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Les écrivains Ecossais

 

ANTHOLOGIES / REVUES / ESSAIS

(classement par dates de publication)

 

In’hui, n°13, « Treize d’Écosse », éd. Jacques Darras ; illustrations de Daniel Levigoureux. [Amiens], 1980, édition bilingue, épuisé.

[Contient des poèmes de George Mackay Brown, Tom Buchan, Robert Garioch, W. S. Graham, Norman MacCaig, Hugh MacDiarmid, Sorley Maclean (Coilltean Ratharsair), Edwin Morgan, Edwin Muir, Iain Crichton Smith, Kenneth White].

 

Poésie anglaise contemporaine, éd. François Xavier Jaujard ; dessins d’Alain Le Bras. L’Envers du miroir, 1983, 96 pages, épuisé.

[Contient des poèmes de Norman MacCaig, George MacKay Brown, Edwin Muir, James Burns Singer].

 

In’hui, n°19, Matières d’Angleterre. Anthologie bilingue de la nouvelle poésie anglaise, éd. Pierre Joris et Paul Buck. [Amiens], Trois Cailloux (Maison de la culture), 1984, 400 pages.

[Contient des poèmes de cinquante-deux poètes, dont Thomas A. Clark, Veronica Forrest-Thompson, Gael Turnbull].

 

Le Hangar éphémère, n°6. [Perpignan], 1er semestre 1985, épuisé.

[Contient des textes de Jimmy Boyle, Jim Brow, George Mackay Brown, Alasdair Gray, Andrew Greig, Alan Hayton, Liz Lochhead, Norman MacCaig, James Meek, Donald S. Murray, Tom Pow, R. S. Richard, Christopher Rush, Iain Crichton Smith, Kenneth White].

 

Autrement, Hors Série, n°33, « Écosse. Pierre, vent et lumière », éd. Kenneth White. [Paris], Éditions Autrement, 1988, 224 pages, épuisé.

[Textes de Jean Spée, André-Jean Lafaurie, Christopher Harvie, Arthur Watson, Murray Grigor, Billy Kay, Yan de Kerorguen, Heather Waddell, Archie Macalister, Kenneth White, Christian Guyonvarc’h, John Carr, Paul Scott, Jean-Pierre Le Dantec, Alison Cleland, Pierre Minvielle, Jacques Darras, Michel Le Bris, Nicolas Bouvier].

 

Brèves, n°32, « Écosse ». [Villelongue d’Aude], Éditions Atelier du Gué, 1989, 120 pages, épuisé.

[Contient des nouvelles de William Andrew, Georges Mackay Brown, Ron Butlin, Douglas Dunn, Ronald Frame, Alasdair Gray, Brian MacCabe, Dilys Rose, Iain Crichton Smith, Valerie Thornton].

 

Estuaires, n°14, édition bilingue. [Dudelange, Luxembourg], 1991, épuisé.

[Contient des poèmes de George Mackay Brown, Ron Butlin, Stewart Conn, Douglas Dunn, Liz Lochhead, Norman MacCaig, Iain Crichton Smith].

 

Six poètes écossais, traduit de l’anglais par Serge Baudot ; préface de Stewart Conn. [Toulon], Éditions T. Martius, 1991, 168 pages, épuisé.

[George Mackay Brown, Ron Butlin, Stewart Conn, Douglas Dunn, Norman MacCaig, Iain Crichton Smith].

 

Glasgow-French Connections, édition bilingue, traduit de l’anglais par Jacques Rancourt. [Glasgow], Open Circle / Institut français d’Écosse, 1995, épuisé.

[Contient des poèmes de Stan Bell, Jeffrey Burrouws, Richard Burton, Tim Cloudsley, Stewart Conn, Basia Palka, Alistair Paterson].

 

Europe, n°805. [Paris], mai 1996.

[Contient : « La jeune poésie écossaise » (p. 104-122), traduit de l’anglais par Gavin Bowd et Charles Dobzinsky – Gavin Bowd, « Le temps du renouveau ». Poèmes de Meg Bateman, John Burnside, Carol Ann Duffy, Anne C. Frater, Raymond Friel, Graham Fulton, W. N. Herbert, Kathleen Jamie, Liz Lochhead, Stuart A. Paterson, Richard Price].

 

Modernité de l’Écosse, éd. Bernard Sellin. [Brest], UBO (Université de Bretagne Occidentale) / Éditions du CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique), « Triade (Galles, Ecosse, Irlande) », 1996, 168 pages.

