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KAFKA, Franz 2 / 3

— Ghyslain Lévy, Serge Sabinus, Kafka. Le corps dans la tête. [Paris], Éditions Scarabée et compagnie, 1983, 286 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE] — Jean-Michel Lou, Le Petit côté. Un hommage à Franz Kafka. [Paris], Éditions Gallimard, «  L’infini », 2010, 144 pages.

« Kafka n'est pas seulement le grand écrivain que l'on sait, mais aussi, et peut-être surtout, un aventurier de l'expérience intérieure. Rien d'abstrait chez lui, toujours des situations concrètes qu'il faut savoir écouter en vivant soi-même ces expériences. C'est par ‘‘le petit côté’’ que Kafka nous touche au plus près, à une époque comme la nôtre, où le Procès est plus que jamais permanent. Ce livre, issu d'une lecture de Kafka dans sa langue d'écriture, l'allemand, prouve que, sans cesse, il apparaît dans l'actualité sociale, nos angoisses identitaires, nos rêves, nos désirs. » (Philippe Sollers)

[FICHE LIVRE] — Michael Löwy, Franz Kafka, rêveur insoumis. [Paris], Éditions Stock, « Un ordre d'idées », 2004, 168 pages, illustré, épuisé.

Ce livre n'est pas un essai de plus sur Kafka. La passionnante lecture proposée par Michael Löwy ne manquera pas de susciter des controverses, tant elle se dissocie du canon habituel de la critique littéraire concernant cet auteur. Car il s'agit ici de trouver le fil rouge permettant de relier, dans la vie et l'œuvre de Franz Kafka, la révolte contre le père, la religion de la liberté d'inspiration juive hétérodoxe et la protestation contre le pouvoir meurtrier des appareils bureaucratiques. À partir de données biographiques souvent négligées, tels les rapports de l'écrivain pragois avec les milieux anarchistes, et d'une étude des trois grands romans inachevés ainsi que des nouvelles les plus importantes, éclairée par des fragments, des paraboles, des éléments de la correspondance et du journal de Kafka, Michael Löwy met en évidence la dimension profondément antiautoritaire et subtilement libertaire de cette œuvre. (Présentation de léditeur)

 

— Pierre Mertens, Kafka écrivain « engagé ». [Bruxelles], Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 1996, épuisé.

[FICHE LIVRE] — Jean-Pierre Morel, Le Procès de Franz Kafka. [Paris], Éditions Gallimard, « Foliothèque », n°71, 1998, 184 pages.

— Ernst Pawel, Franz Kafka ou Le cauchemar de la raison (The nightmare of reason. A life of Franz Kafka, New York, Farrar, Straus, Giroux, 1984), traduit de l'anglais par Michel Chion, Jean Guiloineau. [Paris], Éditions du Seuil, 1988, 480 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE] — Ernst Pawel, Franz Kafka ou Le cauchemar de la raison. [Paris], Éditions du Seuil, « Points, n°192 », 1996, 610 pages.

Les quelques livres de Kafka publiés de son vivant et les manuscrits sauvés de la destruction après sa mort et contre sa volonté ont fait l'objet d'innombrables commentaires. L'histoire de sa vie, elle, est devenue une légende. Qui était vraiment Kafka ? Quels furent ses rapports avec sa famille, sa judéité, son métier ? Que s'est-il passé lors de ses fiançailles avec Félice Bauer ? Qu'en est-il de sa rencontre avec Milena Jesenska ? Ernst Pawel s'efforce de répondre à toutes ces questions. (Présentation de léditeur)

— Gilbert et Christiane Ravy, Kafka mis en scène. [Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime], Publications de l’Université de Rouen, 1987, 96 pages.

Cet ouvrage présente de multiples documents (interviews de metteurs en scène et d’adaptateurs, textes de dialogues, comptes rendus de critiques de théâtre, photographies, etc.) sur les diverses mises en scène de Kafka en France, de 1947 – date de la première mise en scène du Procès par J.-L. Barrault – à 1984. Il analyse les problèmes posés par ces entreprises de mises en scène des textes narratifs de Kafka. Bibliographies et chronologies complètent cette documentation. (Présentation de léditeur)

— Jean-Michel Rey, Quelqu’un danse. Les noms de Kafka. [Villeneuve-d'Ascq, Nord], Presses Universitaires de Lille, « Objet », 1985, 128 pages, épuisé.

— Marthe Robert, Kafka. [Paris], Éditions Gallimard, « Pour une bibliothèque idéale », 1960 ; 1968, 304 pages, épuisé.

— Marthe Robert, Seul comme Franz Kafka. [Paris], Éditions Calmann-Lévy, « Diaspora », 1985, 1994, 264 pages.

* Rééditions :

Seul comme Franz Kafka. [Paris], Éditions Pocket, « Agora », n°29, 1988, 256 pages, épuisé.

