujours bouillonnant de vie et si étonnante. (Présentation de léditeur)


[FICHE LIVRE] — Patrick Straumann, L'Aleijadinho, le lépreux constructeur de cathédrales [Paris], Éditions Chandeigne, « Série lusitane », 2005, 172 pages.

Antônio Francisco Lisboa, dit l’Aleijadinho, naît en 1738 à Ouro Preto, dans l’ancienne capitale de la région minière du Brésil colonial. Métis et fils d’une esclave, souffrant d’une maladie dégénérative qui le prive, dès ses quarante ans, de l’usage de ses mains, son œuvre se construit sur fond d’une vie lourdement hypothéquée. Malgré ces entraves, il devient cependant l’auteur d’une œuvre sculpturale magistrale, sans égale en Amérique latine. Sa seule statuaire sacrée réunit plus d’une centaine de pièces, sans compter les autels, le mobilier, les tracés d’églises et l’ornementation des façades, élaborés dans ses ateliers. Aujourd’hui, « le lépreux constructeur de cathédrales », selon l’expression de Blaise Cendrars, est considéré comme l’artiste emblématique du baroque brésilien. Richement illustré par des photographies de Ferrante Ferranti, cet essai retrace la vie et l’œuvre de cet homme que rien n’a prédestiné à un tel épanouissement artistique. (Présentation de léditeur)

 


ROBERTO BURLE MARX


[FICHE LIVRE] — Marta Iris Montero, Jardins Lyriques. Burle Marx. [Arles], Éditions Actes Sud, 2001, 206 pages, illus.

Roberto Burle Marx fut incontestablement l'un des paysagistes du XXe siècle qui a le plus influencé ses contemporains. Les courbes majestueuses de ses jardins et l'approche de peintre qui était la sienne lorsqu'il plantait parurent révolutionnaires au public qui les vit pour la première fois, dans les années trente, et de nombreux projets doivent beaucoup aujourd'hui à sa vision. Né en 1909 à São Paulo, au Brésil, fils d'émigrant européens, Burle Marx commenta par étudier la peinture en Allemagne, aspect de son œuvre qui a perduré tout au long de sa carrière, avant de retourner exercer au Brésil. Utilisant la magistrale connaissance qu'il avait de somptueuses plantes tropicales de son pays (il fit une étude systématique de la flore brésilienne), sa formation aux beaux-arts et son amour de la musique et de la sculpture, il fut découvert par le grand architecte Lúcio Costa et nommé directeur des parcs et jardins publics de Recife. Plus tard, les talents de Burle Marx furent reconnus par Le Corbusier et Oscar Niemeyer, avec lesquels il a créé quelques-unes de ses œuvres les plus mémorables, y compris le magnifique Brasilia (avec Niemeyer). Ses commandes comportèrent de nombreux parcs, des institutions privées et sa propre résidence, Le Jardin des merveilles, fait à son image. Jusqu'à sa mort en 1994, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, il continua à organiser régulièrement des expéditions dans la jungle, où il découvrit des espèces inconnues qu'il récoltait pour les cultiver dans ses immenses pépinières. Les livres sur Burle Marx sont rares, malgré sa renommée internationale. Cet ouvrage, réalisé par l'une de ses admiratrices les plus passionnées, elle-même paysagiste en exercice, est la première publication importante de ces dix dernières années. L'auteur a travaillé en étroite collaboration avec Burle Marx pendant la rédaction de l'ouvrage, ce qui lui ouvrit une compréhension exceptionnelle de sa vie, de ses idées et de son œuvre, exposées à grands traits dans l'introduction. Le cœur du livre est constitué par les vingt-six projets, présentés par des plans – quelques-uns redessinés pour la première fois à partir des originaux de Burle Marx  –, des photographies faites sur commande, des schémas de plantation et, dans certains cas, les propres peintures de Burle Marx. Un appareil détaillé de références comprend une chronologie exhaustive et une bibliographie. (Présentation de l’éditeur)

 


Roberto Burle Marx. La Modernité du paysage. Catalogue de l’exposition (Cité de l’architecture et du patrimoine, du 22 mars au 24 juillet 2011), sous la direction de Lauro Cavalcanti, Farès El-Dahdah, Francis Rambert. Textes de Farès El-Dahdah, Francis Rambert, Jacques Leenhardt, José Tabacow, Lélia Coelho Frota, André Corrêa do Lago, Dorothée Imbert, Valérie Fraser et Gilles Clément. [Barcelone], Éditions Actar / [Paris], Cité de l’architecture & du patrimoine/Institut français d’architecture, 2011, 344 pages, 208 illus.

