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Littérature Brésilienne


AMAZONIE BRÉSILIENNE



— Christophe Albaladejo et Jean-Christian Tulet (éds.), Les Fronts pionniers de l’Amazonie brésilienne. La formation de nouveaux territoires. [Paris], Éditions de l’Harmattan, « Recherches et documents Amériques latines », 1996, 358 pages, illus.

 


[FICHE LIVRE]Yanomami, la danse des images, photographies de Claudia Andujar ; texte d’Alvaro Machado, traduit du portugais (Brésil) par Elisabeth Monteiro Rodrigues. [Paris], Éditions Marval, 2007, 180 pages.

Ce livre reprend près de trente années de photographies et de combat pour les Indiens Yanomami. Un peuple d’environ vingt-cinq mille êtres qui vit dans la forêt d’Amazonie, dans le bassin formé par les affluents des fleuves Negro et Orinoco, dans des terres aux sources abondantes où alternent hauts et bas reliefs. Un peuple divisé entre deux pays, fruit de la géopolitique des frontières entre le Brésil et le Venezuela. Claudia Andujar est née en Suisse en 1931. Elle passe ses treize premières années en Transylvanie, Hongrie et Roumanie. Naturalisée brésilienne depuis 1956, elle vit et travaille à Sao Paulo. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Pierre Ballester, L’Amazone. A la recherche de la femme au bord de paupière noir, récit ; dessins d’Anne Ballester. [Paris], Éditions de La Martinière, « À l’autre bout du monde », 2013, 256 pages.

 


— Henri Ballot, Regards sur les indiens d’Amazonie. Photographies d’Henri Ballot. Catalogue de l’exposition à l’occasion des commémorations du Vème centenaire de la découverte du Brésil (Paris, Musée de l’homme, du 15 novembre 2000 au 15 janvier 2001), sous la direction de Patrick Menget. [Paris], Éditions du Muséum national d’histoire naturelle-Musée de l’homme, 2000, 48 pages.

Présentées à l’initiative de sa fille, les photographies d’Henri Ballot, prises au début des années 1950, nous montrent les groupes indiens Xinguanos implantés sur le bassin supérieur du Xingu, un affluent de l’Amazone. Accompagnées d’un ensemble d’objets, ces photographies constituent un catalogue qui présente l’organisation sociale de ce peuple, et qui nous permet d’enrichir la connaissance et la compréhension des témoignages photographiques.

 


[FICHE LIVRE] — Claudie Baran, Carnet d’Amazonie. [Paris], Éditions Arthaud-Flammarion, 2004, « Déclinaisons art de vivre », 148 pages, illus.

Partie dans la forêt amazonienne à la rencontre des premiers hommes, Claudie Baran nous livre le récit d’une aventure unique dans l’une des dernières terres inexplorées de notre monde. Son carnet de voyage mêle les matériaux collectés sur place à la gouache, au pastel sec, au fusain, à la craie grasse. Peuplée de reptiles et d’insectes, la jungle fascine autant qu’elle inquiète, inspire à la voyageuse dessins et sculptures. Sur les traces des Korubo, cette tribu qui s’est faite tueuse pour se protéger de l’homme blanc, l’artiste s’approprie un langage plastique hors du temps, fait de sensualité, de communion avec la nature. La beauté des images va de pair avec un texte palpitant et moite que parcourent les échos des grands romans de la selve amazonienne. (Présentation de léditeur)

 


— Émilie Barrucand, Wayanga. Amazonie en sursis, photographies de Pierre Perrin. [Paris], Éditions Le Cherche Midi, 2005, 224 pages.

Émilie Barrucand séjourne fréquemment au Brésil, chez les Indiens Mebêngôkre (Kayapo), Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna, elle est l’amie de nombreux grands leaders politiques autochtones. Ils lui ont confié leurs problèmes, leurs besoins, leurs espoirs et lui ont demandé de les soutenir. De là est née l’idée d’organiser des rencontres interethniques qui se dérouleront dans les villages indigènes de l’état du Mato Grosso, afin que ces derniers puissent s’entraider et lutter ensemble contre les menaces qui pèsent sur eux. Le projet s’intitule « Solidarité interethnique ». Émilie Barrucand a parallèlement créé l’association Wayanga. Au cœur de la forêt tropicale, elle va rejoindre les Indiens Mebêngôkre Metyktire, l’un des peuples indigènes les plus guerriers d’Amazonie, pour mettre en œuvre le projet. Quelques années auparavant, elle rencontrait l’un d’eux. Un grand chef. Il l’invitait dans son village. Elle devenait sa fille adoptive. Elle a dû s’adapter aux coutumes et au rythme de vie de la communauté, prouver qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions et apprendre la langue avant que ses membres ne l’acceptent et qu’une complicité naisse entre eux. Depuis, elle s’est engagée aux côtés des peuples indigènes dans leur lutte pour le respect de leurs terres, de leurs droits et de leur culture. Du fait de son engagement politique, bien qu’elle soit une femme, les hommes acceptent sa participation aux grandes discussions qui se déroulent au centre du campement, sur la « place des Hommes ». C’est en ce lieu qu’ils mettent en place le projet de rencontres interethniques et choisissent la personne qui en sera responsable au sein de la communauté. Utilisant habilement ses connaissances anthropologiques et politiques qui, mêlées à ses propres émotions, nous entraînent de la souffrance à la joie, de la peur à l’espoir, du jeu à la guerre, Émilie Barrucand dresse un portrait bouleversant de la situation des Indiens du Brésil. (Présentation de léditeur)

 


— Jean-Michel Beaudet, Souffles d’Amazonie. Les orchestres tule des Wayãpi. [Nanterre], Publications de la Société d’ethnologie. Université de Paris X, « Hommes et musiques », n°3, 1997, 216 pages, illus. + 1 CD audio.

Comment devient-on chef en chantant ? Quand peut-on séduire une jeune fille en jouant de la flûte ? Pourquoi les musiciens d’une fête se font-ils attaquer par le serpent anaconda ? C’est à une véritable mise en scène du souffle que nous convient les Wayãpi lorsqu’ils jouent des tule, ces grandes clarinettes en bambou : alternances de timbres qui renvoient aux principes mêmes des musiques d’Amérique du Sud, jeux entre soliste et groupe qui expriment et produisent des interactions sociales à l’intérieur du village. Les sessions musicales sont relatées de manière concrète, avec les commentaires et les mythes qui s’y rapportent, pour mettre en lumière la façon dont les Wayãpi vivent la musique. (Présentation de léditeur)

 


— Bastien Beaufort, Sébastien Wolf et Ronald Mary, Le Guarana, trésor des Indiens Sateré Mawé. Mythes fondateurs, biodiversité et commerce équitable. [Gap], Éditions Yves Michel, 2008, 176 pages.

Au commencement était le Warana... plante emblématique de la culture Sateré Mawé, renommée par les Portugais guarana. Depuis la nuit des temps, ses baies rouges sont récoltées et transformées selon un savoir-faire ancestral. Appréciées par les Indiens pour leurs nombreuses propriétés, elles apportent l’harmonie et la lucidité aux Hommes. Les cinq mythes fondateurs présentés ici forment les racines de l’identité Sateré Mawé. Ils nous font découvrir une autre vision des rapports entre l’homme et la nature. Au cœur de l’Amazonie brésilienne, le contact de plus de trois cent cinquante ans avec la société environnante et l’homme blanc a apporté une grande instabilité pour le peuple Sateré Mawé. Pourtant la tribu a su, tout au long de son histoire, perpétuer ses traditions multiséculaires et gagner peu à peu sa complète autodétermination. L’entreprise française Guayapi Tropical l’a accompagnée dans cette démarche, s’appuyant sur les principes du commerce équitable. Le Projet Warana, mis en place il y a treize ans et reconnu par l’association internationale Slow Food, offre à la nation Sateré Mawé une garantie de plus pour la protection du patrimoine légué par ses ancêtres et la digne existence de ses descendants. Aujourd’hui encore, les Indiens Sateré Mawé défendent farouchement le « Sanctuaire culturel et écologique du Warana » et les nombreux trésors qu’il recèle, comme autant de symboles de la biodiversité qui attisent toujours plus les convoitises mondiales. Un modèle exemplaire de développement écologique, social et politique, pour tous les Amérindiens et pour l’humanité entière. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Jean-Philippe Belleau, Le Mouvement indien au Brésil. Du village à l’organisation. [Rennes], Presses universitaires de Rennes, « Des Amériques », 2014, 340 pages.

Le mouvement indien au Brésil est un miracle. Avec plus de 230 peuples différents, certains avec des populations de quelques dizaines d’individus à peine, et près de 125 langues différentes parlées sur un territoire grand comme 15 fois la France, la fragmentation culturelle, linguistique et géographique aurait du prévenir l’émergence de mobilisations et d’organisations panindiennes. Le contraire s’est produit : les Indiens du Brésil se sont durablement installés sur l’espace politique et il existe aujourd’hui plus de 200 ONG indigènes. Sans ignorer les Indiens les plus visibles de la scène interethnique, notamment les Kayapo et leur « mise en spectacle » de l’indianité, cet ouvrage offre une plongée dans les coulisses des mobilisations indiennes et de leurs alliés missionnaires et anthropologues. /.../ Les Indiens se sont appropriés le modèle de structure mobilisatrice le plus capable de porter leurs projets. Ce sont les formes de représentations et de mobilisation les plus bureaucratiques – et les moins traditionnelles – qui se révèlent les plus capables de mobiliser les bases indiennes et de « peser » sur les politiques et institutions brésiliennes et transnationales. Les Indiens, en s’appropriant une modernité qu’ils n’auront connue que tardive, l’indianisent, au grand regret d’alliés autrefois épris d’authenticité. Penser le mouvement indien au Brésil d’un seul tenant alors que la raison anthropologique se disperse sur une myriade d’univers ethnologiques : tel est donc l’objectif d’un ouvrage qui allie la sociologie américaine des mouvements sociaux, encore trop peu utilisée en France, à l’anthropologie. Il fait dialoguer entre eux sociologues et anthropologues, Charles Tilly et Marshall Sahlins, Sidney Tarrow et Viveiros de Castro. Il donne en outre une place significative aux auteurs brésiliens. (Présentation de léditeur)

 


— Sébastien Benoit, Henri Anatole Coudreau, 1859-1899. Dernier explorateur français en Amazone. Une première biographie, préface de Frédéric Mauro ; avant-propos de Guy Martinière. [Paris], Éditions de l’Harmattan, « Recherches et documents Amériques latines », 2000, 160 pages, illus.

