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DOSSIERS BIBLIOGRAPHIQUES

DE LA LIBRAIRIE COMPAGNIE

 

LES ÉCRIVAINS D’IRLANDE

Nouvelle édition mise à jour et augmentée

mise en ligne le 1er février 2014.

(première édition en octobre 2003 ; revue en octobre 2010)

 


 

ESSAIS / ÉTUDES / REVUES

 



AMIOT-JOUENNE (Pascale), Les Métamorphoses de Sweeney dans la littérature irlandaise contemporaine. [Caen], Presses universitaires de Caen, « Quaestiones », 2011, 262 pages.

Cet ouvrage a pour point de départ une romance médiévale irlandaise intitulée Buile Suibhne, qui relate la légende de Sweeney Geilt, roi païen maudit par un saint, métamorphosé en oiseau et condamné à la folie et à l'errance. Cette œuvre atypique ayant inspiré nombre d'artistes irlandais, l'étude se concentre sur les exploitations les plus abouties du mythe de Sweeney : deux poèmes et un roman d'Austin Clarke, At Swim-Two-Birds de Flann O'Brien, Sweeney Astray et Sweeney's Flight de Seamus Heaney, les poèmes composant « Sweeney Redivivus », ainsi que les recréations poétiques ou théâtrales proposées par Lucy Brennan, Paula Meehan et Nuala Ní Dhomhnaill. Ces différents textes recèlent des traitements extrêmement variés du mythe, de la réappropriation lyrique à la parodie, de l'auto-allégorisation à la démythification, de l'hommage à la subversion. Tout en dévoilant les arcanes d'une oeuvre singulière, cette étude souhaite offrir un éclairage novateur sur les ressorts de la création littéraire irlandaise des XXe et XXIe siècles dans ses rapports au mythe et à la tradition. 

 



— ARCHIE (Jean-Paul), Les Écrivains irlandais, dictionnaire bio-bibliographique de 115 écrivains irlandais contemporains, préface de Patrick Rafroidi. [Paris], Groupement de libraires L’Œil de la lettre / Les Belles étrangères, 1989, 38 pages, illus, hors-commerce, épuisé.

 



[FICHE LIVRE] — BARRUCAND (Michel), Histoire de la littérature irlandaise. [Paris], Éditions Ellipses, 2010, 192 pages.

[Le temps des traditions (de l’origine à 1600) ; La colonisation anglaise (1600-1800) ; Le retour aux sources (1800-1890) ; Un vent de modernisme (1890-1950) ; La littérature contemporaine (1950-2010)].

 



[FICHE LIVRE] — CARDIN (Bertrand), Miroir de la filiation. Parcours dans huit romans irlandais contemporains. Publications du Groupe de recherche en études irlandaises. [Caen], Presses universitaires de Caen, « Littérature irlandaise », 2005, 252 pages.

Cette étude vise à montrer l’importance de la relation père-fils dans le roman d’initiation irlandais contemporain et son articulation sur les thématiques de l’analogie et de l’opposition qui inscrit ce rapport dans un jeu de miroirs. Appuyant sa démonstration sur huit romans, elle souligne la récurrence des situations œdipiennes et met en exergue des problématiques communes déclinées selon trois modes : le lien des fils avec leur géniteur, avec les pères symboliques, mais aussi celui qu’entretiennent les jeunes auteurs avec les pères littéraires que sont leurs prédécesseurs.

 



— COUSSY (Denise), FABRE (Geneviève), FABRE (Michel) et LABBÉ (Évelyne), Les Littératures de langue anglaise depuis 1945 (Grande-Bretagne, Irlande, États-Unis, Commonwealth). [Paris], Éditions Nathan, 1988, 328 pages, épuisé.

 



[FICHE LIVRE] — DOTTIN (Georges), L'Épopée irlandaise. [Rennes], Éditions Terre De Brume, « Bibliothèque Celte », 2006, 216 pages.

Nous allons découvrir, dans cet ouvrage d'un des plus grands spécialistes des littératures de l'Irlande, un monde étrange et ancien, empreint de bruit et de fureur: c'est le monde celtique primitif, régi par la règle stricte des lois tribales, où tout n'est que combats titanesques, furieuses courses de chars et merveilleux banquets. II y plane continuellement la présence du héros celtique plein d'ardeur guerrière et de courage surhumain, mais aussi celle du monde des ténèbres, les sidhe, qui côtoie celui des hommes. Parfois, ces deux mondes communiquent par d'étranges et fabuleuses portes et leurs rencontres sont porteuses de magie, de rêve, mais aussi de terribles histoires. Dans L'Épopée irlandaise, Georges Dottin nous révèle un monde barbare et fascinant, étrange et pourtant curieusement proche, constitué par les traditions mythologiques qui ont forgé notre culture.

Georges Dottin fut sans doute l'un des plus grands spécialistes des langues et littératures celtiques. Docteur en philologie, professeur à la faculté de Rennes, il a consacré sa vie à l'étude de cette civilisation qui le passionnait en collaborant à de nombreuses revues et en publiant un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels Contes et légendes d'Irlande dans la même collection. 

 



— FAL’CHER-POYROUX (Erik) et MONNIER (Alain), La Musique irlandaise. [Spézet], Éditions Coop Breizh, 1995, 2001, 116 pages, illus.

Le fait apparaît aujourd'hui banal : L'Irlande est l'un des pays les plus musicaux qui soient au monde ; Des milliers de touristes y affluent chaque année dans l'espoir d'assister à l'une des ces sessions de musique traditionnelle, les musiciens irlandais sillonnent le monde des festivals, et l'on ne compte plus les artistes d'Irlande dont la renommée est devenue internationale. Traditionnelle, folk, populaire, voire folklorique : Tout cela, et même plus, la musique irlandaise peut l'être. Mais elle reste avant tout ancrée dans la vie quotidienne des Irlandais, musiciens ou non. Sa signification provient donc principalement de cette véritable fonction sans cesse renouvelée au sein de la société : Voyez ces soirées de danses hivernales, écoutez ces chanteurs au coin du feu, goûtez ces sessions en pub (si recherchées par les touristes), et délectez-vous de ces échanges verbaux et musicaux entre amis. Cet ouvrage se propose modestement de vous faire découvrir toutes les facettes, du Dagda à Internet, de cette musique issue d'une autre époque en quête naturelle et permanente de nouveaux horizons. 

 



— FIÉROBE (Claude) et GENET (Jacqueline), La Littérature irlandaise. [Paris], Éditions Armand Colin, « U. série “Langue, civilisation anglo-saxonnes” », 1997, 416 pages, épuisé.

* Réédition :

La Littérature irlandaise. [Paris], Éditions de L'Harmattan, 2004, 366 pages.

Ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent découvrir la littérature irlandaise ou faire, avec elle, plus ample connaissance : les étudiants, bien sûr, mais aussi un public plus large, intéressé par la vie intellectuelle d'un pays dont les liens avec la France ont toujours été très étroits. Panorama général, le premier de son genre en français, il inclut la littérature de langue irlandaise qui, malgré ses éclipses, témoigne d'une inspiration originale, et celle de langue anglaise qui, pour des raisons tenant à l'histoire d'un pays déchiré, occupe une position prépondérante. Dans un pays où les notions d'appartenance et de tradition ont une telle importance, les indications biographiques ont une fonction essentielle. Elles permettent d'éclairer l'origine des œuvres et d'en dessiner plus nettement les contours. Quatre Prix Nobel de littérature, William Butler Yeats (1923), Bernard Shaw (1925), Samuel Beckett (1969) et Seamus Heaney (1995) font l'orgueil de l'Irlande. Cependant, à côté des auteurs reconnus, qui trouvent ici leur place légitime, il a paru indispensable de rendre justice à de nombreux écrivains de grand talent qui font de l'« île des saints et des savants » un des hauts lieux de la culture occidentale. La littérature irlandaise dont la vitalité et la richesse sont exceptionnelles, est encore mal connue en France. C'est faire œuvre utile que d'offrir la possibilité de rencontres fécondes et d'ouvrir la voie de recherches nouvelles. 

 



— FIÉROBE (Claude), De Melmoth à Dracula. La littérature fantastique irlandaise au XIXe siècle, préface de Paul Brennan. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres fantastiques. Essais », 2000, 256 pages.

En 1800, la signature de l’Acte d’Union entre l’Angleterre et l’Irlande marque la naissance du « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande ». En perdant son propre Parlement, l’Irlande perd le symbole de son identité dans le concert des nations européennes. Pourtant, dans le même temps, la littérature irlandaise connaît un essor extraordinaire. En particulier, c’est l’Irlande qui donne à la littérature fantastique de langue anglaise ses œuvres majeures, tant dans le domaine du roman que dans celui de la nouvelle : C. Robert Maturin, J. Sheridan Le Fanu, Fitz-James O’Brien, Lord Dunsany, Oscar Wilde, Bram Stoker, sont tous irlandais. Le fantastique irlandais du XIXe siècle est l’écriture secrète et fiévreuse d’un traumatisme social, celui du déclin irrémédiable d’un ordre séculaire, avec ses normes et ses codes, imposé par la puissance colonisatrice. Les plus éminents représentants du genre appartiennent à l’Ascendancy protestante qui se sait condamnée, et leurs fictions insolites portent le nom de héros asservis par un déterminisme impitoyable : Melmoth l’homme errant, Oncle Silas, Carmilla, Dracula, Le Portrait de Dorian Gray. Dépossession, défiguration, errance : les images, empruntées au passé et réactualisées, disent la précarité de l’homme et l’impossible retour au paradis perdu. De Melmoth à Dracula explore les arcanes de cette époque fondatrice de la littérature fantastique. 

 



— GARCIA (Jean-Pierre) et GERKE (Klaus), Cinémas irlandais. [Amiens / Paris], Association française d'action artistique, Festival international du film d'Amiens / Éditions K Films, 1996, épuisé.

 



[FICHE LIVRE] GOLDRING (Maurice) et NI RIORDAIN (Cliona), Irlande. Histoire, société, culture. [Paris], Éditions La Découverte, 2012, 224 pages, illus.

C'est une petite île aux confins de l'Europe, scindée en deux par l'histoire, théâtre de bien des heurts. Ses rapports passionnels avec la Grande-Bretagne, les guerres de religion, le rôle majeur des Églises, la Grande Famine, les querelles sociales et identitaires, les conflits de mémoire ont forgé l'Irlande. Par-delà la beauté sauvage du Connemara, l'Irlande préserve ses mythes, ses traditions, rassemblant sa diaspora autour de manifestations festives - Saint-Patrick, élection de la Rose de Tralee, etc. Malgré son lourd passé et des débats de société qui semblent parfois d'un autre âge, le pays réel parle d'ouverture au monde, d'évolutions. À la fin du XXe siècle, le Tigre celtique a fait de l'ombre au trèfle à trois feuilles. Puis vint la crise. Certains ont repris le chemin de l'exil. Mais l'Irlande continue de se dire, en anglais ou en gaélique, à travers ses écrivains, musiciens, créateurs, replaçant toujours la culture au cœur du débat. 

 



— GUIFFAN (Jean), L’Irlande contemporaine de A à Z. Dictionnaire d’Histoire et de Civilisation contemporaines des Pays celtiques. Tome I. [Crozon], Éditions Armeline, 2000, 256 pages.

Avec près de 1 000 entrées classées par ordre alphabétique, cet ouvrage est le guide le plus complet pour tous ceux qui, anglicistes ou non, s'intéressent à l'histoire et à la civilisation de l'Irlande contemporaine. On y trouvera tous les principaux renseignements concernant, depuis la fin du XVIIIe siècle, les domaines les plus divers : les institutions, la vie politique, l'économie, la société, la religion, la littérature, les arts plastiques, la musique, le cinéma, la vie quotidienne, les lieux de mémoire, etc. Les nombreux sigles fréquemment utilisés en République d'Irlande ou en Irlande du Nord sont également recensés et explicités, ainsi que les expressions les plus usuelles. Les recherches dans cet ouvrage peuvent indifféremment être faites sur les termes anglais ou français, un système de renvois permettant au lecteur uniquement francophone de se reporter au terme anglais équivalent. Cet ouvrage constitue le 1er tome du Dictionnaire d'Histoire et de Civilisation contemporaines des pays celtiques (Irlande, Écosse, pays de Galles, Ile de Man, Cornouailles britannique et Bretagne). 

 




[FICHE LIVRE] — JOANNON (Pierre), Histoire de l'Irlande et des Irlandais. [Paris], Éditions Perrin, 2005, 688 pages.

Longtemps l'Irlande resta marquée par les heures sombres de son histoire : invasions, conquête, colonisation, révoltes, répressions, disettes semblaient la vouer irrévocablement au malheur. Au XIXe siècle, la Grande Famine menaça d'extinction la population, provoquant une émigration massive et donnant naissance, en Amérique, à une nouvelle Irlande. La création dans le premier quart du XXe siècle d'un État national au Sud et d'un État régional au Nord fit espérer une solution à la « Question d'Irlande ». En vain. Les séquelles de la guerre d'indépendance et de la guerre civile, l'affrontement récurrent des communautés nord-irlandaises prises au piège de la partition entretenaient une instabilité chronique. Pourtant, et contre toute attente, en quelques années l'adhésion des deux parties de l'île à l'Union européenne, l'aboutissement du processus de paix nord-irlandais et le foudroyant décollage économique de la république (ne parle-t-on pas désormais du « tigre celtique » ?) ont infligé le plus cinglant démenti aux prophètes de l'échec. Une Irlande nouvelle ouverte sur l'Europe et sur le grand large, confiante en l'avenir, est en train de réécrire sous nos yeux une histoire enfin placée sous le signe de la réussite et de l'espoir. 

