Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

Littérature Brésilienne


OUVRAGES GÉNÉRAUX

Histoire – Politique – Société



— Paulo Roberto de Almeida, Katia Mytilineou de Queirós Mattoso, Une Histoire du Brésil. Pour comprendre le Brésil contemporain. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2002, 142 pages.

Le Brésil a fêté en 2000 ses cinq premiers siècles d’existence. Il arrive à une certaine maturité économique. Le pays rencontre néanmoins des problèmes sociaux dont les origines plongent, pour certains, leurs racines dans le passé colonial et esclavagiste. Ce livre présente l’itinéraire de 500 ans de formation et d’évolution de la société brésilienne. Le contexte régional ainsi que la politique internationale du Brésil sont aussi mis en évidence dans ce texte fluide et vif, signé par deux spécialistes reconnus de l’histoire et de la diplomatie brésilienne. (Présentation de léditeur)


 

 


— Roger Bastide, Brésil, terre des contrastes, présentation et notes d’actualisation de Christine Ritui ; préface de Maria Isaura Pereira de Queiroz. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 1999, 356 pages. [Première édition (épuisé) : Paris, Éditions Hachette, « Nations du XXème siècle », 1957, 360 p.]

 

 

 

 

 

L’auteur propose une présentation générale du Brésil, à sa manière, c’est-à-dire fortement marquée par la passion de comprendre, de donner à voir un monde différent, un « ailleurs » dégagé de tout exotisme. Brésil, terre des contrastes n’avait pas connu de réédition depuis 1957. Et même si les disparités régionales s’émoussent lentement, qui peut nier la pertinence en cette fin de siècle de la caractérisation choisie par Bastide ? (Présentation de léditeur)

 

 

 


[FICHE LIVRE] — Roger Bastide, Images du Nordeste mystique en noir et blanc (Imagens do Nordeste mistico em preto e branco, 1945), introduction, postface, traduction de la version portugaise et notes de Charles Beylier. [Arles], Éditions Actes Sud, « Babel », n°154, 1995, 288 pages, illus. [Première édition (épuisé) : Aix-en-Provence, Éditions Pandora, « Des Sociétés », 1978, 246 p.].

 

 


« Ce n’est qu’un faisceau d’images. Il ne s’agit pas d’un livre de science pure, encore moins d’une espèce de chant lyrique. Mon séjour à Bahia et Recife a été trop court pour que je me permette d’étudier vraiment les religions afro-brésiliennes. D’un autre côté, comme sociologue, je n’ai pu m’empêcher d’aller au-delà du simple reportage littéraire en apportant ma contribution sur l’interprétation du baroque et la description des cultes africains. »

 

 

 

Du 19 janvier au 28 février 1944, Roger Bastide qui enseignait depuis 1938 à l’université de São Paulo entreprit un voyage dans le Nordeste : aux confins de l’enquête de terrain et du commentaire poétique, il décrit, raconte, interprète. Des églises baroques au candomblé, entre rituel chrétien et rites africains, il dit la fête, la transe, le métissage, et nous rend témoins et complices de ce voyage où l’on apprend, comme le souligne Jean Duvignaud dans sa préface, que « l’homme, dans sa diversité, son heureuse diversité, est une polyphonie d’expériences possibles ». Présentation de léditeur)



— Alfredo Bosi, La Culture brésilienne. Une dialectique de la colonisation, traduit du portugais par Jean Briant. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches et Documents. Amériques latines. Série Brésil », 2000, 456 pages.

Partant du Père Anchieta, qui évangélisa le Brésil, pour atteindre l’industrie culturelle contemporaine, Alfredo Bosi, historien célèbre de la littérature brésilienne, cerne avec sensibilité les formes historiques qui entrelacent la colonisation, les cultes et les cultures. Cet ouvrage est le résultat d’un parcours original de l’histoire de la pensée brésilienne. (Présentation de léditeur


 

 


[FICHE LIVRE] — Sérgio Buarque de Holanda, Racines du Brésil (Raizes do Brazil, 1936), traduit du portugais (Brésil) par Marlyse Meyer ; préface d'Antonio Candido, postface de Jorge Forbes. [Paris], Éditions Gallimard, Arcades, n°56,1998, 350 pages.

