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SIMA, Joseph

 

(Jarom??, Hradec Králové, Bohême, 1891 – Paris, 1971). Josef Šíma, nom francisé en Joseph Sima. Peintre. Membre du groupe Devetsil, fondé à Prague en 1920, il s’installe à Paris en 1921, en tant que correspondant du groupe et fait la connaissance du dadaïste Georges Ribemont-Dessaignes, puis, en 1926, d’André Breton et de Max Ernst. En 1928, il est l’un des fondateurs du Grand Jeu, avec Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal et Roger Vailland, et le directeur artistique de la revue du même nom. Il acquiert la nationalité française en 1926. Il collabore longuement avec le poète Pierre Jean Jouve : gravures pour Beau Regard (GLM, 1927), La Symphonie à Dieu (Gallimard, 1930), Le Paradis perdu (GLM, 1938). Il demeure étroitement lié à l’avant-garde poétique de Prague et fonde en 1934 le groupe des Surréalistes de Tchécoslovaquie.

 

 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

ISBN 2-908120-06-2 — Kaléidoscope, traduit du tchèque par Erika Abrams. [Alforville], Éditions de la Revue K, 1992, 72 pages, illus.

 

Mouvant, coloré, touche-à-tout, multipliant les éclairages et les angles de vue sur le Paris artistique des années vingt, les affinités et les sources d’inspiration du peintre, un kaléidoscope d’impressions et de pensées écrites pour la presse pragoise en 1925 et en 1926, complétées ici par une postface de 1967 et trente-sept dessins de l’auteur. (Présentation de léditeur)

 

 

 

SUR JOSEPH SIMA

 

— Antoine Coron, Joseph Sima (1891-1971), œuvre graphique et amitiés littéraires. Exposition. Paris, Bibliothèque nationale, 23 mai-24 juin 1979, préface Georges Le Rider. [Paris], Bibliothèque nationale de France, 1979, 88 pages, illus., épuisé.

 

 

 

[FICHE LIVRE] — Yves Peyré, Les Leçons de la lumière. Joseph Sima. [Paris], Éditions L’Échoppe, 1992, 54 pages.

 

 

 

— Frantisek Smejkal, Sima, traduit du tchèque par Xenia Zincenkova, Jacqueline Ménanteau et Annick Baudoin. [Paris], Éditions Cercle d’art, 1992, 448 pages, illus., épuisé.

 

 

 

Sima. Le Grand Jeu. Exposition Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 3 avril – 21 juin 1992. [Paris], Éditions Paris-Musées, 1992, 320 pages, illus., épuisé.

 

 

 

— Roger Gilbert-Lecomte, Josef Sima, préface Marie-Hélène Popelard. [Mont-de-Marsan], Éditions L’Atelier des brisants, « Rencontre », 2001, 72 pages, illus., épuisé.

 

Ce livre rassemble cinq textes de Roger Gilbert-Lecomte, écrits en 1929 et 1930, à propos de la peinture de Josef Sima. Il ne fait pas œuvre de critique littéraire et artistique, seulement son manifeste est une sommation de regarder pour un spectateur d’exception que ne séduirait pas la peinture au goût du jour. (Présentation de l’éditeur)

 

 

 

[FICHE LIVRE]Grand Jeu et surréalisme. Reims, Paris, Prague. Exposition. Reims, Musée des beaux-arts, 18 décembre 2003 – 29 mars 2004, textes de Nelly Feuerhahn, David Liot, Didier Ottinger et al. [Anvers, Belgique], Éditions Ludion, Musée des beaux-arts de Reims, 2003, 208 pages, illus.

 

Fruit de la complicité entre quatre adolescents du lycée de Reims durant les années 1922-1925 – René Daumal, Roger Lecomte, Roger Vailland et Robert Meyrat –, le Grand Jeu est un mouvement littéraire et artistique qui prend corps à Paris à la fin de l’année 1927. Le Grand Jeu est aussi le titre de sa revue dont le premier numéro paraît en 1928, revue qui publie également des artistes et écrivains issus du dadaïsme ou de la mouvance surréaliste tels Georges Ribemont-Dessaignes, Man Ray, André Masson. Ébranlé par « l’unité spirituelle » d’un groupe qui mettait en cause un surréalisme « créateur de poncifs », André Breton tenta de la déstabiliser. L’ouvrage Grand Jeu et surréalisme présente les sources esthétiques du mouvement, ses acteurs et ses proches. Il met en évidence sa dimension européenne provoquée par le peintre Joseph Sima, qui contribua à la création d’un parcours intellectuel reliant Reims, Paris et Prague durant les années précédant le surréalisme tchèque. (Présentation de l’éditeur)

 

 

 

[FICHE LIVRE] — Marie-Hélène Popelard, La Peinture de Josef Sima ou Le sang des astres, précédé de Bernard Noël, « Une expérience fondamentale ». [L’Isle-sur-la-Sorgue, Vaucluse], Éditions Le Bois d’Orion, 2009, 300 pages, illus.

 

« /.../ la sincérité telle que je l’entends réclamerait un héroïsme inconnu, une tension folle, une lucidité de radium, pour atteindre et se maintenir ne fût-ce qu’un clin d’œil durant à ce lieu du monde qui est le nœud de tous les mondes, h cet unique point commun sur les ellipses de bolides à vitesses variables où doit inévitablement se passer la rencontre finale. Toute la peinture de Sima reflète cette recherche /.../. » (Roger Gilbert-Lecomte)

 

Le peintre tchèque Josef Sima, qui arrive en 1921 à Paris, à l’âge de trente ans, est déjà un artiste reconnu. Membre du groupe d’avant-garde Devetsil, il rencontre André Breton et Max Ernst, mais surtout, en 1927, René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte. C’est dans son atelier, cour de Rohan au cœur de Paris, que les réunions du Grand Jeu vont se tenir, jusqu’à l’éclatement du mouvement en 1932. Josef Sima poursuivra sa fréquentation des poètes, travaillant avec Pierre Jean Jouve et plus tard René Char. Après une longue période de silence, il renouera avec la peinture en 1950, faisant de la lumière le sujet premier de son travail. Marie-Hélène Popelard consacre une ample méditation à celui qui voulait développer une « pensée analogique, exploratrice de l’autre versant de l’être, née dans le décor ancien des maisons basses des alchimistes de Prague et qui portera pour toujours en elle la nostalgie de l’unité. »

 

« L’extériorité qui, sous le nom de Sima, exigea de Marie-Hélène Popelard ce long travail s’est ainsi intériorisée au point de déclencher une expérience fondamentale dont ce livre est le trajet. La présence du Grand Jeu dans l’arrière-pays de ce parcours a sans doute fait jouer sa « métaphysique expérimentale », mais qu’importe l’information quand le lecteur est enfin libéré par elle et rendu absolument libre d’aller vers la seule intime réalité... » (Bernard Noël).




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