 




[FICHE LIVRE] — JOANNON (Pierre), Il était une fois Dublin. [Paris], Éditions Perrin, « Synthèses historiques », 2013, 420 pages

Fin connaisseur de Dublin dont il arpente les rues depuis un demi-siècle, Pierre Joannon brosse le portrait d'une ville que le génie de James Joyce a transmuée en mythe littéraire. Chemin faisant, l'auteur nous dévoile les secrets d'une cité qui fut longtemps en quête d'un destin. Capitale d'un éphémère royaume celto-viking et d'une nation coloniale pétrie d'orgueil, deuxième ville d'un archipel agité de soubresauts, centre nerveux d'une guerre d'indépendance inexpiable, bastion chancelant de la foi, coeur d'une improbable république gaèle fascinée par les mirages du progrès, elle est aussi et surtout un des phares de la culture européenne. De Jonathan Swift à Roddy Doyle, en passant par Oscar Wilde, William Butler Yeats, Bernard Shaw, Sean O'Casey, Patrick Kavanagh, Brendan Behan et Samuel Beckett, nombreux sont les écrivains qui l'ont aimée, vitupérée, immortalisée. Cette libre évocation d'une des plus attachantes et des plus secrètes capitales du Vieux Continent est assurément destinée à faire date.

 




— LOZES (Jean), Lexique d’histoire et de civilisation irlandaise. [Paris], Éditions Ellipses, 1999, 240 pages.

La complexité de l'Histoire de l'Irlande est due à de multiples facteurs. Le pays a excité d'abord la convoitise puis souvent la sympathie des envahisseurs successifs, suscité des jalousies, des craintes mais aussi des envies et des admirations en raison de ses particularismes culturels, juridiques et religieux, servi de prétexte et de champ de bataille aux affrontements entre les diverses alliances européennes, envoyé de par le monde ses émigrés civils et militaires dont les bonheurs et les malheurs ont défrayé la chronique, atteint progressivement dans le Sud un remarquable niveau de prospérité économique, pour devenir aux yeux de beaucoup, en raison de cette "question irlandaise" qui a tant de mal à se résoudre, un véritable squelette dans le placard que, des deux côtés de l'Atlantique, chacun s'affaire aujourd'hui à réduire définitivement en poussière afin que renaisse une paix et une sérénité politiques que l'Histoire s'est si souvent attachée à malmener et à détruire. Cet ouvrage se propose de faire mieux connaître ce grand labyrinthe historique qui peut parfois défier l'entendement mais que l'on doit explorer pas à pas, avec patience, si l'on souhaite pouvoir suivre et comprendre les changements sans précédent intervenus récemment. 

 




[FICHE LIVRE] — LOZES (Jean) et Ó KELLY (Dairine), Lexique de littérature irlandaise. [Paris], Éditions Ellipses, 2001, 288 pages.

Littérature et histoire font bon ménage en Irlande. Depuis le XVIIe siècle, la production littéraire est essentiellement de langue anglaise et couvre une riche variété de thèmes et de sujets dont quelques-uns sont récurrents comme l'identité, l'émigration, l'Eglise, la campagne ou les villes, le conflit du nord. Dictionnaire des auteurs et des thèmes.

 




[FICHE LIVRE] — MINKOWSKI (Sylvie), Le Roman irlandais contemporain. [Caen], Presses universitaires de Caen, « Littérature irlandaise », 2004, 292 pages.

Le roman irlandais ne s’est pas arrêté à Joyce, Beckett ou Flann O’Brien. Cet ouvrage propose un tableau de l’évolution du roman irlandais depuis les années soixante, considérées comme une date décisive dans l’histoire de ce jeune État, devenu indépendant en 1922, et une République en 1949. En effet, cette époque charnière voit les écrivains, et les romanciers en particulier, d’une part régler des comptes avec l’héritage des Pères fondateurs, à savoir le nationalisme puritain, conservateur et anti-intellectuel de « l’ère de Valera », tout en exprimant d’autre part des interrogations et des inquiétudes profondes concernant la modernisation, l’internationalisation et la standardisation de la culture irlandaise. John McGahern, Edna O’Brien, Patrick McCabe ou Dermot Bolger comptent parmi les meilleurs chroniqueurs de ces évolutions. Cependant une nouvelle génération de romanciers s’est montrée capable de surmonter ce conflit, tels John Banville, Michael Collins, Joseph O’Connor ou Colum McCann, donnant la preuve de l’extrême vitalité d’une culture qui offre encore aujourd’hui à la littérature en langue anglaise des exemples enthousiasmants de créativité et d’inventivité. 

 




— MONOD (Sylvère), Histoire de la littérature anglaise, de Victoria à Elisabeth II. [Paris], Éditions Armand Colin, « U. série “Études anglo-américaines” », 1970, 392 pages, épuisé.

 




— RAFROIDI (Patrick), L’Irlande et le romantisme. La littérature irlandaise-anglaise de 1789 à 1850 et sa place dans le mouvement occidental. Presses universitaires de Lille, « Publications du C.E.R.I.U.L » (Presses universitaires du Septentrion), 1972, 792 pages.

Les histoires du romantisme occidental ont, jusqu'ici, oublié l'Irlande dont on s'imagine volontiers que sa littérature de langue anglaise commence avec Joyce, Yeats ou O'Casey. Ce livre a voulu réparer l'omission, compléter l'image traditionnelle qu'on se fait des lettres européennes du XIXe siècle, éclairer les réussites irlandaises de l'époque et celles des décennies à venir, incompréhensibles pour qui n'a pas exploré les racines nationales de l'art hibernien contemporain. Un livre qui est, d'abord, un essai accessible à l'honnête homme, même ignorant de la langue anglaise (toutes les citations sont également données en français) mais qui se fonde sur le dépouillement systématique de sources rares ou inédites. Un ouvrage de référence aussi, dans sa dernière partie, dont les 200 notices bio-bibliographiques constituent un premier dictionnaire de littérature irlandaise-anglaise, sans omettre les traductions. 

 




— RÉBÍLLÉ (Edmond), Itinéraire littéraire en Irlande. [Spézet], Éditions / Diffusion Coop Breizh, 1996, 2000, 86 pages, illus., épuisé.