Cet ouvrage collectif fait (re)découvrir une vingtaine de réalisations-phares de Burle Marx, maître brésilien du paysage (1909-1994), de la fin des années 1930 jusqu’aux années 1980, de l’approche urbanistique à grande échelle jusqu’au sur-mesure des résidences privées et des édifices publics. Cet ouvrage est une adaptation française du catalogue Roberto Burle Marx 100 anos. A Permanência do instável, publié au Brésil en 2009, dont l’iconographie a été enrichie et actualisée par une série de reportages photographiques de Leonardo Finotti réalisés en 2011. Structuré autour de trois textes de Burle Marx, conférences données au Brésil dans les années 1950, 1960 et 1980, le sommaire du livre reprend pour une part les textes du catalogue brésilien, auxquels viennent s’ajouter en contrepoint le regard de Francis Rambert, qui met en perspective l’exceptionnelle trajectoire de Burle Marx, celui du paysagiste Gilles Clément, qui évoque notamment ses deux rencontres avec lui, et l’approche de Patrick Blanc, botaniste inventeur du « mur végétal », qui décrypte la démarche de pionnier de ce grand plantsman qu’était Burle Marx. Le livre dévoile aussi une part de l’œuvre picturale et graphique, méconnue en Europe, de cet artiste multiple marqué par les avant-garde européennes des années 1920, qui a été en même temps, tout au long de sa vie, peintre, poète, musicien, sculpteur, créateur de bijoux, de tapisseries, de costumes et de décors de théâtre... (Présentation de léditeur)

 


LUCIO COSTA


— Lucio Costa, XXe siècle brésilien, Témoin et acteur, Jean-Loup Herbert (éd.). [Paris], Éditions PU Saint-Etienne, 2001, 320 pages, illus.

Le nom de Lucio Costa est indissociable de Brasilia, la nouvelle capitale du Brésil. Concepteur en tant qu’urbaniste de cette grande aventure de l’architecture mondiale. Lucio Costa en récapitule et explique les différentes étapes dans cet ouvrage écrit en collaboration avec sa fille. L’ouvrage offre un éventail de l’ensemble de ses activités. Il conjugue les descriptions avec les plans et les écrits théoriques avec aussi une partie de la correspondance de cet architecte artiste. (Présentation de l’éditeur)

 


OSCAR NIEMEYER


[FICHE LIVRE] — Oscar Niemeyer, Les Courbes du temps, dessins originaux de l’auteur, édition et traduction du portugais (Brésil) par Henri Raillard. [Paris], Éditions Gallimard, 1999, 236 pages, illus.

Oscar Niemeyer est l’homme qui, dans les années 50, a réalisé un des rêves les plus fous de ce siècle : Brasilia. Dessinant et édifiant en quelques mois la nouvelle capitale du Brésil, essaimant de par le monde des palais qui défient les lois de la gravité par des structures révolutionnaires, l’architecte brésilien s’attache pourtant plus à la force de la poésie qu’à celle de la technique. Pour lui, cette dernière doit se plier aux exigences du rêve, élément moteur de toute création. Dans sa vie comme dans son œuvre, Oscar Niemeyer met au premier plan les valeurs de plaisir et d’harmonie. C’est aussi pour bâtir un monde plus harmonieux qu’il fut et reste un militant politique épris de liberté. Cette confession – ou manifeste esthétique – d’Oscar Niemeyer constitue la meilleure synthèse que l’architecte ait faite de son œuvre et éclaire d’un jour nouveau les chemins de sa création. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Matthieu Salvaing, Oscar Niemeyer. [Paris], Éditions Assouline, « Mémoire du style », 2001, 80 pages, illus.