Seul comme Franz Kafka. [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio essais », n°420, 1995, 256 pages, épuisé.

Franz Kafka est situé au carrefour de plusieurs cultures, de plusieurs histoires, de plusieurs langues : né à Prague, Juif de Bohème, alors partie de l'Empire d'Autriche et où se développe le nationalisme tchèque. il ne s'exprime ni en tchèque, ni en yiddish, mais en allemand. Deux choix sont exclus pour lui : celui de l'assimilation totale (à I'Autriche ? A la culture allemande ? A la Bohème ?) et celui d'un retour au judaisme ancestral qui n'est même plus celui de son père. De cette situation et de ce déchirement naît l'art moderne le plus audacieux et le plus classique, le seul peut-être en qui modernité et rigueur aient su réellement s'allier. Travaillant uniquement à partir des écrits de Kafka. Marthe Robert s'est attachée, dans cet essai capital, à préciser la position de Kafka à Prague : ses opinions déclarées, sa façon de vivre, ce qui en transparaît dans les textes, notamment le Journal et la correspondance. Elle procède à I'étude intrinsèque des œuvres, dont elle possède une connaissance intime. Les thèmes, la structure des récits, la situation linguistique ambiguë de Kafka, son recours à une langue neutre, « sans qualités », dénudée, sont analysés en détail. Le livre de Marthe Robert permet ainsi de mieux comprendre l'altitude de Kafka envers le sionisme, le yiddish, la religion juive et l'antisémitisme. Sur une œuvre clé de notre temps, une étude fondamentale. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — Marthe Robert, Introduction à la lecture de Kafka, suivie de « L’épée », « L'invité des morts », « Notre synagogue », « Lampes neuves » (textes et commentaires). [Paris], Éditions de l’éclat, « éclats », 2012, 64 pages.

« Le lecteur qui veut pénétrer dans l'univers de Kafka s'arrête d'abord, ébloui, écrasé, blessé et attiré à la fois ; mais dès qu'il en a franchi le seuil, il reconnaît la toute puissance de ce monde sur sa propre vie et qu'il n'est pas aussi bien défendu, aussi impénétrable que le premier contact lui avait fait croire. » (Marthe Robert) Paru pour la première fois en 1946 dans la revue L’Heure nouvelle, ce texte, désormais classique, de Marthe Robert inaugure le travail d’une vie consacrée en grande partie à Franz Kafka ; vie entière passée à en traduire (aussi) les écrits les plus intimes pour en préserver paradoxalement la part secrète, qu’aucune lecture (philosophique, psychanalytique, politique, mystique etc.) n’était en mesure de révéler. (Présentation de léditeur)

— Régine Robin, Kafka. [Paris], Éditions Pierre Belfond, « Les Dossiers Belfond », 1989, épuisé.

— Patrizia Runfola, Prague au temps de Kafka, traduit de l’italien par Gérard-Georges Lemaire. [Paris], Éditions Veyrier, 1990, 228 pages, épuisé.

* Nouvelle édition revue et augmentée :

[FICHE LIVRE] — Patrizia Runfola, Prague au temps de Kafka, traduit de l'italien et présenté par Gérard-Georges Lemaire. [Paris], Éditions de La Différence, « Les Essais », 2002, 298 pages, illus.

« Prague magique », Prague des écrivains du tournant du siècle, Prague de Franz Kafka et de ses amis... Du Golem de Gustav Meyrink au Brave Soldat Svejk, des outrances expressionnistes de Werfel au Cercle de Prague, du séjour de Rilke aux cubistes tchèques, Patrizia Runfola fait revivre sous nos yeux une culture fascinante et crépusculaire. C’est un guide imaginaire pour visiter cette vieille capitale en arpentant en rêve les ruelles obscures qui montent au Château, traverser le pont Charles, ouvrir, comme l’auteur du Procès, la lucarne qui donne sur le chœur de l’église de Tyn. C’est aussi l’ouvrage indispensable pour comprendre l’esprit d’une littérature qui a marqué la littérature européenne du XXe siècle. (Présentation de l’éditeur)

— Jacqueline Sudaka-Bénazéraf, Franz Kafka. Aspects d’une poétique du regard. [Louvain, Belgique], Éditions Peeters, « Accent » / [Paris], Éditions Vrin, 2001, XVI-188 pages.

