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KRAL, Petr

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Prague, 1941). Petr Král. Poète, membre du groupe surréaliste tchèque de Vratislav Effenberger, il quitte son pays natal en 1968 pour Paris jusqu’en 2006, année où il retourne vivre en Tchéquie. Il écrit et publie alternativement en tchèque et en français. Outre des essais sur l’imaginaire des comiques cinématographiques ou du surréalisme pragois, il est l’auteur de proses, de récits de promenades, de nombreux livres de poésie ainsi que de traductions (Jaroslav Seifert) et d’anthologies de la poésie tchèque. Il a également publié des critiques littéraires dans Le Monde des livres, des textes sur l’art dans les Cahiers du Musée national dart moderne et dans les dictionnaires Larousse et Robert, des textes sur le cinéma dans la revue Positif dont il est membre du comité de rédaction.

« De surréaliste tchèque, il est devenu, en France, poète d’une métaphysique piétonnière – celle des silences, des espaces ouverts entre les lignes et les menus gestes quotidiens, de la confrontation solitaire avec le monde. Des poèmes, la dérive où cette métaphysique se révèle s’étend naturellement à d’autres formes d’écriture que Kral pratique – essais et récits, notes de journal –, voire même à des émissions radiophoniques (Le Sens de la Nuit, 1996) » (Présentation des éditions P.O.L.).

 

LIVRES (en français)

 

La Poésie surréaliste tchèque et slovaque, anthologie. [Bruxelles], Éditions Gradiva, 1973, épuisé.

Christian Bouillé, essai. [Paris], Éditions Kerckerinck, 1979, épuisé.

Routes du Paradis, poésie, lithographies de Jean-Philippe Domecq. [Paris], Éditions Bordas, « Cent quatre-vingts degrés », 1981, 56 pages, épuisé.

& Cie. [Paris], Éditions Collection Inactualité de l’Orage, 1982, épuisé.

Du gris nous naissons, poésie. [Paris], Éditions Collection Inactualité de l’Orage, 1982, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] Le Surréalisme en Tchécoslovaquie. Choix de textes, 1934-1968, traduit du tchèque et présenté par Petr Král. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1983, 360 pages.

 

L’anthologie du Surréalisme en Tchécoslovaquie recouvre la longue période de 1934 à 1968 ; pendant toutes ces années – et jusqu’à aujourd’hui – le surréalisme a connu en Tchécoslovaquie un développement quasi continu. L’apport des surréalistes tchécoslovaques est en même temps d’une originalité évidente : l’importance qu’ils accordent à l’humour, leur méfiance pour les formes utopiques de l’imaginaire et, simultanément, leur intérêt pour les formes les plus quotidiennes de celui-ci les distinguent non seulement des surréalistes français, mais aussi de l’ensemble du surréalisme mondial. C’est cette spécificité, encore renforcée par l’expérience que les surréalistes tchèques et slovaques ont faite du stalinisme – et par laquelle ils sont aujourd’hui les seuls, dans le cadre du mouvement, à être passés –, que le livre cherche à mettre en évidence. Un choix de reproductions et une étude à la fois historique et critique complètent l’anthologie proprement dite qui comporte, elle, les exemples les plus caractéristiques : autant de poèmes, proses ou pièces de théâtre que d’essais et de « manifestes » théoriques. L’ensemble permettra au lecteur français de découvrir non seulement un chapitre important de la culture moderne mais aussi plusieurs poètes qui, bien que mal connus jusqu’à présent, n’en ont pas moins leur place parmi les plus grands du siècle. (Présentation de léditeur)

 

Le Burlesque ou Morale de la tarte à la crème, essai. [Paris], Éditions Stock, « Stock-cinéma », 1984, 338 pages, épuisé.

 

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Burlesque ou Morale de la tarte à la crème. [Paris], Éditions Ramsay, « Ramsay poche cinéma », 2007, 368 pages.

 

Les films de Chaplin, Langdon, Keaton, Harold Lloyd, Laurel et Hardy ou des Marx Brothers n’ont pas vieilli : des trésors d’imagination, de poésie et un délire apparent qui témoignent d’une étonnante lucidité devant la situation faite à l’homme par la société moderne. Notre sensibilité a été marquée, dès l’enfance, par le burlesque. Petr Kràl a voulu consacrer un ouvrage général - au-delà des comiques individuels - à l’univers du burlesque. Il analyse en profondeur cette tradition qui commence avec le cinéma et, faisant la part de la rêverie personnelle, souligne en quoi ces films « hors du temps » se confondent avec la poésie. (Présentation de léditeur)

 

Pour une Europe bleue, poésie. [Saint-Nazaire], Éditions Arcane 17, 1985, 48 pages, épuisé.

Les Burlesques ou Parade des somnambules, essai. [Paris], Éditions Stock, « Stock cinéma », 1986, 360 pages, épuisé.

