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RICHTEROVA, Sylvie

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Brno, Moravie, 1945). Sylvie Richterová / Sylvie Richter. Après l’invasion soviétique de 1968, elle a émigré en Italie et, depuis 1973, enseigne la littérature tchèque, dans plusieurs universités (Rome, Padoue, Viterbe). Elle est l’auteur d’une dizaine livres de prose et de poésie, de nombreux essais littéraires, publiés aussi bien en tchèque qu’en italien, et de traductions du tchèque en italien.

« Je me demande : de tous les livres tchèques qui ont pris pour matière l’époque communiste, lequel pourrait me rendre l’image la plus fidèle de ce temps devenu si lointain, si incroyable ? Curieux : ce livre de Richterová n’a pas la moindre ambition d’être un témoignage historique, social, politique. Et pourtant, c’est, dans ce petit livre, écrit sans aucune intention de “témoigner”, que je retrouve, à ma grande surprise, ce temps révolu. Combien de fois me suis-je dis en le lisant : mais bien sûr, c’était comme ça alors, oui, exactement comme ça.et j’avais l’impression de retourner, dans mon passé.non pas mon passé tel qu’il a été interprété, tel qu’il est ou qu’il sera interprété, mais tel qu’il était quand il était, quand il se déroulait devant mes yeux d’alors. » (Milan Kundera, à propos de Retours et autres pertes, dans LAtelier du Roman, n°1, Arléa, novembre 1993).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

 

* Poèmes, textes, dans Le Croquant, n°20, 1996 ; Bacchanales, n°14, 1998 ; Le Nouveau recueil, Seyssel, Champs Vallon, mars-mai 2000.

* Extrait du roman inédit Zpetné zrcádko [Le rétroviseur], traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky, dans Treize écrivains tchèques, L’Aube, 1999.

 

LIVRES (traductions françaises)

 

— Sylvie Richterová, Retours et autres pertes (Návraty a jiné ztráty, samizdat : 1978 / exil : Toronto, Sixty-Eight Publishers, 1978 / Brno, Atlantis ; Prague, Arký?, 1991), roman, traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. [Paris], Éditions de Septembre, 1992, 160 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Sylvie Richter, Topographie (Místopis, samizdat : 1981 / exil : Cologne, Index, 1983 / 1991), roman, traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1995, 160 pages.

 

Rien de plus simple que le départ en vacances d’une famille hautement fantaisiste qui doit quitter la Tchécoslovaquie, traverser la Hongrie, puis la Yougoslavie jusqu’à la mer. L’escapade sera simplement soumise aux aléas d’un voyage dans les pays de l’Est, au temps encore du communisme, où un petit déjeuner familial s’obtient en échange d’une chemise en nylon. Chacun évoque ses souvenirs : le grand-père prisonnier de guerre et fusillé en Allemagne, l’acquisition d’un vibromasseur, la vente ratée d’un tableau de Dürer qui n’était qu’une vulgaire copie. On croise des touristes français et allemands, un écrivain américain qui tambourine sur une machine à écrire posée sur le toit d’une jeep amphibie. Mais voilà que ce périple est suspendu aux voyages de deux exilés : Antonin, qui part de New York, traverse la Belgique pour retrouver, à Cologne, un ami qui vient de rentrer à Prague... Et Anatolij Antonov qui arrive de Moscou à Rome, où il doit annoncer que l’empire soviétique menace le monde, mais on est samedi soir et les Romains dînent... Le voyage vers la mer peut-il avoir lieu s’il dépend de tant d’autres destinées, s’inscrit désormais dans une si large topographie, et si la famille n’arrive même pas à se réunir autour d’une table ? (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Sylvie Richter, Second adieu (Druhé lou?ení, Prague, Mladá fronta, 1994), roman, traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1999, 176 pages.

Rome, fin des années 70 : après avoir quitté Prague, où son père a disparu dans les prisons du régime communiste, Marie tente de refaire sa vie dans une communauté. Elle partage un grand appartement avec Thomas, écologiste avant l’heure, poète et homosexuel, et Anne, qui ne sait pas qui est le père de son enfant et qui finira par partir dans une secte au Brésil, et son lit avec Mels (qui s’est inventé ce prénom en honneur de Marx, Engels, Lénine et Staline), révolutionnaire exalté qui rêve d’envoyer tout le monde en camp de rééducation, y compris la mère de Marie. Marie entretient aussi une correspondance amoureuse avec Paul, un ami de son père resté à Prague, qui, sous prétexte de lui adresser ses publications scientifiques, essaie d’écrire son autobiographie. Plus tard, Jean, autre Tchèque en exil et compagnon de Marie, tâchera de raconter la vie de la femme qu’il aime : « J’ai ici quelques biographies de Marie, la biographie de notre fils et la mienne propre, plus un nombre certain, à savoir changeant, d’alter ego. Rien que des histoires intéressantes. »

Sous forme d’un récit éclaté où plusieurs narrateurs prennent tour à tour la parole, Second adieu est un roman sur une génération désemparée, sur la désillusion des utopies et sur l’exil. Mais Sylvie Richter sonde surtout très profondément la tragédie de l’enfermement et décrit avec force la privation de liberté en Europe centrale avant la chute du Mur. (Présentation de l’éditeur)

 

SUR L’AUTEUR

 

* Milan Kundera, « Savoir rester, dans lessentiel. À propos de Retours et autres pertes », dans LAtelier du Roman, [Paris], Éditions Arléa, n°1, novembre 1993.




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  • Quelle "époque épique" !

    “Le temps est la matière vive de l’Histoire. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire.“ Mais que nous raconte une époque historique ? Et pourquoi et comment a-t-on décidé que telle période devait commencer ici et se terminer là ? Au delà d’un découpage mûrement réfléchi ou parfaitement aléatoire, une question demeure cependant : comment nommer ces césures ou ces continuités, ces quelques jours ou ces quelques siècles, et que dire des “noms de l’Histoire” ?

    6 février 2020

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