L’œuvre de Kafka se situe dans la continuité du « passant » baudelairien anticipant le « flâneur » de Walter Benjamin, qui évolue à partir de 1916 vers le personnage du « Juif errant » (Le chasseur Gracchus) livré à l’incompréhension des hommes. Le théâtre d’Oklahoma de l’Amérique, éclaire d’une lumière nouvelle le statut de l’artiste. L’impersonnalité du narrateur, le coefficient d’étrangeté qui fait du personnage un intrus, cèdent la place à l’activité du regard. Son « jeu » dans La Métamorphose, ouvre un espace de mouvement qui a moins pour fonction de signifier une histoire que de l’instaurer par les moyens de l’expression mimique. Les cahiers des années 1916-1922, révèlent le processus de « fabrication » de ses écrits, désormais fragmentaires, hésitant entre linéarité montage, collage. Le rêve impose les lois de son fonctionnement à de courts récits, les libérant de la narrativité. L’écrivain se définit comme un « bâtisseur » (La Muraille de Chine) qui dans la besogne quotidienne de l’inscription scriptuaire s’interroge sur l’écriture autant que sur sa raison d’être et ses limites. Les lettres-signes sont les matériaux qui construisent des puzzles de textes, déplacent les frontières de la littérature, définissent une nouvelle « cartographie » de l’écriture. (Présentation de l’éditeur)

— Jacqueline Sudaka-Bénazéraf, Le Regard de Franz Kafka. [Paris], Éditions Maisonneuve et Larose, « Un double regard », 2001, 278 pages, illus., épuisé.

Cet ouvrage rassemble et recense les dessins de Kafka, éparpillés comme toute son œuvre de à la suite de la guerre, puis à la mort de Max Brod. Une grande partie d'entre eux demeurent inaccessibles à ce jour par la volonté des exécuteurs testamentaires. La question de leur accès pèse lourdement sur la réception qui en est faite. Analysés, comparés, classés, ils font apparaître une étroite parenté de style avec les courants artistiques allemands, l'expressionnisme de Nolde ou Meidner, le Blaue Reiter de Kandinsky, l'art abstrait de Klee. En tant que dessins d'écrivain, ils ont surtout pour particularité de prendre place dans la page écrite du Journal ou des cahiers, dans le corps du récit, et entretiennent un lien organique avec le texte pour l'illustrer, l'anticiper, le préparer, montrer, à la façon de la peinture chinoise, une analogie graphique entre trait d'écriture et de dessin. (Présentation de l’éditeur)

— Jacqueline Sudaka-Bénazéraf, Les Cahiers d’hébreu de Franz Kafka. [Paris], Éditions Retour à la lettre, 2006, 80 pages.

Franz Kafka a déjà écrit de grands récits, La Métamorphose, Le Verdict, l'Amérique quand, en 1917, il est atteint de tuberculose après la rupture de ses fiançailles avec Felice Bauer. Il se met à l'étude de l'hébreu aidé par Karl Tieberger, sioniste et adhérent du groupe Bar-Kokhba, Georges Langer, qui s'est orienté vers le hassidisme, Puah Ben-Tovim, dite la Palestinienne. Les cahiers d'hébreu prennent une place particulière parmi ses manuscrits mais n'ont jamais été publiés. Ils marquent un retour à la lettre de ses ancêtres du shtetl, à la marque du judaïsme, à l'inscription des origines perdues ou déformées par son père. L'auteur de ce texte – qui a pu s'en approcher – s'efforce de mettre en lumière les raisons de leur existence, et l'intérêt qu'ils représentent pour une meilleure compréhension de Franz Kafka et de son œuvre. (Présentation de l’éditeur)


— Françoise Tabery, Kafka en France. Essai de bibliographie annotée. L’Intersiècle, Vol. 3. [Paris / Dives-sur-Mer, Calvados], Éditions Lettres modernes Minard, La Revue des lettres modernes. L'icosathèque, n°12, 1991, 256 pages.

 

? Cristina Terrile, La Crise de la volonté ou le romanesque en question. Borgese, Green, Perutz, Pirandello, Kafka. [Paris], Éditions H. Champion, « Bibliothèque de littérature générale et comparée », n°8, 1997, 408 pages.

La dissolution du personnage, la mise en cause du narrateur, la dispersion des formes, la multiplication des perspectives sont autant de symptômes d’une crise de la narration traditionnelle inaugurée par les années vingt et dont les prolongements se font sentir jusqu’à nos jours. Si l’on cherche à décrire les aspects de cette mutation, il est difficile d’éviter la tentation de l’éclectisme tant la réalité envisagée apparaît changte et multiple. Aussi ne s’agit-il pas d’entreprendre encore une fois une description plus ou moins complète du kaléidoscope des faits, mais plutôt de comprendre, à partir d’une hypothèse unifiante, quelles tendances historiques travaillent en profondeur le chaos apparent des expériences narratives. Le personnage, le narrateur, l’agencement du texte et le lecteur qui les découvre sont considérés sous l’unité du concept de volonté et la crise du roman, entendue comme crise de la volonté dans le roman, peut être pensée de manière organique. Les œuvres étudiées de Borgese, Green, Perutz, Pirandello et Kafka, sont explorées comme des machines textuelles dont chacune exprime un moment particulier de cette crise de la volonté. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Claude Thiébaut, Les Métamorphoses de Franz Kafka. [Paris], Éditions Gallimard, « Découvertes. Littératures », n°305, 1996, 144 pages, illus.

