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LES ÉCRIVAINS TCHÈQUES ET SLOVAQUES PUBLIÉS EN FRANÇAIS

 

DOSSIERS BIBLIOGRAPHIQUES DE LA LIBRAIRIE COMPAGNIE

LES ÉCRIVAINS TCHÈQUES ET SLOVAQUES

 

ESSAIS / ÉTUDES

Bibliographies Cinéma – Histoire culturelle – Littérature – Prague

(Sélection de livres et de revues classés par genre

et, sauf indication contraire, par date de publication)

 

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BIBLIOGRAPHIES

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Bibliographie des œuvres littéraires tchèques et slovaques traduites en français, éd. Vladimír Peška, Joseph Suchy, [Paris], Institut d’Études slaves, « Travaux publiés par l'Institut d'études slaves », n°31, 1981, 46 pages.

 

Les Écrivains tchèques et slovaques. Dictionnaire bio-bibliographique de soixante-sept écrivains de langue tchèque ou slovaque traduits en français, éd Anne Sala. [Paris], Groupement de libraires L’Œil de la lettre, catalogue n°9, novembre 1988, hors-commerce, épuisé.

 

Bibliographie des œuvres littéraires tchèques traduites en français, éd. Patrick Beslon, Xavier Galmiche et Benoît Meunier. [Paris], UFR d’Études slaves de l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), Cahiers slaves, n°4, 2002, 112 pages.

 

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CINÉMA

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— Marie-Magdeleine Brumagne, Jeune cinéma tchécoslovaque, Premier plan n°52, [Lyon], Serdoc, 1969, 176 pages, illus., épuisé.

 

— Mira et Antonín Liehm, Les Cinémas de l’Est (The Most Important art. East European Film After 1945, 1977), version française actualisée par les auteurs, traduit par Michel Euvrard et Catherine Fournier. [Paris], Éditions du Cerf, « 7e art », 1989, 468 pages, illus.

Les Liehm décrivent, de 1945 à 1989, pays par pays, les évolutions des différents cinémas de l’Est, à travers les alternatives de répressions et de dégels. (Présentation de l’éditeur)

 

Le Cinéma tchèque et slovaque, sous la direction d’Eva Zaoralová et Jean-Louis Passek, traduction du tchèque par Marie-Paule et Michael Wellner-Pospíšil, du slovaque par Gabriela Kukurugyová et de l’italien par Anne Guglieletti. [Paris], Éditions du Centre Georges Pompidou, « cinéma/pluriel », 1996, 292 pages, illus., épuisé.

[Sommaire : Introduction : Jean-Louis Passek, « Préface » – Eva Zaoralová, « Pour saluer le cinéma tchèque et slovaque » – Zdenek Zaoral, « Tableau synoptique : histoire, culture, cinéma ». Itinéraires du cinéma tchèque et slovaque : Francesco Pitassio, « Le cinéma tchèque (1918-1930) » – Michal Bregant, « Le cinéma d’avant-garde : entre le rêve et l’utopie » – Luboš Bartošek, « L’adolescence et l’âge mur du cinéma tchèque (1930-1945) » – Galina Kopaněvová, « Un quart de siècle de métamorphose » – Zdena Škapová, « La cinématographie tchèque : littérature et cinéma, et plus particulièrement dans les années soixante » – Stanislava Přádná, « Les personnalités de la nouvelle vague » – Jan Lukeš, « La chute, la montée et l’incertitude (le film tchèque de 1970 à 1996) – Martin Šmatlák, « La spécificité du cinéma slovaque : Le mythe de la “ nouvelle vague ” dans le cinéma slovaque des années soixante. Le cinéma slovaque à tête de papier. la situation du cinéma en Slovaquie dans les années quatre-vingt-dix » – Marie Benešová, « Le film d’animation. La carte de visite de la culture tchèque » – Alena Müllerová, « Trop près de la vie. Le film documentaire des années soixante et quatre-vingt ». Les dictionnaires : Marianna Forrayová et Jean-Louis Passek, « Dictionnaire des cinéastes tchèques et slovaques » – Marianna Forrayová, Eva Urbanová et Blažena Urgošíková, « Dictionnaire des films » – Vladimír Opěla, « Les Archives nationales du film » – Bibliographie – Index des films – Index des réalisateurs].

 

 

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HISTOIRE CULTURELLE

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— Antonín Liehm, Trois générations. Entretiens sur le phénomène culturel tchécoslovaque, traduit du tchèque par Marcel Aymonin, préface de Jean-Paul Sartre, illustrations d’Adolf Hoffmeister. [Paris], Éditions Gallimard, « Témoins », 1970, XXXII-336 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Renée Perréal et Joseph A. Mikuš, La Slovaquie : une nation au cœur de l’Europe, préface de Joseph M. Rydlo. [Lausanne], Éditions L’Âge d’homme, « Slavica. Histoire / Travaux du Centre des études slaves “William Ritter”, 1993, 272 pages.

La Slovaquie à travers son histoire politique, sociale, économique et, surtout, culturelle.Contient un chapitre consacré à l’histoire de la littérature slovaque (p. 90-185).

 

— Histoire des pays tchèques, sous la direction de Pavel Belina, Petr Cornej, Jiri Pokorny, traduit du tchèque par Miroslav Pravda, Marie-Jeannine Salé. [Paris], Éditions du Seuil, « Points. Histoire », n°191, 1995, 512 pages, épuisé.

 

 — Otto Urban, Petite histoire des pays tchèques, traduit du tchèque par Milena Braud. [Paris], Institut d'études slaves, « Cultures et sociétés de l'Est », n°25, 1996, 144 pages.

 

— Antoine Marès, Histoire des Tchèques et des Slovaques. [Paris], Éditions Hatier, « Nations d'Europe », 1995, 384 pages, illus., épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Antoine Marès, Histoire des Tchèques et des Slovaques. [Paris], Éditions Perrin, « Tempus », n°99, 2005, 484 pages.

Les Républiques tchèque et slovaque, membres de l'Union européenne depuis le 1ermai 2003, restent dans la mémoire historique liées à quelques événements importants et souvent tragiques : la guerre de Trente Ans au XVIIe siècle, Austerlitz en 1805, Sadowa en 1866, les accords de Munich de septembre 1938, le coup de Prague de février 1948, l'invasion soviétique d'août 1968.

Il est temps de redécouvrir la riche histoire de cette région et de comprendre d'où est issue la fameuse « révolution de velours » de l'automne 1989, placée sous les auspices du futur président Vaclav Havel, tout comme la séparation de la Tchécoslovaquie en deux Etats, en 1993. Il faut aussi réintégrer dans le patrimoine européen les figures de saint Venceslas, du réformateur Jan Hus, du refondateur de l'Etat Masaryk ou du philosophe Jan Potocka. (Présentation de l’éditeur)

 

 — Stéphane Reznikow, Francophilie et identité tchèque (1848-1914). [Paris], Éditions H. Champion, « Histoire culturelle de l'Europe », n°2, 2002, 752 pages.

Sous la monarchie des Habsbourg, la France est apparue pour les Tchèques comme un allié potentiel, un modèle politique, un guide culturel voire un vecteur d'inclusion en Europe occidentale. Loin de se réduire à un snobisme, la francophilie tchèque fut un phénomène de société tant elle était investie, fait exceptionnel dans l'Europe de la seconde moitié du XIXsiècle, d'une mission patriotique. Contrepoids à la germanisation, facteur de résistance passive face à Vienne, instrument pour les partis politiques, miroir autocritique, elle contribua à la formation de l'identité nationale tout en posant les bases de l'amitié franco-tchèque, préparant ainsi l'indépendance obtenue en 1918. Ce livre reprend la première thèse d'histoire consacrée au rôle de la francophilie dans la formation de la culture européenne contemporaine. (Présentation de l’éditeur)

 

 — La Slovaquie face à ses héritages. Horizons critiques de la culture slovaque contemporaine, ouvrage collectif, sous la direction de Catherine Servant et d’Étienne Boisserie. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Aujourd’hui l’Europe », 2004, 302 pages.

À la faveur du présent ouvrage, les auteurs ont souhaité jeter un éclairage sur les problématiques culturelles surgies (ou resurgies) dans le débat slovaque depuis une dizaine d'années, en proposant principalement des incursions dans les domaines de l'histoire et de la littérature. Ici, la visée se veut résolument contemporaine ; l'ensemble des contributions, fût-ce par le biais d'investigations à rebours, converge vers le temps présent. Ainsi qu'on le découvrira au fil des textes, la nécessité de penser et de formuler les enjeux de la culture slovaque contemporaine se fait jour à travers un criticisme s'exerçant, avec plus ou moins d'intensité, dans toutes les sphères créatives et intellectuelles. Témoin, l'examen récurrent des modalités d'existence même de la culture slovaque – ruptures / continuité, ouverture / fermeture, carrefour / centre / périphérie... Témoin, encore, la lucidité qui s'exprime tout au long de ce livre, sur un mode tantôt humoristique ou corrosif, tantôt plus véhément et inquiet. Cette recherche d'orientation est indissociable d'un retour interprétatif sur le passé. Le « passage obligé » du face-à-face avec les héritages du passé et de l'histoire dans la recherche, la création et la pensée contemporaines slovaques offre ainsi à cet ouvrage l'un de ses fils conducteurs. (Présentation de l’éditeur)

Culture tchèque des années 60, édition Michael Wellner-Pospisil et Jean-Gaspard Palenicek ; avant-propos Antonin J. Liehm. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2007, 432 pages, illus.