[Contient : « Autour de In Memoriam James Joyce. Quête et fantasmes dans la dernière poésie de Hugh MacDiarmid », par J.-M. Fournier – « La fonction salutaire des mythes et des légendes dans Verts Abîmes de Neil M. Gunn », par P. Laplace – « Regards sur la littérature écossaise d’aujourd’hui », par B. Sellin – « Dans le sillage de Kentigern. Lettre d’un avant-poste scotique postmoderne », par K. White – « L’Écosse de Kenneth White », par O. Delbard – « La grande mosaïque de William McIlvanney », par J.-Y. Bellec – « Rencontre avec William McIlvanney », par B. Sellin – « Un petit geste », par W. McIlvanney – « Scot’land art », par D. Berton – « Pouvoir local, identité ‘‘nationale’’ et intégration britannique. L’évolution problématique du ‘‘local government system’’ en Écosse depuis le début des années 1970 », par G. Leydier – « Où en est l’économie écossaise à l’aube de l’an 2000 ? », par R. Spittal].

 

Écosse des Lumières. Le XVIIIe siècle autrement, éd. Pierre Morère. [Grenoble], Ellug (Éditions littéraires et linguistiques de l’Université de Grenoble), « L’Écosse en question », 1997, 436 pages, illus., index, biblio.

L’ouvrage présente une série d’études sur des auteurs peu ou mal connus des Lumières écossaises (citons par exemple Hugh Blair, George Campbell, William Wilkie, etc.) dont l’influence a été déterminante dans le mouvement des idées en Europe. Belles-lettres, rhétorique, philosophie, littérature, peinture et religion sont abordés à travers leurs œuvres. De larges extraits de textes rares sont donnés en complément.

 

La Fabrique, n°12, édition bilingue, traduit de l’anglais par Serge Baudot. [Castellet-lès-Luberon], été 1997, épuisé.

[Contient des poèmes de Stan Bell, Stewart Conn, Tim Cloudsley, Gerald Mangan, Alistair Paterson, Tessa Ransford].

 

La Comète d’Halcyon. Poésie en Écosse aujourd’hui, éd. John Glenday, édition bilingue, traduit de l’anglais par Christine Pagnoulle. [Namur], Maison de la poésie d’Amay, « Sources » n°19-20 / « Poésie des régions d’Europe », 1998, 204 pages.

[Contient des poèmes de Kate Armstrong, Sheena Blackhall, John Burnside, Maoilios Caimbeul, Robert Crawford, Carol Ann Duffy, Graham Fulton, John Glenday, Andrew Greig, W. N. Herbert, Harvey Holton, Kathleen Jamie, Jacky Kay, David Kinloch, Aonghas MacNeacail, Gordon Meade, Don Paterson, Tom Pow, Dilys Rose, Harry Smart, Raymond Vettesse, Christopher Whyte].

 

[FICHE LIVRE]Disco Biscuit (Disco Biscuit. New Fiction from the Chemical Generation, 1997). Anthologie de 19 textes, choisis et présenté par Sarah Champion ; traduit de l’anglais par Aline Azoulay et Céline Cazals. [Paris], Éditions Atelier Alpha bleue, « Alpha bleue étrangère », 1998, 350 pages, épuisé.

* Réédition :

Disco Biscuit. [Paris], Éditions J’ai lu, « J’ai lu. Nouvelle génération » n°5296, 1999, épuisé.

[Contient des textes de Martin Millar, Alan Warner, Irwine Welsh].

 

[FICHE LIVRE]Digraphe, n°89, « L’Écosse dans tous ses états », éd. Gavin Bowd, traduit de l’anglais par Gérard Augustin, 1999, 136 pages.

[Sommaire. I. The Stewart : Marie Stuart, « Sonnets »Liz Lochhead, « Mary Queen of Scots Her Head Chopped Off » (avec lexique anglo-écossais)Baron Corvo, « Borgia et Stuart ». II. Poetry : Hugh MacDiarmid, « Poèmes » – W. N. Herbert, « La pelouse d’hiver. Langue morte » – Edwin Morgan, « The Loch Ness Monster’s Song » – Kathleen Jamie, « Hackit » – Stuart A. Paterson, « État de songes » – Robert Crawford, « Écosse » – Gavin Boyd, « Décennies » (extraits) – Peter Cochran, « Byron et l’Écosse ». III. Making Scotland : Charles W. J. Withers, « Créér ‘‘l’Autre’’ de l’Écosse » – Gavin Boyd, « L’invisible insurrection d’Alexander Trocchi » – Julian Goodare, « L’ancien Parlement d’Écosse » – Murdo Goodare, « Le torrent hurle » – Tommy Sheridan, « John MacLean et la République des travailleurs écossais » – Andrew Hussey, « Les confessions d’un masque : la philosophie vaudeville de Momus » – Louise Yeoman, « Les Immortels qu’on se choisit : Mary Queen of Scots et Lady Di comme pions et autres figures » – « Honor of Scotland : les super-mannequins aristocratiques » – Julian Measures, « Malt Whisky : réflexions sur l’eau de vie » – Anthony Lodge, « ’’Haggis’’ et French Connection » – « Recette écossaise »].