 

 

 

Sérgio Buarque de Holanda a vécu dans un temps où, au Brésil, la vie et la pensée politiques étaient traversées par les systèmes radicaux florissant en Europe. On ne peut l'oublier en le lisant. Esprit ouvert, aigu et généreux, il a donné avec Racines du Brésil un livre clef qui, sans rien ignorer des méthodes et des théories sociologiques allemandes et françaises, a son visage propre. Sa pensée et sa recherche mettent en valeur et expliquent de façon précise et imaginative les données historiques, géographiques et sociales. Elles fournissent en même temps les images fortes qui articulent le récit. Ainsi, dans l'étude de l'établissement des villes en Amérique, l'exemple de deux mentalités : la méthode géométrique des Espagnols et le geste de dissémination des Portugais, pour qui la terre est fondamentale, toujours présente, comme dans la métaphore du titre de l'ouvrage, Racines du Brésil. (Présentation de l’éditeur



[FICHE LIVRE] — Mario Carelli, Brésil, épopée métisse. [Paris], Éditions Gallimard, « Découvertes », 1988, 128 pages.

Le 22 avril 1500, les Portugais jettent l’ancre au large d’une terre de perroquets et de cannibales. C’est le Brésil à l’état de nature, pays aux fleuves impétueux, aux forêts impénétrables. Peu à peu les Indiens s’effacent, laissant derrière eux les premiers métis. Entre-temps arrivent les Noirs d’Afrique, les « Pièces de Guinée ». Débarquent enfin des émigrants du monde entier, Allemands, Italiens, Espagnols, Japonais ou Syriens... De cette fusion épique naît le Brésil d’aujourd’hui. (Présentation de l’éditeur)



— José Murilo de Carvalho,  Un théâtre d’ombres. La politique impériale au Brésil, 1822-1889 (Teatro de sombras. A política imperial, 1988),  traduit du portugais (Brésil) par Cécile Tricoire [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°11, 1990, 204 pages.

Phénomène unique dans l’Amérique indépendante – mise à part la tragique et brève expérience du Mexique –, la monarchie brésilienne garantit, pendant cette longue période, la stabilité politique du pays grâce à un accord implicite et instable entre le roi et les propriétaires terriens : en assurant l’ordre social, le roi assure leur pouvoir ; en prônant des réformes sociales (comme l’abolition de l’esclavage), il blesse profondément leurs intérêts matériels. La vie politique présente ainsi des caractéristiques théâtrales ; là réside le secret de l’apparente stabilité du système et de sa réelle fragilité. (Présentation de léditeur)



[FICHE LIVRE] — Paul Claval, La Fabrication du Brésil. [Paris], Éditions Belin, « Mappemonde », 2004, 383 pages.

Le foot, le carnaval, les favelas, c’est à cela que se résume trop souvent le Brésil pour les Français ! Quelle caricature ! Le Brésil est un grand pays, coloré, fascinant ; c’est la patrie de « l’homme cordial », une civilisation que les Brésiliens ont construit en cinq siècles à partir d’une poignée de Portugais qui ont su se mêler aux Indiens et aux esclaves qu’ils importaient d’Afrique. Pour découvrir le Brésil, il faut sortir de Rio de Janeiro et de Sao Paulo, s’arrêter clans les petites villes, parcourir les campagnes vides de l’intérieur, s’immerger dans la forêt, ou flâner sur les plages où tous aiment se retrouver le week-end. Il faut écouter les gens, comprendre leurs inquiétudes, voir comment ils ont appris à vivre avec l’insécurité, s’interroger sur la présence souvent sensible de l’Afrique et du monde amérindien, s’étonner de la montée en puissance des sectes. Il faut aimer ce mélange de modernité extrême, de tradition et de retard, dans une ambiance curieusement décontractée. Il faut percer, derrière la joie bruyante, la mélancolie, le sérieux, le goût du travail bien fait. L’unité d’un pays superficiellement divers est profonde, comme la passion qu’il a mise à se développer, et celle qu’il apporte aujourd’hui à trouver d’autres voies vers le progrès. (Présentation de léditeur)



[FICHE LIVRE] — Paul Claval, Le Brésil. [Paris], Éditions Le Cavalier Bleu, « Idées reçues », 2009, 128 pages.