Cet ouvrage a pour thème l’analyse et la compréhension d’une découverte scientifique, celle d’un territoire jusqu’alors méconnu situé aux confins des Guyanes et du Brésil. Cette découverte résulte d’une action d’aventure, une aventure scientifique, conduite par un explorateur de vingt ans, originaire d’un petit bourg des Charentes : Henri Coudreau. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Luís Donisete Benzi Grupioni (éd.), Brésil indien. Les arts des Amérindiens du Brésil. Catalogue de l’exposition (Paris, Galeries nationales du Grand Palais, du 21 mars au 27 juin 2005). [Paris], Éditions de la Réunion des Musées Nationaux (RMN), 2005, 382 pages, illus.

Ce catalogue propose de faire découvrir au public la culture matérielle des populations traditionnelles du Brésil dans sa diversité géographique et temporelle. En présentant des objets archéologiques et ethnographiques, anciens et contemporains, issus de plusieurs collections brésiliennes et européennes. Les populations traditionnelles du Brésil, en particulier celles d’Amazonie, sont un symbole important de la préservation de la forêt et du savoir écologique de ces sociétés. Malgré une certaine sensibilisation sur l’importance de la protection de leur patrimoine culturel, très peu d’éléments sont vraiment connus sur leurs identités changées ou réinventées au fil du temps, mais qui sont, encore de nos jours, traduites dans leur culture matérielle. Cette exposition propose de montrer, pour la première fois, la culture matérielle de ces peuples indiens (400 ethnies) dans toute leur diversité culturelle et temporelle, d’avant les contacts avec le monde européen jusqu’à aujourd’hui. Elle réunit des objets archéologiques, ethnographiques, historiques et contemporains, de plusieurs collections du Brésil et de l’Europe : poteries, plumes, tissus, masques, ornements, instruments de musique. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Auguste Biard, Le Pèlerin de l’enfer vert. Rio-Amazonie 1858-1859. [Paris], Éditions Phébus, « D’ailleurs. Le tour du monde », 1995, 206 pages, illus. [Première édition (épuisée) sous le titre : Deux années au Brésil, illustré de 180 vignettes dessinées par Édouard Riou, Paris, Éditions Louis Hachette, 1862, 680 p.].

Quelle mouche a bien pu piquer l’honorable M. Biard, peintre de son état, fêté à Paris, de s’aller exiler au lointain Brésil ? La curiosité, le goût de l’aventure, le désir d’offrir à sa palette de nouveaux horizons ? Tout cela sans doute. Et peut-être aussi le besoin de s’éprouver : d’accéder à soi-même par le dur et sûr moyen de la souffrance assumée, recherchée même. Le voici donc embarqué pour la haute Amazonie, escorté de l’inquiétant Polycarpe, un Indien malencontreusement « civilisé » dont l’âme est partagée entre deux sentiments contraires : l’envie irrépressible d’assassiner son maître et la crainte de se faire pincer. Mais les artistes ont la tête dure et savent faire face aux dangers, lesquels sont ici à chaque tournant. Avouons sans honte que ces sinistres traverses nous réjouissent au plus haut point. Car l’auteur a le talent inné de tourner en dérision ses propres mésaventures, sans renoncer pour cela à la beauté du monde, qu’il pourchasse avec une constance touchante. Rien qu’à ce titre, il mérite une jolie place dans l’histoire de la littérature voyageuse : celle d’un homme qui a compris avant les autres que le voyage était une « espèce » menacée, qui a le bon esprit de le déplorer avec esprit... et qui eut malgré cela la chance inouïe de tailler sa route à travers l’épaisseur d’un monde où l’Inconnu existait encore. (Présentation de léditeur

 



[FICHE LIVRE] — Ettore Biocca, Yanoama. Récit d’une femme brésilienne enlevée par les Indiens (Yanoáma. Dal racconto di una donna rapita dagli Indi, 1965), traduit de l’italien par Gabrielle Cabrini. [Paris], « Presses pocket. Terre humaine-poche », n°3025, 1991, 438 pages. [Première édition (épuisée) : Paris, Éditions Plon, « Terre humaine », 1968, 1993, 472 p.]

[FICHE LIVRE] — Ettore Biocca,  Yanoama. Récit d’une femme brésilienne enlevée par les Indiens ; préface de Jean Malaurie. [Paris], Éditions Plon / CNRS, « Bibliothèque Terre humaine », 2012, 488 pages, illus.

Enlevée à l’âge de onze ans, en 1939, sur le Rio Dimiti, affluent du Rio Negro, par des guerriers indiens du Brésil rebelles à tout contact amical avec les Blancs, Helena Valero, fille de pauvres paysans, a vécu vingt-deux ans parmi différentes tribus indiennes de l’immense forêt équatoriale encore inexplorée. Devenue Napagnouma – « Femme étrangère » – chez ces Indiens où les relations familiales et sociales sont particulièrement structurées et complexes, elle a vécu de la vie précaire de qui n’a, pour se protéger, ni père, ni parents, ni alliés. Elle y a partagé sans masque les passions violentes qui mènent l’humanité depuis le début de son histoire : la guerre, la haine, la vengeance, et elle se marie. Endocannibalisme, chamanisme, culte des morts, hallucinogènes sont ici de pratique constante. Elle y trouve aussi ces vertus grâce auxquelles la vie la plus menacée devient, somme toute, vivable : la générosité, le besoin de justice, l’amitié, et cette fleur mystérieuse qui ne fait jamais défaut sur la terre des hommes, la pitié. Retournée chez les siens avec ses quatre fils arrachés aux massacres, redevenue Helena Valero, accablée par l’indifférence et l’égoïsme des Blancs, elle en arrivera à regretter « l’Enfer vert » qu’elle a fui. Ayant rencontré le professeur médecin italien Ettore Biocca, chef d’une mission de recherche dans le Haut-Orénoque, elle lui fait avec simplicité et précision le récit, enregistré sur bande magnétique, de son exceptionnelle aventure. Témoignage unique, ce document ethnologique d’une société vue de l’intérieur nous fait découvrir la vie quotidienne et intime, les peurs et les folies d’une tribu indienne guerrière au sein de laquelle avant Helena Valero, aucun Blanc n’avait pu pénétrer. (Présentation de léditeur)

 


— Frédéric Bourdier, Migration et sida en Amazonie française et brésilienne. [Matoury, Guyane], Éditions Ibis rouge, « Espace outre-mer », 2004, 250 pages.

 


— João Luis Bulcão et Antoine Olivier, Les Gardiens de l’Amazonie / Guardeores da floresta amazonica. Édition bilingue. [Paris], Éditions Autres Brésils, 2010, 112 pages, illus.

Le designer français Antoine Olivier souhaitait connaître l’Amazonie et s’y immerger complètement. Le photographe brésilien João Luis Bulcão, qui nous expose, depuis vingt ans, la vie et les drames amazoniens en couleurs, souhaitait également la photographier en noir et blanc. Ensemble dans ce voyage, les deux hommes nous dévoilent comment la préservation de l’Amazonie est liée à la survie de son peuple. Pourquoi ? Eh bien… les natifs sont, avec leurs cultures traditionnelles, les gardiens de la forêt. Et Antoine Olivier et João Luis Bulcão, en développant et en réalisant ce projet, en sont également devenus les gardiens ! Laissez-vous porter par ce livre et découvrez les seringueiros, le guarana des Sateré-Mawé, les cueilleurs d’açai et les casseuses de noix babaçu. Émerveillez-vous… Présentation de l’éditeur)

 


— Mario Carelli, A la découverte de l’Amazonie. Les carnets du naturaliste Hercule Florence. [Paris], Éditions Gallimard, « Albums. Découvertes », 1992, 148 pages, illus.

 


— Barbara Crane Navarro, La Magie de l’Amazonie. Les aventures de Namowë, un garçon Yanomami (Amazon Rainforest Magic. The Adventures of Namowë, a Yanomami Boy, 2012), avec la collaboration de Peggy Ford-Fyffe King. Éditions Barbara Crane Navarro, « La Magie de l’Amazonie » 1, 2014, 72 pages.

L’artiste peintre Barbara Crane Navarro était enchantée par la magie de la forêt amazonienne pendant les douze hivers qu’elle a passé parmi les communautés Yanomami au Brésil et au Venezuela. Ces voyages l’ont inspiré d’écrire une série de livres pour enfants dont les histoires ont lieu dans la forêt amazonienne. Les magnifiques illustrations évoquent la vie quotidienne dans la forêt tropicale et l’aspect magique de la relation entre les Yanomami et les plantes et animaux qui les entourent. Le premier livre La Magie de l’Amazonie. Les aventures de Namowë, un garçon Yanomami, raconte le voyage de Namowë, treize ans, qui traverse la forêt amazonienne pendant qu’il cherche un remède pour guérir sa petite sœur. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Claudi R. Cròs, La Civilisation amérindienne. Des peuples autochtones au Brésil. [Paris], Éditions Presses universitaires de France, « Que sais-je ? », n°2994, 1995, 128 pages.

Une civilisation ne se définit pas seulement par la culture matérielle et les techniques mais aussi et surtout par les valeurs auxquelles elle est attachée. Les peuples autochtones du continent sud-américain ont ainsi un système de valeurs, une conception du monde qui se traduisent par une civilisation dont la reconnaissance est une alternative au développement prédateur à l’occidentale qui sévit dans ces pays. (Présentation de léditeur)

 


— Rémi Denecheau, Jean-Louis Soularue, Les Héritiers du guarana. Écologie et économie solidaire en Amazonie. [Tours], Éditions RDV productions, 2005, 114 pages, illus.

