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KRATOCHVIL, Jiri

 

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Brno, Moravie, 1940). Ji?í Kratochvíl, fils de l’écrivain Josef Kratochvíl (1915-2001) qui a émigré en Allemagne fédérale en 1951. Dans les années 60, il commence à publier ses textes dans des revues et travaille pour la radio. Après 1968, interdit de publication, ses œuvres n’ont paru qu’en samizdat jusqu’en 1990. Essayiste et critique littéraire, auteur de pièces pour le théâtre et la radio, il est surtout l’auteur d’une œuvre romanesque complexe, d’une remarquable virtuosité stylistique.

 

 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

[FICHE LIVRE] Au milieu des nuits un chant (Uprost?ed nocí zp?v, 1989 / Brno, Atlantis, 1992) roman traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1999, 276 pages.

 

Brno, Moravie. Deux existences, de 1945 à la chute du communisme, rapportées par deux narrateurs dont les récits se croisent puis se confondent. Le premier n’a pas de nom, ni de père : sa mère a été victime d’un viol collectif à la fin de la guerre. Quant au deuxième, appelé Petr, son père a quitté le pays, tombé en disgrâce pour avoir refusé de livrer son fils comme appât humain dans une chasse au lynx organisée pour des fonctionnaires du Parti. Sur le ton de la fable, Kratochvil nous plonge dans l’absurdité du système communiste de ces années-là, et les tribulations des narrateurs, occupés l’un à s’inventer un père fictif et l’autre à échapper à celui qui se veut son père de substitution, sont autant de variations burlesques et poétiques sur la meilleure façon d’être soi dans un monde piégé par l’Histoire.

 

Tableau à la fois fantaisiste, débordant d’imagination et sans concession de la vie quotidienne dans la Tchécoslovaquie communiste, le roman de Jirí Kratochvil, écrit dans une langue superbe, s’impose au lecteur comme un vrai tour de force tragi-comique. (Présentation de léditeur)

 

 

 

[FICHE LIVRE] Un lamentable dieu (Truchlivý B?h, Brno, Petrov, 2000,) roman traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2006, 176 pages.

 

« Depuis longtemps, le hic nétait plus que quelquun empêchât notre mariage comme cela pouvait être le cas cinq ans auparavant. Aujourdhui, en ce printemps 1991, alors que Lucie dépassait bravement la quarantaine, ils auraient consenti à la marier à un cheval de brasserie, pour peu quil promît de ne pas répandre de crottin sur leur parquet. Le hic, donc, cétait que moi, je narrivais pas à me décider. Mais maintenant, après la chute du communisme, en des circonstances et conditions bien changées et alors que les cartes étaient tout autrement distribuées, javais le sentiment que la famille navait plus sur moi aucun pouvoir et que ce qui sétait passé il y a trente-cinq ans, ce qui sétait passé dans mon enfance (mais aussi celle de Lucie), était mort depuis longtemps, et que je pouvais désormais me rapprocher de la famille. Mais, bien sûr, je me trompais. Le passé restait toujours vivant et la famille sétait juste adaptée très habilement à ces circonstances et conditions bien changées, cétait un monstre fossile capable de se réveiller à tout moment. »

 

Le deuxième roman de Jirí Kratochvil à paraître en français nous plonge dans la vie du quadragénaire Ales Jordán, mouton noir de ce que l’on pourrait appeler « une grande famille ». Le romancier tchèque s’interroge ainsi sur la place de l’individu dans des structures collectives – qu’elles soient familiales ou étatiques – mais son propos est servi par une drôlerie remarquable et un ton résolument ludique. (Présentation de léditeur)




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