 




[FICHE LIVRE] — REGARD (Frédéric), La Littérature anglaise. [Paris], Éditions des Presses Universitaires de France (PUF), « Que sais-je ? », 2007, 128 pages.

Marlowe, Shakespeare, Dryden, Swift, Defoe, Blake, Keats, Austen, Dickens, Wilde, Woolf, Rushdie, autant de grandes figures qui ont marqué durablement la poésie, le théâtre, les essais politiques ou encore le roman. La musicalité de la langue anglaise a permis un épanouissement original de différents genres littéraires, habités par une exceptionnelle sensibilité poétique. Cet ouvrage met en lumière les liens étroits entre le développement littéraire en Grande-Bretagne et l'évolution politique, morale et religieuse spécifique à ce pays. Des premières chroniques aux romans du XXe siècle, il offre un panorama historique complet de la littéraire anglaise, en souligne les phases majeures, les genres particuliers, les auteurs (hommes et femmes) remarquables. 

 




[FICHE LIVRE] — REGARD (Frédéric), Histoire de la littérature anglaise. [Paris], Éditions des Presses Universitaires de France (PUF), « Licence », 2009, 256 pages.

L'ouvrage retrace l'histoire de la littérature anglaise depuis les premiers textes anglo-saxons jusqu'aux expériences du postmodernisme et du post-colonialisme. Chaque étape est soigneusement étudiée en répartissant les œuvres entre grands genres et en précisant la définition de chaque terme. Une importance particulière est donnée à la littérature moderne et contemporaine. Un panorama exhaustif de la littérature anglaise des origines à nos jours, qui met l'accent sur les œuvres-clef. 

 




9782-84133-359-2 — SLABY (Alexandra), L’État et la culture en Irlande. Presses universitaires de Caen, « Bibliothèque du Pôle universitaire normand », 2010, 240 pages + 8 p. hors-texte.

De l’émergence du nationalisme culturel irlandais qui a inspiré W.B. Yeats et Lady Gregory aux années grisantes du Tigre celtique qui ont placé Riverdance sur la scène de l’Eurovision, l’Irlande a mis la culture au cœur de l’expression de son identité. Mais, paradoxe irlandais, l’État s’est très peu préoccupé de cette culture avant les années 1990. Fruit de dix ans de recherche – analyse de débats parlementaires, d’articles de presse, de discours politiques et autres rapports d’activité, dizaines d’entretiens avec les acteurs majeurs de la scène politico-culturelle irlandaise – cet ouvrage postule l’idée d’une politique culturelle originale qui repose sur des idiosyncrasies nationales tirées de l’histoire, mais aussi de façon plus singulière sur la culture politique de ses élites et en particulier de son élite Fianna Fáil qui par la force des choses a élaboré la politique culturelle de l’Irlande pendant la plus grande partie du XXe siècle et le début du XXIe. L’auteur, qui emmène le lecteur au cœur des débats politico-culturels ayant façonné l’identité irlandaise depuis l’indépendance, explore la voie culturelle irlandaise unique qui se dégage des traditions intellectuelles européennes qui ont été imposées à ce pays mais ne l’ont pas éloigné d’un certain culturalisme exclusif consistant à affirmer haut et fort la spécificité de sa culture à l’heure d’une mondialisation uniformisante. 

 




— WILLETTE (Stéphanie), Le Cinéma irlandais. [Paris], Éditions de L'Harmattan, « Champs Visuels », 2004, 236 pages.

Cet ouvrage présente les difficultés liées à la construction et à l'évolution de l'industrie cinématographique en Irlande. La production nationale est tout d'abord semée d'échecs, dus souvent au contexte historique et social. Puis, dans les années 70, émerge un cinéma radicalement opposé aux productions antérieures. La quantité de films produits s'accroît et certaines œuvres connaissent un succès international. Ce foisonnement permet d'identifier les thèmes récurrents, de réfléchir sur les problèmes rencontrés par le cinéma irlandais et sur les chances qui lui sont offertes. 

 




OUVRAGES COLLECTIFS

(classement alphabétique par titre)




L’Adaptation théâtrale en Irlande de 1970 à 2007. Dix-huit études publiées par le Groupe de recherche en études irlandaises (ERIBIA), Université de Caen Basse-Normandie sous la direction de Thierry Dubost. [Caen], Presses universitaires de Caen, « Quæstiones », 2010, 334 pages + 1 Dvd.

Ce livre, consacré à l'adaptation théâtrale en Irlande de 1970 à 2007, s'attache aux réécritures dramatiques qui virent le jour en des temps marqués par une effervescence notable sur le plan des adaptations. Le bornage temporel initial s'explique par une renaissance théâtrale en Irlande à cette époque, renouveau marqué notamment par l'apparition de dramaturges majeurs, tels Brian Friel, Tom Murphy ou Thomas Kilroy. Les travaux rassemblés dans cet ouvrage s'efforcent de poser un regard neuf sur l'adaptation en Irlande, et de mettre à jour quelques singularités révélatrices du paysage théâtral irlandais contemporain. Loin d'être une histoire de l'adaptation, les diverses contributions de ce livre interrogent de façon variée la manière dont l'adaptation a apposé sa marque sur le théâtre irlandais depuis les années soixante-dix.

Le DVD regroupe les interventions d'Anne Étienne et de Donal Gallagher lors du colloque sur l'adaptation en Irlande organisé par le Groupe de recherche en études irlandaises de l'université de Caen Basse-Normandie, sous la direction de Thierry Dubost, en septembre 2007 à Caen. Des extraits scéniques retracent une mise en espace de Pondlife et Pondlife Angels opérée par les deux personnes précitées, et filmée à la Maison de l'étudiant de l'université de Caen Basse-Normandie. Une table ronde avec Thierry Dubost, Donal Gallagher, Patrick Mason et Victor Merriman évoque les enjeux contemporains du théâtre irlandais, tels que perçus principalement par les deux metteurs en scène.

 



[FICHE LIVRE]L’Autobiographie irlandaise. Voix communes, voix singulières. Études publiées sous la direction de Pascale Amiot-Jouenne. [Caen], Presses universitaires de Caen, 2004, 320 pages.

[Textes de Pascale Amiot-Jouenne, Françoise Canon-Roger, Bertrand Cardin, Christelle Chaussinand, Claude Fierobe, Jacqueline Genet, Anne Goarzin, Maurice Goldring, Danielle Jacquin, Brigitte Le Juez, Agnès Maillot, Nicole Ollier, Alexandra Poulain, Ciaran Ross].