Ce livre illustre, avec 115 clichés, le combat mené en Amazonie brésilienne par les peuples de la forêt pour préserver la culture traditionnelle du Guarana contre les méthodes de la grande industrie.

 


— Paul Dequidt, Serge Guiraud, Les Gardiens de la Forêt des Ombres. Indiens d’Amazonie. [Toulouse], Éditions Jabiru Prod, 2005, 160 pages, 190 photos couleurs.

Les tribus d’Amazonie sont des sociétés contemporaines vivant selon des modes de vies originaux. Elles ont appris à s’adapter à un environnement de forêt vierge et d’y tisser des relations intimes avec un univers où se confondent le réel et l’invisible. Les cinq siècles de contacts avec la société moderne ont provoqué des ruptures, bien souvent fatales à de nombreux groupes, transformations des organisations sociales, privation d’un système de pensée, réduction de territoires et perte d’autosuffisance. Ceux qui ont réussi à maintenir l’équilibre continuent à reproduire leurs valeurs sociales et à trouver leur force vitale dans la nature. Cet ouvrage est le résultat de plus de vingt années de rencontres et d’études des tribus amérindiennes de l’Amazonie brésilienne. Il présente le quotidien des populations et effleure la pensée indienne. Des documents rares (tapirage, rituels du Yakwa, du Yawaci, du Tolo et du Kuarup) et une riche iconographie montrent la diversité et la complexité de ces civilisations aux modes de vie originaux. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Martine Droulers, L'Amazonie. Vers un développement durable. Nouvelle édition revue et actualisée. [Paris], Éditions Armand Colin, « U. Géographie », 2004, 224 pages. [Première édition (épuisé) : Paris, Éditions Nathan, « Géographie d’aujourd’hui », 1995].

L’Amazonie représente un espace original aux enjeux écologiques, économiques et géopolitiques considérables, marqué durant ces trente dernières années par une exploitation croissante des ressources (bois, mines de fer, d’étain, d’or, de diamant) et par le développement de l’élevage extensif et des cultures. Ces bouleversements entraînent une déforestation et une urbanisation autant spectaculaires que désordonnées. Ces deux phénomènes transforment en profondeur un des derniers territoires sous-peuplés de la planète Ce livre complète, approfondit et actualise l’ouvrage publié en 1995. Il éclaire les aspects contradictoires du développement et de la protection de l’environnement pris entre les impératifs de la grandeur nationale et le respect des populations locales. Une cartographie dynamique de l’espace amazonien permet de mieux comprendre, voire d’anticiper les évolutions de cette vaste région. Les notions de mise en réserve, de ressources renouvelables, de durabilité sont au centre des programmes d’aménagement pour lesquels la participation des populations est de plus en plus sollicitée. (Présentation de léditeur)

 


— Martine Droulers et François-Michel Le Tourneau, L’Amazonie brésilienne et le développement durable. [Paris], Éditions Belin, 2011, 550 pages.

Qu’y a-t-il de commun entre un village amérindien isolé, un lotissement agricole, situé en arrière du front pionnier ou des fermes de sojiculteurs ? Peu de chose. Un lien existe pourtant entre tous : ils sont à l’avant-garde de l’application du concept qui oriente, au moins sur le plan rhétorique, les politiques publiques, le développement durable. Depuis les années 1990, les initiatives visant à le promouvoir se multiplient en Amazonie. Le programme DURAMAZ (Déterminants du Développement durable en Amazonie brésilienne) a souhaité s’intéresser aux impacts géographiques, démographiques et socio-économiques des expériences de développement durable menées en Amazonie brésilienne, et de rechercher, à travers la comparaison de treize sites, à identifier des récurrences ou des répétitions qui configureraient autant de facteurs clés à prendre en compte dans l’application de ces projets. (Présentation de léditeur)

 


972251900087 — Claude Dubar, Vanilda Paiva, Le Secret d'Alvino. Récits de vie d'un indien au Brésil. [Paris], Éditions Les Belles Lettres, « Histoire de profil », 2012, 408 pages.

Indien Macuxi devenu prêtre en décembre 1989, Alvino Andrade de Silva, militant du Mouvement indigène, lutte aux côtés des Indiens de Roraïma pour la reconnaissance de leurs droits. Au premier abord, l'histoire d'Alvino, racontée par Claude Dubar et Vanilda Paiva, est à la croisée de la trajectoire individuelle et de la grande Histoire : l’évolution à l’époque contemporaine des Indiens d’Amazonie et de leurs élites, la dynamique des identités, l’ethnicité et l’indianité des origines très anciennes jusqu’à leurs mutations récentes, sans oublier l’évolution de l’Église catholique dans son rapport aux Indiens et à leur élite christianisée. Mais sous la plume de Claude Dubar, spécialiste de la socialisation, le parcours singulier d’Alvino conduit à dégager un modèle, plus général, du passage d’un monde communautaire à un monde sociétaire — un passage qui n’exige pas la conversion des identités mais révèle plutôt la coexistence gérée de mondes vécus pluriels. Un passage qui n’est pas allé sans conflits, crises et parfois des ruptures, mais qui a permis, à travers la construction d’une identité narrative, une fidélité aux origines, qui est pour finir une éthique. (Présentation de léditeur)

 


En Amazonie. Renaissance de la tribu indienne des Tapirapé. Journal d’une fraternité, 1952-1954 ; préface de Padré José Oscar Beozzo. [Paris], Éditions Karthala, « Signes des temps », 2011, 320 pages, illus.

En juin 1952, Sœur Magdeleine, la fondatrice des Petites Sœurs de Jésus, arrive en pleine Amazonie et laisse en repartant trois de ses jeunes sœurs, dans l’une des régions les plus pauvres du Brésil, au cœur de la tribu des Tapirapé. À l’époque, cette dernière, réduite à quarante-sept membres, était en train de se laisser mourir. Plus de cinquante ans après, les Tapirapé représentent une population de plus de cinq cents membres. Les Diaires (journal des Fraternités), qui retracent la vie de cette fraternité de juin 52 à la fin 1954, nous font découvrir comment ces trois Petites Sœurs de tout juste 22-28 ans s’enfouissent « sans esprit de retour », apprennent la langue et gagnent la confiance des Tapirapé au point que ceux-ci, se sentant reconnus dans leur dignité, retrouvent le goût de la vie et « renaissent » littéralement. Au point de créer une école dans leur village pour leurs propres enfants. Le « récit au quotidien » de ce livre nous révèle comment ces Petites Sœurs font une analyse quasi ethnologique de cette tribu d’Indiens d’Amazonie afin de mieux s’y insérer. Il nous raconte à la fois la manière de vivre des fraternités des Petites Sœurs de Jésus dans l’extrême pauvreté, et la contemplation conjointe de Jésus et de ceux dont elles tentent de partager la vie. (Présentation de léditeur)

 



— René Fuerst, Indiens d'Amazonie. Ressemblances et dissemblances. Témoignages photographiques d’un passé encore récent, texte et images de René Fuerst ; avec une illustration et des extraits du texte de Jean de Léry (1578). [Genève], Éditions Georg, 1993, 142 pages, illus.

L’auteur a passé la majeure partie de son temps entre 1955 et 1975 avec les Indiens d’Amazonie. Ses photographies sont le témoignage d’un monde disparu et ses portraits d’individus de différents groupes ethniques de la forêt et de la savane amazoniennes aujourd’hui anéantis en tant que peuples porteurs d’une culture, ne pourront plus jamais être reproduits. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — René Fuerst, Xikrin. Hommes oiseaux d’Amazonie, textes et photographies de René Fuerst ; gouaches d’Arlette Détruche et de Willy Reinhard ; préface de Simone Dreyfus-Gamelon. [Milan], Éditions 5 Continents, 2006, 228 pages.

Ultime témoin d’une époque et d’une existence désormais révolues, l’ethnologue suisse, René Fuerst nous rappelle par le texte et par l’image les Xikrin du Brésil. S’il est un peuple indigène miraculé, ce sont bien les Kayapo du Brésil central, à savoir leur groupe connu sous le nom de Xikrin du Cateté. De moins de cent individus en 1967, au lendemain d’entrer en contact avec notre civilisation occidentale, moderne et industrielle, et à la veille d’en dépendre pour toujours, ces Indiens ont passé à 750 individus grâce à la prompte intervention de personnes motivées comme René Fuerst. Au-delà des descriptions et des commentaires de l’auteur sur les divers aspects de cette culture matérielle très simple mais faisant preuve d’étonnantes facultés d’adaptation et d’imagination, ses photographies en bichromie parlent d’elles-mêmes. Malgré la qualité remarquable de ces dernières, les planches à la gouache qui constituent l’autre volet de l’illustration de cet ouvrage apparaissent plus spectaculaires encore. Portant sur deux aspects « colorés » de la culture xikrin, la peinture du corps et l’art de la plume, comme disent les experts, vingt-quatre planches ont été réalisées avec une précision et une minutie qui en font des documents iconographiques uniques, inédits et rarissimes. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — René Fuerst, Indiens d’Amazonie. Réminiscences d’un passé lointain, textes et photographies de René Fuerst. [Milan], Éditions 5 Continents, 2008, 136 pages, illus.

Cet ouvrage constitue un témoignage exceptionnel, au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur une région grande comme dix fois la Suisse, région connue sous le nom de Mato Grosso, « forêt dense », pratiquement inexplorée et peuplée d’Indiens hostiles à toute approche. Il revient sur l’expédition Roncador-Xingu, les frères Villas Bôas et le Parc indigène du Xingu en s’appuyant notamment sur les propres contacts que René Fuerst, l’auteur de ce livre, a établis à partir de 1955 avec les Indiens d’Amazonie, les Xavante d’abord, les Indiens du haut Xingu ensuite. Son histoire est l’aboutissement, à l’âge de vingt-deux ans seulement, d’une folle passion. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — René Fuerst, Yanomani. Premiers et derniers Amazoniens, texte et photographies de René Fuerst. [Milan], Éditions 5 Continents, 2011, 84 pages.

