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SKVORECKY, Josef

 

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Náchod, Bohême du Nord, 1924 – Toronto, 2012). Josef Škvorecký. L’un des grands écrivains de sa génération avec Milan Kundera, Bohumil Hrabal et Ludvík Vaculík. Après des études universitaires (lettres anglaises et philosophie), il enseigne, dans un collège, puis travaille, dans l’édition et traduit des écrivains américains. Son premier roman, Les Lâches (1958), écrit dix ans auparavant, fait scandale par son sujet et son non-conformisme et est très vite interdit. Enfreignant les règles alors sacro-saintes du « réalisme socialiste », notamment par l’emploi de la langue populaire et argotique, il évoque sur un mode ironique, les derniers jours de la guerre, dans une petite ville de province et « l’insurrection » de mai 1945, vue par un étudiant « zazou », saxophoniste amateur et coureur de filles, Danny Smi?ický (l’alter ego de l’auteur) qui réapparaîtra par la suite à maintes reprises, dans son œuvre. Après I’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie en 1968, il s’exile au Canada en 1969 et s’installe à Toronto où il enseigne à l’Université. Avec sa femme, Zdena Salivarová (1933), actrice, traductrice et romancière, il y fonde Sixty-Eight Publishers, la plus importante maison d’édition d’ouvrages tchèque à l’étranger, qui publiera pendant vingt ans les ouvrages d’auteurs interdits en Tchécoslovaquie. Josef Škvorecký est l’auteur de plus d’une centaine de livres : outre les récits où apparaît Danny, il a publié des romans et des recueils de nouvelles tragi-comiques, satiriques, antimilitaristes, antistaliniens, historiques, policiers (notamment la série du lieutenant Bor?vka, détective « triste » et philosophe), des essais sur la littérature américaine, sur le roman policier, sur le jazz, des pièces de théâtre, des poésies, une histoire de la « nouvelle vague » du cinéma tchécoslovaque, etc.

 

 

 

ANTHOLOGIES / REVUES

 

* « Mon papa prodigue et moi » (M?j táta haur a já), dans Au fil de la prose, Orbis, 1965.

 

* Texte, dans Le Monde, 3 août 1968.

 

* Extrait du roman Le Miracle (e. 1972), traduit du tchèque par Michel Oldry, présentation de Antonin Liehm, dans les Cahiers de lEst, n°2, avril 1975.

 

* « L’âge plaqué or », traduit par Marianne Canavaggio, dans Autrement H, S, n°46, 1990.

 

* « La trahison des camarades », extrait de Neuilly a jiné p?íb?hy, dans Écrivains tchèques. Sur la tolérance, Centre Tchèque du P.E.N. Club international, 1994.

 

* « Le héros de Wayne. Conte angliciste », extrait du recueil Povídky z Rajsk ého ùdoli [Nouvelles de la vallée de l’Eden] (1996), traduit du tchèque par M. Brand, dans Treize écrivains tchèques, L’Aube, 1999.

 

* « Mon oncle John » (Muj strycek Kohn, 1957), nouvelle extraite du recueil Ho?kej sv?t [Un monde amer], nouvelles des années 1946-1967 (e. 1969, 1991), traduite du tchèque par Jean Hanoune, dans Nouvelles pragoises, L’Esprit des péninsules, 1999.

 

* Nouvelle, dans Treize nouvelles policières et mystérieuses. Les prix Arthur-Ellis, présentation de Peter Sellers, traduit de l’anglais par Elisabeth Vonarburg, Québec, Éditions Alire, « Romans. Polar », n°65, 2003.


 

 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

Les Lâches (Zbab?lci, Prague, ?eskoslovenský spisovatel, 1958), roman, traduit du tchèque par Françoise London-Daix. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1978, 384 pages, épuisé.

 

 

 

La Légende dEmöke (Legenda Emöke, Prague, ?eskoslovenský spisovatel, 1963), roman, traduit du tchèque et préfacé par François Kérel. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1968, 132 pages, épuisé.

 

 

 

Les Pouvoirs surnaturels du lieutenant Boruvka (Smutek poru?ika Boruvky. Detektivní pohádka, Prague, Mladá fronta, 1966 / The Mournful demeanour of Lieutenant Boruvka, traduit du tchèque en anglais par Rosemary Kavan, Kaca Polackova et George Theiner, Londres, V. Gollancz, 1973), roman, traduit de la version anglaise par Édouard Diaz. [La Tour-d’Aigues], Éditions de L’Aube, « L’Aube noire », 1999, 368 pages, épuisé.

 

 

 

[FICHE LIVRE]Le Lionceau. Mélodrame policier final (Lví?e. Koncové detektivní melodrama, Prague, ?eskoslovenský spisovatel, 1969), roman, traduit du tchèque par François Kérel. [Paris], Éditions Gallimard « Du monde entier », 1972, 368 pages.

 

Ce roman, qui n’est pas seulement un roman policier, illustre le thème de la vengeance. L’énigme est incarnée par le Lionceau, une magnifique fille juive que le narrateur poursuit vainement de ses assiduités. Le comportement de la jeune fille est étrange, car en fait elle ne songe qu’à se venger d’un homme qui a abandonné sa sœur morte dans une chambre à gaz. Il est devenu directeur d’une maison d’édition et elle ne peut l’approcher que par l’intermédiaire de son amoureux, conseiller littéraire dans cette même maison. Skvorecky décrit impitoyablement les milieux professionnels pragois de la culture qu’il connaît admirablement. (Présentation de léditeur)

 

 

 

LEscadron blindé. Chronique de la période des cultes (Tankový prapor. Fragment z doby kult?, exil : Toronto, Sixty-Eight Publishers, 1971, 1976 / Prague, Galaxie, 1990), roman, traduit du tchèque et préfacé par François Kérel. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1969, 288 pages, épuisé.