Le 21 août 1968, les armées du Pacte de Varsovie envahissaient la Tchécoslovaquie, mettant ainsi fin à la tentative de réforme politique du « socialisme à visage humain » connue sous le nom de Printemps de Prague. Celle-ci fut cependant l'aboutissement d'une décennie exceptionnellement riche, notamment en ce qui concerne la création artistique. Pour les Tchèques qui ont, depuis près de vingt ans, recouvré la liberté et rejoint, en 2004, l'Union européenne, les années soixante font l'objet d'un mythe, elles représentent des années « d'or ». En effet, alors qu'ils achèvent de s'orienter dans la situation nouvellement née de la chute du régime communiste, cette décennie, « enserrée entre une époque noire tachée de sang » – celle du stalinisme –« et une époque de grisaille » – celle de la normalisation –, « ne peut que briller, leur apparaître comme une pierre précieuse dans un écrin sans valeur. » (Hala)

Les œuvres de Milan Kundera ou de Bohumil Hrabal, les films de Forman ou deMenzel, les collages de Kolár sont bien connus en France. S'il existe, en français, plusieurs ouvrages analysant les événements politiques de l'époque, il manquait une source de référence pour la création artistique. Ce livre se propose de dresser un tableau factographique aussi complet que possible de la culture tchèque des années soixante, couvrant tous les domaines : histoire, littérature, théâtre, beaux-arts, musique, cinéma... Chaque partie est accompagnée d'une esquisse de ce qu'a été la perception de cette culture en France.

Quelque part, Milan Kundera a dit que la culture tchèque des années soixante était un des moments les plus importants de la culture européenne du XXe siècle. Ce livre essaie de voir ce qu'il en est. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] Mariusz Szczygiel, Gottland, traduit du polonais par Margot Carlier. [Arles], Éditions Actes Sud, 2008, 280 pages.

Gottland, c'est ainsi que le brillant journaliste polonais Mariusz Szczygiet nomme la République tchèque, en jouant avec le nom d'une vedette de la chanson. Sur ses voisins, qu'il chérit et dont il parle la langue, il signe un livre érudit et magistralement composé où l'on trouve des personnages et des histoires insolites : l'édification du plus grand monument de Staline au monde ; l'ascension et la chute d'une star du cinéma tchèque dont Goebbels était tombé éperdument amoureux ; l'épopée de la dynastie Bata ; les subterfuges de la nièce de Franz Kafka pour garder l'anonymat.

Sous couvert de merveilleux petits contes cruels, Gottland est une radioscopie subtile de la dérive du totalitarisme – le récit d'un « avenir radieux » raconté par les victimes qu'il a engendrées. (Présentation de l’éditeur)

 

Baroque en Bohême, édition de Marie-Elizabeth Ducreux, Xavier Galmiche, Martin Petras et Vit Vlnas. [Villeneuve-d'Ascq, Nord], Université Charles de Gaulle-Lille III, « UL3 Travaux et recherches », 2009, 274 pages.

Dans cet ouvrage nous présentons aux lecteurs quelques aspects des recherches récentes sur l'époque du baroque en Bohême.La première partie présente le baroque en tant qu'époque culturelle propre aux Pays tchèques, un territoire où sont pratiquées trois langues – latin, allemand et tchèque – et où les auteurs sont souvent multilingues. Tout en participant aux tendances communes du baroque européen, il se distingue par certains traits caractéristiques, explicables par la signification qu'y prend la Contre-réforme.La deuxième partie précise le contexte d'une société soumise tout d'abord à la division confessionnelle et aboutissant à une recatholicisation qui est ici présentée et questionnée. D'autres thèmes du contexte culturel sont traités : l'architecture idéale du baroque et sa signification esthétique, l'introduction de l'opéra italien, les images et les représentations que la Bohême baroque entretient des Français et enfin la production des livres manuscrits à l'usage du lectorat cultivé.La troisième partie est consacrée à quelques questions de la réception du baroque pendant les époques suivantes, et plus particulièrement au XXe siècle. Après une longue période où le baroque (et notamment le baroque littéraire) fut banni d'après des critères idéologiques, le XXe siècle apprend progressivement à en goûter la complexité et à y distinguer un paradigme esthétique de la modernité. (Présentation de l’éditeur)

 

 

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LITTÉRATURE

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— Ernest Gaubert, La Poésie tchèque contemporaine. [Paris], Bibliothèque internationale d’édition, 1903, 32 pages, épuisé.

 

— Hanuš Jelínek, Études tchécoslovaques. [Paris], Éditions Bossard, 1927, 362 pages, épuisé

 

— Hanuš Jelínek, Histoire de la littérature tchèque. [Paris], Éditions du Sagittaire : Tome I. Des origines à 1850, 1930, 410 pages ; Tome II. De 1850 à 1890, 1933, 326 pages ; Tome III. De 1890 à nos jours, 1935, 472 pages, 3 vol., épuisés.

 

— Július Noge, Aperçu de la littérature slovaquetraduit du slovaque par Katarina Ballova [Bratislava], Centre du livre Slovaque, 1968, 144 pages, épuisé.

 

— Petr Král et František Šmejkal, « Surréalistes tchèques et slovaques », (article général et notices sur les auteurs), dansDictionnaire général du surréalisme et de ses environs, publié sous la direction de Adam Biro et René Passeron. [Fribourg], Office du livre / [Paris], Presses Universitaires de France, « Grands dictionnaires », 1982, 468 pages, épuisé.

 

— Les Avant-gardes tchèque et slovaque dans le contexte international. Colloque, Paris, 27-28 mai 1978, textes réunis et présentés par Hana Jechová. [Paris], Presses Sorbonne nouvelle, 1983, 200 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Le Roman tchèque dans le contexte international. Mémoire et tradition dans la prose contemporaine, actes du colloque international, Paris, 18-20 janvier 1990, textes réunis par Hana Voisine-Jechova. [Paris], Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, « Langues et cultures slaves », 1992, 150 pages, illus.

[Sommaire : Antonín Meštan, « Le roman historique chez les Tchèques et les Polonais après la Seconde Guerre mondiale » – Hana Voisine-Jechova, « La surface fragile du présent » – Peter Drews, « L’œuvre romanesque de JiříŠotola » – Xavier Galmiche, « Le comte Spork dans la littérature tchèque » – Marie-Odile Thirouin-Deverchère, « Le passé tchéco-allemand dans “L’Arc de Dieu” de Jaroslav Durich » – Claudia Ancelot, « Le “odsun” dans la trilogie autobiographique de Bohumil Hrabal » – James Naughton, « L’histoire dans l’œuvre de Ján Johanides : le roman “Marek koniar a uhorský pápe” (1983) » – Daniela Hodrová, « Le topos de la bataille perdue » – Maria Delaperrière, « La mémoire comme raison d’être (Quelques remarques sur la prose polonaise) » – Nathalie Zanello, « Sylvie Richterová et le motif du retour » – Eva Le Grand, « Mémoire, rire et histoire » – « Bohumil Hrabal sur la scène française », entretien avec Guy Cambreleng réalisé par Danièle Monmartre].

 

[FICHE LIVRE] — Vladimír Claude Fišera, « Trop loin de Paris, trop près de Moscou : les surréalistes de Tchécoslovaquie et de Yougoslavie », dans Mélusine, n°XIV, « L’Europe surréaliste », contributions au colloque de Strasbourg, septembre 1992, réunies par Henri Béhar,[Paris], Centre de recherche sur le surréalisme, Université de Paris III / [Lausanne], Éditions l’Âge d’homme,», 1993, 342 pages.

 

[FICHE LIVRE] — Histoire littéraire de l’Europe médiane des origines à nos jours, édition de Maria Delaperrière. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Aujourd’hui l’Europe », 1998, 454 pages.

Que savons-nous des littératures balte, hongroise, slovaque, sorabe, rom, ukrainienne... toutes si lointaines... et pourtant si proches ? Longtemps victimes de conditions historiques ou politiques qui les ont maintenues dans une quasi inexistence, elles affirment aujourd'hui leur identité. Permettre au lecteur français de découvrir la diversité et la richesse des littératures des pays et " peuples " de l'Europe " médiane ", tel est le but de cet ouvrage, fruit de la collaboration de plus d'une vingtaine de spécialistes (Maria Flochová, « La littérature slovaque », p. 293-299 ; Stefan Povchanic, « La littérature tchèque », p. 327-387).

 

— Catherine Servant, Critique et nation. La naissance de la critique dans les lettres tchèques (années 1860-1890). [Montpellier], Publications de l’université Paul Valéry, Montpellier 3, Bibliothèque d’Études germaniques et centre-européenne, 2000, 342 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Hana Voisine-JechováHistoire de la littérature tchèque. [Paris], Éditions Fayard, 2001, 794 pages.

Née en 1927 en Tchécoslovaquie, Hana Voisine-Jechova a fait des études de slavistique comparée et de structuralisme à l'Université Charles de Prague.Diplômée de l'université de Varsovie, titulaire d'un doctorat d'État soutenu à l'Université de Paris-III, elle a émigré à Paris en 1976 après avoir été en conflit avec les autorités communistes de son pays.De 1982 à 1995, elle a enseigné la langue et la littérature tchèque à l'université de Paris IV. Traductrice (de poésie romantique polonaise en particulier), elle est également l'auteur de nombreuses publications de linguistique, slavistique comparée et théorie littéraire. Elle a collaboré à une Anthologie de la poésie baroque tchèque (L'Age d'Homme). Cette histoire de la littérature tchèque vient combler un vide, aucune édition française n'étant actuellement disponible sur le marché. elle constitue non seulement une mine d'informations bio-bibliographiques, mais également une source de réflexion sur la culture d'un pays où se côtoient de multiples ethnies, idéologies, conceptions philosophiques, esthétiques et éthiques (Présentation de l’éditeur).

 

 — Stefan Povchanic, Histoire de la littérature slovaque 1. Des origines à la Première Guerre mondiale. [Paris], Éditions L’Harmattan, « Espaces littéraires », 2003, 292 pages.