Paul Claval est géographe, professeur émérite à l’université de Paris-Sorbonne. Initiateur de la géographie culturelle en France, fondateur de la revue Géographie et Cultures, il s’intéresse aussi au Brésil et est l’auteur, notamment de La Fabrication du Brésil (Belin). Il nous dresse ici un portrait vivant de ce pays à la taille d’un continent, à la population variée, et souvent présenté comme l’un des géants du 3e millénaire. (Présentation de léditeur



[FICHE LIVRE] — Paul Claval, Le Brésil entre exotisme et modernité.  Idées reçues sur un nouveau grand. [Paris], Éditions Le Cavalier Bleu « Idées reçues », 2014, 200 pages.

Parler du Brésil ? Une gageure ! Un pays à l’échelle d’un continent, une population bigarrée, l’explosion contemporaine des villes qui fait se côtoyer buildings rutilants et favelas... Pays du carnaval, de l’exubérance, du football, mais aussi berceau de l’alter-mondialisme, leader des biocarburants, société marquée par de profondes inégalités, en proie aux tensions et à la violence... le Brésil d’aujourd’hui offre un visage si contrasté qu’il est difficile d’échapper aux idées reçues. Décortiquant ces stéréotypes, Paul Claval nous montre un Brésil devenu une grande puissance, un pays aux ressources variées qui accède aux plus hautes technologies dans nombre de domaines, un pays qui nous parle aussi de l’avenir. (Présentation de léditeur



— Amanda Dias, Aux marges de la ville et de l’État. Camps palestiniens au Liban et favelas Carioca, préface de Michel Agier. [Paris], Éditions Karthala, « Hommes et sociétés », 2013, 420 pages.

Cet ouvrage met en miroir les camps de réfugiés palestiniens au Liban et les favelas brésiliennes. Bien que nés dans des contextes historiques et politiques très différents, la condition actuelle des camps et des favelas, aux marges de la ville et de l’État, invite au rapprochement. Au Liban, la situation des réfugiés palestiniens est des plus difficiles au regard des autres communautés de la diaspora palestinienne, l’intégration des Palestiniens dans la société libanaise ayant toujours représenté une menace pour l’équilibre confessionnel du pays. Au Brésil, si les habitants des favelas sont, en principe, des citoyens brésiliens, ils se situent de facto aux marges politiques, économiques, sociales et juridiques de la société, la favela étant considérée comme l’espace de la criminalité et de la drogue. Amanda Dias s’intéresse aux processus sociaux et identitaires qui se développent à l’intérieur de ces espaces marqués par la précarité et la stigmatisation, ainsi qu’aux interactions avec l’État et la société dans laquelle ils s’insèrent. En privilégiant une approche ethnographique dans le camp de Beddawi et la favela d’Acari, elle révèle les stratégies de survie de leurs populations et l’existence d’importants réseaux d’entraide au sein du camp et de la favela. Elle accorde, enfin, une attention particulière à ceux qu’elle identifie comme les « intellectuels des marges », artistes et militants, portes d’entrée microsociologiques pour comprendre la condition des réfugiés, des favelados et de leurs lieux de vie. (Présentation de léditeur

 



[FICHE LIVRE] — Martine Droulers, Céline Broggio, Le Brésil. [Paris], Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », n°628, 2005 ; 2013, 128 pages.

Cinquième pays du monde par sa taille, septième par son poids économique, le Brésil est désormais une grande puissance, aux dynamiques sociales et territoriales en évolution constante. Ses indicateurs sociaux l’apparentent toutefois à un pays en voie de développement où modernité et archaïsmes cohabitent. Cet ouvrage présente l’espace brésilien et ses particularités régionales. Il analyse les recompositions territoriales dues à la mondialisation et à la concentration urbaine. Il décrit également les nouvelles modalités institutionnelles mises en place pour freiner les déséquilibres entre les territoires et assurer les bases de la jeune démocratie brésilienne. (Présentation de léditeur

 


[FICHE LIVRE] — Armelle Enders, Nouvelle Histoire du Brésil. [Paris], Éditions Chandeigne, « Lusitane », 2008, 288 pages, illus.