La Métamorphose, Le Procès, La Colonie pénitentiaire, Le Château..., les écrits de Kafka évoquent un monde où la liberté se payait cher. Qu'en était-il en fait ? De cette Prague des années 1910-1920, tchèque, allemande et juive, qui peu à peu s'affranchissait de quatre siècles de domination autrichienne. De ce père, fils de boucher et tyran domestique, qui vendait des frivolités dans la Vieille-Ville et n'avait qu'un seul fils. Qui, de la réalité ou du génie littéraire, a installé Kafka dans cette cohérence tragique qui caractérise son œuvre ? Il fut tour à tour Georg Bendemann, Gregor Samsa, Josef K. et K. l'arpenteur, chacun de ses personnages, toujours changé sans jamais cesser d'être lui-même. Claude Thiébaut dépoussière la vieille image romantique, puis existentialiste, de Franz Kafka pour ne le rendre qu'à cette exigence de justesse et de pureté qui l'a fait peu écrire, mourir jeune, et poser toujours la même question face au père, face à la loi, face à l'amitié comme à l'amour des femmes. (Présentation de léditeur)

 

— Martine Tournaux, Jean Monjot, Franz Kafka. L’être en procès. [Coeuvres-et-Valsery, Aisne], Éditions Ressouvenances, 2010, 202 pages.

Kafka est influencé par les idées libertaires, notamment celles de Kropotkine, et a fréquenté les milieux anarchistes à Prague. Dans Le Verdict, un père autoritaire renie son fils et le condamne à mort. De même la tyrannie paternelle a engendré chez Kafka une mélancolie, comme dans La Métamorphose, dont il se défend par des doutes obsédants sur lui-même. Puis Kafka passe de la paranoïa du père à celle des sociétés totalitaires, le capitalisme dans L'Amérique, et l'État dans La Colonie pénitentiaire, Le Château et Le Procès. Fondé sur un a priori initial qu'il appelle la loi, le raisonnement ne sert qu'à justifier, par des interprétations tendancieuses, l'a priori initial irrationnel. Absolu, le système se veut infaillible. Réduit à la partie d'un tout, son être en procès et fatalement coupable, l'individu est broyé par une machine implacable et se heurte à un labyrinthe aux multiples bureaux - couloirs, rôles sociaux, sans offrir d'issue. À l'objectivité de son analyse s'ajoute une expérience intime de la situation que Kafka exprime, invitant à partager ce refus qu'il réalise à la fin de sa vie dans le bonheur d'un amour libre et partagé. Un système paranoïaque peut il générer la mélancolie d'un peuple ? Kafka interroge l'aliénation sociale de ceux qui agissent le système sans se rendre compte qu'il est délirant. Il décrit, derrière l'apparente logique, l'absurdité des sociétés totalitaires. À la rencontre de la recherche littéraire, de la psychanalyse critique et du socio-politique, les auteurs évoquent la biographie et l'expérience de Franz Kafka pour restituer, au fil de ses œuvres, sa souffrance, sa lutte personnelle pour la vie et son expérience du monde moderne. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Joachim Unseld, Franz Kafka, une vie d’écrivain. Histoire de ses publications, avec une bibliographie de toutes les œuvres de Franz Kafka qui furent imprimées et publiées (1908-1924) (Franz Kafka, ein Schriftstellerleben. Die Geschichte seiner Veröff, Munich, Vienne, Hanser, 1982), traduit de l'allemand par Eliane Kaufholz. [Paris], Éditions Gallimard, 1984, 348 pages.

 

[FICHE LIVRE] — Hélène Van Camp, En deuil de Franz Kafka. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « La philosophie en commun », 1996, 136 pages.

En 1986, un inconnu propose à un bouquiniste de Prague un nouveau lot de 32 lettres signées Franz Kafka. La correspondance de cet écrivain est arrivée au compte-gouttes. Les Œuvres complètes ne parviennent jamais à l'être vraiment, et c'est comme s'il manquait sans cesse un dernier volume. La récente acquisition de Prague est particulièrement précieuse dans la mesure où elle concerne l'ultime année où Franz quitte enfin Prague et ses parents pour aller vivre à Berlin avec une très jeune fille juive. Dora Diamant. Dans le lot, l'original de la dernière lettre écrite le 2 juin 1924, la veille de sa mort au sanatorium de Kierling. Pourtant le lot de Prague n'est pas complet, il manque encore des lettres. Il manque aussi la correspondance de Kafka à Dora avant l'installation à Berlin (probablement détruite par la Gestapo). A la demande de l'écrivain et sous ses yeux. Dora brûle un ensemble de textes. Il manque les pages du Journal pour les tout derniers mois. Manque d'autant plus grave que Kafka est décrit par ses proches en des termes fort différents de ceux avec lesquels il se jugeait avant le départ pour Berlin. Mais il manquera peut-être toujours un mot, une page, une dernière lettre, un dernier volume... Ce livre tente d'approcher cet autre manque. Un manque qui dirait quelque chose du deuil, de l'amitié endeuillée, et d'abord de celle de Max Brod, exécuteur testamentaire de Kafka qui n'a pas pu respecter l'ordre de brûler les œuvres inachevées comme Le Procès et Le Château. Est-il possible de raconter l'expérience de ce manque-là, sans tomber dans les multiples pièges des explications biographiques et des exégèses littéraires qui manquent le manque en le comblant ? (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Alexandre Vialatte, Kafka ou L’innocence diabolique, préface François Tallandier. [Paris], Éditions des Belles lettres, 1998, 180 pages.