L'histoire de la littérature slovaque reflète étroitement l'évolution historique et culturelle de la Slovaquie qui, aspirant à la liberté, a lutté pendant neuf siècles contre les dominations étrangères afin de préserver son identité et sa langue. Spécialiste de littérature française et de littérature slovaque, l'auteur du livre fait sa présentation de manière contrastive, tout en illustrant son exposé de nombreuses traductions de sa plume. Nous y retrouverons les grands courants de la littérature européenne, teintés des particularités de l'évolution historique de l'Europe centrale. (Présentation de l’éditeur)

 

 — Images de la Bohême dans les lettres françaises. Réciprocité culturelle des Français, Tchèques et Slovaques, éd. Hana Voisine-Jechova. [Paris], PUPS (Presses Université Paris Sorbonne), « Europe centrale et orientale », 2004, 204 pages.

À première vue, les travaux sur l'image de la Bohême dans les lettres françaises s'inscrivent dans un comparatisme traditionnel. Toutefois, on se rend vite compte que ce sujet soulève plusieurs questions relevant des rapports entre deux pays d'une position culturelle différente, et pose quelques problèmes méthodologiques. Il est en effet plus facile d'évoquer l'image de la France dans les littératures tchèque et slovaque que de parler d’échos de la Bohême chez les écrivains français. Les poèmes et romans français ont été analysés en Bohême du point de vue esthétique et ont contribué au développement de la littérature autochtone. Rien de tel ne s'est produit dans le sens opposé. La Bohême a été perçue et commentée en France du point de vue historique et idéologique dans les œuvres d'érudition, éventuellement du point de vue géographique dans certains guides touristiques. On peut y ajouter encore quelques cas isolés des rapports entre les élites françaises et tchèques, résultant des relations diplomatiques des deux pays ou de la situation personnelle de certains écrivains. La Slovaquie qui, pendant longtemps, n'existait pas comme un État indépendant a été noyée dans les réflexions sur la Bohême – et celle-ci disparaissait parfois dans des informations sur l'Autriche, ou même sur le protestantisme allemand. Sans présenter le sujet d'une façon exhaustive, les communications publiées dans le présent livre permettent de découvrir surtout des lacunes dans nos rapports mutuels. Leur but primordial a été toutefois d'attirer l'attention sur ce qu'on pourrait – et devrait – faire à l'avenir. (*)

 

[FICHE LIVRE] — Hélène Leclerc, Une littérature entre deux peuples. Écrivains de langue allemande en Bohême (1815-1848). [Toulouse], Presses universitaires du Mirail-Toulouse, « Interlangues », 2011, 376 pages.

Dans la première moitié du XIXe siècle, la construction des identités en Bohême est marquée par une tension grandissante entre Allemands et Tchèques, deux groupes linguistiques taraudés par la tentation nationale au sein de cette « prison des peuples » qu'est devenue la monarchie autrichienne. Face à ce souci de différenciation se manifeste, cependant, un discours bohémiste glorifiant les valeurs communes aux deux peuples et prônant une forme de symbiose identitaire. Ce discours trouve son expression dans une littérature en langue allemande – véritable littérature de médiation – qui tente de surmonter la désintégration en marche, celle-là même qui se révélera lors du printemps des peuples de 1848. Centré sur les écrivains germanophones de Bohême, le présent ouvrage étudie la naissance de ce courant médiateur, examine les tentatives de conciliation qui ont travaillé cette littérature de l'entre-deux culturel, analyse la richesse et l'originalité des représentations qui s'y déploient. Confrontés aux événements de 1848, bon nombre de ces auteurs devront d'ailleurs choisir leur camp, certains se retrouvant tout bonnement réduits au silence. (Présentation de l’éditeur)

 

Revues :

— Cultures d’Europe centrale, n°1 : « Figures du marginal dans les littératures centre-européennes », [Paris], UFR d’Études germaniques et UFR d’Études slaves de l’Université Paris-IV Sorbonne, 2001.

[Sommaire : Xavier Galmiche et Delphine Bechtel, « Figures du marginal dans les littératures centre-européennes »– Delphine Bechtel, « Le marginal de Prague à Łódź. Individu et communauté chez Franz Kafka et Ysroel Rabon »– Stéphane Pesnel, « De Mendel Singer (Le Poids de la grâce) à NissenPiczeník (Le Marchand de corail) : la radicalisation de la figure du marginal dans l’œuvre de Joseph Roth »– Xavier Galmiche, « Altérité et aliénation chez BohumilHrabal : le personnage du jeune homme (jinoch), être un (jeden) et être autre (jiný), du romantisme à la fin du XXsiècle » – Malgorzata Smorag-Golgberg, « Langue perdue, langue retrouvée ou le détour trans-atlantique de Gombrowicz »– Bernard Banoun, « Entre souffrance et provocation : la mise en scène de la marginalité dans Cimetière des oranges amères de Josef Winkler– Notes sur les études centre-européennes].

 

— Cultures d’Europe centrale, n°2 : « Merveilleux et fantastique dans les littératures centre-européennes », Textes réunis par Bernard Banoun et Delphine Bechtel, [Paris], UFR d’Études germaniques et UFR d’Études slaves de l’Université Paris-IV Sorbonne.

[Table des matières : Evelyne Jacquelin, « Théorie et lecture du fantastique de part et d'autre du Rhin. L'exemple de Leo Perutz » – lain Muzelle : Réflexions poétiques et fantastiques dans L'Eglise des jésuites de E.T.A. Hoffman – Luba Jurgenson : Le fantastique et le réel dans les Nouvelles pétersbourgeoises de Gogol – Delphine Bechtel et Malgorzata Smorag-Goldberg : Entre les ombres du passé et les fantasmagories du futur : la mise en scène d'une catharsis collective chez Wyspianski et Peretz – Bernard Banoun : Merveilleux et principe de réalité dans le récit La femme sans ombre de Hugo von Hoffmansthal – Xavier Galmiche : Exploitation et refoulement du kitsch fantastique de Bohême : autour de l'oeuvre précoce de František Langer (Jakud Deml, Josef Váchal) – Lenka Stranska: Les royaumes merveilleux d'Otakar Ostrčil (1879-1935) – Jean-Yves Masson : La nouvelle rêvée d'Arthur Schnitzler comme réécriture ironique de La Flûte enchantée : un exemple d'utilisation critique du fantastique – Sabine Laliberte : Motifs du fantastique dans l'oeuvre d'Alexender Lernet-Holenia – Michèle Tauber : Le thème de la métamorphose chez Aharon Appelfeld].

 

— Cultures d'Europe centrale, hors-série, n°1 : « Poésie latine en Bohême. Renaissance et maniérisme », textes choisis, préfaces et commentés par Hana Jechova-Voisine et Jacques Voisine ; traduits en vers non rimés par Jacques Voisine, 128 p. : illus.

 

— Cultures d'Europe centrale, hors-série, n°7 : « Miroirs brisés. Récits régionaux et imaginaires croisés sur le territoire slovaque », textes réunis par Etienne Boisserie et Clara Royer. [Paris], Institut d'études slaves, 2011, 314 p.-8 pl., illus.

Lorsqu'au début du XXsiècle, quelques patriotes entreprirent d'écrire une histoire « slovaque », ils en avaient une conception bien sommaire reposant sur le territoire d'un slovenské etnikum grossièrement construit. La représentation « nationale » ne correspondait alors pas à ce qui allait devenir le cadre territorial de référence, la Slovaquie actuelle. Au moment des changements politiques et frontaliers des années 1918-1920, un nouveau récit historique s'élabora. Dès lors, et tout au long du XXe siècle, grande fut la tentation d'évacuer certaines dimensions de l'appartenance millénaire du territoire slovaque au royaume de Hongrie et d'en taire la construction par apports et installations successifs : de nouveaux récits gommèrent tout ou partie du complexe héritage politique, symbolique, culturel, architectural, littéraire et religieux, sous prétexte qu'il témoignait insuffisamment d'une vie « nationale », qu'elle fût slovaque ou tchécoslovaque. À bien y regarder, cette diversité marqua le territoire et les hommes par les cadres mentaux, juridiques, politiques et sociaux qu'elle imposait et elle continua d'irriguer culturellement et politiquement l'entre-deux-guerres. Ce volume présente des contributions qui reflètent cette richesse et cette diversité sociale et culturelle. (Présentation de l’éditeur)

 

— Études tchèques et slovaques, n°1-3, [Paris], CNRS / Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), 1980-1982, épuisé.

 

— Études tchèques et slovaques, n°4, textes réunis par Hana Jechova, [Paris], CNRS / Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), 1983-1984, épuisé.

[Sommaire : Pascal Varejka, « Les artistes tchèques en France à la fin du XIXe et au début du XXe siècle »– Jan Vladislav, « Jiří Kolář ou la poésie - province de la vie et de la mort »– Karel Teige, « Essai de réexamen terminologique et conceptuel de la notion de réalisme », présentation et traduction du tchèque par Marie Tilkovska-Aymonin – Jiří Kolář, « Points de repère », extraits traduits du tchèque par Erika Abrams – Karel Čapek, « La vie et l’œuvre du compositeur Foltýn », présentation par Hana Jechova, extrait traduit par Marcel Aymonin – Susanna Roth, « Les avant-gardes tchèques et slovaques ou le sens du comparatisme dans le domaine slave » – HanaJechova « JiříKolář, “Oč.itýsvědek” [Témoin oculaire] » ; « Květoslav Chvatík, “Tschechoslowakischer Strukturalismus” » – Antonín Měštan, « Martin Bucco, “René Wellek” » – Chronique].

 

— Études tchèques et slovaques, n°5 : « Colloque Jan Neruda », textes réunis par Hana Jechova, [Paris], CNRS / Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), 1985, épuisé.