L’un des plus surprenants créateurs et des plus prolifiques architectes de ce siècle, Oscar Niemeyer, l’un des fondateurs de Brasília, est un homme qui croit au pouvoir de l’imaginaire. Personnalité exigeante qui toute sa vie s’est battue pour son pays, exilé en France sous la dictature militaire brésilienne, Oscar Niemeyer nous ouvre aujourd’hui les portes de son atelier et de sa maison à Rio de Janeiro. Matthieu Salvaing l’a accompagné de São Paulo à Belo Horizonte, de Brasília à Rio, pour mieux photographier et expliquer cette œuvre d’architecture qui a su jouer des contrastes entre les droites et les courbes pour rendre le béton sensuel et inventif. (Présentation de léditeur)

 

 


BELO HORIZONTE


— Heliana Angotti-Salgueiro, La Casaque d’Arlequin. Belo Horizonte, une capitale éclectique au 19e siècle. [Paris], Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales XIII, « Civilisations et sociétés », n°94, 1997, 474 pages.

L’image de La casaque d’Arlequin fait référence à la pratique de l’éclectisme du 19e siècle, qui emprunte et associe les images et les références dans l’élaboration d’un projet. La création de la ville de Belo Horizonte peut se lire comme un cas exemplaire d’appropriation de l’architecture européenne, et plus particulièrement française, dans le Brésil de la fin du siècle dernier. L’étude de la création d’une ville permet de comprendre, au plus près, ce qu’est un transfert de modèles artistiques et culturels. (Présentation de léditeur)

 


BRASILIA


[FICHE LIVRE] — Lucien Clergue, Brasília, Eva-Monika Turck. [Paris], Éditions Hazan, 2013, 204 pages, illus.

Cet ouvrage est le premier à reproduire le travail de Clergue consacré aux créations architecturales du Brésil, en 1962-1963, en particulier de sa nouvelle capitale Brasilia, conçue en grande partie part l’architecte Oscar Niemeyer qui vient de disparaître au mois de décembre 2012. L’œil de Lucien Clergue a su admirablement capter l’élan et la beauté intangible de la nouvelle métropole aux courbes harmonieuses et encore habitées par l’utopisme confiant de l’architecture moderniste. (Présentation de l’éditeur)

 


Brasília, l'épanouissement d'une capitale, sous la direction de Gérard Monnier ; textes de Gérard Monnier, Paul Claval, Claudia Estrela, Jean-Loup Herbert ; photos aériennes de João Facó ; reportage photographique de Stéphane Herbert. [Paris], Éditions Picard, 2006, 184 pages, illus.

On ne retient généralement de Brasília que l’œuvre d’Oscar Niemeyer. A quatre-vingt dix-huit ans, l’architecte a  terminé le Musée d’art contemporain et la Bibliothèque nationale. Malheureusement, on dévalorise trop souvent le génie créateur de l’urbaniste Lucio Costa, décédé en 1998, qui a tracé cette ville-parc audacieuse à 1150 km de Rio de Janeiro. Pour restituer une approche plus objective de la capitale du Brésil, inaugurée le 21 avril 1960, Gérard Monnier a rassemblé les textes de huit architectes et historiens. Ils défendent la dimension humaine des « super quadras », immeubles de six étages bâtis sur pilotis, ceinturés d’un rideau d’arbres. Les touristes qui ne font que parcourir les larges avenues rectilignes de Brasília ont une impression de vide, alors que les ensembles résidentiels sont extrêmement vivants. Pour les auteurs – photographies de Stéphane Herbert à l’appui –, cette ville de deux cent soixante mille habitants a enfin trouvé son âme. (Présentation de l’éditeur)

 



— Marcio de Oliveira, Brasília. Entre le mythe et la nation, traduit du portugais (Brésil) par Nathalie Dessartre et Eduardo Nadalin ; préface d’Hervé Théry. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches Amériques latines », 2014, 234 pages.

Brasilia devient au mois d’avril 1960, trois ans et demi après le début des travaux, la nouvelle capitale du Brésil, détrônant ainsi Rio de Janeiro. Dans cet ouvrage, l’auteur, par l’analyse des discours politiques prononcés à l’époque, montre que parallèlement à l’entreprise de développement, de modernisation et d’intégration voulue par le président Juscelino Kubitschek, cette construction « visait à refonder un mythe de la nation aux fortes implications symboliques ».