Avec presque 200 millions d’habitants et une économie qui oscille autour du 10e rang mondial, le Brésil appartient aux grandes puissances d’aujourd’hui et représente à lui seul plus de la moitié de l’Amérique du Sud par sa superficie, sa population, son PIB. Le Brésil est toutefois moins connu pour sa puissance, somme toute récente, que pour sa réputation de « pays métis », de mélange réussi et harmonieux de populations aux origines variées. Faire l’histoire du Brésil ne consiste pas à tracer une évolution rectiligne et déterministe de ce qui serait un «destin national», la construction implacable du « Géant lusophone», depuis l’arrivée des Portugais en 1500 jusqu’à la présidence de Lula, mais à suggérer que bien d’autres destins étaient possibles. Ce livre prend en compte la préhistoire du pays et insiste sur la diversité et les contradictions de la société brésilienne, tant à la période dite coloniale que depuis l’Indépendance de 1822. Il montre le rôle central qu’exercèrent Portugais et Brésiliens pendant toute la durée de la traite négrière, le fonctionnement du système esclavagiste, ainsi que les séquelles de longue durée que fait peser celui-ci sur les rapports sociaux et la citoyenneté au Brésil. Il s’efforce, enfin, de faire l’archéologie du « Brésil métis », en plaçant dans son contexte le métissage, ses formes, ses significations et ses enjeux. (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Elise Grunspan-Jasmin, Lampião, vies et morts d’un bandit brésilien. [Paris], Presses Universitaires de France, « Partage du savoir », 2001, 292 pages.

Ce livre est le premier travail historique publié en français sur un personnage légendaire de l’histoire brésilienne, le célèbre Lampião (né vers 1897) qui, pendant près de vingt ans, défia non seulement les autorités du Nordeste brésilien mais encore le pouvoir central. Il fut décapité en 1938, et sa tête fut exposée sur la place publique. Voici comment l’un de ses contemporains l’a décrit : « Lampião qui possède un cœur furieux tel un Vésuve de crimes, est en réalité, il ne faut pas le nier, un bandit exceptionnel. Il génère le crime et s’en nourrit. Cet homme qui, le matin, regarde le soleil à travers le canon de son fusil meurtrier, qui, la nuit, baigne la lame froide de son poignard dans les rayons mélancoliques de la lune, ce Lampião qui sème la douleur, qui fait des veuves et des orphelins, bourreau des vierges, violeur des foyers est en réalité un bandit dont la structure psychologique, si elle était analysée par des scientifiques compétents, offrirait au monde le portrait d’une individualité exceptionnelle capable du pire. » (Présentation de léditeur)

 


[FICHE LIVRE] — Axel Gyldén, Le Roman de Rio. [Paris], Éditions du Rocher, 2007, 276 pages.

« Le mois de janvier venait de commencer et les navigateurs croyaient voguer sur une large rivière. Alors, ils baptisèrent l’endroit « Rivière de Janvier », soit, en portugais, Rio de Janeiro. » Depuis la découverte de cette baie mythique en 1502 jusqu’à nos jours en passant par la période impériale ou encore par la finale du Mondial de football de 1950 perdue au stade Maracanà – la pire tragédie qu’ait connue le pays, selon certains historiens –, Le Roman de Rio retrace la grande et la petite histoire de la « cité merveilleuse » dont les acteurs, pittoresques mais bien réels, font penser à des personnages de roman. (Présentation de léditeur)

 


— Patrick Howlett-Martin, Le Brésil du Nord-Est. Richesses culturelles et disparités sociales. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2008, 320 pages.

Sans doute l’une des études les plus remarquables du Brésil d’aujourd’hui, procédant d’expériences vécues dans sa région du Nord-Est, grande comme trois fois la France. Probablement unique au monde par sa diversité et ses richesses culturelles, sa religiosité et ses croyances, la région du Nord-Est est confrontée à de graves problèmes sociaux, analysés sans détour. Les administrations régionales et fédérales brésiliennes s’efforcent de les résoudre, conscientes de la marginalisation et de la discrimination dont les populations pauvres ont trop longtemps souffert de la part des oligarchies rurales. Une introduction claire, intelligente et passionnante. (Présentation de léditeur)



[FICHE LIVRE] — Gilles Lapouge, Dictionnaire amoureux du Brésil. [Paris], Éditions Plon, 2011, 660 pages.