[Sommaire : Robert Pynsent, « La femme dans l’œuvre de Jan Neruda » – Hana Jechova, « Trois images d’une “Maison tranquille” » – Antonín Měštan, « La religion et l’Église chez Jan Neruda » – Peter Drews, « Neruda critique littéraire et théâtral de langue allemande » – Michel Aubin, « Jan Neruda et les littératures serbe et croate » – Antoine Mares, « “Les Tableaux parisiens” de Jan Neruda » – Travail collectif de traduction sur un poème de František Halas – Chronique sir Cecil Parrott].

 

— Études tchèques et slovaques, n°6, 1986-1987, textes réunis par Hana Jechova, [Paris], CNRS / Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), 128 pages.

[Sommaire : E. M. van Dam-Havelkova, « Narration indirecte. Une innovation de Neruda prosateur » – Hana Jechova, « Vision tchèque et polonaise du Paris fin de siècle » – Nathalie Zanello, « La critique française face à la prose tchèque contemporaine » – Květoslav Chvatík, « Contribution à la caractéristique typologique de l’œuvre du théoricien de l’art Otakar Zich » – « Poèmes sur Prague », traduits du tchèque par Jérome Vachey – Milena Srpová, « Locutions comparatives : lexique dans la grammaire ou “grammaire” du lexique – Danièle Monmartre, « Un aperçu du théâtre dans les pays tchèques du Xe au XVIIIsiècles » – Antoine Mares, « De quelques ouvrages récents sur la Bohême et la Tchécoslovaquie » – Jean-Pierre Danes, « Josef Haubelt, “Českéosvícenství” [Les lumières en Bohême] – Milena Srpová, « Cercle linguistique de Prague, son activité, ses prolongements »].

 

— Études tchèques et slovaques, n°7, 1989, textes réunis par Hana Jechova, [Paris], CNRS / Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III).

[Sommaire : Mojmír Grygar, « Le “sens obtus” et la non-intentionalité. Notes sur la sémiotique de Barthes et de Mukařovský » – « Communications au colloque international “Traduction du tchèque en français” – Antonín Měštan, « Les Tchèques et la littérature tchèque dans les lettres françaises à l’époque du Printemps de Prague » – Peter Drews, « Les traductions de Vítězslav Nezval par François Kérel » – Susanna Roth, « “La traduction est belle seulement si elle est fidèle”. À propos de “La Plaisanterie” de Milan Kundera » – Milena Srpová, « Problème de la traduction, enjeu d’une œuvre littéraire ? (Quelques remarques sur l’œuvre de Milan Kundera) » – Jan Werich, « La reine trotinette première », traduit du tchèque par Thierry Neufville – Karel Čapek, « Apocryphes », traduits du tchèque par Xavier Galmiche – Jacques Voisine, Centres et périphéries. Bruxelles-Prague et l’espace européen » ; « Deux colloques » ; « In mémoriam : Jean-Pierre Danes (1938-1988) » – Lise Body, « Petr Král, “Prague” »].

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MUSIQUE

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— Jean-Claude Berton, La Musique tchèque. [Paris], Presses Universitaires de France, « Que sais-je », 1982, 128 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Guy Erismann, La Musique dans les pays tchèques. [Paris], Éditions Fayard, « Les Chemins de la musique », 2001, 614pages.

Sur la toile de fond d'une histoire nationale passablement cahotique, l'épopée d'un millénaire de musique tchèque dominée par les figures de Smetana, Dvorak, Janacek et Martinu. (Présentation de l’éditeur)

 

— Paris-Prague. Voyage musical en compagnie de Guy Erismann, édition dirigée par Myriam Soumagnac, avec la collaboration de Jitka de Préval ; introduction Pavel Fischer. [Sampzon (Ardèche), Éditions Delatour, « Pensée musicale », 2010, 200 pages, illus.

Smetana, Dvorák, Janácek, Martinu... et les autres musiciens tchèques : qu'en serait-il aujourd'hui en France de la connaissance de leur œuvre s'il ne s'était trouvé un homme providentiel assez courageux et talentueux pour la faire apprécier à sa juste valeur. Cet homme se nomme Guy Erismann. Il a quitté ce monde, ses proches, ses amis et sa chère Bohême. Mais tous ceux qui, dans ce volume, témoignent de son action ne pourront jamais oublier qu'il leur a donné le bonheur incomparable de partager ses admirations et son enthousiasme. Bonheur de la découverte, de la beauté et de la profusion d'un art musical dont les sources remontent au-delà de l'an mille et qui ne cesse cependant de solliciter la sensibilité immédiate de l'auditeur contemporain. Ce livre n'a d'autre but que de suivre dans ses grandes lignes le parcours de cette histoire au travers d'ouvrages différents qui portent à la connaissance du lecteur ce que Guy Erismann a lui-même vécu, ressenti, approfondi au cours de cette magnifique aventure. (Présentation de l’éditeur)

 

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PRAGUE (classement par auteur et hors guides touristiques)

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— Marie-France Arlon, Mario Pasa, Prague, la ville dorée, photographies Ota Pajer. [Courbevoie, Hauts-de-Seine], ÉditionsACR, 1992, 272 pages, épuisé.

* Réédition :

 — Marie-France Arlon, Mario Pasa, Prague, la ville dorée, photographies Ota Pajer. [Courbevoie, Hauts-de-Seine], Éditions ACR, « Poche Couleur », n°3,1994, 192 pages.

Aujourd’hui, Prague lève le voile. Elle émerge d’une brume des plus romantiques, épaissie, l’hiver, des fumées du charbon qui la chauffe. Ce « cœur de l’Europe », aux mille ans d’histoire, nous offre des angles de vue neufs sur ce que nous croyions connaître de notre histoire et de nos beaux-arts. Ville de mélanges humains autant qu’architecturaux, elle n’a cependant pas sombré dans l’anarchie. L’art baroque est pour elle comme un liant : tout en l’enrobant largement, il en intègre la diversité, y ménageant des transitions convexes ou concaves. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Philippe Bénet, Renata Holzbachovà, Prague et les châteaux de Bohême. [Courbevoie, Hauts-de-Seine], Éditions ACR, 2005, 348 pages, illus.

Au cœur de l’Europe et de la République tchèque riche de plus de 2 000 châteaux, Prague n’en finit pas de séduire et d’émerveiller ses visiteurs. Avec le temps, la promenade sur le pont Charles, au milieu des statues baroques, est devenue l’une des flâneries romantiques les plus à la mode. Hiver comme été, comment ne pas succomber au charme du quartier baroque de Malá Strana et aux tortueuses venelles de la Vieille Ville, restée moyenâgeuse dans l’âme ? Mais derrière ses façades d’un autre temps, fermées au plus grand nombre, cette capitale magique sait bien préserver ses mystères. Tout comme la Bohême et la Moravie, qui recèlent un cortège de petites villes chargées d’histoire et une belle campagne à explorer. C’est pour percer précisément ces mystères que les auteurs, qui habitent et chérissent Prague, ont réalisé cet ouvrage, aboutissement de deux ans de reportage dans tout le pays. Montrer les plus beaux intérieurs gothiques, Renaissance, baroques, Art Nouveau et cubistes des palais et des édifices praguois. Présenter quelques dizaines de châteaux, parmi les plus beaux, en exhibant leurs somptueuses enfilades de salons et salles de bal où l’aristocratie festoyait au XVIIIe siècle. Raconter l’histoire de ces châteaux, celle de ceux qu’ils ont inspirés, de l’empereur Charles IV à François Ferdinand d’Este, de Casanova au prince de Metternich. Raconter enfin l’histoire récente et émouvante de l’ancienne noblesse tchèque qui a récupéré en partie ses biens dans les années 1990. Tel est l’ambition de ce livre dont le thème très complet n’avait jamais encore été traité en France. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Hervé Bentégeat, Le Roman de Prague. [Monaco, Paris], Éditions du Rocher, « Le roman des lieux magiques », 2007, 180 pages, illus.

En se promenant dans Prague, on comprend l'envoûtement qui saisit tout visiteur : il y a quelque chose de magique dans cette ville à l'architecture gracieuse et tarabiscotée, au décor digne d'un conte de fées. Prague est une ville miraculée qui échappe aux ravages de la guerre depuis le XVIIe siècle : soudards, nazis et marxistes l'ont épargnée et on se demande encore pourquoi, tant cette cité défiait, par son maniérisme, leur conception primaire du monde. Car Prague n'est pas une capitale hautaine et impériale mais une ville d'orfèvres, de mécènes et d'intellectuels. On y sent une douce folie, une alchimie propre, propice aux bouillonnements artistiques et littéraires. C'est pourquoi les héros et les héroïnes de Prague ressemblent à des personnages de théâtre. Qu'ils soient prédicateurs, monarques, amoureux, musiciens, condottieres ou bourreaux, ils vont jusqu'au bout de leur imagination et de leur passion, sur l'une des plus belles scènes du monde. Voici Jan Hus, qui périt sur un bûcher, Rodolphe II, le plus grand collectionneur de son temps, Wallenstein, qui voulait être roi, Mozart, qui y fit jouer Don Giovanni, voici le fantôme du Golem, voici Kafka qui y aima Milena, Heydrich, l'âme damnée de Himmler, Havel le prince philosophe et encore bien d'autres...(Présentation de l’éditeur)

 

— Patrick Bourdichon, Guide littéraire de Prague,[Paris], Éditions Hermé, « Guides Hermé », 1999, 188 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Prague. Passages et galeries, conception de Michaela Brozova, Anne Hebler, Chantal Scaler ; préface de Vaclav Havel ; édition de Xavier Galmiche ; photographies contemporaines de Rudolf Duda, Petr Zhor, Pavel Stecha. [Paris], Éditions Norma, Institut français d'architecture, « Les Années modernes », 1993, 176 pages, 180 illustrations noir et blanc et couleur.