 

La Nouvelle alliance. Influences francophones sur la littérature écossaise moderne, éd. David Kinloch et Richard Price ; contributions de Paul Barnaby, Gavin Bowd, Moira Burgess et al. ; traduit de l’anglais par Françoise Wirth. [Grenoble], Ellug (Éditions littéraires et linguistiques de l’Université de Grenoble), « L’Écosse en question », 2002, 262 pages.

La «Vieille Alliance», alliance culturelle et militaire entre la France et l’Ecosse, est connue comme l’une des plus anciennes du monde, et des recherches récentes ont montré les influences réciproques des deux cultures pendant la période des Lumières. Mais cette tradition perdure-t-elle au XXe siècle ? C’est la question à laquelle une dizaine de spécialistes britanniques et français tentent d’apporter une réponse dans cet ouvrage, en explorant la manière dont des auteurs et des traducteurs écossais de ce siècles se sont nourris de littérature française et francophone. Ils étudient notamment la dette de Hugh MacDiarmid envers Valéry, les liens entre la prose de Neil Gunn et celle de Proust, les échos de Corbière et de Laforgue dans la poésie de Sldney Goodsir Smith, et le rapport du poète, paysagiste et sculpteur très controversé, lan Hamilton Finlay, à la Révolution française. Ils se penchent également sur la traduction vers l’écossais des œuvres du dramaturge québécois Michel Tremblay, sur les prolongements des expériences stylistiques de Zola dans l’œuvre de James Kelman, et sur l’intégration joyeuse de l’œuvre de Lautréamont dans l’écriture romanesque de Frank Kuppner. La présence française dans la fiction écossaise la plus récente est abordée avec l’évocation des écrits d’Alasdair Gray, de Ronald Frame, de Janice Galloway et d’A. L. Kennedy, et la trajectoire du poète scotto-français. Kenneth White, n’est pas oubliée. Enfin, une étude fait le point sur l’ensemble des traductions françaises de littérature écossaise au XXe siècle.

 

[FICHE LIVRE]Po&sie, n°98, « G. B. Spécial poésie anglaise ». [Paris], Éditions Belin, 2002, 224 pages.

[Contient des poèmes de John Burnside, Carol Ann Duffy, Douglas Dunn, William Sydney Graham, Edwin Morgan, Douglas Oliver].

 

[FICHE LIVRE]In’hui, n°60-61, « La rose au risque du charbon », anthologie de poèmes anglais et écossais contemporains, éd. Jacques Darras, avec la collaboration de Patrick Hersant. [Bruxelles], Éditions Le Cri, 2003, 184 pages.

[Contient des poèmes de Hugh MacDiarmid, Lachlan Mackinnon].

 

/ — Quarante et un poètes de la Grande-Bretagne, éd. Patrick Williamson. [Trois Rivières, Québec], Écrits des Forges / [Pantin], Éditions Le Temps des cerises, 2003, 244 pages.

[Contient des poèmes de Iain Bamforth, John Burnside, Carole Ann Duffy, Douglas Dunn, Kathleen Jamiz, Gerald Mangan, Edwin Morgan, Douglas Olivier].

 

Écosse des Highlands, mythes et réalité. Actes du Colloque international, Brest, 22-23 mars 2002. Textes réunis par Bernard Sellin. [Brest], UBO (Université de Bretagne Occidentale) / Éditions du CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique), « Triade (Galles, Ecosse, Irlande) », 2003, 272 pages.