« Je connais le Brésil depuis soixante ans (…). Ce dictionnaire voudrait donner à voir ses forêts du début des choses, ses eldorados, les déserts écorchés du Nordeste, la douceur de ses habitants et leurs cruautés, la volupté de Rio, de Brasilia, de Sao Luis, les fêtes et les sambas, les fascinants poissons de l’Amazone, l’aventure du caoutchouc, du café et de ce bois écarlate qu’on appelle le bois brésil. (…) Je parle également du Brésil d’aujourd’hui, partagé entre l’horreur des favelas et l’impatience d’un peuple qui, pour la première fois peut-être, sait qu’il est en charge de son propre avenir. C’est cela, être amoureux d’un pays. »



— Jean-Marc Montaigne, Le Trafiq du Brésil.  Navigateurs Normands, Bois-Rouge et cannibales pendant la Renaissance. [Rouen], Asi Communication, 2005, 48 pages.

Pendant tout le 16siècle, et ensuite avec une ampleur décroissante, entre Honfleur, Rouen, Le Havre et Dieppe, n’ont cessé, en concurrence avec les Portugais de fréquenter les rivages, tout juste découverts du Brésil. Ils en ramenaient, surtout, le bois de braise, dont l’appellation, vite associée à cette partie des Indes Occidentales, lui fournira sont nom. Ce trafic au Brésil sera, aussi, l’occasion pour de nombreux truchements normands de s’établir dans les tribus du Nouveau monde. Parallèlement, des Indiens, notamment Tupinambas, furent emmenés dans nos ports, y demeurèrent et parfois s’y marièrent. Aujourd’hui, alors que le bois-rouge a disparu des forêts brésiliennes et que les Indiens ont été exterminés, il reste et les voici, çà et là en Normandie et dans quelques, bibliothèques et musée prestigieux de par le monde, des traces, de ce patrimoine devenu culturel, et de l’imaginaire. (Présentation de léditeur)

 


— Lamia Oualalou, Brésil. Histoire, société, culture. [Paris], Éditions La Découverte, « Les guides de l’État du monde » Nouvelle édition mise à jour, 2009, 224 pages.

Brésil, « terre d’avenir ». L’expression de Stefan Zweig embrasse parfaitement un pays qui a toujours cru en son potentiel, malgré les difficultés. La patrie de la samba se révèle beaucoup plus riche et complexe que ne le laissent paraître les clichés. La légendaire cordialité des Brésiliens peut ainsi laisser place à des explosions de violence dignes d’un pays en guerre. L’héritage de trois siècles d’esclavage marque les rapports sociaux de racisme et d’injustice. Pourtant, dans cette société, l’une des plus ouvertes au monde, les immigrés sont accueillis chaleureusement et toutes les religions cohabitent sans heurts. Pays foisonnant de ressources naturelles et de cultures, le Brésil a entrepris, depuis les années 1990, de s’imposer sur la scène internationale. Leader politique incontesté de l’Amérique du Sud, c’est désormais l’un des principaux défenseurs d’un monde multipolaire. Un pays émergent avec lequel il faut compter. (Présentation de léditeur)

 



— Lúcia Ozório, Penser les périphéries une expérience brésillienne.  Pour un nouveau type de politique publique de construction du commun, préface de Benyounès Bellagnech. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches Amériques latines », 2014, 172 pages.