Kafka ou l'innocence diabolique est un recueil d'écrits pour la plupart inédits d'Alexandre Vialatte. On sait que Vialatte fut le premier à découvrir Kafka, alors qu'il était correspondant d'une revue française en Allemagne, comme il nous le rappelle dans ce livre. Il s'enthousiasme pour ce Tchèque inconnu qui écrit des livres si étranges, et fait en sorte de le faire publier en France. Il le traduit, s'en occupe, dès les années 20, et, jusqu'à la fin de sa vie, ne cessera d'écrire sur lui. Ce livre expose le point de vue si original de l'auteur des Fruits du Congo sur celui de La Métamorphose. Original, et profond. Les derniers chapitres datent des années 50, et résument trente années de réflexions. Vialatte parle de Kafka, et aussi de la façon dont la perception de Kafka a changé au fur et à mesure des années. Et, loin de ne voir dans Kafka qu'un humoriste, il en dit le mystère. (Présentation de léditeur)

* Réédition sous le titre :

— Alexandre Vialatte, Mon Kafka. [Paris], Éditions 10-18, « Bibliothèques 10-18 », n°3364, 2001, épuisé.

[FICHE LIVRE] — Alexandre Vialatte, Mon Kafka. [Paris], Éditions des Belles lettres, « Le goût des idées », 2010, 184 pages.

L'étourdissant Alexandre Vialatte, qui fut le premier à introduire et traduire en France Kafka, éprouvait pour le grand écrivain autrichien une attraction toute singulière qui lui fît notamment écrire : « Qui fut exactement Kafka ? J'ai toujours cherché à ne pas le connaître, à me le rendre moi-même mystérieux. Pourquoi parler de lui ? Pourquoi lui enlever le prestige de n'être connu que comme auteur d'une œuvre unique, étrange et géniale ? » On trouvera réunie ici la totalité des essais et articles consacrés par Vialatte à Kafka. À son Kafka. (Présentation de léditeur)

 

— Arnaud Villani, Lectures du Château de Kafka. Thème l'existence. [Paris], Éditions Belin, « Collections Dia. Lectures de.... », 1984, 96 pages, épuisé.

 

— Klaus Wagenbach, Franz Kafka. Les années de jeunesse, 1883-1912 (Franz Kafka in Selbstzeugnissen und Bilddokumenten, Reinbek, Hambourg, Rowohlt, 1964), traduit de l'allemand par Elisabeth Gaspar. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Ivoire », 1967, 280 pages.

 

— Klaus Wagenbach, Kafka par lui-même (Franz Kafka, 1883-1924, Berlin, Akademie der Ku?nste, 966), traduit de l'allemand par Alain Huriot. [Paris], Éditions du Seuil, « Microcosme. Écrivains de toujours, n°81, 1968, 192 pages, épuisé.

 

— Klaus Wagenbach, Kafka (Franz Kafka. Bilder aus seinem Leben, Berlin, K. Wagenbach, 1983), traduit de l'allemand par Jacques Legrand. [Paris], Éditions Belfond, 1983, 192 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Klaus Wagenbach, La Prague de Kafka (Kafkas Prag. Ein Reiselesebuch, Berlin, Wagenbach, 1993), traduit de l’allemand par Denis Armand-Canal. [Paris], Éditions Michalon, 1996, 128 pages, illus.

 

[FICHE LIVRE] — Alena Wagnerová, La Famille Kafka de Prague (Die Familie Kafka aus Prag. « Im Hauptquartier des Lärms », Mannheim, Bollmann, 1997), traduit de l’allemand par Nicole Casanova. [Paris], Éditions Grasset, 224 pages.