Le présent ouvrage est le fruit des travaux conjugués de quatorze spécialistes autour d’un projet commun : donner ses lettres de noblesse à l’autobiographie irlandaise, encore méconnue en France, et en dégager la spécificité. Après une introduction historique et méthodologique, il s’intéresse à l’autobiographie gaélique (Tomas O’Crohan, Maurice O’Sullivan, Peig Sayers), politique (Sean O’Casey, Brendan Behan, Bobby Sands, Conor Cruise O’Brien), littéraire (William Carleton, William Butler Yeats, Louis MacNeice, Elizabeth Bowen), populaire (Franck McCourt) et subversive (Flann O’Brien, Sean O’Faolain), tout en explorant la manière dont s’articulent la voix commune, ou voix de la communauté, et la voix singulière. Cet ouvrage s’adresse aussi bien à un public de spécialistes qu’à un public plus large désireux d’approfondir sa connaissance d’un genre infiniment riche et de découvrir les œuvres de personnalités majeures de la vie politique, littéraire et culturelle irlandaise des XIXe et XXe siècles. Il comporte une liste chronologique et une liste alphabétique des autobiographies irlandaises publiées de la fin du XVIIe siècle à nos jours, et une bibliographie théorique et critique consacrée au genre autobiographique dans son ensemble et à l’autobiographie irlandaise en particulier. 

 



[FICHE LIVRE] Dublin, 1904-1924. Réveil culturel, révolte sociale, révolution politique. Un patriotisme déchiré, éd. Patrick Rafroidi, Pierre Joannon et Maurice Goldring. [Paris], Éditions Autrement, « Mémoires », n°6, 1991, 286 pages.

Une petite ville au pied des montagnes en bordure de mer, sans automobiles, sans autobus, traversée par les trams et les bicyclettes. Une jeunesse en mal d'avenir, un peuple misérable, une bourgeoisie endormie. C'est le moment que choisit Dublin pour le plus spectaculaire des réveils. Réveil culturel, le seizième jour de juin 1904 choisi par Joyce pour l'extraordinaire odyssée dublinoise qu'il révélera en 1922 au monde littéraire abasourdi, avec en décembre, la création du fameux Abbey Theatre où les Irlandais viendront rêver et raffermir leur patriotisme. Réveil social avec les efforts d'organisation syndicale et la grande grève de 1913. Réveil idéologique, politique et militaire, animé par des hommes aux engagements variés, voire contradictoires, et qui débouchera sur le soulèvement nationaliste de Pâques 1916, les sanglants combats de la guerre d'Indépendance (1919-1921), et les déchirures d'une guerre civile ruineuse (1922-1923). Dublin retombe dans un engourdissement économique, moral et religieux. Soixante ans après, les blessures et le nationalisme restent vivaces, mais les années 1990 proposent d'autres rêves et d'autres rendez-vous.

 



Écrivaines irlandaises / Irish women writer. Actes du colloque tenu à l’université de Caen (5 et 6 novembre 2010), édition Bertrand Cardin, Sylvie Mikowski. [Carn], Presses universitaires de Caen, « Symposia », avril 2014, 256 pages.

Des textes de toute nature, produits par des femmes irlandaises, sont étudiés ici. Le présent volume a pour objectifs de mettre l’accent sur la multiplicité des pratiques et de s’interroger sur les rapports qu’entretiennent les écrivaines avec leur identité féminine, de se demander dans quelle mesure celle-ci joue un rôle dans le processus de création, et de quelle manière elle s’inscrit dans leurs productions. Il questionne l’existence d’une relation entre identité sexuée et création littéraire, l’articulation entre genre et nationalité, l’écrit comme lieu privilégié où se réélabore l’imaginaire de la différence sexuelle.



[FICHE LIVRE] Irlande, écritures et réécritures de la Famine. Études publiées sous la direction de Bertrand Cardin et Claude Fierobe. [Caen], Presses universitaires de Caen, « Littérature irlandaise », 2007, 262 pages.

[Textes de Sylviane Berger-Azidrou, Maryvonne Boisseau, Jean Brihault, Bertrand Cardin, Fabienne Dabrigeon-Garcier, Élisabeth Delattre, Thierry Dubost, Claude Fierobe, Jean Guiffan, Danielle Jacquin, Stéphane Jousni, Sylvie Mikowski, Cliona Ni Riordain, Lorie-Anne Rainville Duech, Thierry Robin].

La Grande famine fut et demeure en Irlande un traumatisme majeur dont les effets se perçoivent dans l'inconscient collectif, l'économie, la langue, la culture mais aussi dans la littérature. Les quinze contributions rassemblées dans le présent volume étudient des œuvres de genres divers (roman, nouvelle, théâtre et poésie), dont les dates de publication s'échelonnent du XIXe au XXIe siècle. Toutes ont pour thème fédérateur la Famine et montrent bien que l'événement, qu'il soit traité par des auteurs ayant été ou non à son contact, fait l'objet de différentes interprétations. La Famine en effet reste une réalité historique difficilement saisissable. 

 



Guide des littératures d'Irlande et du Commonwealth, des origines à nos jours, sous la direction de Jean Pouvelle et Jean-Pierre Demarche. [Paris], Ellipses, 2008, 294 pages.

Le Guide des littératures d'Irlande et du Commonwealth des origines à nos jours s'adresse en premier lieu aux étudiants, qu'ils soient anglicistes ou spécialistes de lettres modernes, mais également à un public plus vaste de non-spécialistes désireux de compléter leurs connaissances. Quelque 70 œuvres marquantes sont analysées dans cet ouvrage collectif auquel ont participé 50 contributeurs, pour la plupart universitaires. Des auteurs contemporains (Sebastian Barry, Amit Chaudhuri, Arundhati Roy ou Chimamanda Ngozi Adichie) côtoient les « incontournables » que sont Oscar Wilde, James Joyce, V.S Naipaul, R.K. Narayan, Doris Lessing ou Nadine Gordimer. Chaque œuvre est présentée dans un article de quatre pages rédigé selon le même plan : une biographie succincte de l'auteur, une liste de ses oeuvres essentielles, un résumé analytique de l'oeuvre, un commentaire situant l'oeuvre dans son contexte littéraire et social, une ou plusieurs citations avec traduction. Le Guide des littératures d'Irlande et du Commonwealth des origines à nos jours n'est pas un traité de la littérature coloniale et postcoloniale, ni même une anthologie. Il répond à un double objectif : donner l'envie de lire aux utilisateurs et les guider dans leurs choix de lectures.

 



Irlande : inclusion-exclusion. Actes du colloque de la Société française d’études irlandaises. Université de Reims Champagne-Ardennes, 22 et 23 mars 2002. Textes en anglais et en français, publiés sous la direction de Françoise Canon-Roger. ÉPURE (Éditions et Presses universitaires de Reims), « Publications du Centre de recherche sur l’imaginaire dans les littératures de langue anglaise », 2003, 298 pages.