Pendant des siècles les Highlands d’Écosse ont constitué un monde à part, difficile d’accès, veillant jalousement sur une langue gaélique et une culture qui leur étaient propres. La division s’est atténuée au fil du temps mais le pays a gardé son originalité, continue de fasciner, comme c’était déjà le cas au XVIIIe siècle lorsque l’Europe entière avait les yeux tournés vers les Highlands pour y admirer tantôt le foyer du Romantisme (Ossian, Sir Walter Scott), tantôt une culture primitive en marge de la Révolution industrielle. Aujourd’hui encore les Highlands attirent éditeurs et photographes, projettent des images et mythes qui semblent représenter, à tort ou à raison, l’Écosse tout entière. Dans une perspective pluridisciplinaire, le colloque a réuni des chercheurs français et étrangers spécialistes d’études écossaises sur une variété de thèmes relevant de l’histoire, des institutions, de la culture, de la littérature et des arts, avec pour ambition de mieux cerner le particularisme des Highlands, notamment au travers des représentations.

[Contient : Bernard Sellin, « Introduction » – Douglas Gifford, « Something Rotten in the Highlands. The Fiction of Neil Munro (1864-1930) » – Simon Edwards, « Walter Scott. Old Mortality and the Future of Terror » – Gilles Robel, « David Hume et le ‘‘Homère des Hautes-Terres’’ » – Philippe Laplace, « La représentation des Highlands par le ‘‘Crépuscule celtique’’. Idéologie et synecdoque culturelle chez William Sharp / Fiona Macleod » – Morag J. Munro-Landi, « Religion and the Highland Church in the Novels of Neil M. Gunn, with special reference to Butcher’s Broom and The Serpent » – Bernard Sellin, « Robin Jenkins, romancier de l’Argyll » – Camille Manfrédi, « L’île ou la dérive de l’utopie rustique. Islanders, Margaret Elphinstone (1994) » – Anne Le Guellec, « Représentations croisées des Highlands et de l’Australie dans Moonlite de David Foster » – Gaïd Girard, « Les Highlands au Festival du film court de Brest. Humour et parodie » – Edward J. Cowan, « James VI, King of Scots, and the Destruction of the Gàidhealtachd » ; Joachim Schwend, « The Irish Connection. Cultural Links between Ireland and Scotland » – Clotilde Prunier, « La civilisation des Highlands. Le fardeau du Lowlander » – Marie-Hélène Thévenot-Totems, « La vie des paysans dans les Highlands au début du XVIIIe siècle » – Christian Auer, « L’image du Highlander dans la presse d’Inverness pendant les années de famine (1845-1855) » – Jean Berton, « Gaélie ou Highlands, mythes et réalité ? Ou la géographie indéfiniment torturée par l’Histoire » – Edwige Camp, « Les particularismes des Highlands au sein des nouvelles institutions écossaises »].

 Passeport, n°10, « Littérature écossaise », éd. Yves Douet et Patrice Viart. [Nantes], Éditions Le Passeur, 2004, 64 pages, illus., épuisé.

Huit poètes écossais contemporains, éd. Gavin Bowd, traduit de l’anglais par Gavin Bowd, Gérard Augustin et Alain Suied. [Paris], Éditions L’Harmattan, « Levée d’ancre » n°16, 2005, 96 pages.

[Gavin Bowd, Angus Calder, Colin Donati, George Gunn, W. N. Herbert, S. B. Kelly, Angela McSeveney, Gael Turnbull].

Cette anthologie réunit huit poètes de l’Ecosse contemporaine. Ici se côtoient l’ancien, le nouveau et le franchement supranational : les fantômes des sans-terre partis pour l’Amérique, l’exemple troublant de John Knox, les dupes d’Albion, un Royaume-Uni imaginairement découpé, la dernière récolte orcadienne, l’ombre rouge de John MacLean, les héros anonymes de la construction du Forth Rail Bridge, les mouettes baudelairiennes d’Edimburg..., mais on y trouve aussi la monomanie de Mendeleïev, les corbeaux du Kremlin, un oiseau rare et perdu, une réunion mélancolique autour d’un curry, le labyrinthe friable des jours, le chuchotement à travers la glace, une renaissance recherchée dans un piercing. Chaque poète a rédigé un texte où il témoigne de son approche littéraire et de sa vie. Cette anthologie recueille des voix poétiques d’une nation qui se cherche (comme toutes les autres).

 

[FICHE LIVRE]Anthologie bilingue de la poésie anglaise, préface de Bernard Brugière, éd. Paul Bensimon, Bernard Brugière, François Piquet et Michel Remy. [Paris], Éditions Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2005, LXXXII-2010 pages.