 


Brasília. Ventura Ventis, éd. Gilles Lapouge. [Albi], Éditions Les Requins Marteaux, 2005, 184 pages.

Rêve le plus fou d’un peuple épris de modernité, Brasilia reste, 45 ans après sa construction, une capitale déconcertante, un carrefour où les chemins et les différents peuples du pays se croisent, le résumé le plus fidèle de ce pays. Mais comment vit-on à Brasilia aujourd’hui ? A-t-on développé dans cette ville singulière un mode de vie particulier ? Neuf artistes brésiliens, belges et français (illustrateurs, auteurs de bande dessinée ou écrivains) ont tenté de répondre de manière sensible à ces questions. Ils font partager leurs impressions du quotidien de cette cité unique où l’Art s’inscrit comme une évidence, comme une respiration. Gilles Lapouge, écrivain journaliste voyageur et passionné du Brésil a prêté sa plume pour l’introduction, sur le thème de l’utopie, et Luiz Ruffato, l’un des écrivains les plus novateurs de la littérature brésilienne a rassemblé des témoignages bruts glanés dans les rues ou au fil de ses rencontres (« AbracadaBrasilia), le tout ponctué de courts textes impressionnistes. Avec les contributions de Beb-Deum (Paris) « Brasiliagora », Thierry Van Hasselt (Bruxelles) « Spirale », Roger Mello, (Brasilia/Rio) « Bloc ou débloque », Jochen Gerner (Nancy) « L’Homme de Brasilia », Rodrigo Mafra (Sao Paulo/Brasilia) « La Cité des Chevaux », Virginie Broquet (Nice) « Collages », Marcus Wagner (Rio de Janeiro) « Fête au ciel ». (Présentation de léditeur)

 


— Laurent Vidal, De Nova Lisboa à Brasília. L’invention d’une capitale. [Paris], Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), « Travaux et Mémoires », n°72, 2002, 344 pages.

L’ambition d’une nouvelle capitale pour le Brésil – ce que l’on appelle l’invention de Brasília – s’offre comme un bel exemple pour cerner les potentialités sociales de la ville en projet. Depuis le rêve d’une Nova Lisboa caressé par les conseillers de dom João VI, au début du XIXe siècle, jusqu’à la construction de Brasília entreprise par Juscelino Kubitschek, entre 1957 et 1960, divers projets sont esquissés, mis au point ou débattus, reflets d’ambitions politiques et sociales souvent rivales. Les différents noms suggérés (Nova Lisboa, Cidade Pedrália, Imperatória, Tiradentes, Ibéria, Planaltina, Vera Cruz et Brasília), de même que l’usage original de l’histoire dans les procédures et rituels de fondation, invitent à prêter attention aux capacités de la ville en projet à susciter des identités nouvelles et à reformuler des liens sociaux. Une table des sources et une bibliographie ainsi qu’un index onomastique sont annexés en fin de volume. (Présentation de léditeur)


SALVADOR DE BAHIA


— Pedro de Almeida Vasconcelos, Salvador de Bahia. Transformations et permanences (1549-2004). [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2005, 304 pages.

Ancienne capitale de l’Amérique portugaise et troisième métropole brésilienne, Salvador de Bahia présente des caractéristiques originales qui sont le résultat de multiples métissages. Analysant les différents contextes historiques, le rôle des principaux agents sociaux et surtout les principales transformations spatiales, l’auteur nous offre à découvrir le passé mais aussi le présent de cette ville, désormais élevée au rang de patrimoine mondial par l’Unesco. (Présentation de léditeur)


[FICHE LIVRE] — Christian Cravo, Michel Agier, Salvador de Bahia. Rome noire, Ville métisse. [Paris], Éditions Autrement, « Monde/Photographie », 2005, 160 pages.