 

* Réédition :

 

[FICHE LIVRE]LEscadron blindé. Chronique de la période des cultes. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1615, 1984, 352 pages.

 

L’escadron blindé raconte la vie d’un soldat tchèque en 1953, c’est-à-dire en plein stalinisme. Cette chronique – ou plutôt cette farce – fait revivre un monde où rien d’humain ne survit plus que dans l’humour ou dans les désirs sans limites de la jeunesse. Cette satire s’inscrit dans la ligne des aventures du Brave soldat Chveik. (Présentation de léditeur)

 

 

 

Miracle en Bohême (Mirákl. Politická detektiva, exil : Toronto, Sixty-Eight Publishers, 1972 / Brno, Atlantis, 1991), roman, traduit du tchèque par Claudia Ancelot, préface de Milan Kundera traduite par Petr Král. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1978, XIII-406 pages, épuisé.

 

* Réédition :

 

[FICHE LIVRE]Miracle en Bohême. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Imaginaire », n°624, 2012, 434 pages.

 

Josef Skvorecký a été le premier écrivain tchèque à tenter de faire le bilan du Printemps de Prague, d’en situer les péripéties et d’en démystifier les protagonistes. Irrévérencieux et mordant comme savent l’être les humoristes de son pays, il traite un certain nombre de faits réels au niveau du reportage, tout en les insérant dans une trame romanesque appelée à rendre compte des tendances idéologiques et des problèmes humains en présence.

 

Un fait divers survenu dans les années 1950 dans une petite église de Bohême sert de point de départ à cette fresque : la statue d’un saint a bougé en plein milieu du sermon dominical. Les paysans, restés attachés au catholicisme, crient aussitôt au miracle. En fait il s’agit d’une provocation policière destinée à évincer un curé par trop populaire : accusé d’avoir lui-même fabriqué ce « miracle », celui-ci sera torturé avant de disparaître dans les geôles staliniennes. Partant de là, le romancier nous conduit dans les milieux politiques et intellectuels de la capitale, procède à une véritable radiographie des leurres et des lâchetés des puissants d’hier ou de demain, sans oublier pourtant certains « militants de base » qui luttent patiemment pour un monde meilleur auquel ils veulent croire. Comme le signale Milan Kundera dans sa préface, même les personnages imaginaires sont ici plus vrais que nature.

 

Miracle en Bohême vient clore la trilogie dont Les Lâches et LEscadron blindé constituent les deux premiers volets. Après avoir montré l’ambiguïté d’une « Libération » où les troupes soviétiques venaient se substituer à l’occupant allemand, puis retracé les mésaventures d’un brave Chvéïk conscrit de l’armée communiste, Josef Skvorecký raconte ici les déboires du « simple citoyen » au long de cinquante ans d’une histoire par trop mouvementée. (Présentation de léditeur)

 

 

 

Dix péchés pour le père Knox (H?íchy pro pátera Knoxe, exil : Toronto, Sixty-Eight Publishers, 1973 / Prague, Mladá fronta, 1991 / Sins for Father Knox, traduit du tchèque en anglais par Kaca Polackova Henley, Londres, Boston, Faber and Faber, 1990), roman, traduit de la version anglaise par Édouard Diaz. [La Tour-d’Aigues], Éditions de L’Aube, « L’Aube noire », 1999, 330 pages, épuisé.

 

 

 

Sorcières de mai. Texte sur les choses les plus importantes de la vie (Príma sezóna [Une saison épatante], exil : Toronto, Sixty-Eight Publishers, Toronto, 1975 / Prague, Galaxie, 1990), traduit du tchèque par Natacha Reimanová Frappart et Ivan Steenhout. [Montréal], Éditions du Roseau, 1991, 296 pages, épuisé.

 

* Nouvelle traduction sous le titre :

 

[FICHE LIVRE]Une chouette saison, traduit du tchèque par François Kérel,. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2011, 336 pages.

 

Danny Smirický aime le jazz et les filles, mais s’il pratique bien la musique, ses visées amoureuses – que ce soit avec Irena, Marie, Karla-Marie, Kristýna ou Alena – se brisent toujours sur les contrariétés de la vie. Parfois les filles courtisées se montrent trop farouches ou trop jalouses (il faut dire qu’il arrive à Danny de garder « plusieurs fers au feu »), parfois les parents veillent au grain, parfois encore il subit les lois de la concurrence. Pourtant, Danny est prêt à tout pour gagner le cœur de ces demoiselles et ira jusqu’à prendre de vrais risques en défiant l’autorité nazie... Car nous sommes en Tchécoslovaquie, du temps de l’occupation allemande, et l’évocation des mésaventures de ce don Juan en herbe nous rappelle aussi un chapitre noir de l’histoire du XXe siècle. Le charme de ce roman de formation, entre légèreté et noirceur, n’en est que plus singulier. (Présentation de léditeur)

 

 



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