« Ce livre est une approche de la famille Kafka sur trois générations. Il ne veut pas être davantage : nous ne pouvons quapprocher la vie dun être, en dessiner le cheminement, mais non la saisir tout entière. Retracer le parcours de cette famille juive de Bohême, doù est sorti lun des plus grands écrivains de la littérature moderne, cest se heurter à une autre limite. Car lombre de la Shoah plane sur cette histoire. Bien des choses, qui sinon auraient été conservées par la tradition familiale, ont été anéanties. »

Qu’était donc la famille Kafka de Prague ? Alena Wagnerová décrit magnifiquement ce « quartier général du bruit » où Franz vécut, et qui peuple ses livres... Le grand-père Jakob Kafka, boucher de son état ; Hermann, son fils, commerçant, qui fut le père de l’écrivain ; Franz Kafka et ses trois sœurs ; les déménagements, les mariages, les échecs, les fiançailles rompues, le bruit et l’écriture... En s’appuyant sur de nombreux extraits du Journal, sur des lettres et des témoignages inédits, Alena Wagnerová nous offre une vision émouvante et résolument originale de Franz Kafka et des siens. (Présentation de léditeur)


— Philippe Zard, La Fiction de l’Occident. Thomas Mann, Franz Kafka, Albert Cohen. [Paris], PUF (Presses universitaires de France), 1999, 356 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Hanns Zischler, Kafka va au cinéma (Kafka geht ins Kino, Reinbek, Hambourg, Rowohlt, 1996), traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, sous la direction de Patrice Rollet. [Paris], Éditions des Cahiers du cinéma, 1996, 176 pages.

« En 1978, alors que je travaillais à un petit film consacré à Franz Kafka, je découvris pour la première fois dans son Journal et sa Correspondance, les notes qu'il avait prises sur le cinéma et sur les séances auxquelles il avait assisté. Elles étaient presque cachées dans le reste du texte. Malgré le caractère sporadique de ces apparitions, leur ton excité, passionné et mélancolique indiquait les vives émotions que Kafka ressentait au cinéma. Le fait que ces propos cessent de manière abrupte à la fin 1913 était tout aussi ahurissant. Et je fus encore plus interloqué par le désintérêt dont les spécialistes avaient apparemment fait preuve à l'égard de ces « passages ». On savait tout de même depuis longtemps que les notes prises par Kafka se distinguaient par une précision littéralement comptable. Peut-être est-ce le peu de valeur accordée au cinéma comme source qui empêcha tout simplement une observation plus attentive. Au premier regard, la marche à suivre pour prolonger les recherches ne me parut pas trop compliquée. Il suffirait de comparer et de synchroniser les (maigres) indications fournies par Kafka avec les annonces publicitaires parues dans la presse de son époque pour découvrir les films, ou ce qu'il en restait encore. Comme la totalité des visites au cinéma avait eu lieu pendant les « voyages de célibataires » avec Max Brod, il était tout naturel de retourner sur les lieux de certaines de leurs étapes – Munich, Milan, Paris. Mais ce qui avait paru tellement simple au début, se révéla être, au fil des années, une entreprise passablement complexe. » (Hanns Zischler)

 

OUVRAGES COLLECTIFS

(classement par date de publication)

 

Les Critiques de notre temps et Kafka, édition Claudine Raboin. [Paris], Éditions Garnie, « Les Critiques de notre temps et... », n°14, 1973, 192 pages, épuisé.

 

Le Siècle de Kafka, sous la direction de Yasha David et Jean-Pierre Morel. [Paris], Éditions du Centre Georges Pompidou, 1984, épuisé.

 

Théâtres au cinéma, Vol. 8 : Milos Forman, Franz Kafka. Publié à l’occasion du 8e Festival, 25 février-14 mars 1997 à Bobigny, sous la direction de Dominique Bax. [Bobigny], Éditions Magic Cinéma, 1997, 120 pages, illus.

 

[FICHE LIVRE]Entre critique et rire. Le Disparu de Franz Kafka. Kafkas Roman Der Verschollene. Actes du colloque international de Montpellier, 10-11 janvier 1997, édition Maurice Godé, Michel Vanoosthuyse. [Montpellier], Groupe de recherche Études germaniques et centre-européennes de l’Université Paul Valéry, « Bibliothèque d'études germaniques et centre-européennes, n°2 », 1997, 206 pages.

 

[FICHE LIVRE]J’ai connu Kafka. Témoignages (« Als Kafka mir entgegen kam ... », Berlin, Wagenbach, 1995), édition Hans-Gerd Koch ; traduit de l'allemand par François-Guillaume Lorrain. [Arles], Éditions Solin / Actes sud, « Archives privées », 1998, 268 pages, illus.

Voici pour la première fois réunis des témoignages d’amis, de parents, de connaissances, concernant l’un des plus grands écrivains de ce siècle. Des camarades de classe, des voisins, son professeur d’hébreu, des collègues de bureau, des intellectuels de Prague, son éditeur, des amis, ses « amoureuses »… brossent un tableau non conformiste de Franz Kafka. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Métamorphoses de Kafka. Catalogue de l’exposition, Paris, Musée du Montparnasse, 12 septembre - 10 décembre 2002. [Paris], Éditions E. Koehler / Musée du Montparnasse, 2002, illus.