Salvador de Bahia est née au XVIe siècle, sous le signe de tous les dieux, de tous les mélanges et de toutes les violences. Dieux, saints et esprits venus de trois continents. Mélange des corps, des croyances et des mœurs. Violences de la conquête et de la domination des colons. Aujourd’hui, Bahia est synonyme d’insouciance et d’exotisme. On persiste à penser au Brésil, et hors du Brésil plus encore, que rien ne change à Bahia. Immobile et cordiale, ville du sourire et de la paresse, Bahia vivrait sous l’enchantement de ses 150 églises. Bien sûr, ce sont des images. Elles font partie de ce que les gens de Bahia pensent de leur ville. Elles sont inscrites dans ce que tous, Bahianais et touristes, Brésiliens ou étrangers, Baianas et Baianos d’adoption et de passion pensent de Bahia : la ville la plus noire et la plus chantante du Brésil, qu’une de ses augustes prêtresses du candomblé, Mae Aninha, appela, au début du XXe siècle, la « Rome noire », Roma negra, la ville sainte des noirs. Et pourtant, Salvador est, de toutes les grandes villes du Brésil, celle où la part de la population déclarée métisse est la plus importante. À vouloir rendre plus compréhensible cet imaginaire qui refonde Salvador de Bahia à chaque nouvelle découverte, à vouloir décrire les laideurs autant que la beauté des métissages qui ont fait la ville, sans chercher à défendre une vérité plutôt qu’une autre, nous risquons fort d’ôter à cette image vivante un peu de son mystère enchanteur. Au moins la majestueuse « Mère de toutes les villes du Brésil » deviendra-t-elle plus proche et, ainsi, un peu plus vraie. (Michel Agier)

 


RIO DE JANEIRO


— Hugues Fougère, Rio de Janeiro, photographies de Antoine Lorgnier. [Paris], Éditions Georges Naef, « Évasion », 2004, 128 pages.

Sertie dans l’une des plus belles baies du monde, Rio de Janeiro fait partie de ces villes dont le nom seul est une invitation au voyage, un voyage de rêve dont les escales s’appellent Copacabana, Pain de Sucre, Ipanema, Carnaval et Corcovado. Longtemps chantée puis délaissée pour cause d’insécurité, Rio de Janeiro redevient une destination à la mode. Avec raison. Jamais la ville n’a été aussi ouverte aux voyageurs. Les plages, le carnaval, et même le prestigieux stade de Maracana offrent sans le moindre risque la chaleur de leur sable et de leur ambiance au cœur de l’hiver européen. (Présentation de l’éditeur)

 


— Maurilia Castello Branco, Lenny Niemeyer, Michael Roberts, Rio de Janeiro, une invitation privée. [Paris], Éditions Flammarion, 2012, 350 pages, illus.

Rio de Janeiro, une des villes les plus iconiques du monde, est particulièrement riche en contrastes : une énergie jeune et créative et de grandes traditions sophistiquées ; une végétation luxuriante et une architecture innovante. Avec ses plages, belles à couper le souffle, et ses décors naturels spectaculaires, Rio de Janeiro est le berceau de nombreuses maisons remarquables, modernes et contemporaines. En même temps, de nombreux joyaux coloniaux et des années 1950 ont été remis en valeur. Lenny Niemeyer, nièce du célèbre architecte Oscar Niemeyer, nous invite dans cet ouvrage à découvrir les richesses du mode de vie unique de Rio à travers une visite de plus de 25 demeures, maisons coloniales ou studios d'artistes dont la plupart sont présentés pour la première fois. (Présentation de l’éditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Jean-Jacques Sévilla, Rio de Janeiro, en mouvement. Des innovateurs dans la ville, photographies d’Antonion Scorza. [Paris], Éditions Autrement, « Villes en mouvement », 2005, 206 pages, illus.