Les passages et les galeries de Prague se distinguent par leur typologie et leur histoire de ceux que l’on trouve en France, en Angleterre ou en Italie. Beaucoup plus anciens ou plus récents, intimement liés au tissu de la ville, à son développement au cours des siècles, ils ne correspondent pas à une période urbanistique précise. Cet ouvrage propose leur étude historique, architecturale et urbanistique, depuis le labyrinthe médiéval et l’entrelacs des rues des quartiers Renaissance et baroque jusqu'à la découverte des Méstské Palacé, galeries à l’architecture souvent audacieuse – témoignages du style moderne, Art déco ou rondocubiste – qui furent percées entre 1907 et 1935 principalement le long de la place Venceslas et de l’avenue Na Prikope. Très appréciés des Praguois, les théâtres, cinémas et salles de spectacle qu’elles abritent ont constitué un élément indissociable de la vie socioculturelle de la ville. Délaissées à partir des années 50, elles retrouvent avec la démocratie restaurée leur actualité et leur vie. (Présentation de l’éditeur)

 

— Jiří Burian et Antonín Hartmann, Le Château de Prague. [Paris], Éditions du Cercle d’Art, 1975, illus., épuisé.

 

— Jana Claverie et Alena Kubová, Prague. [Paris], Éditions Terrail, « Les grandes villes d'art », 2002, 208 pages, illus., épuisé.

 

— Léon et Xavier De Coster, 14 Promenades d’architecture dans Prague. [Paris], Éditions Universitaires, « Découvrir l'architecture des villes », 1988, illus., épuisé

* Réédition augmentée :

— Léon et Xavier De Coster, 15 Promenades d’architecture dans Prague. [Paris], Éditions Casterman, « Découvrir l'architecture des villes », 1992, 400 pages, illus., épuisé.

 

— Le Cubisme à Prague. Exposition au Château de Biron, Dordogne, 6 juillet-15 juillet 1991, Nancy, Musée des beaux-arts, 25 septembre-1er décembre 1991. [Nancy], Musée des beaux-arts, 1991, 170 pages, illus., épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Christian Doumet, Trois villes dans l'œil d'Orion (Budapest, Prague, Zurich), suivi de Brèves de Chine. [Cognac], Éditions Le Temps qu'il fait, 1998, 206 pages.

 

— Dominique Fernandez, Le Banquet des anges. L'Europe baroque de Rome à Prague. [Paris], Éditions Plon, 1984, 386 pages, épuisé

 

— Dominique Fernandez, Prague et la Bohême, photos de Ferrante Ferranti. [Paris], Éditions Stock, 1994, 150 pages, épuisé.

 

— Praga magica 1600. L'art à Prague au temps de Rodolphe II. Exposition, Musée national Magnin, Dijon, 13 septembre-15 décembre 2002, éd. Eliška Fucíková et de Emmanuel Starcky]. [Dijon], Musée Magnin / [Paris], Réunion des musées nationaux, 2002, 128 pages, illus., épuisé.

 

— Stéphane Gailly, Le Mythe de Prague dans les littératures européennes. [Paris], Éditions Honoré Champion, « Bibliothèque de littérature générale et comparée », n°71, 2007, 320 pages.

Prague est une ville mythique et largement thématisée dans la littérature tchèque et européenne. Cela se dit dès les récits de la fondation de Prague ; cela se continue jusqu'à l'époque contemporaine. Il y a ainsi une géographie et un pittoresque pragois qui appartiennent en propre à la littérature, comme il y a une histoire de la ville qui permet de dire à la fois les figures de la résistance et celles de la soumission. Le XXe siècle a vu se développer l'idée de « praguéïté », avec Kafka et Kubin, en même temps que la ville et son mythe deviennent les objets d'un jeu réflexif dans l'œuvre de Milo Urban. Cet essai offre un long parcours dans ce qui est à la fois l'histoire littéraire d'une ville, une représentation tantôt convenue, tantôt rebelle, et sur laquelle s'articulent les figures du Juif errant, de Faust, du Christ et du Golem. (Présentation de l’éditeur)

 

— Xavier Galmiche, Prague, Bohême, Moravie, guide littéraire, artistique, touristique. [Paris], Éditions Jacques Damase, 1989, 144 pages, illus., épuisé.

 

— Roger Grenier, Prague. Un guide intime. [Paris], Éditions Autrement, «L’Europe des villes rêvées » n°24, 1988, 64 pages, illus., épuisé.

 

— Dominique Guérin, La Politique de l’imaginaire, récit de voyage. [La Haye-Paris], Éditions Mouton / De Gruyter, 1974, épuisé.

 

— Patrick Guyon, Les Noms de Prague, photographies de Didier Sorbé. [Périgueux], Éditions Pierre Fanlac, 1986, 78 pages, épuisé.

 

— Daniela Hodrová, Prague. Visite privée, photographies d’Anne Garde. [Paris], Éditions du Chêne, « Visite privée », 1991, 160 pages, épuisé.

 

— Prague. Promenades du peintre Aleš Jiránek (Praha. Malířské procházky), texte de Jana Volfová ; adaptation française par Julien Chatillon-Fauchez, Marion Jiranek, Ellen Vareno. [Prague], Academia, 2004, illus., épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Gil Jouanard, Prague, texte et photographies. [Forcalquier, Hautes-Alpes], Éditions l'Archange Minotaure, « Les portes clandestines », n°2, 2005, 72 pages.

Véhiculant partout son tempérament de contemplatif et d'observateur immobile, Gil Jouanard est un voyageur atypique, davantage requis par les strates de non-dit des sites et des paysages que par leurs flagrantes connotations touristiques ! Il ouvre ici, avec Prague, au cœur de cette énigmatique Mitteleuropa, une déambulation labyrinthique dans quelques hauts lieux-dits de « l'âme européenne ». (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Esprit de Prague (The Spirit of Prague and other essays, traduit du tchèque en anglais par Paul Wilson, Londres, Granta Books, 1994), traduit de l’anglais par Béatrice Dunner. [Monaco], Éditions du Rocher / Anatolia, 2002, 244 pages. [Recueil d’articles, de conférences et d’essais ; contient notamment le dialogue avec Philip Roth, déjà publié sous le titreConversation à Prague (Éditions Usher, 1990, épuisé)].

Ivan Klíma a connu les horreurs de l’occupation nazie pendant la guerre (c’est au camp de concentration de Terezín qu’il a commencé d’écrire) ; les régimes staliniens des années cinquante ; les fastes du Printemps de Prague (Klíma était alors le rédacteur en chef de la revue littéraire la plus importante de Tchécoslovaquie) ; la désespérante invasion soviétique de 1968 ; l’audacieux courage des membres de la Charte 77 ; le triomphe de la révolution de Velours de 1989 ; l’incertitude, enfin, qui a suivi la partition officielle de son pays.

Ce recueil d’essais signé d’un des romanciers les plus brillants, les plus humains qu’il y ait en Europe couvre cinq décennies décisives dans l’histoire de la Tchécoslovaquie. Dans celui qui a donné son titre au recueil, Klíma évoque l’esprit de la ville qui l’a formé et nourri, cet esprit ironique, cultivé, forgé par l’adversité mais toujours vibrant d’espoir, qui s’incarne chez ses héros, Kafka, Hasek, Havel ; cet esprit qui confère à ses cinquante années d’écriture un ton, un regard qui sont uniques. (Présentation de léditeur)

« Je suis né à Prague, au milieu de la Grande Dépression, à la veille dune crise politique qui a ébranlé le monde. (...) Comme nombre de leurs contemporains, mes parents ont cessé de croire à la démocratie. La société leur paraissait malade, il lui fallait des transformations radicales. Mon père jouait du piano, connaissait le latin, parlait six langues. Mais avant toute chose, cétait un technicien. Il était persuadé quil ny avait pas de limites à la raison et au savoir-faire des hommes, que la société devait sorganiser et se planifier selon des modèles précis. Et cest ainsi que, dans sa jeunesse, il sest bercé de lillusion quune utopie socialiste était possible. »

 

— Prague, photographies de Magdi Sénadji ; Bohuslav Hrabal, « Rencontre », traduit du tchèque par Marianne Canavaggio. [Paris], Éditions Marval, 2000, 88 pages, épuisé.

 

— Isabelle Knor, Prague, avec toute ma tendresse, nouvelles. [La Tour-d'Aigues], Éditions de l'Aube, « Carnet de voyage », 1999, 120 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Josef Koudelka, Prague 1968, texte de Petr Kral. [Paris], Éditions du Centre national de la photographie, « Photo notes » n°3, 1990, 144 pages.

Le 22 août 1968. A l’aube. Les tanks russes déferlent sur Prague. C’est la fin du Printemps. La fin d’un rêve. Entre les soldats soviétiques et les habitants d’une ville en état de siège, tout dialogue est impossible. La violence ne cessera d’enfler. Ces folles journées d’été, ce drame d’un peuple bafoué, Josef Koudelka les a vécus. Mais il est plus qu’un reporter en quête d’images : il est l’un de ceux qu’il photographie. Il n’est pas un témoin de l’Histoire. Cette histoire est la sienne. (Présentation de l’éditeur)

 

978-2845674387 — Josef Koudelka, Invasion 68Prague. [Paris], Éditions Tana, 2005, 294 pages.

En 1968, Josef Koudelka avait trente ans. Il venait de consacrer six années à photographier les Gitans et l’univers du théâtre, mais n’avait encore jamais couvert de faits d’actualité. Le Printemps de Prague lui en donna l’occasion. Dans la nuit du 21 août, les chars du pacte de Varsovie pénétraient dans la capitale tchécoslovaque. Rentré la veille de Roumanie où il avait suivi les Gitans, Koudelka photographia les évènements et parvint à faire sortir ses images du pays. Elles trouvèrent refuge à New York, et, un an plus tard, Magnum Photo diffusait son reportage. Afin de prévenir toutes représailles, les clichés furent attribués à un photographe tchèque anonyme, ce qui n’empêcha pas leur auteur de recevoir le prix Robert Capa. Ce n’est que size ans plus tard, une fois dissipée la menace qui pesait sur sa famille et après la mort de son père, que le photographe en reconnut publiquement la paternité. Quarante ans ont passé et Koudelka exhume aujourd’hui de ses archives près de 25 photographies poignantes, dont la plupart sont montrées ici pour la première fois. (Présentation de l’éditeur)

 

— Petr Král, Prague [Seyssel], Éditions Champ Vallon, « Des villes », 1987, 2000, 128 pages, épuisé.