[Cette anthologie bilingue réunit des œuvres de 186 auteurs anglophones et d’anonymes, qui vont du VIII e siècle jusqu’à nos jours, dont : William Dunbar, James Thomson, Robert Burns, Walter Scott, James Thomson (B. V.), John Davidson, Edwin Muir, Hugh MacDiarmid, Norman MacCaig, William Sydney Graham, Edwin Morgan, Douglas Dunn, Carol Ann Duffy, Kathleen Jamie].

 

[FICHE LIVRE] — Jacques Darras, Les Îles gardent l’horizon. Marches poétiques dans la littérature de langue anglaise. [Paris], Éditions Hermann, « Lectures », 2006, VI-314 pages.

Sans prétendre à l’exhaustivité impossible, mais avec une précision et une clarté rares, Jacques Darras nous fait découvrir les contrées inconnues des littératures anglaises, écossaises, américaines. L’ouvrage se présente comme un parcours dont les guides sont des écrivains, surtout des poètes, parfois méconnus, que l’auteur choisit d’aborder comme des îles, des îlots. On en arpente les phrases, les vers et les textes à marches enthousiastes. Ils ont pour nom Bunting, Hughes, Heaney, Larkin, Jones, MacDiarmid, MacLean, Pound, Williams, Olson, Zukofsky, etc. Cette diaspora poétique, patiemment réunie au fil des ans par l’auteur, dessine aujourd’hui les contours d’un monde neuf. Une sorte d’Atlantide émergée de la mer. Un seuil entre l’Amérique et l’Europe. Une extension soudaine de notre sensibilité.

 

[FICHE LIVRE]Hontes. Confessions impudiques mises en scènes par les auteurs. Anthologie composée par Robin Robertson, traduit de l’anglais par Catherine Richard. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 2006, 296 pages.

[Recueils de témoignages d’écrivains anglo-saxons, dont les Écossais John Burnside, Janice Galloway, A. L. Kennedy, Karl Miller, Andrew O’Hagan, Don Paterson, Alan Warner, Irvine Welsh, Louise Welsh].

Robin Robertson, poète anglais, a eu l’idée de recueillir les témoignages de hontes publiques et d’humiliations, diverses et variées, vécues par soixante écrivains anglo-saxons, connus du grand public. Le lecteur assiste à un cortège de situations burlesques, d’espoirs bafoués, de désirs frustrés, de quiproquos. On y voit Chuck Palahniuk interrompu durant une lecture publique par les commentaires ironiques d’un travesti drogué distribuant des cachets opiacés aux étudiants. On découvre Jonathan Coe rampant à quatre pattes devant le public d’un studio de télévision pour se soustraire au champ des caméras. Julian Barnes raconte une rencontre d’amnésiques entre lui et son éditeur, celui-ci ne se souvenant pas de son nom et lui-même cherchant désespérément le titre de son unique œuvre publiée à l’époque. Paul Farley décrit son angoisse, lors d’une lecture, à l’idée que le micro puisse capter les couinements et les gémissements de ses intestins malades. Paul Bailey, lors d’un salon du Livre à Bordeaux, relate la brève mais remarquée intervention de Robin Cook. Les récits des blessures d’amour-propre d’écrivains, teintés d’une savoureuse autodérision, créent une littérature de la disgrâce pleine d’humour et d’humanité.

 

Crimespotting (Crimespotting. An Edinburgh Crime Collection, 2009), recueil de nouvelles, préface de Irvine Welsh, traduit de l’anglais par Santiago Artozqui. [Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne], Éditions Music and entertainment books, 2010, 200 pages, épuisé.

[Nouvelles de Lin Anderson, Kate Atkinson, Margaret Atwood, Christopher Brookmyre, John Burnside, Isla Dewar, A. L. Kennedy, Denise Mina, Ian Rankin, James Robertson].

 

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* REVUE ÉTUDES ÉCOSSAISES

Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble

(Textes en anglais et en français).

 

Études écossaises, n°1, 1992 : « Écosse. Regards d’histoire ».

[Contient une série d’articles portant sur le thème de l’histoire et de l’historicité, à la suite du congrès international « Historicité dans la littérature et la pensée écossaises » (Grenoble, 1991)].

 

Études écossaises, n°2, 1993 : « Littérature écossaise : Voix nouvelles ».

[Contient des études portant sur les auteurs contemporains tels que James Kelman, Janice Galloway, Iain Banks et Alasdair Gray].

 

Études écossaises, n°3, 1996 : « Aspects du XVIIIe siècle / Aspects of XVIIIth century »

[Articles sur les différents aspects de la culture écossaise de cette époque : littérature, poésie, histoire des idées, mythes].