Un témoignage exceptionnel, par le texte et par l’image, sur les Yanomami, dernier grand peuple indigène d’Amazonie. De temps immémorial, des millénaires peut-être, les Yanomami, « êtres humains » d’abord connus sous les noms de Waika ou Xiriana, occupent un vaste territoire continu de près de 200.000 km2 que se partagent le Brésil et le Venezuela. Au prix d’un isolement non seulement physique mais aussi culturel et linguistique, les Yanomami comptent actuellement plus de 30.000 individus répartis en plusieurs centaines de communautés locales. Jusqu’en 1974, seuls quelques groupes avaient eu des contacts sporadiques avec le reste du monde, avec des explorateurs en quête de terres et d’hommes inconnus, des aventuriers, scientifiques ou religieux. À en croire les plus lucides d’entre eux, il pourrait ici s’agir des tous premiers habitants d’Amazonie. D’où le titre un rien audacieux du dernier volet de la trilogie que nous avons consacrée ces dernières années aux Indiens d’Amazonie avec l’ethnologue suisse René Fuerst : Yanomami, premiers et derniers Amazoniens. Dans ce contexte, c’est-à-dire dans l’impuissance de remédier au mal et faire appliquer au Brésil des droits de l’homme dignes de ce nom, l’anéantissement des Yanomami n’est plus qu’une question de temps. Si le développement et la sécurité des uns ne peuvent s’obtenir qu’au détriment des autres, si la vie des uns signifie forcément la mort des autres, le sursis de ces Indiens encore libres touche à sa fin. Puisse cet ouvrage les faire revivre un instant, les Yanomami et tous leurs peuples frères, puisse-t-il nous faire réfléchir sur notre propre sort incertain. A quoi bon chercher de l’or si ce n’est pour en jouir ensemble, les uns avec les autres ? (Présentation de léditeur)

 


— Christian Geffray, Chroniques de la servitude en Amazonie brésilienne. Essai sur l’exploitation paternaliste. [Paris], Éditions Karthala, « Tropiques », 1995, 192 pages.

Ces chroniques mettent en scène des chercheurs d’or, des ramasseurs de noix du Brésil, des collecteurs de caoutchouc, des manœuvres asservis sur le domaine de grands éleveurs, ou encore des Indiens envahis par les Blancs et décimés par les épidémies.

 


[FICHE LIVRE] — Alain Gheerbrant, Orénoque-Amazone. Nouvelle édition revue et augmentée. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio. Essais », n°210, 1993, 448 pages, illuS. [Premières éditions (toutes épuisées) sous le titre : L’Expédition Orénoque-Amazone. 1948-1950, suivie d’un texte sur les habitants de la Sierra Parima, de relevés de peintures rupestres et de dessins d’objets, Paris, Éditions Gallimard, « Hors série Connaissance », 1952, 392 p. / Club des libraires de France, « Découverte de la terre », n°12, 1957, 376 p. / Paris, « Le Livre de poche. Exploration », n°339-340, 1958, 448 p. / Paris, Éditions Gallimard, « Folio », n°329, 1973, 448 p. / illustrations de l’auteur et de Jean Olivier Héro, Paris, Éditions Gallimard, « Exploits », 1974, 208 p.]

De 1948 à 1950, Alain Gheerbrant dirige l’expédition Orénoque-Amazone, au cours de laquelle il entreprend pour la première fois la traversée de la Sierra Parima. Il établit à cette occasion le premier contact pacifique avec les Indiens Yanomami, que l’on appelait alors les Guaharibos. De retour en France, il publie le récit de l’expédition. La critique en salue les grandes qualités littéraires et la beauté, non « pas tant une beauté de pittoresque, de couleur locale, d’imprévu, qu’une beauté morale » (Claude Roy). Quarante ans ont passé. L’Amazonie est devenue le centre des préoccupations du nouvel ordre écologique mondial, les Indiens Yanomami un objet de curiosité, voire de sollicitude, de la part d’ethnologues soucieux d’observer comment une culture peut se défaire au contact de la civilisation industrielle. Quarante ans durant lesquels, à la manière d’un fleuve, ce livre a creusé son lit auprès de milliers de lecteurs qui ont fait de ce texte nourri de poésie un livre phare de la littérature anthropologique. Cette nouvelle édition redonne à lire le texte original, mais lesté de notes grâce auxquelles le lecteur s’embarque pour un double voyage dans l’Amazonie d’hier et dans celle d’aujourd’hui. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Alain Gheerbrant, L’Amazone. Un géant blessé. [Paris], Éditions Gallimard, « Découvertes. Aventures », n°40, 1988, 2005,192 pages.

En 1542, les conquistadors Gonzalo Pizarro et Francisco de Orellana tentent de trouver une nouvelle route vers l’Inde, au-delà de la gigantesque barrière des Andes. Ils échouent, mais rencontrent de farouches guerrières, les Amazones, et découvrent un fleuve immense, qu’ils baptisent « Amazone ». En quête d’un mythique Eldorado, les aventuriers sillonnent désormais le fleuve et la forêt amazonienne. À partir du XVIIIe siècle, naturalistes et géographes y réalisent de grands voyages scientifiques et entrent en contact pacifique avec les Indiens. Après la grande exploitation du caoutchouc au tournant du XXe siècle, qui décime les populations indiennes, la déforestation, la pollution et le pillage des ressources naturelles mettent aujourd’hui en péril leurs cultures traditionnelles, en symbiose avec le plus vaste écosystème forestier du monde. Tout en retraçant les étapes de la découverte et de l’exploration de l’Amazonie, Alain Gheerbrant, explorateur et écrivain, lance un cri d’alarme devant le danger qui menace le patrimoine de l’humanité tout entière. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — David Grann, La Cité perdue de Z. Une expédition légendaire au cœur de l’Amazonie, traduit de l’anglais. [Paris], Éditions Robert Laffont, 2010, 364 pages.

Considéré comme le dernier des grands explorateurs victoriens, Perey Harrison Fawcett était de ceux qui s’aventuraient dans des contrées inconnues avec pour seules armes une machette, une boussole et une ferveur quasi mystique. Ce colonel passionné d’aventures avait déjà acquis de son vivant l’étoffe d’un héros : ses expéditions légendaires, suivies par une presse avide d’exploits, fascinaient le monde entier. Lorsqu’il engage en 1925 une expédition au cœur de l’Amazonie, Fawcett a la certitude qu’elle renferme un fabuleux royaume, une civilisation raffinée dotée d’une architecture monumentale. Accompagné de son fils Jack et de son ami d’enfance Raleigh, le colonel s’enfonce dans la forêt. Mais bientôt, l’expédition ne donne plus aucun signe de vie, laissant en suspens le mystère de la cité perdue. Au cours des soixante-dix années qui ont suivi, des dizaines d’aventuriers sont partis à la recherche de Fawcett et du chemin qu’il avait emprunté. Sans succès. Fasciné par cette histoire, David Grann, journaliste new-yorkais, décide en 2004 de se lancer dans son propre voyage, sa propre quête au fond de la forêt amazonienne, sur les traces de Perey Fawcett. Des préparatifs à l’exploration elle-même, en passant par l’étude de documents inédits, il s’interroge : s’agit-il pour lui de clore le mystère de la disparition de Fawcett ou de confirmer l’existence de Z, la civilisation mythique qui lui a coûté la vie ? (Présentation de léditeur)

 


— Florent Kohler, Tombeau des Aymorés. Le monde souterrain des indiens Pataxo (Bahia-Brésil). [Paris], Éditions Peeters, Langues et Sociétés de l'Amérique traditionnelle, (SELAF) « Société d'’Études Linguistiques et Anthropologiques de France », n°451, 2011, 244 pages.

L’idée qu’il existerait des peuples enclins à vivre en harmonie avec l’environnement, respectueux des êtres qui l’habitent, oriente bien des politiques de protection des milieux naturels. Ce livre est le résultat de quatre ans d’enquête chez les Pataxo de l’extrême sud de l’État de Bahia, au Brésil. Il y est question des mutations du monde sauvage, élément symbolique essentiel des cosmologies indigènes. Progressivement se déclinent les multiples facettes du rapport à la forêt et aux créatures qui l’habitent, depuis l’élaboration mythique des grands prédécesseurs Aymorés, à la fois repoussoir et modèle, jusqu’aux activités dictées par l’évangélisation, qui valorisent le travail agricole et l’espace gagné sur la nature. La destruction actuelle du couvert végétal de ce qui fut « réserve de biosphère » – le Parc National du Mont Pascal, reliquat de la Forêt Atlantique – ne peut être appréhendée par de simples considérations économiques. En repensant les représentations du sauvage, en défaisant l’écheveau des constructions stéréotypées, souvent paradoxales, parfois contradictoires, telles les figures mythiques du Jaguar Nu ou de l’Homme-Bête, on voit apparaître une cohérence qui permet de contourner les limites des analyses fondées sur les concepts d’ethnogenèse et d’invention de la tradition. (Présentation de léditeur).

 


978226625259 — Davi Kopenawa et Bruce Albert, La Chute du ciel. Paroles d’un chaman yanomami. Éd. corrigée par l’auteur. [Paris], Éditions Pocket, « Terre humaine-Presses pocket », n°16026, 2014, 1009 pages, illus. [Première édition (épuisée) : préface de Jean Malaurie, Paris, Éditions Plon, « Terre humaine », 2010, 840 p.]

Ce livre a été écrit à partir des paroles de Davi Kopenawa, chaman et leader des Indiens yanomami du Brésil, recueillies dans sa langue par Bruce Albert, ethnologue français auquel le lie une amitié de plus de trente ans. Davi Kopenawa retrace sa vocation de chaman depuis l’enfance et révèle une métaphysique séculaire basée sur l’usage de puissants hallucinogènes. Il relate, à travers son histoire personnelle souvent dramatique, l’avancée dévastatrice des Blancs dans la forêt et ses voyages à l’étranger pour défendre son peuple. Ce témoignage exceptionnel est à la fois le récit d’une vie hors du commun, un vibrant manifeste chamanique et un cri d’alarme face à la crise écologique mondiale vue depuis le cœur de l’Amazonie. Véritable Tristes Tropiques de la pensée sauvage, c’est un événement dans l’histoire de l’anthropologie. (Présentation de léditeur).