« Les favelas dont tout le monde se fait une idée, synonyme de pauvreté, de mal logement et de misère généralisée, ont dans cet ouvrage une traduction réelle, concrète et positive, représentée par la Communauté du Parque Royal. Par le biais de cet ouvrage, le lecteur se familiarise avec les habitants de cette favela, avec leur mode de vie, leur histoire, leur rêve, leur peine et leur joie et surtout avec leur mode d’action, social et politique, sur le plan de l’éducation, de la santé et de l’habitat. [...] Il faut souligner que Lúcia Ozório est en contact permanent avec la communauté du Parque Royal depuis plus de dix ans. Elle réussit ainsi à réaliser un des objectifs de l’analyse institutionnelle qui tend, entre autres, à ce que l’analyse soit faite et généralisée par les acteurs sociaux, en l’occurrence par les habitants des favelas. D’autres approches sont à l’œuvre dans ce livre telles que l’interculturel, les récits de vie, la narration, l’autogestion et la réflexion qui rejoignent dialectiquement l’action des habitants des favelas. Les étudiants, les chercheurs, les intellectuels, les curieux et les professionnels de santé, de l’urbanisme… trouveront là des outils pour approfondir la connaissance des périphéries. » (extraits de la préface de Benyounès Bellagnech)

 


— Maria Isaura Peireira de Queiroz, Seigneurs ruraux et pouvoir local dans la vie politique brésilienne (O mandonismo local na vida política brasileira, 1969), traduit du portugais (Brésil) par l’auteur avec la collaboration de François Bonvin. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°16, 2006, VIII-166 pages.

Dès les premiers temps de la conquête, les agglomérations qui parsèment peu à peu sur l’immense territoire brésilien forment un élément fondamental de l’organisation socio-économique de la colonie. Les chefs politiques locaux, pour la plupart propriétaires de moulins, de mines ou de plantations de cafés, concentrent dans leurs fiefs une population dépendante qu’ils emploient et protègent tout à la fois. Ils s’imposent alors face au pouvoir central comme des intermédiaires aussi indispensables que redoutables. L’auteure montre dans le livre comment cette tension entre pouvoir local et pouvoir central devient une constante de la vie politique du Brésil, de l’époque coloniale jusqu’à la fin de la Première République (1930). Issue d’un texte plusieurs fois réédité au Brésil, cette traduction offre au public francophone les éléments essentiels pour comprendre la formation et le fonctionnement de la société brésilienne. (Présentation de léditeur)

 


— Eni Puccinelli Orlandi, La Construction du Brésil. A propos des discours français sur la Découverte. [Paris], Éditions de L'Harmattan, 2011, 262 pages.

Pour les Européens, cette exclamation dit le début d'un processus d'appropriation. Découverte signifie alors conquête. Pero Vaz de Caminha, avec sa Lettre, fera le pas suivant en rédigeant l'acte de naissance du Brésil. Découvrir, conquérir, donner à connaître. Dans les rapports de contact entre des cultures différentes, entre des continents différents ayant des histoires différentes, le tangage est une question cruciale ; il établit la circulation de formes de discours (politique, scientifique, littéraire, religieux) entre Europe et Amérique. Comment la découverte du Nouveau Monde s'est-elle reflétée dans la rhétorique européenne, dans la configuration même de ses formes de discours ? Ce livre profond et brillant, entre histoire, anthropologie, littérature et linguistique, traite du discours des missionnaires sur le Brésil, du discours ou du regard français sur le Brésil, des formulations qui rappellent la parenté ambiguë entre « découvrir » et « conquérir », la relation entre Europe et Amérique se transforme en « discours de la colonisation  ». La perspective de ce livre est multiple. C'est d'abord celle qui traque l'effacement de l'histoire par la notion de culture, de la production matérielle de ce qui, une fois effacé, prend le nom d'idéologie. C'est aussi celle de l'intervention critique dans l'histoire de la science, au travers d'un mode d'observation qui propose une confrontation entre le discours de la découverte (de là-bas vers ici) et celui de l'origine (d'ici vers là-bas). Plus simplement ce livre est, pour le Brésil, une magnifique invitation au voyage comme découverte, comme possession, comme administration, comme mission, un voyage comme un journal intime, un voyage comme possible. (Présentation de l’éditeur)

 


— Jacy Alves de Seixas, Mémoire et oubli. Anarchisme et syndicalisme révolutionnaire au Brésil. Mythe et histoire. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°12, 1992, 304 pages.