 

[FICHE LIVRE]Europe, n°923, « Franz Kafka», Paris, 2006.

[Études et textes de Françoise Rétif, Florence Bancaud, Ghyslain Lévy, Florence Godeau, Viviane Liska, Annette Runte, Fernand Cambon, Pierre Pachet, Sara Belluzzo, Peter Beicken, Barbara Agnese, Marko Pajeviæ, Jacqueline Sudaka-Bénazéraf, Erika Tunner, Claudine Raboin, Jacques Le Rider, Gerhard Neumann, Elfriede Jelinek, Hélène Cixous. – Franz Kafka : Fragments].

« Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous », écrivait Kafka en 1904, indiquant par là l’une des exigences qu’il assignait à son œuvre. Cette phrase est plus que jamais d’actualité en ces temps d’hypertrophie de « l’industrie culturelle », qui bouche, occulte et exploite la vacuité de notre monde en oubliant ce que Kafka se plaisait à enseigner à son jeune ami Janouch : « La littérature s’efforce de placer les choses dans une lumière agréable ; le poète est contraint de les élever dans le royaume de la vérité, de la pureté et de la durée. » L’œuvre de Kafka ressemble à ce pont dont il parle dans l’un de ses récits : elle est tendue au-dessus d’un abîme, du vide sidéral, de la béance qui s’ouvre entre littérature et vie, langage et réalité, culture et nature, transcendance et immanence, solitude et communauté, vie et mort. Tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, ni d’un côté ni de l’autre, Kafka chiffre et déchiffre à chaque page sa tentative de vivre et d’écrire, de vivre ou d’écrire dans l’entre (et l’autre) de ses deux rives. Le désir, la difficulté, l’impossibilité de les relier est le ferment et le sujet de son œuvre. C’est peut-être pour cela qu’il hante notre temps, parce qu’il ne cesse de questionner et de remettre en question l’évidence de notre rapport à l’art, c’est-à-dire du rapport de la culture à la vie, au sacrifice, à la mort. (Présentation de l’éditeur)

 

Sillage de Kafka. Actes du colloque, Paris, Université de Paris-X-Nanterre, 11-13 mars 2004, sous la direction de Philippe Zard. [Paris], Éditions Le Manuscrit, « L’Esprit des lettres », 2007, 526 pages.

Le sillage de Kafka, c'est la postérité paradoxale d'un écrivain dont la stérilité en tous domaines était devenue le tourment, et qui n'en a pas moins inexorablement transformé notre manière de lire, d'écrire, et d'appréhender le monde. L'œuvre de Kafka a été méditée – jusqu'à l'obsession –, célébrée – jusqu'à l'idolâtrie –, imitée – jusqu'au maniérisme. Sa personne même est devenue un mythe littéraire. La modernité fait un usage immodéré de la notion de « kafkaïen » pour caractériser ici un système politique, là une crise identitaire, tantôt une impuissance à agir, tantôt une incapacité à comprendre. Sillage de Kafka invite à une traversée des arts et de la littérature, tels que cette oeuvre les a transformés et ébranlés. On y croisera Sartre, Anders, Deleuze, Coetzee, Kertész, Singer, Nabokov, Bioy Casares, Sebald, Weiss, Müller, Michaux, Beckett, Perec, Des Forêts, Welles, les Straub, Soderbergh, parmi d'autres...

 

[FICHE LIVRE]Figures de la psychanalyse, n°16, « Kafka, le procès du sujet », édition Christian Hoffmann, Toulouse, Éditions Erès, 2008, 

[Textes et études de

Philippe Adrien, Francine Aknin, Michele Benhaim - Daniel Bordigoni, Gisele Chaboudez, Roland Chemama, Jacquy Chemouni, Abram Coen, Francoise Decant, Michel Demangeat, Olivier Douville, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean-Marie Jadin, Max Kohn, Patrick Landman, Karima Lazali, Maria-Clara Lucchesi-Palli, Charles Melman, Andre Michels, Jean-Jacques Moscovitz, Jiri Pechar, Bertrand Piret, Jacques Sedat, Antonia Soulez, Esther Tellermann, Bernard Toboul, Alain Vanier, Cyril Veken, Jean-Michel Vives].