« Guide-poème, guide-rêverie, guide-fantôme dans une ville dépeuplée, “la mieux faite pour être habitée à distance” ». (Nicole Zand, Le Monde)

 

— Jirí Kropácek, Prague à travers les siècles. Métamorphoses de l'image de la ville (1493-1908)

(Pražské veduty), traduit du tchèque par Dagmar Doppia. [Paris], Éditions Gründ, 1997, 176 pages, illus., épuisé.

 

— Franz Kafka à Prague, texte de Gérard-Georges Lemaire, photographies Hélène Moulonguet. [Paris], Éditions du Chêne, « Les promenades », 2002, 172 pages, épuisé.

« Kafka était Prague et Prague était Kafka. Rien n'avait jamais été si complètement et si typiquement Prague, et jamais plus rien ne put l'être comme cela se passait au temps de Kafka. » (Johannes Urzidil)

Franz Kafka naquit, vécut et écrivit à Prague. S'il rêva toute sa vie de s'en échapper, il appartenait à la ville corps et âme et lui vouait une haine tenace doublée d'une étrange passion. La plupart de ses textes ne fournissent pas de description précise de Prague. Il n'en reste pas moins que la ville hante toute son œuvre. Gérard-Georges Lemaire nous emmène sur les traces de Kafka, de son enfance aux confins de l'ancien ghetto juif au quartier de Hradcany dominé par l'ombre imposante du Château de Prague – qui lui inspira le roman du même nom; de la bibliothèque du Clementinum qu'il fréquenta bien après encore sa vie d'étudiant aux cafés de la ville où toute l'élite intellectuelle pragoise se retrouvait et s'affrontait; des bords de la Vltava où Kafka aimait canoter aux cafés-concerts et maisons closes qu'il ne dédaigna pas. Cette promenade est aussi l'occasion de rappeler l'effervescence qui avait saisi la capitale de la Bohême à cette époque très riche dans tous les domaines artistiques, et notamment dans l'architecture avec l'irruption de l'Art nouveau et du cubisme tchèque. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Le Goût de Prague, textes réunis et présentés par Gérard-Georges Lemaire ; préface Patrizia Runfola. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Le Petit Mercure », 2003, 120 pages.

«Prague, ce centre dramatique et douloureux du destin occidental, s'éloigne lentement dans les brumes de l'Europe de l'Est à laquelle elle n'a jamais appartenu. Elle, première ville universitaire à l'est du Rhin, scène au XVsiècle de la première grande révolution européenne, berceau de la Réforme, ville qui a fait éclater la guerre de Trente Ans, capitale du baroque et de ses folies, elle qui, en 1968, a vainement essayé d'occidentaliser le socialisme importé du froid. L'image de l'Atlantide me vient à l'esprit.» Édifiant bilan que celui dressé par Milan Kundera, en 1980. Prague, ville mythique malmenée par l'Histoire ; Prague, ville en constante mutation, sans cesse en train de se métamorphoser. Et de renaître à elle-même. C'est de cette Prague insaisissable que nous parlent les écrivains réunis ici : Jan Neruda, Leo Perutz, Max Brod, Franz Kafka, Vitezslav Nezval, Ivan Klima, Bohumil Hrabal, etc. Contant le roman d'une ville inconnue au charme irrésistible. (Présentation de l’éditeur)

 

— Prague, 1900-1938. Capitale secrète des avant-gardes. Exposition, Dijon, Musée des beaux-arts, 15 juin-13 octobre 1997. Catalogue coordonné par Anna Pravdová, Vit Havránek ; sous la direction de Jacqueline Menanteau. [Dijon], Musée des beaux-arts, 1997, XXXIX-318 pages, illus., épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Ève Menk-Bertrand, L'Image de Vienne et de Prague à l'époque baroque, 1650-1740. Essai d'histoire des représentations. [Strasbourg], Presses universitaires de Strasbourg, « Les mondes germaniques », n°13, 2008, 463 pages-XXXI p. de pl.

L'Image de Vienne et de Prague n'est ni une histoire de la croissance urbaine des deux capitales de la Monarchie Habsbourg aux XVIIe et XVIIIe siècles, ni une synthèse des représentations graphiques des deux villes. Elle s'attache avant tout à décrypter un discours aussi séduisant que manipulateur, et à exhumer les représentations mentales qui le sous-tendent. L'interprétation des topographies, descriptions, histoires, gravures et autres récits de voyage consacrés aux deux capitales fait appel à d'autres disciplines, de la théologie à l'optique en passant par la philosophie, la critique littéraire ou encore l'histoire de l'art. Les portraits urbains de Vienne et de Prague obéissent à une logique propre et poursuivent d'ambitieux objectifs spirituels, religieux et politiques. Traversés par l'idéal de gloire céleste, ils déroulent un répertoire dense et complexe de motifs glorieux dont la cristallisation progressive pendant l'époque baroque produit des effets de miroir entre drame chrétien à Prague et comédie burlesque à Vienne. Ils aspirent aussi à faire de Vienne et de Prague les porte-étendards de la gloire impériale et donnent à voir deux espaces utopiques dont les destins finissent par se distinguer : Vienne, Vienna Gloriosa très politique, s'identifie toujours davantage à son souverain, tandis que Prague, Praga Sancta martyre, insensiblement s'en détourne.

Entré dans la ville imprimée et en images, le lecteur parcourt un dédale d'idées, un labyrinthe de pensées. Les deux pièces maîtresses de l'univers urbain des Habsbourg ont constitué la base d'un édifice théorique très élaboré, fruit de la collaboration d'hommes qui ont œuvré à Vienne et à Prague et ont fini par prendre dans leurs rets tous ceux qui se sont aventurés à trop les approcher, habitants et étrangers, marchands et érudits, voyageurs et autres graveurs. (Présentation de l’éditeur)

 

— Bernard Michel, La Mémoire de Prague. [Paris], Éditions Perrin, « Pour l’histoire », 1986, 224 pages, épuisé

 

[FICHE LIVRE] — Bernard Michel, Histoire de Prague. [Paris], Éditions Fayard, 1998, 448 pages.

André Breton l'appelait « la capitale magique de l'ancienne Europe ». Prague est bien une ville magique, non parce que les alchimistes habitaient dans la ruelle de l'Or – c'est une légende –, mais parce que de multiples cultures ont forgé sa personnalité.

Chef-d'œuvre d'urbanisme, capitale religieuse et intellectuelle, Prague est une immense scène de théâtre baroque où se sont déroulés les grands actes de l'histoire européenne. Elle devient capitale du royaume de Bohême sous la dynastie des Premyslides, puis capitale impériale sous Charles IV. L'empereur la transforme en grande cité gothique ; il rénove le château, fait construire un pont de pierre et la dote d'une université réputée. Mais le décor est fragile. Avec Jan Hus, les combattants de Dieu dénoncent bientôt la richesse des églises et se rebellent contre le pouvoir. Après plus d'un demi-siècle de violences religieuses, Prague retrouve son éclat sous les Jagellon puis sous les Habsbourg. A l'époque de Rodolphe II, qui attire à sa cour artistes, savants et mécènes, c’est un des plus brillants foyers de la culture européenne. La fête s'achève tragiquement sous son successeur, quand les protestants « défenestrent » les gouverneurs de la ville. Les Habsbourg prennent fermement Prague en main et en font le cœur de la Contre-réforme. Peu à peu le baroque s'affirme dans les églises et dans les palais, dans la peinture, la musique, le théâtre. Les revendications nationalistes commencent à se faire entendre au début du XIXsiècle, puis lors de la révolution de 1848, avec le Congrès slave. A la faveur de la croissance économique, Prague est une ville de plus en plus tchèque. Mais l'heure est aussi au cosmopolitisme, à l'ouverture sur la culture européenne, et les cafés de la ville, rendez-vous de l'intelligentsia, entrent dans la légende. Dans l'entre-deux-guerres, elle s'adapte à son rôle de capitale de l'Etat tchécoslovaque, cherchant à supplanter Vienne comme centre économique et financier, tandis que les mouvements d'avant-garde s'y multiplient Munich sonne le glas de toutes les libertés. Pendant un demi-siècle, presque ininterrompu, la ville vit repliée sur elle-même, sous l'oppression des régimes totalitaires, avant d'entrer dans l'histoire de l'Europe démocratique par une révolution pacifique. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Bernard Michel, Prague, Belle Époque. [Paris], Éditions Aubier, 2008, 496 pages, illus.

Entre la fin du XIXe siècle et les années 20, Prague s'imposa comme l'une des capitales européennes de la littérature, de la peinture et de l'architecture. Cette ville où il faisait bon vivre - Tchèques et Allemands y cohabitaient harmonieusement, et la communauté juive y fut longtemps préservée de l'antisémitisme - accueillit et inspira toutes les avant-gardes : symbolisme, décadence, expressionnisme, cubisme... Une Belle Époque injustement méconnue, et ressuscitée par ce livre que hantent, à chaque page, Max Brod, Rilke, Meyrink, Mucha, Bilek et tant d'autres... autour de Kafka, l'écrivain pragois par excellence, qui fait ici l'objet de nouvelles interprétations. (Présentation de l’éditeur)

 

— Bohumír Mráz, Prague cœur de l’Europe, traduit du tchèque par J. et R. Karel, illustrations de Pavel Stecha et Pavel Vácha. [Paris], Éditions Gründ, 1987, épuisé.