Un océan remué dans toutes ses vagues... Avec cette formule l’anarchiste Neno Vasco cherchait à définir la conception pluraliste de l’unité ouvrière embrassée par le syndicalisme révolutionnaire qui féconda la stratégie ouvrière d’action directe du premier mouvement ouvrier brésilien, du début du siècle jusqu’à la fin des années vingt. Sa richesse et sa dynamique s’imprimèrent et s’exprimèrent dans les pratiques ouvrières, dans l’imaginaire social et dans le ton anarchiste de toute cette époque. Les années vingt sont celles d’un changement profond, d’une rupture dans le mouvement ouvrier brésilien. (Présentation de léditeur)

 



— Giancarlo Summa, Le Rôle politique de la presse au Brésil. De l’élection à la réélection de Lula. [Paris], Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), 2009, 200 pages.

La presse en Amérique latine : l’un des nouveaux et puissants pouvoirs d’opinion, étudiée ici sous la présidence de Lula , dans ses relations avec le parti travailliste en 2002-2005 Cet ouvrage met l’accent sur le rôle d’acteur politique que joue la presse au Brésil, avec ses intérêts propres, y compris économiques, même lorsqu’ils sont dissimulés sous le manteau des grands principes démocratiques (« l’indépendance du quatrième pouvoir », « l’intérêt public », etc.). (Présentation de léditeur)

 


— Régis Tettamanzi (éd.), Histoire du Brésil et création culturelle. [Nancy], Presses universitaires de Nancy, 2008, 212 pages.

Ce volume rassemble des communications prononcées dans le cadre d’une journée d’étude portant le même titre, organisée à l’université de Nancy au printemps 2007 par le CJM (CEMLA, Centre d’Étude des Milieux Littéraires et Artistiques) Il associe des chercheurs et enseignants français et étrangers (historiens, littéraires), intéressés par la problématique des relations entre histoire et culture. En vue de sa publication, ce volume a été augmenté de plusieurs articles sur le même sujet. L’histoire brésilienne s’entend ici au sens large, depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours. La réflexion veut montrer, sur des exemples précis, comment les œuvres et les productions culturelles (littérature, poésie, cinéma, photographie, etc.) rencontrent l’événement historique, et ce qui résulte de cette rencontre. Comment l’histoire du Brésil est-elle perçue, appréhendée, interprétée, parfois manipulée Comment faire œuvre avec l’histoire ? Que devient l’histoire du Brésil dans la création culturelle au Brésil, mais aussi dans d’autres pays (France, Espagne) ? Ainsi se dessine une problématique de l’histoire culturelle combinée à celle des formes d’expression artistique. (Présentation de léditeur)

 


— Hervé Théry, Pouvoir et territoire au Brésil. De l’archipel au continent. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°13, 1996, 236 pages, illus.



[FICHE LIVRE] — Hervé Théry, Le Brésil. [Paris], Éditions Armand Colin, « Collection U », 288 pages, 2005 ; 6e éd. revue et complétée, 2012, 296 pages.

Le Brésil est l’un des rares pays où l’expression « pays en voie de développement » ait encore réellement un sens. Il est toujours l’un des plus grands pays exportateurs de minerais et de produits agricoles, mais c’est désormais aussi un grand pays industriel, parmi les dix premiers au monde. Un élément de cette puissance nouvelle est l’intégration nationale en train de se réaliser, en grande partie sous l’impulsion de l’État : le vieux modèle de l’ « archipel brésilien », une série d’ « îles autonomes » séparées par d’immenses vides, fait place à un espace quadrillé, parcouru et contrôlé, qui intègre les diversités héritées du milieu et de l’histoire dans une seule unité économique, politique et culturelle. Pourtant ce pays reste fragile, à cause de ses disparités et de ses inégalités, spatiales et sociales, qui sont parmi les plus fortes au monde. Elles ont pu favoriser un temps accumulation et décollage, mais elles sont devenues aussi dangereuses qu’elles étaient injustes, et constituent maintenant un frein au développement réel. (Présentation de léditeur)



 [FICHE LIVRE] — Hervé Théry, Le Brésil, pays émergé. [Paris], Éditions Armand Colin, « Perspectives géopolitiques », 2014, 304 pages.