Irlande : inclusion - exclusion réunit un ensemble d'articles dans les domaines de la littérature et de la civilisation irlandaises. Dans le domaine littéraire, la problématique de l'inclusion et de l'exclusion est traitée, pour une part, dans une perspective thématique et narratologique. Il s'agit de définir comment sont représentés les rapports de force entre groupes porteurs de valeurs différentes ou entre communautés partageant certaines orientations axiologiques. Le thème général de l'inclusion et de l'exclusion donne aussi lieu à une réflexion sur certaines pratiques critiques et métacritiques. Dans le domaine de la civilisation, les articles abordent une grande variété de sujets qui tendent à montrer qu'une vision manichéenne de la réalité ne permet plus de saisir tous les enjeux de l'Irlande contemporaine. En ce début de XXIe siècle, l'Irlande s'est largement redéfinie en tant que nation, rejetant dans une certaine mesure la construction identitaire du mouvement nationaliste des XIXe et XXe siècles : elle se veut désormais pluraliste, moderne et ouverte sur le monde, notamment sur l'Europe. 

[Sommaire : Christophe Gillissen et Françoise Canon-Roger, Avant-propos » - Kevin Barry, Exclusion and inclusion in Swift's Gulliver's Travels » - Sylvie Mikowski, La critique du roman contemporain : inclure, exclure » - Anne-Lise Perotto, Une inclusion impossible ? Women; or Pour et Contre de Charles Robert Maturin » - Sébastien Salbayre, « I am not English. I am Irish, which is quite another thing. » Différence et subversion dans l'œvre de fiction d'Oscar Wilde » - Elisabeth Delattre, Intégrer, exclure ou la genèse d'une œuvre : Troubles de J.G. Farrell » - Michel Brunet, « Within or Beyond the Pale » : la fonction de la parole et du regard dans les nouvelles de William Trevor » - Jacques Tranier, Making History et The O'Neill des dramaturges Brian Friel et Thomas Kilroy : l'échec dramatique du multiculturalisme en Irlande du Nord » - Émile-Jean Dumay, Aspects exploratoires du théâtre irlandais contemporain » - Cliona Ní Ríordáin, Inclusion, exclusion, Beyond the Binary: The Cure at Troy » - Carole Birkan, A Whole Aesthetic in Reverse: Inclusions and Exclusions of Englishness and Irishness in tom Paulin's Poetry » - Philippe Brillet, La prévention de l'exclusion par la protection sociale : l'Irlande, un modèle menacé » - Karin Fischer,   Vers une politique éducative globale et cohérente d'inclusion des minorités en République d'Irlande ? » - Marie-Jeanne Da Col Richert, Entre inclusion et exclusion, ghettoïsation des groupes de femmes en milieu local » - Marie-Claire Considère-Charon, Le forum national sur l'Europe : tentative d'inclusion par le débat démocratique » - Juliette Péchenart, Inclusion linguistique, exclusion culturelle ? Le cas des travailleurs étrangers dans l'industrie du tourisme en Irlande » - Catherine Piola, Immigration et pluralisme culturel en Irlande » - Sophie Ollivier, L'orthodoxie en Irlande » - Estelle Épinoux, Les années 1980-1990 : une nouvelle ère de développement pour la production cinématographique irlandaise - Erick Falc'her-Poyroux, La Ligue Gaélique et son héritage : une « épuration culturelle gaélique » ? Ní tír gan ceol, ní tír gan rince - Zouhaïr Abassi, Exclusion/inclusion : le Sinn Fein/IRA et l'espace journalistique britannique de la presse de qualité : le cas du « Times » - Olivier Estèves, Les Irlandais en Écosse au 20e siècle : un apartheid en kilt ?

 




L’Irlande. Tome 2, Littérature. RAFROIDI (Patrick) éd.. [Paris], Éditions Armand Colin, « U. 2 », 1970, épuisé.

 




L’Irlande. Les musiques de l’âme. JOANNON (Pierre), éd., [La Gacilly], Éditions Artus, 1989, 200 pages, épuisé.

 




La Littérature autobiographique en Grande-Bretagne et en Irlande. FERRIEUX (Robert) éd. [Paris], Éditions Ellipses, 2001, 376 pages.

Le présent ouvrage, rédigé par des universitaires, s'adresse d'abord à un public d'étudiants des trois cycles, anglicistes ou non. Si, en effet, une bonne connaissance de l'anglais est nécessaire pour en faire le tour complet, point n'est besoin d'en être spécialiste et nombreuses sont les références à d'autres littératures, la littérature française en particulier, qui peuvent intéresser un vaste cercle de lecteurs. La multiplicité des titres cités, les très nombreuses indications bibliographiques, l'abondance des passages reproduits en facilitent l'accès tout en apportant une riche documentation sur un genre et des œuvres qui restent encore assez peu explorés.

Les auteurs se sont efforcés de rédiger leurs textes en une langue simple, dénuée de jargon critique. L'ensemble constitue un faisceau de points de vue, d'interprétations, d'analyses, voire d'anecdotes qui informe, invite à la réflexion et aussi divertit. Ainsi, le genre autobiographique, tel qu'il a été et est pratiqué dans les Îles Britanniques, se trouve-t-il présenté, disséqué, illustré. Cette entreprise est nouvelle en France : elle suscitera, sans aucun doute, des envies de lire et de découvrir des pans de belle et bonne littérature dont l'infinie et chatoyante richesse des panoramas intérieurs invite à des rendez-vous avec soi-même. 

 




Le Livre en Irlande. L'imprimé en contexte, ouvrage collectif, éd. Fabienne Garcier, Jacqueline Genet et Sylvie Mikowski. Presses universitaires de Caen, « Littérature irlandaise », 2006, 390 pages.

[Contributions de Mikowski Sylvie - Amiot-Jouenne Pascale - Genet Jacqueline - Pelletier Martine - Canon-Roger Françoise - Garcier Fabienne - Hutton Clare - Fallon Peter - Holland Siobhan - Farmar Tony - Staunton Mathew D. - Black Michael - Hummel Pascale - Fischer Karin - Ballin Malcolm - Girard Gaïd - Considère-Charon Marie-Claire - Donlon Pat - Ni Riordain Cliona - Boisseau Maryvonne].