 

— Benoît Peeters et Marie-Françoise Plissart, Prague, un mariage en blanc. [Paris], Éditions Autrement, « Albums », 1987, 90 pages, illus., épuisé.

 

— Les Palais de Prague, photographies de Lubomir Pořizka ; texte de J. Pešek et Z. Hojda, traduit de l'allemand par Jean-Philippe Follet. [Paris], Éditions Mengès, 1994, 216 pages, illus., épuisé.


 

 

— Luca Quattrocchi, La Sécession à Prague (La Secessione a Praga), traduit de l’italien par Anne Guglielmetti. [Paris], Éditions Gallimard, « Livres d’Art », 1992, 296 pages, 721 illus.

 

Prague, photographies de Gilles Rigoulet ; texte de Nicolas Meaux [Paris], Éditions Solar, 2002, 144 pages, illus., épuisé.

Passage entre le tangible et le surnaturel, Prague l'incertaine fascine par sa beauté mélancolique. Ville sans pareille, creuset de l'alchimiste et de la philosophie des Lumières, elle est le berceau d'un humanisme européen qui ne s'est jamais démenti, la capitale magique d'un peuple courageux qui affronte l'adversité par l'intelligence et l'ironie. Une ville qu'ont aimée Mozart et le vieux Casanova, Chateaubriand, Apollinaire et André Breton. Sur les traces des grands photographes tchèques tels Sudek, Drtikol ou Funke, cet ouvrage nous murmure dans une intimité toute sensuelle l'âme baroque de cette ville mystérieuse dressée au cœur de la Bohême. Un poème envoûtant. (Présentation de l’éditeur)

 

— Angelo Maria Ripellino, Praga magica. Voyage initiatique à Prague (Praga magica, 1973), traduit de l’italien par Jacques Michaut-Paternò. [Paris], Éditions Plon, « Terre humaine », 1993, illus., épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE] — Angelo Maria Ripellino, Praga magica. Voyage initiatique à Prague. [Paris], Éditions Pocket, « Terre humaine » n°10019, 1998, 2005, 398 pages.

Livre baroque sur Prague, ville labyrinthe et carrefour de l'Europe, résidence au XVIe siècle du roi de Bohême et de Hongrie, maître de l'Autriche et empereur romain, témoignage d'un illustre passé et d'une résistance souterraine à l'oppression, cet essai d'anthropologie culturelle tient du voyage initiatique. Avec un humaniste exceptionnel, Angelo Ripellino, le lecteur ébloui entretient une brillante conversation littéraire et historique. Dans cette capitale mythique de l'Europe centrale se côtoient et s'interpénètrent trois courants de pensée : tchèque, allemand et juif hassidique, en une référence pragoise au démonisme.

L'ambiguïté de cette ville musée réside dans son combat séculaire pour défendre une identité nationale complexe. Ville de théâtre et de musique, elle a reçu Mozart. L'œuvre de Kafka ne peut être dissociée de la vieille cité. La personnalité d'un des plus grands écrivains du siècle fait la trame de Praga magica. Rilke, Apollinaire, Tichý, l'astrologie, le golem de Rabbi Löw, le docteur Faust, les soleils nocturnes, les chattes murmurant dans la nuit, le célèbre et mystérieux quartier juif : dans un savant itinéraire, le lecteur découvre les arcanes d'une histoire tourmentée que traversent les œuvres majeures de la pensée européenne. (Présentation de l’éditeur)

 

— Angelo Maria Ripellino, Chroniques pragoises (I fatti di Praga), édition d’Antonio Pane et Alessandro Fo, traduit de l’italien par Marc Fontana. [La Tour d’Aigues, Vaucluse], Éditions de L’Aube, « Regards Croisés. Document », 1992, 128 pages, épuisé.

 

— Jan Rubes, Prague, photographies de Jean-Michel Labat. [Waterloo, Belgique], Éditions La Renaissance du livre, « L'esprit des lieux », 1992 / [Paris], Éditions Casterman, « Images », 144 pages, épuisé.

* Réédition :

— Jan Rubes, Prague, photographies de Jean-Michel Labat. [Bruxelles, Paris], Éditions Casterman, « Mini beaux », 1996, 48 p., illus., épuisé.

 

Les Passants de Prague, édition de Jan Rubes, préfaces de Frédéric Mitterand et Olga Poivre d’Arvor-Kubelkova. [La Tour-d’Aigues], Éditions de L’Aube, avec le soutien de l’AFAA et du Centre des monuments historiques, 2002, 128 pages, illus., épuisé.

[Contient des extraits de textes de Guillaume Apollinaire, André Breton, Albert Camus, Karel Čapek, R. F. de Chateaubriand, Jaroslav Hasek, Vaclav Havel, Danelia Hodrova, Vladimír Holan, Vaclav Jamek, Franz Kafka, Milan Kundera, Gustav Meyrink, Jan Neruda, Vitezslav Nezval, Jaroslav Seifert, Ludvik Vaculik ; photographies de Karel Plicka, Josef Sudek, Jan Reich, Ladislav Sitensky, etc.]

 

— Patrizia Runfola, Prague au temps de Kafka, traduit de l’italien par Gérard-Georges Lemaire. [Paris], Éditions Henri Veyrier, « Les Plumes du temps », 1990, 228 pages, illus., épuisé.

* Nouvelle édition revue et augmentée :

[FICHE LIVRE] — Patrizia Runfola, Prague au temps de Kafka, traduit de l'italien et présenté par Gérard-Georges Lemaire. [Paris], Éditions de La Différence, « Les Essais », n°27, 2002, 298 pages, illus.

« Prague magique », Prague des écrivains du tournant du siècle, Prague de Franz Kafka et de ses amis... Du Golem de Gustav Meyrink au Brave Soldat Svejk, des outrances expressionnistes de Werfel au Cercle de Prague, du séjour de Rilke aux cubistes tchèques, Patrizia Runfola fait revivre sous nos yeux une culture fascinante et crépusculaire. C’est un guide imaginaire pour visiter cette vieille capitale en arpentant en rêve les ruelles obscures qui montent au Château, traverser le pont Charles, ouvrir, comme l’auteur du Procès, la lucarne qui donne sur le chœur de l’église de Tyn. C’est aussi l’ouvrage indispensable pour comprendre l’esprit d’une littérature qui a marqué la littérature européenne du XXe siècle. (Présentation de l’éditeur)

 

— Patrizia Runfola, Le Palais de la mélancolie (Il palazzo della melanconia), traduit de l'italien par Jean-François Bory ; préface de Gérard-Georges Lemaire. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Les derniers mots », 1994, 224 pages, épuisé.

Le Palais de la mélancolie est une biographie du grand peintre tchèque Alphons Mucha grâce à laquelle Patrizia Runfola nous offre une vision de la culture tchèque qui se révèle un modèle universel. Elle nous dépeint un portrait inattendu de Mucha, qui n'est plus seulement l'illustre affichiste, mais l'auteur de l'Épopée slave. (Présentation de l’éditeur)

 

Prague, choix de textes, édition de Patricia Rufola et Gérard-Georges Lemaire. [Lausanne], Éditions Favre, « Le vagabond enchanté », 1998, 192 pages, épuisé.

 

— Catherine Sauvat, Prague. Vision de mille ans d'architecture, photographies d’Hervé Champollion. [Paris], Éditions Hermé, « Vision », 2005, 238 pages, illus., épuisé.

 

Le Château de Prague et ses trésors d'art, textes de Charles, prince de Schwarzenberg, Ivo Hlobil, Ladislav Kesner et al. ; photographies Miroslav Hucek, Barbara Hucková ; préface Vaclav Havel ; version française par Catherine Fournier. [Lausanne, Paris], Éditions de la Bibliothèque des arts, 1992, 280 pages, illus., épuisé.

 

Prague 360°, textes de Petr Sindelar, photographies Luca Pedrotti, traduit du tchèque par Céline-Marchand Fretay. [Grenoble], Éditions Boussole, 2006, épuisé.

Cet ouvrage magnifique vous convie à un spectaculaire voyage photographique à 360° à travers la splendide cité de Prague, au cœur de l'ancienne Europe. (Présentation de l’éditeur)

 

— Miroslav Stingl, Xiao Hui Wang, Prague. [Paris], Éditions Vilo, « Voir et savoir », 1993, 152 pages, illus, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Josef Sudek. [Paris], Éditions Phaidon, « Phaidon », n°55, 2001, 128 pages.

L’œuvre magique, surréaliste et énigmatique de Josef Sudek (1896-1976) a exercé autant d’influence sur la peinture que sur la photographie. Sudek, fondateur de la Société photographique tchèque, choisit ses sujets dans son environnement immédiat : les rues et les immeubles de Prague et les objets de son studio. Sa renommée repose principalement sur ses vues panoramiques de Prague réunies dans Praha Panoramatická. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE]Prague panoramique. A travers les collections du Musée des arts décoratifs de Prague / Prague panoramic. Through the collection from Museum of decorative arts in Prague. Exposition, Paris, Maison européenne de la photographie, 17 septembre - 22 octobre 2002. Photographies de Joseph Sudek ; texte de Agnès de Gouvion Saint-Cyr, Jan Mlcoch ; préface Helena Koenigsmarkova. [Paris], Paris audiovisuel, Maison européenne de la photographie, 2002, 128 pages, éd. bilingue français-anglais, illustrations en noir et blanc.

 

— Markéta Theinhardt et Pascal Varejka, Prague imprévu, photographies de Pavel Stecha. [Paris], Éditions Flammarion, 1994, 1997, 128 pages, illus. épuisé.

 

Prague, sous la direction de Markéta Theinhardt, Klara Benesovska, Zdenek Dragoun, Mojmir Horyna et al., traduit du tchèque par Arnault Maréchal, Ruzena Semradova, Markéta Theinhardt. [Paris], Éditions Citadelles & Mazenod, « L'art et les grandes civilisations. Les grandes cités »,2005, 495 pages, 500 illustrations en couleur et 15 en noir et blanc, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Klaus Wagenbach, La Prague de Kafka, traduit de l'allemand par Denis Armand-Canal. [Paris], Éditions Michalon, 1996, 128 pages, illus.