Davi Kopenawa : voir bio-bibliographie dans le Dictionnaire des écrivains brésiliens.

 


[FICHE LIVRE] — Yanomami. L’esprit de la forêt. Catalogue de l’exposition (Paris, Fondation Cartier pour l’art contemporain, 14 mai-12 octobre 2003), textes de Bruce Albert et Davi Kopenawa. [Paris], Fondation Cartier pour l’art contemporain / [Arles], Éditions Actes Sud, 2003, 200 pages, ill. en noir et en coul.

 


[FICHE LIVRE] — Pascal Lacombe, Le Breuvage sacré des chamans d’Amazonie. L’Ayahuasca, un apprentissage d’une pratique chamanique. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches et documents Amériques latines », 2000, 196 pages.

Les maîtres chamans et guérisseurs d’Amazonie placent l’Ayahuasca au cœur de leurs connaissances et de leurs pratiques rituelles. L’Ayahuasca est un breuvage hallucinogène puissant obtenu par la décoction de plusieurs plantes. Il est utilisé pour guérir, communiquer avec les esprits, pour le voyage de l’âme, la divination, la révélation de chants thérapeutiques, etc. Par un long processus d’auto-expérimentation mené dans un cadre traditionnel rigoureux en forêt amazonienne, l’auteur appréhende les connaissances ancestrales des maîtres ayahuasqueros. Fascinante initiation dont il nous livre ici les secrets. (Présentation de léditeur)

 


— Paul Lambert, Fraternelle Amazonie. [Genève], Éditions Slatkine, « Helvetica », 1993, 320 pages. [Premières éditions (épuisées) : avec 48 photographies réalisées par l’auteur et des dessins de Jean Leffel ; préf. de Fernand Gigon, [Neuchâtel], Avanti Club, 1963, 118 p. / [Paris], Éditions Robert Laffont, 1964, 300 p.]

 


— Binka Le Breton, Le Piège. Les esclaves d’aujourd’hui (Moder-day slavery in the Brazilian Amazon, traduit de l’anglais par Claude Défard ; préface par le président Lula. [Paris], Éditions du Cerf, « L’histoire à vif », 2003, 334 pages, illus.

La plupart des gens pensent que l’esclavage a disparu. Or, il est toujours d’actualité. Il s’agit d’un vaste marché mondial qui produit un profit annuel de plus de 10 milliards d’euros et réduit en esclavage plus de 25 millions de personnes. Le livre de Binka Le Breton décrit la situation des esclaves d’aujourd’hui en Amazonie brésilienne, de ces paysans pauvres qui, cherchant à fuir la misère et à acquérir un peu d’argent, sont frauduleusement conduits à travailler dans de grandes propriétés. Très vite, ils s’aperçoivent que le système dans lequel ils sont entrés ne leur permettra jamais de rembourser les dettes qu’ils ont contractées pour être transportés jusque-là. Ils sont littéralement pris au piège ! Ils ne peuvent ni se rebeller ni s’enfuir sans risquer de subir des violences ou d’être tués. Beaucoup disparaissent définitivement. Ceux qui, par chance, arrivent à retrouver la liberté rentrent chez eux sans rien, épuisés et humiliés. Cet esclavage moderne implique toutes les couches de la société de riches propriétaires fonciers, des hommes politiques, des policiers, des tueurs à gages, des surveillants, mais aussi des « patronnes » de « bordels » et des commerçants auprès desquels les esclaves d’aujourd’hui abandonnent leurs maigres ressources. Binka Le Breton nous fait rencontrer et entendre un certain nombre de ces personnes impliquées : les victimes, les responsables et les complices. Mais le mérite de ce livre, préfacé avec réalisme et vigueur par le président Lula, est aussi de montrer qu’il est possible de mettre cet esclavage en échec. Il nous présente les principales organisations engagées dans ce combat.(Présentation de léditeur

 


[FICHE LIVRE] — Michel Le Bris, Pascal Dibie (éd.), Rêves d’Amazonie. Catalogue de l’exposition (Abbaye de Daoulas, Finistère). [Paris], Éditions Hoëbeke / Abbaye de Daoulas, 2005, 192 pages, 231 illus.

L’Occident rêve de l’Amazonie depuis la découverte de l’Amérique. Préjugés et mythologie sont associés à cet espace à part sur notre planète. Dans cet ouvrage, il s’agit de prendre la mesure de la forêt, de sa richesse écologique et de son patrimoine indispensable à notre survie à tous. De comprendre comment vivent les Indiens dans cet espace particulier, ainsi que les « visiteurs » occidentaux qui ont su restituer dans un partage vrai le monde indien. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Antoine Lefébure (éd.), L’Amazonie disparue. Indiens et explorateurs 1825-1930, textes de M. Braudeau, S. Charon et P. Menget. [Paris], Éditions La Découverte, 2005, 224 pages.

À la fin du XIXe siècle, des dizaines d’expéditions scientifiques européennes se sont lancées à l’assaut de la dernière tache blanche des cartes de géographie : la légendaire forêt amazonienne. Au prix d’exploits insensés, conduits par une foi sans limites dans les bienfaits du progrès, ces explorateurs – comme les Français Coudreau et Crevaux, l’Allemand Steinen ou l’Italien Boggiani – ont relevé les cours des mille affluents de l’Amazone, identifié plantes et animaux inconnus, rencontré des tribus indiennes dont personne ne soupçonnait l’existence. C’est d’abord cette épopée que retrace Antoine Lefébure dans ce livre, illustré de superbes clichés d’époque, exhumés des bibliothèques et musées d’ethnographie. (Présentation de léditeur)

 


— Marc Lenaerts, Anthropologie des Indiens Ashéninka d’Amazonie. Nos sœurs Manioc et l’étranger Jaguar, préface de Patrick Menget. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches et documents Amériques latines », 2005, 274 pages.

D’après les données recueillies chez les Indiens Ashéninka, à la frontière du Brésil et du Pérou, bien des idées reçues sont à revoir. Pour certaines, c’était assez prévisible : les savoirs indigènes n’ont par exemple rien d’un « trésor ancestral» stable. D’autres soulèvent des questions beaucoup plus troublantes pour les sciences cognitives ou l’anthropologie appliquée : malgré l’universalité du cerveau humain, les perceptions les plus immédiates des Ashéninka semblent remodelées par leurs croyances ontologiques : littéralement, ils ne voient pas les plantes et les animaux comme nous. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Jean de Léry, Les Indiens du Brésil. [Paris], Éditions Mille et une nuits, « La Petite Collection », n°391, 2002, 96 pages.

Jean de Léry (1534 1613), jeune cordonnier calviniste, participe en 1557-1558 à l'expédition coloniale française au Brésil. Léry et quelques autres choisissent d'aller vivre chez les « sauvages ». Il rapporte de son séjour chez les Tupinamba un témoignage exceptionnel sur la vie indigène. Mais c'est seulement quinze ans plus tard, après la saint Barthélémy – à laquelle il échappa de peu –, que Léry publie son Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil (1578) Il y décrit sans jugement a priori les pratiques susceptibles de scandaliser la conscience occidentale. Ce livre, qui constitue certainement la source du mythe du « bon sauvage », est considéré par Claude Lévi- Strauss comme le « bréviaire de l'ethnologue moderne ». La présente édition, Les Indiens du Brésil, reprend les chapitres spécifiquement consacrés à la vie quotidienne des Tupinamba costume, alimentation, des rites de guerre et d'anthropophagie, mariage et polygamie. (Présentation de léditeur)

 


— François-Michel Le Tourneau, Les Yanomami du Brésil. Géographie d’un territoire amérindien. [Paris], Éditions Belin, « Mappemonde », 2010, 480 pages.

On a souvent insisté sur le déclin des peuples amérindiens du Brésil ou souligné leur désagrégation liée au contact avec les sociétés occidentales. Or, les années 2000 permettent de tirer un bilan bien différent. D’un côté, la lutte foncière menée par les groupes indigènes leur a permis de s’assurer le contrôle de larges territoires. D’un autre côté, on s’est mis à considérer les transformations sociales en cours au sein des groupes amérindiens non plus comme une dégénérescence, mais comme un processus d’adaptation à de nouvelles circonstances, phénomène partagé par toutes les cultures du monde, dominantes ou pas. Partant de là, nous pouvons considérer les Amérindiens actuels non plus comme des reliques d’un passé mystérieux mais bien comme des contemporains. Cet ouvrage a été écrit dans cette perspective, non pas pour présenter une étude de « ce qu’il reste » des Yanomami anciens ou de leur territoire, mais pour décrire la configuration spatiale actuelle d’un peuple qui se définit aujourd’hui de manière autonome tant par rapport aux civilisations qui l’entourent que par rapport à son passé. Mêlant l’histoire du temps présent et l’analyse géographique, ce livre souhaite apporter à tous ceux qui s’intéressent aux Yanomami et, au-delà, aux peuples amérindiens du Brésil, un ensemble solide de faits et de connaissances pour comprendre les succès et les défis qui attendent au XXIe siècle ce territoire immense et si particulier. (Présentation de léditeur)

 


— François-Michel Le Tourneau, avec la collaboration de Anna Greissing. Le Jari. Géohistoire d’un grand fleuve amazonien. [Rennes], Presses universitaires de Rennes, Des Amériques », 2013, 246 pages, illus.

Fruit d’une abondante documentation historique restituée par de très nombreuses illustrations, cet ouvrage retrace l’histoire de la région fascinante du Jari. Il en montre les dynamiques actuelles, y compris les plus récentes explorations comme l’expédition géographique menée en 2011 qui a permis de remonter le Jari et son affluent le Mapaoni jusqu’à la borne de tri-jonction Brésil/Surinam/Guyane française. L’histoire et la configuration actuelle de ce territoire en font à la fois un symbole et un condensé de l’histoire de toute l’Amazonie brésilienne. (Présentation de léditeur)

 


— Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, photographies de l’auteur. [Paris], Éditions Plon, « Terre humaine », 1955, 1993, 504 pages, illus.