Sous l'impulsion de William Morris de nombreuses maisons d'édition, portées par le Mouvement des Arts et de l'Artisanat et par le Renouveau celtique, voient le jour au début du XXe siècle en Irlande. La plupart poursuivent la quête du "Beau Livre" au service d'une littérature de qualité. Entre 1967 et 1974, l'Irish University Press contribue à modeler le paysage éditorial; la Raven Arts Press se distingue par son esprit non conformiste qui rejette les valeurs de la Renaissance irlandaise, mais permet de découvrir de jeunes talents ou réédite des auteurs oubliés. L'étude de la production et la circulation des publications révèle à la fois le désir d'affirmer une identité nationale dans laquelle s'inscrit l'intérêt pour le gaélique et la volonté de diffuser les idées dont le journal de propagande publié par la " Sinn Fein Printing and Publishing Company" est l'un des exemples. Encouragé par la création d'Aosdàna, l'écrit irlandais témoigne d'une diversité que les auteurs de la Field Day Anthology ont cherché à retranscrire. A partir de 1830, la presse périodique profite de l'essor de la lecture et de l'imprimerie; moins coûteuse que le livre, elle devient pour les Irlandais la principale voie d'accès à la littérature. L'abondance des magazines, tels que Dublin University Magazine, Studies et The Honest Ulsterman, illustre alors la variété des préoccupations sociales et culturelles. Dirigé par Jacqueline Genet, Sylvie Mikowski et Fabienne Garcier, Le Livre en Irlande: l'imprime en contexte retrace ces évolutions.

 




La Nouvelle irlandaise de langue anglaise. Jacqueline Genet, éd., [Villeneuve d’Asq], Presses universitaires du Septentrion, « Études irlandaises », 1996, 208 pages.

La nouvelle, l'une des formes littéraires les plus difficiles, exigeant une concentration et une intense économie d'effets, a séduit les écrivains irlandais par sa diversité et le champs immense qu'elle offre à l'imagination. Elle est issue du conte folklorique gaélique; le conteur tenait une place de choix dans l'Irlande ancienne, ce qui explique peut être l'essor remarquable de ce genre au cours des siècles. Bon nombre d'écrivains de la Renaissance littéraire cherchèrent leur inspiration dans cette tradition. Une évolution marqua le passage de la légende ou de l'histoire traditionnelle à la nouvelle contemporaine avec la fusion entre la forme ancienne du conte et les préoccupations de la littérature moderne. Après l'euphorie romantique de la Renaissance, on assistera à l'éclosion d'oeuvres réalistes, tirant leur valeur universelle de l'étude minutieuse d'un milieu restreint. Les plus grandes nouvelles devaient désormais plus au génie narratif de leurs auteurs qu'à la trdition et témoignaient d'une création personnelle de l'imagination. Aujourd'hui, l'ancien conflit de l'homme contre la société, ou de l'homme contre l'Eglise a été remplacé par un drame intériorisé qui se déroule dans l'âme individuelle et dans les rapports humains. Quelle que soit l'époque, tous ces auteurs ont réussi, chacun à leur manière, à faire exploser la concision du récit pour exprimer leur vision du monde et de l'homme. 

 




Le Processus de la création chez les écrivains irlandais contemporains. Actes du colloque de Caen (juin 1992) organisé par le Centre de recherche de littérature et civilisation des pays de langues anglaise, éd. Jacqueline Genet et Élisabeth Hellegouarc’h, Groupe de recherches anglo-irlandaises, [Caen], Presses universitaires de Caen, « Littérature irlandaise », 1994, 196 pages.

[Textes de John Banville, Seamus Heaney, Tom Kilroy, John McGahern, John Montague, Tom Murphy].

Le processus de la création est ici étudié en poésie, au théâtre et dans le roman, chez quelques-uns des auteurs les plus éminents de la littérature irlandaise contemporaine : Seamus Heaney et John Montague, Tom Kilroy et Tom Murphy, John McGahern et John Banville. Chaque écrivain essaie de déterminer ce qui se passe en lui lors de la gestation de son œuvre. En face, un critique expose son point de vue sur le même phénomène. L’écrivain se livre à une introspection courageuse ; le critique à une exploration minutieuse nourrie par l’examen des écrits. La convergence de ces regards intérieurs et extérieurs et leur complémentarité éclairent le mystère de la création. 

 




Regards sur l'intime en Irlande, ouvrage collectif (Frédéric Armao, Thierry Dubost, Anne-Catherine Lobo, Catherine Maignant et al). Presses universitaires de Caen, « Littérature irlandaise », 2008, 243 pages + 1 Dvd.

A la frontière entre l'être et le monde, entre une société qui édicte des lois écrites ou implicites et un individu qui les interprète en fonction du temps et du contexte de leur mise en œuvre, l'intime repose sur des codes partagés dont l'interprétation est chaque fois singulière. L'opposition entre espace public et privé ne suffit pas à définir la sphère de l'intime, puisque selon l'âge, le sexe, l'éducation, et plus globalement la culture à laquelle on appartient, les limites tracées varient amplement selon des codes souvent perçus comme des évidences pour les membres d'une communauté donnée. Personnel dans ce qu'il y a de plus profond pour l'être, l'intime s'apparente à un domaine individuel que chacun ouvre à l'autre par degrés. Dans Regards sur l'intime en Irlande, les analyses portent sur la tension entre les masques constitutifs de l'intimité et l'exposition de l'intime, sa négation ou son questionnement dans diverses composantes de la vie irlandaise. Il s'agit non seulement d'interroger l'intime en Irlande, mais aussi d'évaluer comment les intimités irlandaises se sont exprimées, tant dans le domaine des arts que dans la sphère sociale où s'est posée de façon parfois très aiguë la question des frontières de l'intime. 

 




Réinventer l'Irlande. Colloque de la Société française d'études irlandaises. Textes publiés sous la direction de Nicole Ollier. Publications de la Maison des sciences de l'homme d'Aquitaine, 2001.

La culture et l'histoire mythifiées sur lesquelles s'est fondée la nation irlandaise ont vu émerger à l'aube du XXe siècle une réalité sociale moderne. Une refonte identitaire s'en est suivie, l'Irlande se recréant et se réinventant, comme l'illustrent certains faits de société et certaines expressions artistiques. Le rapport à la mémoire demeure crucial dans ce phénomène de réinvention, dont la dynamique se poursuit dans le nouveau millénaire. 

 




La Terre d’Irlande et les écrivains irlandais. Textes en anglais et en français. Claude Fierobe, éd.. [Reims], Éditions et Presses universitaires de Reims (ÉPURE), 1992, 160 pages.

[Textes de Paul Brennan, Jean Brihault, Terence Brown, Ann Cipriani, Simone Dorangeon, Emile Jean Dumay, Claude Fierobe, Jacqueline Genet, Maurice Goldring, Adolphe Haberer, Thomas Kilroy, Colin Meir, Martine Pelletier].