 

Études écossaises, n°4, 1997 : « La poésie écossaise / Scottish poetry ».

[Série d’études stylistiques est complétée par des traductions en français de deux poètes écossais contemporains : David Kinloch et Jackie Kay].

 

Études écossaises, n°5, 1998 : « Une Écosse autonome ? ».

[Sur la dévolution. Des auteurs tels Cairns Craig ou Tom Nairn analysent les enjeux culturels et politiques des changements constitutionnels britanniques].

 

Études écossaises, n°6, 1999-2000 : « Arts plastiques et cinéma en Écosse / Visual arts in Scotland ».

[Articles sur le peintre Henry Raeburn, les artistes femmes au XXe siècle, ou la représentation filmique de l’Écosse, etc.].

 

Études écossaises, n°7, 2001 : « L’étrange. Le mystérieux. Le surnaturel / The Strange. The Mysterious. The Supernatural ».

[Sur la thématique du surnaturel qui, depuis longtemps, fait partie des images stéréotypées de l’Écosse : aussi bien sur la littérature que sur l’histoire des idées ou les légendes populaires].

 

Études écossaises, n°8, 2002 : « Le roman écossais moderne / The modern Scottish Novel » – « Contradiction ».

[Un ensemble sur le roman écossais moderne (de Gunn à Alan Warner) et un deuxième sur le thème de la contradiction dans l’histoire des idées du XVIIIe et du XIXe siècles].

 

Études écossaises, n°9, 2003-2004 : « L’Écosse au féminin / Women in Scotland » – « Le mystérieux dans la littérature écossaise / The mysterious in Scottish literature ».

[Le rôle et de la représentation de la femme en Écosse. – Études sur l’irrationnel dans la littérature écossaise.

 

Études écossaises, n°10,  2005 : « La réputation / Reputation ».

[Sur la réputation de personnalités de l’histoire écossaise – La réputation du théâtre écossais].

 

Études écossaises, n°11, 2008 : « L’utopie / Utopia ».

[L’utopie à travers des études qui touchent autant à la littérature et à l’histoire des idées (Robert Carlyle, A.L. Kennedy) qu’à la civilisation (Robert Owen, la dévolution). – Communications de l’atelier écossais du Congrès de la SAES à Nantes en 2006].

 

Études écossaises, n°12, 2009 : « La science / Science ».

[La place de la science et de la technologie dans le contexte écossais (histoire, philosophie, littérature) des Lumières à nos jours].

 

Études écossaises, n°13, 2010 : « Exil et retour / Exile and Return ».

[En collaboration avec l’Université de St Andrews et l’Université de Strathclyde, un choix d’articles issus du colloque international « Exil et retour » (St Andrews, 2009)].

 

Études écossaises, n°14, 2011 : « Empire ».

[Études, essentiellement historiques, sur les différentes manières de la présence des Écossais dans la construction et la conceptualisation de l’Empire britannique. – Sélection des articles publiés lors des ateliers écossais du congrès annuel de la SAES : « Résurgence » en 2008 et « Essai(s) », en 2009].

 

Études écossaises, n°15, 2012 : « Ré-écrire l’Écosse : littérature et cinéma », coordination éditoriale de David Leishman.

[L’importance et l’omniprésence du phénomène de la réécriture. L’étude des questions liées au thème de la canonicité et des phénomènes de réécriture qui en découlent. Les articles portant sur la littérature et le cinéma écossais cherchent à rendre compte du caractère mouvant du canon dans le temps, ce qui permet de souligner comment le texte canonique s’efface ou se voit dépassé au fil des époques ou, au contraire, s’affirme, se consolide ou se mue par le biais de réseaux intertextuels qui redynamisent le texte initial. – Divers articles suite aux communications présentées lors des congrès annuels de la SAES de 2010 à Lille et de 2011 (Paris 3, Paris 7)].

 

Études écossaises, n°16, 2013 : « Ré-écrire l’Écosse : histoire », coordination éditoriale de David Leishman.

[L’histoire écossaise et les enjeux sur lesquels a souvent reposé son écriture se sont tout naturellement imposés comme susceptibles de fournir, à cet égard, de nombreux exemples de dynamiques ayant pu affecter –ou affectant encore– des interprétations jugées canoniques de la société et de la politique. Les travaux présentés revêtent d’une importance accrue à un moment historique où les Ecossais se préparent à se prononcer sur le rôle constitutionnel de l’Ecosse au sein de l’Union britannique].

 

 

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