 

 

[FICHE LIVRE] — Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. [Paris], Éditions Pocket, « Presses pocket, Terre humaine », n°3009, 1984, 2009, 504 pages, illus.

 

 

 

Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l’explorateur et les recherches du savant s’intègrent-elles et forment-elles l’expérience propre à l’ethnologue ? C’est à ces questions que l’auteur, philosophe et moraliste autant qu’ethnographe, s’est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l’Asie qu’à l’Amérique. Plus encore qu’un livre de voyage, il s’agit cette fois d’un livre sur le voyage. Sans renoncer aux détails pittoresques offerts par les sociétés indigènes du Brésil central, dont il a partagé l’existence et qui comptent parmi les plus primitives du globe, l’auteur entreprend, au cours d’une autobiographie intellectuelle, de situer celle-ci dans une perspective plus vaste : rapports entre l’Ancien et le Nouveau Monde ; place de l’homme dans la nature ; sens de la civilisation et du progrès. Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du « voyage philosophique » illustrée par la littérature depuis le XVIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle, c’est-à-dire avant qu’une austérité scientifique mal comprise d’une part, le goût impudique du sensationnel de l’autre n’aient fait oublier qu’on court le monde, d’abord, à la recherche de soi. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Claude Lévi-Strauss, Œuvres. [Paris], Éditions Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2008, 2128 pages.

La présente édition réunit sept ouvrages choisis par l’auteur : Tristes tropiques, Le Totémisme aujourd’hui, La Pensée sauvage, La Voie des masques, La Potière jalouse, Histoire de Lynx et Regarder écouter lire. Des textes inédits sont proposés en appendice. Environ 200 illustrations en noir et blanc et en couleurs.

 


[FICHE LIVRE] — Alfred Métraux, Écrits d'Amazonie. Cosmologies, rituels, guerre et chamanisme. [Paris], Éditions CNRS, « Bibliothèque de l'anthropologie  »,  2013, 526 pages.

Alfred Métraux (1902-1963) est une figure originale et importante de l'anthropologie française. Lévi-Strauss a salué son exceptionnelle érudition, la « richesse d'une expérience telle qu'aucun ethnologue n'en a possédée de semblable ». Ses travaux sur l'Amérique du Sud, l'île de Pâques et le vaudou haïtien sont devenus des références incontournables. Métraux fut aussi un formidable passeur entre les sciences sociales américaines et les nouveaux courants anthropologiques américains, et l'anthropologie française Les articles choisis et présentés par Mickaël Brohan, Jean-Pierre Goulard et Patrick Menget et Nathalie Petesch abordent les grands domaines de la vie des Indiens : mythologie, vie religieuse, organisation sociale et politique, âge de la vie et rituels. Ces textes, s'ils ne sont pas à proprement parler théorique, sont extrêmement vivants et très stimulants intellectuellement. On trouvera à la suite quelques contributions témoignant de son engagement en faveur de la protection des ethnies en voie de disparition. Une œuvre vivifiante et toujours d'actualité. (Présentation de l’éditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Jacques Meunier et Anne-Marie Savarin, Le Chant du Silbaco. [Paris], Éditions Phébus, 1991, 256 pages. [Premières éditions (épuisées) : Paris, Éditions et Publications Premières, 1969 / Paris, « J’ai lu. L’Aventure aujourd’hui », n°251, 1970]

[FICHE LIVRE] — Jacques Meunier et Anne-Marie Savarin, Le Chant du Silbaco. [Paris], Éditions Payot, « Petite Bibliothèque Payot. Voyageurs », n°104, 1993. illus.

Ethnologues, mais surtout poètes des lieux et complices des hommes qui les habitent, les auteurs dressent l’inventaire captivant du passé, du présent et du futur terriblement menacé d’une contrée où ils ont vécu plusieurs années: l’Amazonie. Leur livre est à la fois un ouvrage d’historiens, un essai ethnographique, un recueil de récits émouvants ou atroces, un pamphlet, un chant d’amour et de rage, un poème... Car ce qu’ils ont connu de l’Amazonie les a tout ensemble séduits et révoltés, et c’est en amoureux écorchés qu’ils nous livrent la chronique de ce monde sauvage, depuis l’arrivée des Espagnols et des Portugais jusqu’a nos jours. L’épopée des conquistadors, celle des bandes errantes, des planteurs de caoutchouc, des chercheurs de curare, d’or ou d’uranium : autant d’aventures qui ont fait rêver, mais dont les communs dénominateurs s’avèrent avoir constamment été la cruauté, la violence, la folie... Ce cri d’alarme et de désespoir est plus que jamais d’actualité – même si, à sa suite, un mince espoir semble s’être rallumé à l’horizon de ce territoire magique qui demeure le dernier refuge de notre « sauvagerie ». (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Betty Mindlin, Fricassée de maris. Mythes érotiques d’Amazonie (Moqueca de maridos. Mitos eróticos, 1997), essai, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thieriot. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, 2005, 312 pages.

Les jeux de l’amour sont l’un des thèmes marquants des mythologies indiennes. Leur originalité tient à la liberté d’expression, aux images inhabituelles, à l’absence de censure, alliées à des dénouements violents, parfois terrifiants. Les récits publiés ici ont été recueillis auprès de six peuples indiens de la province amazonienne du Rondonia, vivant selon des traditions différentes. Les fils conducteurs de ces histoires sont les thèmes éternels: la recherche de l’amour, la séduction, la jalousie, le plaisir, les affrontements entre les hommes et les femmes, les mères et les filles... Les formes et les développements inespérés de ces récits, le talent des conteurs, la créativité et la liberté du langage donnent au texte une fraîcheur et un humour délectables, plus proches de la littérature que de l’anthropologie. Un authentique bonheur de lecture. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Betty Mindlin, Carnets sauvages. Chez les Surui du Rondônia (Diaros da Floresta, 2006), essai, traduit du portugais (Brésil) par Meei Huey Wang. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, 2008, 352 pages.

Betty Mindlin est arrivée en mai 1979 chez les Suruí, le long de la BR-364 qui relie Cuiabá à Porto-Velho, alors qu’ils conservaient encore intactes leurs coutumes et leur système traditionnel. Lors de ce premier séjour, elle a rencontré un paradis. On pourrait dire que les habitants du paradis l’ont trouvée à leur goût. Pas un jour où elle ne fut demandée en mariage malgré la protection et la prude affection du chaman Náraxar. C’est là, à l’abri des ocas, grandes maisons communautaires, entre les corps invitants de l’intérieur et les fantômes de l’extérieur, enveloppée par un chœur de rires amicaux, entre invites, jalousie, menace, cajoleries et petits travaux de la vie quotidienne, qu’elle apprend tout de ses hôtes et se découvre dans sa vérité de femme blanche et de mère éloignée des siens. Au long de sept voyages, elle connaît avec eux la guerre contre les trafiquants de diamants, la modernisation et la découverte du travail salarié… Ces carnets, qui couvrent ses séjours entre 1979 et 1983, même et surtout parce qu’ils ont été revisités, retravaillés pour mettre en scène les gens et les mythes, sont soutenus par des observations anthropologiques rigoureuses mais jamais encombrantes dont la pertinence s’impose au regard de cette ethnologue enjouée, choisie et adoptée par « ses Indiens préférés ». (Présentation de léditeur)

 


— Aurore Monod Becquelin, Claire Merleau-Ponty, Histoires des Trumaï. Un peuple d’Amazonie, illustrations de Hélène Georges. [Arles], Éditions Actes Sud, « Contes et mythes de la terre », 2005, 64 pages.

Au plus profond de la forêt amazonienne, dans une poignée de villages disséminés au bord du fleuve Xingu, vivent les Indiens Trumai. L’ethnologue et linguiste Aurore Monod s’est liée d’amitié avec le chef Nituari, un conteur exceptionnel ; ses visions et ses rêves avaient fait de lui un chamane qui communiquait avec les esprits de la forêt et du fleuve. Il a raconté à Aurore les histoires incroyables de ses ancêtres : des contes inconnus à ce jour, où l’on apprend l’étrange histoire de la naissance de la lumière, ou comment, à l’aube du monde, les oiseaux se sont mis à chanter. Et aussi pourquoi la lune est couverte de taches... (Présentation de léditeur)

 


— Almir Narayamoga Suruí et Corine Sombrun, Sauver la planète. Le message d’un chef indien d’Amazonie. [Paris], Éditions Albin Michel, 2015.

Le Brésil a une force qu’il a longtemps ignorée. C’est le savoir indigène. » Corine Sombrun se fait la plume d’Almir Narayamoga Suruí afin de raconter l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme devenu représentant de la cause des Indiens Suruí et de la sauvegarde des ressources naturelles de la planète. Interlocuteur direct auprès du gouvernement, son combat contre la déforestation a fait de lui l’ennemi de nombreux exploitants forestiers, qui ont mis sa tête à prix. Le récit, lettre ouverte d’Almir Suruí à ses enfants, au cas où il serait assassiné, alterne entre son parcours personnel, l’histoire et les traditions de son peuple, les « Paiter Suruí », qui ont façonné sa lutte pour la préservation de la forêt amazonienne. (Présentation de l’éditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Julie Pacorel, Jean-Baptiste Mouttet, La Grande revanche. Les Amérindiens à la reconquête de leur destin, avant-propos de Raoni. [Paris], Éditions Autrement, « Frontières », 2013, 152 pages.