Le portrait de vingt-trois personnalités marquantes de Rio de Janeiro, novatrices, solidaires, hautes en couleur, replacées à chaque fois dans le contexte socio-économique où elles agissent. A travers ces portraits intimes et très écrits, l’évocation polyphonique du Brésil d’aujourd’hui et de demain, et d’un Rio en pleine mutation. Berceau de la samba, du carnaval tropicalisé, de la bossa-nova et du choró, Rio de Janeiro s’accroche farouchement à son statut de capitale culturelle du pays. Attachés à la conservation de leur patrimoine pluriel, des artistes virtuoses s’efforcent de perpétuer leur art au sein d’une société toujours ouverte aux influences extérieures et aux expériences artistiques d’avant-garde. Traditionnelle ou moderne, la musique est – avec la danse et le sport – l’un des instruments les plus efficaces d’inclusion sociale des jeunes guettés par la marginalisation au sein d’une population déchirée par de profondes inégalités. Défense de l’environnement, lutte contre la violence ou les MST, assistance aux enfants de rue, formation sportive des gamins des favelas : des associations de quartiers, des ONG, des individus de bonne volonté pallient les carences des pouvoirs publics et mènent leur action quotidienne avec la foi du sacerdoce. Militants ligués contre l’apartheid social, les soldats de cette armée de l’ombre construisent quelques passerelles de l’intégration urbaine entre les deux rives de la « Rivière de Janvier » : entre les morros et l’« asphalte » les collines escarpées couvertes de favelas et les quartiers urbanisés. A travers le portrait de vingt-trois acteurs marquants de Rio de Janeiro, Jean-Jacques Sévilla nous plonge au cœur de la réalité carioca, ainsi que des défis et des ressources du Brésil contemporain. (Présentation de léditeur)

 


SÃO PAULO


[FICHE LIVRE] — Anne Louyot, São Paulo en mouvement. Des innovateurs dans la ville, photographies de Jean Esteves ; postface du président Lula. [Paris], Éditions Autrement, « Villes en mouvement », 2005, 254 pages, illus.

São Paulo à travers vingt-cinq portraits / entretiens d’individus qui mènent une action originale et novatrice dans le domaine social et culturel. Peintres, architectes, plasticiens, journalistes, fondateurs d’ONG, chanteurs, cinéastes, écrivains, photographes, designers, cuisiniers, militants : São Paulo, en effervescence et en lutte avec sa propre violence, affronte le défi d’une modernité pleine de bruit et de fureur. Énorme champignon de 18 millions d’habitants s’allongeant sur une centaine de kilomètres, la « locomotive du Brésil », lancée dans un développement à toute vapeur, engendre en son sein de la folie et du chaos. São Paulo aurait peut-être déjà explosé sans le renfort de ce qui est la principale ressource du Brésil : le génie et l’humanité de son peuple. Les habitants forment le principal paysage de São Paulo. Si Paris dépeuplé se rêve plutôt bien, São Paulo déserté tomberait aussitôt en poussière. Les Paulistes paient constamment un tribut à la ville, en courant dans la rue, en souriant dans un bus, en montant une banque, en écrivant un livre, en servant un cafezinho, en créant une école, en peignant un mur. La ville est faite de ces fils invisibles tissés par ses habitants à longueur d’années. Des fils tantôt tristes et relâchés, des fils souvent tendus et éclatants. C’est qu’à São Paulo, on ne s’arrête longtemps nulle part même pour prendre une bière. Ici, il n’y a pas comme à Rio de mer devant laquelle rêvasser. Mais il y a les idées et les images qui prennent leur source dans les têtes des gens et coulent d’un regard à l’autre. Les vingt-quatre entretiens réunis dans ce livre, sans prétendre rendre compte de manière exhaustive du foisonnement de talents et de projets de São Paulo, espèrent en donner un aperçu juste et enthousiasmant. D’une rencontre à l’autre, ils permettent aussi de déambuler de quartier en quartier, de découvrir les richesses et les plaies de la ville. C’est enfin chercher à capter le regard de cette ville sans unité. (Présentation de léditeur)

 


— Céline Sachs, São Paulo. Politiques publiques et habitat populaire. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°10, 1990, VIII-270 pages.

À São Paulo, la dégradation des conditions de logement populaire se poursuit, malgré la mise en place, à partir de 1964, d’un puissant dispositif d’intervention de l’État. La production de logements accessibles à la population à bas revenus se fait en dehors des normes légales, techniques et administratives dans les lotissements périphériques irréguliers : c’est un enseignement pour la reformulation des politiques de logement populaire, et un apprentissage du développement et de la démocratie. (Présentation de léditeur)


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  • Marcel COHEN

    Marcel Cohen est un homme discret. Il est pourtant l’auteur d’une des oeuvres les plus passionnantes de la litterature française contemporaine. De lui on sait peu de choses. Les biographes retiennent ses années d’apprentissage dans le journalisme où il forgea sa conception de l’écriture ou encore l’année 1943 au cours de laquelle il a vu ses parents déportés par la police française.

    3 novembre 2017

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