Kafka inaugure le questionnement d'un sujet en prise avec une subjectivité qui risque de disparaître dans l'organisation sociale. C'est ce procès du rapport des subjectivités, maintenant postmodernes, à la question du sujet que la lecture de Kafka continue à nous enseigner. Au-delà des questions classiques de la relation entre psychanalyse et littérature, nous suivrons Kafka à la lettre jusqu'à son arrivée à la conjonction avec un désir articulé au corps sexué dans sa rencontre avec Dora Diamant. Un dernier amour rendu possible par la métaphorisation d'un père imaginaire qu'il avait jusque-là et depuis Le verdict maintenu comme une idole. Il nous apprend comment, à la limite de l'écriture et de la vie, un « Autre Kafka » a pu malgré tout advenir. (Présentation de léditeur)

 

AUTOUR DE MILENA JESENKA

— Franz Kafka, Lettres à Milena (Briefe an Milena, Frankfurt am Main, S. Fischer Verlag, 1952, traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entie », 1956, 288 pages, épuisé / « Idées », n°479, 1983, 288 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Lettres à Milena, édition revue et augmentée, textes complémentaires traduits de l’allemand par Claude David. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Imaginaire », n°200, 1988, 364 pages. [En appendice, extraits de lettres de Milena Jesenská à Max Brod, 1920-1924].

Franz Kafka connut d’abord Milena comme traductrice : elle établissait la version tchèque de quelques-unes de ses proses courtes. Ces relations se transformèrent en une liaison passionnée dont les lettres permettent de suivre le progrès. Cette passion ne dura qu’un instant, elle tient en quelques mois à peine. Les lettres racontent d’un bout à l’autre ce roman d’amour, orgie de désespoir et de félicité, de mortification et d’humiliation. Car quelle qu’ait pu être la fréquence de leurs rencontres, leurs amours restent essentiellement épistolaires comme celles de Werther ou de Kierkegaard. Milena est morte vingt ans après Kafka, dans le camp de concentration de Ravensbrück. (Présentation de léditeur)

 

— Margarete Buber-Neumann, Milena (Kafkas Freundin Milena, Munich, G. Müller, 1963), traduit de l’allemand par Alain Brossat. [Paris], Éditions du Seuil, « Fiction & Cie », 1986, 276 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Milena, Éditions du Seuil, « Points Actuels », n°443, 1997, 288 pages.

Dans l’Europe nazie, Margarete Buber-Neumann est accusée de « dévationnisme » et déportée dans le camp de Ravensbrück. Elle y fait une rencontre décisive : Milena Jesenskà, journaliste engagée, amie de Kafka, avec qui elle noue une amitié que même la terreur du camp ne saurait menacer… À la fois témoignage historique sur l’expérience concentrationnaire et hommage à une amie qui n’est plus, voici une biographie aussi singulière que bouleversante. Margarete Buber-Neumann est née en 1901 à Potsdam. Ses idéeaux communistes s’effondrent sous la dictature stalinienne. Libérée du camp de Ravensbrück en 1945, elle n’a cessé jusqu’à sa mort de combattre les dictatures. (Présentation de l’éditeur)

 

— Jana Cerna, Vie de Milena. De Prague à Vienne (Adresát Milena Jesenská, Prague, Klub mladá poesie, 1963 / Prague, Klub p?átel poesie, 1969), traduit du tchèque par Barbora Faure, avant-propos et photographies de Stasa Fleischmann. [Paris], Éditions Maren Sell, 1988, 206 pages, illus., épuisé

* Réédition :

Vie de Milena, de Prague à Vienne. [Paris], LGF (Librairie générale française), « Le Livre de Poche », n°6747, 1990, 192 pages, épuisé.

 

— Alena Wagnerova, Milena (Milena Jesenská, Mannheim, Bollmann, 1994), traduit de l’allemand par Jean Launay. [Paris], Éditions du Rocher, Anatolia, 2006, 192 pages+24 planches, épuisé.

Destinataire des Lettres à Milena de Franz Kafka, Milena Jesenská (1896-1944) occupe déjà à ce titre une place assurée dans l’histoire de la littérature. L’ombre géante de Kafka a longtemps abrité mais aussi bien occulté la figure originale de cette journaliste tchèque, pionnière de l’émancipation et de l’engagement politique des femmes, qui fut dans les années vingt et trente une des plus brillantes personnalités de la vie culturelle de Prague et de Vienne. Son propre destin est de ce fait intimement uni à celui de l’Europe en proie, à cette époque et en ces lieux, aux bouleversements que l’on sait. Excellente journaliste, elle fut non seulement un trait d’union entre les cultures, tchèque et allemande, qui se partageaient la Bohême, mais aussi, par ses écrits, une militante active contre le régime nazi, qui paiera finalement de sa vie, au camp de concentration de Ravensbrück, son engagement politique. Elle fut du commencement à la fin une femme exceptionnelle, passionnée à l’extrême et constante par son courage. (Présentation de léditeur)


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Le billet de la librairie

  • Quelle "époque épique" !

    “Le temps est la matière vive de l’Histoire. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire.“ Mais que nous raconte une époque historique ? Et pourquoi et comment a-t-on décidé que telle période devait commencer ici et se terminer là ? Au delà d’un découpage mûrement réfléchi ou parfaitement aléatoire, une question demeure cependant : comment nommer ces césures ou ces continuités, ces quelques jours ou ces quelques siècles, et que dire des “noms de l’Histoire” ?

    6 février 2020

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