Entre fantasmes exotiques et réalités, le Brésil a toujours suscité un vif intérêt voire une irrésistible attraction, qui s’est accrue ces dernières années : intérêt structurel dans tous les pays développés, notamment en France, en raison de la forte croissance économique de ce géant latino-américain (8,5 millions de km2 pour plus de 196 millions d’habitants) ; intérêt conjoncturel pour un pays qui s’est vu attribuer coup sur coup l’organisation de la Coupe du Monde (en 2014) et des Jeux olympiques (en 2016) ; intérêt politique lié à l’espoir incarné par le charismatique « Lula », et par celle dont il a voulu qu’il lui succède, Dilma Roussef. En revenant sur les raisons de la montée en puissance du Brésil, aussi bien sur le plan interne (ressources naturelles et agricoles, population jeune et qualifiée, institutions solides, etc.) qu’externe (jeu géopolitique sur le continent sud-américain, avec les autres pays BRICS, sur la scène internationale), cet ouvrage abondamment documenté, et rédigé par un observateur attentif de la culture brésilienne, dresse le portrait original d’un pays désormais « émergé ». (Présentation de léditeur

 


— Hélgio Henrique Trindade, La Tentation fasciste au Brésil dans les années trente. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°7, 1988, 230 pages.

 


[FICHE LIVRE] — Licia Valladares, La Favela d’un siècle à l’autre. Mythe d’origine, discours scientifiques et représentations virtuelles. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2006, 230 pages.

La favela, cet envers du décor de la « Cité merveilleuse », a beaucoup contribué à faire de Rio de Janeiro – et plus largement du Brésil – la terre de tous les contrastes. Mais il ne s’agit pas d’ajouter ici une nouvelle pierre à l’édifice déjà impressionnant des connaissances sur les favelas mais plutôt d’en expliquer les conditions sociales de production. Car la favela « s’invente » au fil d’une histoire séculaire qui, du mythe d’origine en passant par le discours scientifique, mène, contre toute attente, à une consécration culturelle et médiatique. Analysant à la fois cette forme particulière d’habitat populaire et les réseaux d’acteurs et d’institutions qui en ont façonné l’image, l’auteure livre une contribution originale à l’histoire des sciences sociales brésiliennes, de la Première République à nos jours. (Présentation de léditeur)



[FICHE LIVRE] — Dominique Vidal, La Politique au quartier. Rapports sociaux et citoyenneté à Recife. [Paris], Éditions de la Maison des sciences de l’homme, « Brasilia », n°14, 1999, 234 p. illus.

A Brasília Teimosa (favela urbanisée de Recife au Nordeste du Brésil), la revendication de respect – catégorie du social érigée en catégorie du politique – renvoie aussi bien à une préférence pour les formes anciennes de rapports hiérarchiques qu’à une demande d’égalité singulièrement ambivalente. Car pour ses habitants, particulièrement affectés par la crise économique, la nature du régime politique importe bien moins que la reconnaissance de leur pleine appartenance à la société, c’est-à-dire à l’humanité, par opposition à ce qui évoque la condition d’esclave. Prendre cette péninsule comme unité d’analyse permet de mettre en relation des domaines habituellement séparés (l’étude des formes de vie et de la construction des identités, des associations d’habitants dans la mise en œuvre de l’intervention sociale et le fonctionnement du système politique municipal…). Il faut en effet connaître la fragilité des appartenances locales pour comprendre la faiblesse de la participation aux associations d’habitants, savoir l’importance accordée à la qualité des relations sociales pour saisir les modes de déchiffrement des activités politiques, et prendre en compte la prégnance de moments politiques fondateurs pour interpréter certaines représentations sociales. A partir d’une approche ethnographique du terrain, c’est un aspect de la figure concrète de la démocratie brésilienne que ce livre révèle. (Présentation de léditeur

Haut de page >

L'actualité de la librairie RSS FEED TWITTER FEED FACEBOOK FEED

Le billet de la librairie

  • L'homme est un loup pour l'homme

    2020. Julian West, éminent universitaire, fait paraître un ouvrage tragiquement prémonitoire, “Zones de divergence”, dans lequel il anticipe nombre de catastrophes à venir, écologiques, politiques et géopolitiques. Trente ans plus tard, le vieil homme part pour un voyage, virtuel, auprès de sa femme et de ses enfants éparpillés de par le monde, et ne peut que “constater la triste réalité de ses prédictions les plus noires et dystopiques”.

    10 juin 2017

    >> Lire la suite

Facebook