Ils sont militants, entrepreneurs, étudiants, dirigeants politiques, personnages publics ou inconnus, ils vivent au centre de mégacités ou au fond de l’Amazonie… Deux journalistes sont partis à la rencontre des Indiens d’aujourd’hui. A travers des entretiens, des reportages sur des lieux encore inconnus des « Blancs », des analyses d’anthropologues, ils nous offrent un regard inédit sur un phénomène de première ampleur. Car les « guerriers » indiens contemporains combattent encore, et peut-être plus que jamais, le « colon ». Ce dernier n’est plus forcément un conquistador européen mais peut prendre les traits d’une multinationale ou d’un État peu scrupuleux. Leur guerre n’est pas destinée à assurer leur survie mais à sauver ou reprendre leur terre pour retrouver leur identité. Chaque année en octobre, les Indiens célèbrent cette lutte pour « Abya Yala », le nom choisi en 1992 par les indigènes pour désigner leur continent. Ce livre s’intéresse pour la première fois à ce peuple non pas du point de vue des ethnologues et anthropologues, mais en tant que force politique. Ce documentaire sur le vif donne lieu à un texte très narratif et documenté. Sa force réside dans un travail minutieux d’enquête. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Benjamin Peret, Dans la zone torride du Brésil. Visites aux Indiens. liminaire de Jérôme Duwa ; postface de Leonor Lourenço de Abreu ; photographies de Benjamin Péret. [Cours, Rigny, Nolay], Éditions du Chemin Fer, « Micheline », 2014, 104 pages.

En 1956, Benjamin Péret séjourne à deux reprises chez les Indiens du Brésil, dont il partage l'habitat naturel et le quotidien.Dans la zone torride du Brésil réunit le récit de ce voyage et les photographies inédites qu'il en ramena, réalisant ainsi le projet qu'appelait de ses vœux le poète surréaliste à la fin de sa vie. S'y ajoute un article, inédit en français, qu'il publia dans le magazine brésilien Manchete. (Présentation de léditeur

 


— Jacky Picard, Amazonie brésilienne, les marchands de rêves. Occupations de terre, rapports sociaux et développement ; préf. de Christian Geffray. [Paris], Éditions de l’Harmattan, « Recherches Amérique latine. Série Brésil », 1999, 160 pages.

L’occupation collective de grandes propriétés suscite un immense espoir chez les agriculteurs sans terre. Cependant, la terre ainsi obtenue ne suffit pas à assurer l’autonomie dont ils semblent rêver. Une catégorie d’acteurs, véritables « médiateurs paternalistes », parvient à se constituer en intermédiaire entre ces populations démunies et le marché, les services publics, les forces politiques. L’originalité de ces rapports sociaux, c’est la présence d’une dette qui dépasse la simple dimension matérielle de l’échange : l’obligé doit plus que les marchandises avancées, il doit aussi une reconnaissance, une soumission. Car son créancier est aussi l’un des rares à pouvoir lui faire crédit, son protecteur en quelque sorte. La description et l’analyse des caractéristiques paternalistes de ce lien social permettent de mieux comprendre la société amazonienne et apportent ainsi une contribution aux différents programmes de recherche et d’aide au développement mis en place dans la région. L’auteur explique notamment les raisons de l’engouement des paysans pour l’élevage bovin ainsi que les dynamiques socio-économiques qui conduisent à l’expansion des pâturages et donc au déboisement des forêts amazoniennes. (Présentation de léditeur)

 


— Raoni, Jean-Pierre Dutilleux, Raoni, mémoires d'un chef indien, préface de Jacques Chirac. [Monaco-Paris], Éditions du Rocher, 2010, 264 pages, illus.

Coiffé de sa parure et sous les peintures de chef de guerre, Raoni avait fait sensation, il y a vingt ans, en entreprenant un tour du monde inédit – en 60 jours – avec le cinéaste Jean-Pierre Dutilleux et Corbeau Rouge, le chef sioux nord-américain. Débarquant à Paris, il est alors reçu par le maire, Jacques Chirac, puis par le président François Mitterrand à qui il remet le couvre-chef des guerriers de la tribu des Kayapos (Amazonie). Puis, c’est le prince Charles, le roi Juan Carlos, en Espagne, le pape Jean-Paul II et de nombreuses personnalités dans quinze pays. Son message : prendre conscience des valeurs de la forêt amazonienne menacée par les hommes. Chez lui, les chercheurs d’or (garimpeiros) envahissent des territoires grands comme des départements et en chassent les Indiens. Raoni se retire dans sa tribu sur une victoire : la délimitation du territoire des Kayapos, le Xingu, une zone grande comme six fois la Belgique. Elle a pu être démarquée grâce aux dons réunis dans le monde entier par les douze fondations qui se sont créées sur son passage. Vingt ans après, de nouveaux problèmes surgissent : la grande réserve est menacée. Même le cacique Raoni, âgé d’environ soixante-quinze ans, aussi respecté soit-il par son peuple, a du mal à léguer les valeurs ancestrales aux jeunes générations, dont les plus impatients brûlent leurs illusions dans les lumières des faubourgs de Brasilia. D’où ces Mémoires, d’où ce cri. (Présentation de léditeur)

 


Amazonia, photographies de Henry Ray ; texte de Christian Caujolle. [Arles], Éditions Actes Sud / Fondation CCF pour la photographie, 1996, 1999, 104 pages.

 


[FICHE LIVRE] — Darcy Ribeiro, Carnets indiens. Avec les Indiens Urubus-Kaapor, Brésil (Diários índios. Os Urubus-Kaapor, 1996), traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot, adresse de Jean Malaurie, préface de José Pasta. [Paris], Éditions Plon, « Terre humaine », 2002, XII-720 pages, illus.

Les Carnets indiens sont des carnets d’expéditions conduites entre 1949 et 1951 dans la forêt amazonienne chez les Urubus-Kaapor, descendants des célèbres Toupinamba aux rituels d’anthropophagie, peuple pacifié depuis seulement vingt ans et fragilisé par les épidémies, les conflits et une scandaleuse politique d’extermination menée à des fins économiques. « J’avais alors vingt-sept ans, la vigueur, la gaieté et la fougue de cet âge que je regrette infiniment. Et j’affrontais sans crainte des marches de mille kilomètres. » Comment traquer la vérité ? Qu’est-ce que la vérité d’un peuple ? Telle est la leçon méthodologique qui se dégage de ce journal unique dans l’anthropologie sud-américaine, où l’on retrouve cette force de vie dont le capitaine James Cook nous a donné l’inoubliable exemple. (Présentation de l’éditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Denis Richer, Pays perdu. Avec les Maïa, parias de l’Amazonie. [Paris], Éditions Phébus, « D’ailleurs », 1993, 160 pages.

Amazonie...! C’est dans le dernier retrait de la grande sylve d’émeraude que Denis Richer est allé à la rencontre d’une tribu insaisissable : les Maïa (apparentés au peuple Yanomami), chassés naguère de leur territoire par les garimpeiros et autres contrebandiers – au nom de cette nouvelle « loi de la jungle » qu’impose, loin des regards indiscrets, notre civilisation conquérante. Il sera le premier Blanc à être accueilli parmi eux. Situation dont il mesure toute l’équivoque : il rêve de les protéger des atteintes de la « barbarie moderne » qui s’emploie à massacrer leur forêt et traque leur liberté ; mais il est aussi, par force, l’ambassadeur de la nouveauté. Son seul atout auprès d’eux : la solitude. Paria lui-même, à sa façon, gêné par une mauvaise vue qui l’oblige à cheminer en suivant d’autres repères, déchargé de toute « mission », il ne voyage pour personne d’autre que pour lui. Et ses interlocuteurs, confusément, le sentent. Que cherche-t-il en leur compagnie, sinon lui-même ? Son récit en tout cas, aussi peu démonstratif – aussi peu « monstratif » – que possible, porte la trace, rare, d’une intimité partagée sans bruit avec le monde sauvage et ses habitants. (Présentation de l’éditeur)

 


— Alain Ruellan, Bertrand Verfaillie, Amazonie, le chemin de l'espoir.  [Paris], Éditions Decartes & Cie, « Technocité », 2005, 148 pages.

Il est d’usage de condamner l’Amazonie. Cette région-continent d’Amérique du Sud, qui se déploie pour l’essentiel au Brésil, serait vouée à une destruction rapide et ses habitants n’y auraient aucun avenir. Cet ouvrage propose une vision à contre-courant de ces discours fatalistes. Certes, l’Amazonie a énormément souffert, surtout ces cent dernières années. Mais derrière l’horreur des massacres, dans l’enfer d’un libéralisme indifférent au sort des hommes et des écosystèmes, sur cette terre en cours de destruction et d’appauvrissement, pousse un espoir de révolution économique et sociale. La prise de conscience est à la mesure du danger : l’étendue même des dégâts a conduit les Amazoniens et les Brésiliens à chercher des alternatives, à expérimenter de nouveaux modèles, à inventer un développement durable enraciné dans le territoire et répondant aux besoins de sa population. La clé de la survie de l’Amazonie réside dans ces démarches endogènes, et non dans les incantations de ceux qui voudraient la mettre sous cloche. Son exploitation rationnelle, équilibrée, intelligente est possible et ne peut que profiter à l’Humanité toute entière. (Présentation de l’éditeur)


Christophe Albaladejo et Xavier Arnauld de Sartre (éd.), L'Amazonie brésilienne et le développement durable. Expériences et enjeux en milieu rural, préface de Philippe Léna. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches et documents Amériques Latines », 2005, 288 pages.

 


— Xavier Arnauld de Sartre, Fronts pionniers d'Amazonie. Les dynamiques paysannes au Brésil, préface de Hervé Théry. [Paris], Éditions du CNRS, « Espaces et milieux », 2006, 224 pages.

Permettant aux agriculteurs familiaux d’accéder enfin au statut de propriétaire, les fronts pionniers amazoniens ont longtemps été considérés comme des terres de tous les possibles. Mais les violences qui y sont désormais associées (qu’elles soient dirigées contre les Indiens ou entre colons) ternissent cette image somme toute fragile d’un monde plus équitable, et ce, d’autant plus qu’il est aussi question de déforestation massive et de sous-utilisation des sols colonisés. Comment comprendre alors les dynamiques à l’œuvre dans cette région ? N’assiste-t-on qu’à la reproduction d’une structure foncière archaïque, avec appropriation des terres via un défrichement intensif ? Ou doit-on voir dans les innovations paysannes, discrètes mais bien présentes, et les interactions entre les différents types de vie agricole – dont les plus jeunes sont notamment porteurs – les prémices d’un développement durable ? Issue d’un long travail de terrain de l’un des plus grands fronts pionniers du monde – l’Amazonie orientale –, cette étude éclaire les logiques auxquelles répondent les jeunes agriculteurs et offre ainsi des bases sérieuses de réflexion pour la mise en place d’un monde rural équitable et relativement stabilisé. (Présentation de léditeur)

 


— Xavier Arnauld de Sartre, Vincent Berdoulay, Des politiques territoriales durables ? Leçons d’Amazonie. [Versailles], Éditions Quae, 2011, 160 pages.