C'est toute l'Irlande qui est visée à travers le titre choisi : sa terre certes, mais aussi ses campagnes et ses villes, ses toponymes dont, entre autres, John Montague et Brian Friel se plaisent à égrener la « litanie ». Ce sont aussi, dans l'île divisée, ses zones urbaines ou rurales, non identifiées sur les relevés officiels mais qui forment des territoires protégés ou interdits dont on ne viole pas impunément les frontières invisibles. Ce sont encore ces paysages intérieurs que les romanciers et les poètes portent en eux parce qu'ils sont irlandais et que l'Irlande ne les quitte jamais, même et surtout s'ils sont condamnés à l'éloignement. Cette terre d'Irlande affirme sa présence obsédante dans tous les textes rassemblés ici, qu'ils relèvent de la littérature ou de la civilisation au sens large.

  



Territoires de l'étrange dans la littérature irlandaise au XXe siècle. Textes en français et en anglais, sous la direction de Gaïd Girard. Presses universitaires de Rennes, « Interférences », 2009, 278 pages.

Au-delà d'un imaginaire légendaire connu et d'une tradition gothique qui, de Melmoth à Dracula, a durablement marqué le fantastique européen, la littérature irlandaise contemporaine a inventé de nouvelles formes d'expression de l'inquiétude et du spectral. Qu'il s'agisse des résurgences d'une histoire longtemps occultée ou d'une appréhension subtile des seuils du réel, les écrivains irlandais du XXe siècle ont cartographié des territoires de l'étrange toujours troublants, quelquefois drôles, souvent implacables. De Elisabeth Bowen à Eavan Boland, de Beckett à Banville en passant par William Trevor, John McGahern ou Ciaran Carson, ils ont su donner corps à l'effroi lucide d'une culture où poétique et politique se sont toujours mêlés. 

 



[FICHE LIVRE]Voix et langues dans la littérature irlandaise, sous la direction de Stéphane Jousni et Anne Goarzin. Presses universitaires de Rennes 2 (PUR), « Interférences », 2003, 192 pages.

Mode d'expression collectif qui renvoie aux notions de communauté, d'identité et de territoire, la langue entretient avec la voix, en tant que cette dernière est d'abord sens, des rapports complexes et bien souvent ambigus. S'y mêlent, s'y entrecroisent et s'y superposent l'opposition entre le collectif et le singulier, entre l'original et le commun, les hiérarchies entre systèmes (comme la distinction saussurienne entre parole langue et langage) et modes, notamment de représentation du discours ; ou encore les relations entre corps et code. Le présent ouvrage a pour ambition de démêler, au sein de la littérature irlandaise moderne, ces notions entrecroisées de voix et de langue(s), et d'en cerner les modulations, les errances ou les silences. Des pauvres romanesques (James Joyce, Seamus Deane, Dermot Bolger, Bernard McLaverty) aussi bien que des textes dramatiques (Samuel Beckett, Denis Johnston) ou poétiques (Derek Mahon, Eavan Boland) sont ici sondés, ou mieux " écoutés ", dans des perspectives diverses (linguistique, sémiotique, historique...) qui toutes se mettent au service d'une réflexion commune sur cet indescriptible du langage qu'est la voix dans son rapport à la langue et aux langues 

 



REVUES




Critique n° 421-422 : « Un lieu : l’Irlande ». [Paris], Éditions de Minuit, juin-juillet, 1982.

 

Études irlandaises (Universités de Caen, Lille III et Rennes II). Presses universitaires de Lille / Presses universitaires du Septentrion ; Presses universitaires de Rennes.

La revue française d’information, d’étude et de réflexion sur l’Irlande, à la fois République d’Irlande et Irlande du Nord. Elle couvre les multiples domaines de la vie, de l’actualité et de la culture irlandaises, rassemblés en deux grands champs : civilisation et littérature. Ainsi voisinent la langue et l’écriture, la vie artistique, la politique, l’économie et la société, à la fois dans leur dimension historique et dans leur existence actuelle. Les articles sont soit en français, soit en anglais.

* n°1, 1976 – n°38-1, 2013.

* numéros spéciaux : n°20-1, « L'État en Irlande », 1995 ; n°21-2, « L'Irlande : représentations littéraires », 1996 ; n°22-2, « Processus de paix en Irlande du Nord », 1997 ; n°25-2, « L'Irlande et l'Union », 2000 ; n°26-2, « La langue gaélique en Irlande hier et aujourd'hui », Danielle Jacquin (dir.), 2002 ; n°27-2, « L'Irlande du Haut Moyen Âge : une culture éclectique ? », Catherine Maignant (dir.), 2003 ; n°28-2, « L'Irlande et les États-Unis au 20e siècle », Carle Bonafous-Murat et Wesley Hutchinson (dir.), 2004 ; n°29-2, « Espaces irlandais : zones et marges », Claude Fierobe et Sylvie Mikowski (dir.), 2004 ; n°30-2, « L'Irlande et l'Europe », 2006 ; n°31-2, « Irish English : variétés et variations », Maryvonne Boisseau et Françoise Canon-Roger (dir.), 2006 ; n°32-2, « Les nouveaux Irlandais », Karin Fischer et Anne Goarzin (dir.), 2007 ; n°33-2, « Théâtres de France et d'Irlande : influences et interactions », Alexandra Poulain et Martine Pelletier (dir.), 2008 ; n°34-2, « Figures de l’intellectuel en Irlande », Carle Bonafous-Murat et Maurice Goldring (dir.), 2009 ; n°35-2, « Traduction : pratique et poétique », Clíona Ní Ríordáin et Diarmait Mac Giolla Chríost (dir.), 2010 ; n°36-1, « Trauma et mémoire en Irlande », Anne Goarzin (dir.), 2011 ; n°37-2, « Enjeux féministes et féminins dans la société irlandaise contemporaine », Nathalie Sebbane et Fiona McCann (dir.), 2013 ;

* numéros hors série : « Romantisme irlandais », 1976 ; « Fantastiques », 1976 ; « Question d'Irlande du Nord (1968-1988) », Roland Deutsch (dir.), 1988 ; « L'Irlande sociale et religieuse », Gustave de Beaumont (dir.), 1990, tome 1 et 2 ; « Image », 1994 ; « L'Irlande aujourd'hui », 1994 ; « Études sur The Barracks de John Mac Gahern », Claude Fierobe (dir.), 1994 ; « Espoir », 1996 ; « Imaginaire et représentation », 1996 ; « Identité et modernité », 1997 ; « In memoriam Paul Brennan », 2004 ;

 

Gaéliana (1979-1986). Presses universitaires de Caen.

Revue annuelle du Centre de littérature, civilisation et linguistique des pays de langue anglaise qui fut publiée sous la direction de Jacqueline Genet de 1979 à 1987 et qui est remplacée depuis 1988 par une revue nationale, Études irlandaises, qui est éditée et diffusée par les Presses universitaires de Lille, lesquelles sont désormais devenues les Presses universitaires du Septentrion, puis par les Presses universitaires de Rennes.

 


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