Les maisons que Kafka a habitées, les lieux qu’il a hantés, l’univers où il a conçu son œuvre : une manière originale de visiter l’ancienne capitale du royaume de Bohême.

 

— Petr Wittlich, Prague, fin de siècle. 1890-1914, photographies de Jan Malý ; traduit du tchèque par Sabina Skarbova. [Paris], Éditions Flammarion, 1992, 280 pages, illus., épuisé.

* Réédition :

— Petr Wittlich, Prague, fin de siècle. [Paris], Éditions Evergreen, 1999, 280 pages, illus., épuisé.

Peinture, littérature, artisanat d'art, architecture : un panorama de l'esprit fin de siècle, avec un index biographique des principaux artistes de l'époque.

 

Prague, capitale secrète des avant-gardes. 1900-1938. [Dijon], Musée des beaux-arts Exposition. Dijon, Réunion des musées nationaux, 1997, 300 pages, illus., épuisé.

Le musée des beaux-arts de Dijon poursuit son investigation sur le rôle des échanges artistiques dans l'histoire de l'art européen. Ce catalogue reprend la structure de l'exposition et mêle au texte une grande quantité de reproductions.

 

* Numéros spéciaux de revues :

Autrement, n°46, « Prague. Secrets et métamorphoses », édition de Xavier Galmiche et Peter Král, traductions de Marianne Canavaggio, Étienne Cornevin, Xavier Galmiche, Petr Král et KláraNotaro. [Paris], Éditions Autrement, « Série monde - H. S. », mai 1990, 232 pages, illus., épuisé.

[Sommaire : Xavier Galmiche et Petr Král, « Introduction » – Daniela Hodrová, « Cité dolente » – Danièle Sallenave, « Les veilleurs de nuit » – Bohumil Hrabal, « La flûte enchantée » – Antonín Liehm, « Prague en Europe », entretien – Chronique des révolutions. 1. L’histoire dans la ville – Vladimír Holan « Il n’y a pas où fuir » – Petr Pithart, « Heurts et malheurs des statues » – Tomáš Pékny, « Em Be-Israël » – Jan Vít, « Le roman des maisons » – Prague et les siècles. 2. Prague et les Pragois – Václav Havel, « Lettre de prison » – Marianne Canavaggio, « Archéologie de la liberté » – Marie-Françoise Allain, « Les suiveurs » – Paola Juvénal, « Populations des marges » – « Une lettre de Prague » – Prokop Voskovec, « Surtout, ne pas se mouiller » – Lubomír Martínek, « Déambulations » – Pavel Šrut, « Petit guide de l’hospitalité » – Prague et ses photographes (Karel Plicka, Josef Sudek, Jan Lauschmann, Josef Ehm, Václav Jírů, Miroslav Hák). 3. La ville secrète – Marcel Cohen, « La 4711 » – Martin Stejskal, « La Prague des alchimistes » – Josef K., « Passages, galeries, corridors et autres chemins de traverse » – Petr Král, « Le piano de Prague » – Yves Hélias, Jean-Yves Laillier, « Quelques repères pour une banalyse de Prague » – Petr Král, « Ville en vers » – Patrice Ouředník, « Langue populaire contre langue de bois » – Xavier Galmiche, « Babel : dédale bohémien » – Petr Král, Xavier Galmiche, Josef K., Étienne Cornevin, « De quelques lieux secrets » – Photos d’Emila Medková. 4. Prague et sa bohème – Josef Škvorecký, « L’âge plaqué or » – « Censures », entretien avec Jan Vladislav (suivi d’un Lexique des auteurs cités) – Jindřich Chalupecký, « Aux frontières de l’art » – Étienne Cornevin, « Pour mémoire » – Xavier Galmiche, « Les musées » – Jiří Kolár, « Trois poèmes sur la ville » – Petr Král, « De quelques passants artistes-peintres » – Josef Vlček, « Le rock en clandestinité » – Valérie Löwit, « La pensée à huit clos » – Bibliographie].

 

City, n°16, « Prague ». [Paris], 1988, épuisé.

 

Critique, n°483-484, « Prague, cité magique », traductions de l’italien par Xavier Pasticier et du tchèque par Erika Abrams, Françoise Aysac, Claude Clément, Barbora Faure et Marie Lynxova. [Paris], Éditions de Minuit, août-septembre 1987, épuisé.

[Sommaire : Jean Piel, « Un carrefour, un pont » – Petr Kral, « Prague garde son secret » – Claudio Magris, « Prague au carré »— Arnaud Villani, « Kafka et Prague » – Petr Kral, « Chvéïk, ange de l’absurde » – František Šmeskal, « “Devětsil” : l’avant-garde tchèque et ses rapports avec la France des années vingt » – Jindřich Chalupcký, « Richard Weiner et “Le Grand jeu” » – Louis Arénilla, « L’ascèse démiurgique de Ladislav Klíma » – Henri Deluy, « Seifert : un seul “Nobel” pour neuf... » – Susanna Roth, « Un poète, son temps et sa ville : Bohumil Hrabal » – Eric Darragon, « Fenêtre sur Prague. Le maniérisme à la cour de Rodolphe II » – Alain Poirier, « La musique tchèque ou la perpétuation des racines » – Jindřich Chalupcký, « Les jeunes artistes tchèques aujourd’hui : un art inconnu » – Barbara Day, « Les traditions d’avant-garde du théâtre tchèque » – Antonín J. Liehm, « Miloš Forman : le style c’est l’homme » (1979) – Petr Kral, « La “jeune vague” du cinéma tchèque vingt ans plus tard » – Gérard Gassiot-Talabot, « La gaieté sérieuse de Jiří Kolář » – Kvetoslar Chvatík, « Jan Mukařovský, Roman Jakobson et le cercle linguistique de Prague » – Jan Patočka, « L’idéologie et la vie dans l’idée » (1946)].

 

L’Ennemi, n°2, nouvelle série : « Prague d’or », édition de Patrizia Runfola, traductions de l'italien par Gérard-Georges Lemaire et du tchèque par Gustave Aucouturier, Hanus Jelínek, Zuzana Tomanová, Jindřich Veselý et Jiří Voskovec. [Paris], Éditions Christian Bourgois,1992-1993, 176 pages. illus. 

[Sommaire : Patrizia Runfola et Gérard-Georges Lemaire, « Avant-propos ». I. Au café Slavia : Angelo Maria Ripellino, « “Toutes les beautés du monde” » – Patrizia Runfola, « Le kaléidoscope de Devětsil » – Olivier Poivre d’Arvor, « De Vinci à Lénine » – Karel Srp, « Le Devětsil et le livre » – Gérard-Georges Lemaire, « Un art primitif ou un art artificiel ». II. Portefolio : Hélène Delprat, « Disk ». III. Quelques règles du jeu : Karel Teige, « Le poétisme » – Josef Čapek, « Le douanier Rousseau et le dimanche » – Vítezslav Nezval, « Le perroquet sur une motocyclette » – Jindřich Štýrsky et Toyen, « L’artificialisme ». IV. Micro-anthologie du poétisme et de ses faubourgs : Konstantin Biel, « Javanaises » ; « Antipodes » – Karel Čapek, « Les rues de Londres » – František Halas, « Sagesse » – Vítezslav Nezval, « L’œuf/Le sucre/Le parapluie/Le sifflet » ; « Poème pour Philippe Soupault » ; « Edison » – Stanislav Kostka Neumann, « Le coteau des pauvres amours » – Jaroslav Seifert, « Tableau humide » ; « Poème de printemps » – Vilém Závada, « Pastel ». V. La bibliothèque de l’ennemi : Vítězval Nezval, « Le passant de Prague », illustrations originales de Roberto Barni].

 

Magazine littéraire, n°255 : « Prague et ses écrivains, de Jean Hus à Kundera », édition de Lionel Richard [Paris], juin 1988, 106 pages, illus., épuisé.

[Sommaire : Lionel Richard, « Prague au printemps » – Angelo Maria Ripellino, « Une ville fantômatique » (extrait de Praga Magica, 1973), traduit de l’italien par Diane Secci, avec la collaboration de Patrick Ouredrik – Petr Kral, « La ville et ses poètes » – Jean-Jacques Pollet, « Territoire du Golem » – Lionel Richard, « Dédales allemands. Werfel, Rilke, Brod, Kisch, Kafka, la minorité allemande de Prague et ses grands écrivains » – Claire Paulhan, « Une biographie de Kafka » – Erwin Kisch, « Un roman pragois » (1913), traduit de l’allemand par Miguel Couffon— Ernest Weiss, « Prague 1933 » (1933), traduit de l’allemand par Miguel Couffon – Catherine Sauvat, « Milena de Prague » – Anne-Marie de Vilaine, « Milena racontée par sa fille » – Claudio Magris, « La ville dorée » (Corriere della Sera, 26 août 1973), traduit de l’italien par Diane Secci – Jean-Luc Pinard-Legris, « Bohumil Hrabal, piéton de Prague » – Philippe Chardin, « Le “chez soi” de Milan Kundera » – Erika Abrams, « Petit précis de démythification » – Lionel Richard, « 24 romanciers de Prague » – Jean-Michel Palmier, « Capitale de l’émigration antinazie » – Henri Meschonnic, « Le cercle linguistique » – Frédéric de Towarnicki, « La cité parallèle. Sur Jan Patocka » – Erika Tunner, « Invitation au voyage » – Martine Cadieu, « Mélancolie de Janacek » – Jean-Luc Delpeuch, « L’esprit des lieux » – Lionel Richard, « Lectures pragoise » – Anne Sala, « Traduit du tchèque »].

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