À partir du cas emblématique de l’Amazonie, les auteurs analysent les relations complexes entre territoire, développement durable et modernité. Ils font ressortir les conditions de l’appropriation du développement durable par les autorités et par les populations. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Jean Soublin, Histoire de l’Amazonie. [Paris], Éditions Payot, « Voyageurs », 2000, 348 pages.

Une histoire romancée de l’Amazonie brésilienne, à travers les récits des premiers voyageurs, de la crainte et de l’enthousiasme qu’elle a suscitée à ceux-ci. Parmi les sujets abordés: la politique indienne, à travers une mission jésuite portuguaise, l’économie caoutchoutière et surtout la révolution sociale qui aboutit à un pouvoir populaire durant les années 1840. Un récit basé sur un travail d’historiens, de l’ère tertiaire jusqu’en 1980. Qui n’a rêvé à l’Amazonie, à ses fleuves interminables, ses forêts magiques, ses Indiens, son vide ? Peu de territoires aussi vastes ont une telle puissance évocatrice. Au fil des siècles les hommes se sont forgé des images : patrie des Amazones, Eldorado, terre de mission où les moissonneurs d’âmes engrangeaient des récoltes miraculeuses, royaume du caoutchouc et des fortunes éphémères, laboratoire secret de la nature, enfer vert maléfique, poumon de la planète menacé par l’asphalte de routes dérisoires... Ces images ont engendré depuis toujours des convoitises, des dégoûts, des colères et bien des injustices ; leur succession forme l’histoire de l’Amazonie. Cette histoire, Jean Soublin la raconte en écrivain. Il médite sur les enthousiasmes et les effrois des premiers voyageurs. Il nous emmène au sein d’une mission jésuite pour expliquer la politique indienne du Portugal, ou sous la hutte du seringueiro pour démonter les effarants mécanismes de l’économie caoutchoutière. Et puis il insiste sur ce qui lui tient à cœur : la révolution sociale qui établit un pouvoir populaire en Amazonie trente ans avant la Commune de Paris, ou encore la foule misérable des métis de tous sangs qui s’entêtèrent à survivre dans ce pays, le leur depuis cinq siècles. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Emilie Stoll, Terres indiennes et politique indigéniste au Brésil. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2009, 202 pages.

Au Brésil, des peuples autochtones ont survécu à l’avancée de la frontière civilisatrice. Ils souhaitent préserver leur culture et leur mode de vie traditionnelle tout en s’affirmant sur la scène internationale. Depuis les années 1980, les Indiens du Brésil ont créé des organisations pour défendre leurs droits fonciers. Il apparaît que la question indigéniste est inextricablement liée aux problématiques environnementales et que les Indiens sont le dernier rempart contre la déforestation massive de l’Amazonie brésilienne. (Présentation de léditeur)

 


— Hervé Théry (éd.), Environnement et développement en Amazonie brésilienne, cartographie de Pascale Maurence. [Paris], Éditions Belin, « Botanique », 1997, 208 pages, illus.

 


— Erika Thomas, Indiens du Brésil, (in)visibilités médiatiques. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2012, 202 pages.

Cet ouvrage interroge la circulation des images ambivalentes de l’indien du Brésil. A partir de l’analyse de films documentaires et de grands classiques de la fiction cinématographique brésilienne, l’auteur problématise l’écart entre la représentation stéréotypée et instrumentalisée de l’Autre et l’expression d’un Soi indigène qui questionne l’historiographie, l’ignorance de la société brésilienne et qui se constitue comme une quête de reconnaissance et de visibilité. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Patrick Tierney, Au nom de la civilisation. Comment anthropologues et journalistes ont ravagé l’Amazonie (Darkness in El Dorado. How Scientists and Journalists Devastated the Amazon, 2000), traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. [Paris], Éditions, Grasset, 2002, 452 pages.

Au cœur des jungles impénétrables du Venezuela et du Brésil, ils ont été tenus pour la population la plus sauvage au monde, le dernier « peuple vierge » dans la très longue histoire des explorations commencée il y a plusieurs siècles avec Christophe Colomb et Cortez. Quand Napoléon Chagnon et d’autres anthropologues réputés rencontrent les Yanomami dans les années 60, la « découverte » de leurs guerres tribales féroces et de leur compétition sexuelle révolutionne l’anthropologie moderne aussi profondément qu’elle l’avait été par les découvertes de Margaret Mead un demi-siècle plus tôt. Pour Chagnon et ses collègues, les Yanomami représentent « la dernière frontière » et leur habitat le dernier théâtre d’observation du comportement de l’homme dans un environnement vierge de toute influence extérieure. On leur consacre alors des dizaines de livres, de films, d’articles. Et si tout ceci n’avait été qu’un leurre ? Au terme d’un travail de plus de dix ans, Patrick Tierney démontre ici que chercheurs, journalistes et scientifiques se sont comportés comme les explorateurs anglais ou espagnols qui cherchaient il y a cinq siècles la cité mythique de l’Eldorado, Terre Promise détruite par leur propre brutalité. Cet ouvrage magistral est à la fois un livre d’aventures qui nous emporte, du début des années 60 jusqu’à nos jours, du Brésil au Venezuela, des sources de l’Orénoque au cœur des forêts amazoniennes, sur les traces de chercheurs d’or, de scientifiques dévoyés, de cinéastes, d’explorateurs, de missionnaires, d’anthropologues devenus seigneurs féodaux de la brousse faisant régner les ténèbres autour de leur folie conradienne. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Marc Trillard, Amazonie, rencontre avec un géant. [Monaco-Paris], Éditions du Rocher, « La fantaisie du voyageur », 2006, 172 pages.

Recueil d’impressions sur une région qui fascine l’auteur : l’Amazonie. Il s’interroge sur la présence du bœuf en Amazonie et décide de partir à Sao Luis, aux sources mêmes de la tradition. Ainsi commence une aventure qui le mène à Bélem, à Santarém, autant d’étapes pendant lesquelles l’auteur expose ses sensations.

 


[FICHE LIVRE] — Ricardo Uztarroz, Amazonie mangeuse d’hommes. Incroyables aventures dans l’enfer vert. [Paris], Éditions Arthaud, « Esprit d’aventure », 2008, 260 pages.

Ricardo Uztarroz relate les différentes explorations tragiques au cœur de la forêt amazonienne de 1925 jusqu’aux années 1960. A travers ces histoires, l’auteur dévoile les mythes de l’enfer vert qui ont nourri la littérature populaire, de Conan Doyle et Le monde perdu aux aventures de Bob Morane... Mais aussi le récit des aventuriers d’hier, aux noms oubliés de Percy Gawcett, grand explorateur, le vrai Indiana Jones, en passant par Raymond Maufrais à la recherche du roi blanc – mythe inachevé, les conspirateurs Pizarro et Orellana – les maudits de la conquête, le dandy de l’Eldorado Walter Raleigh. l’Amazonie mythique, délirante, hostile, démesurée, luxuriante, a toujours fasciné. Mais l’Amazonie ne faillit pas à sa réputation celui de la forêt vierge dévorant ceux qui osent la violer... Malgré les avertissements donnés transmis par les récits, les légendes indiennes, l’homme est toujours attiré par cet enfer vert et encore aujourd’hui, se perd toujours dans ses entrailles. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Laurent Vidal, Mazagão, la ville qui traversa l’Atlantique. Du Maroc à l’Amazonie (1769-1783), postface de Jean Duvignaud. [Paris], Éditions Aubier, 2005, 320 pages.

1514 : la Couronne portugaise, dans un grand mouvement de reconquête des terres infidèles, fonde la citadelle de Mazagão, sur la côte marocaine. Les siècles passant, ce joyau colonial sombre dans l’oubli. Quand débute le siège de 1769, les 2000 Portugais de la forteresse ne peuvent faire face aux 120 000 soldats maures et berbères campés au pied des remparts. Alors, la couronne décide de déplacer – corps et biens – la ville de Mazagão. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, le Portugal entreprend la colonisation de l’Amazonie, nouvelle perle de l’Empire. Il faut des hommes pour cela, et voici une ville entière soudain disponible. La destination de Mazagão sera donc le Brésil. Une véritable odyssée commence alors, avec la mise en navires des familles, des objets du culte et des livres de l’administration. Une escale de six mois à Lisbonne précède l’arrivée à Belém, capitale de l’Amazonie portugaise, où une nouvelle attente débute – de plusieurs années cette fois. Au bout du fleuve, la Nouvelle Mazagão tarde à sortir du sol. Dans l’intervalle, des hommes sont morts, des enfants sont nés : la ville nouvelle n’est déjà plus l’ancienne. Au traumatisme du déplacement s’ajoutent la difficile adaptation au climat équatorial et la cohabitation avec les Indiens ou les esclaves africains. Pour raconter l’extraordinaire histoire de cette ville déplacée, Laurent Vidal a enquêté au Maroc, au Portugal et au Brésil. Une histoire encore vivante aujourd’hui : chaque année, au Brésil, les « descendants » des Mazaganistes célèbrent les luttes de leurs ancêtres chrétiens contre les Maures. (Présentation de léditeur)

 


— Raymond Zocchetti, Yanomamis. Les coureurs de la jungle. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Vivre là-bas », 2000, 172 pages.

 


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  • L'homme est un loup pour l'homme

    2020. Julian West, éminent universitaire, fait paraître un ouvrage tragiquement prémonitoire, “Zones de divergence”, dans lequel il anticipe nombre de catastrophes à venir, écologiques, politiques et géopolitiques. Trente ans plus tard, le vieil homme part pour un voyage, virtuel, auprès de sa femme et de ses enfants éparpillés de par le monde, et ne peut que “constater la triste réalité de ses prédictions les plus noires et dystopiques”.

    10 juin 2017

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