Prague. [Seyssel, Ain], Éditions Champ Vallon, « Des Villes », 1987, 2000, 128 pages, réimpression en cours.

[FICHE LIVRE]Témoins des crépuscules, poésie. [Seyssel, Ain], Éditions Champ Vallon, « Détours », 1989, 96 pages.

 

Ce volume donne à lire une série de poèmes et le récit d’«anecdotes» où chacun d’eux s’enracine, pour rappeler que le poète est d’abord un passant parmi d’autres.D’une flânerie en banlieue à une sortie au restaurant ou à la traversée d’un pont, le texte s’attarde en même temps sur certains moments clés de nos promenades qui les font basculer dans une aventure intérieure ; sur ces soudains vertiges où, en silence, nos gestes tout simples semblent participer d’un rituel fondamental, en dessinant dans les marges du monde comme la forme même de son secret. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Prague, 1968, photographies de Josef Koudelka ; texte de Petr Král. [Paris], Éditions du Centre national de la photographie, « Photo notes », 1990, 144 pages.

 

Autrement, hors série, n°46 : « Prague. De secrets en métamorphoses », sous la direction de Petr Kral et Xavier Galmiche. [Paris], Éditions Autrement, 1990, 228 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE] La Poésie tchèque moderne, anthologie. [Paris], Éditions Belin, « L’Extrême contemporain », 1990, 256 pages.

Loin des anthologies officielles, qu’encombraient quelques rimailleurs-fonctionnaires du Parti, près de soixante poètes choisis pour leur indépendance et leur originalité. Près de soixante poètes sont présents dans ce volume, pour montrer que les grands auteurs comme Nezval, Holan, Halas, Jan Skacel ne sont pas dans la poésie tchèque des phénomènes isolés, mais simplement les plus hauts points d’un terrain tout en « accidents ». S’il laisse de côté les divers avatars de la poésie engagée, le choix proposé n’en tient pas moins compte des principales tendances et initiatives collectives de la poésie tchèque moderne: les voltiges nonchalantes du poétisme, les dépêches et le rire noirs des surréalistes, l’hommage aux mystères quotidiens du « Groupe 42 », les vertiges humbles et silencieux des poètes mystiques, et jusqu’à la gouaille désespérée des poètes underground des années 1970-1980. L’indépendance et l’originalité des auteurs comptaient avant tout, ce qui permit aussi d’écarter quelques rimailleurs-fonctionnaires du Parti qui ont jusqu’ici encombré les anthologies officielles. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Sentiment dantichambre dans un café dAix et autres poèmes. [Paris], Éditions P.O.L., 1991, 128 pages.

Sentiments dantichambre dans un café dAix est une réflexion poétique sur l’Histoire et sur le passage du temps. C’est derrière la scène vide de l’actualité, comme un écho du siècle précédent, un ailleurs à retrouver, pour repeupler l’espace de ces fantômes virtuels qui, seuls, transforment l’existence en présence. Plus quelques éclairs bas, ce peu de lumière qui nous est donné en supplément. Une promesse maigre qui, cependant, suffit à nous tourner vers le liseré pâle de l’horizon afin d’y ancrer une joie, quand bien même son heure soit passée. (Présentation de léditeur)

Le Droit au gris, poésie. [Bruxelles], Éditions Le Cri / In’hui, 1994, épuisé.

[FICHE LIVRE] Arsenal. Éditions bilingue, traduit du tchèque par l’auteur. [Saint-Nazaire], Meet (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs) / Éditions Arcane 17, 1994, 104 pages.

 

Le vélodrome survivait aux dimanches. Les spectateurs partis, seules des foules invisibles hantaient les tribunes, sattardaient, hautaines, avec le vent pour seule plainte. Grosse bête grise endormie dans les broussailles, le vélodrome ne semblait respirer que dans la semaine, une fois rendu à son doux naufrage derrière lenclos de bois. Au-delà des derniers potagers, le long des jours, il se tenait dans la marge ; le galbe de la piste, tendu sans déborder, soutenait calmement un ciel blanc et lavé par les saisons. Au-dessus, cela donnait simplement la voûte dun vaste chapiteau prêt à accueillir, exact, le bruissement dune herbe qui grandit.

[FICHE LIVRE]Fin de limaginaire ou Au-delà des avant-gardes, essai. [Bruxelles], Éditions Ousia, « Ebauches », 1994, 174 pages.

Poète et essayiste, Kral offre dans ce livre une des premières réflexions sur la poésie et l’art (peinture et cinéma) de l’esprit post-moderne. Études de Handke, Hopper et Wenders, entre autres. À partir de son expérience au sein de groupes surréalistes, il procède à une critique des poétiques d’avant-garde et de leur parti, tout idéologique, sur l’avenir : sur l’invention et l’imaginaire de l’homme comme instruments d’une refonte radicale du monde. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]Quoi ? quelque chose, et autres poèmes. [Sens, Yonne], Éditions Obsidiane, « Les solitudes », n°27, 1995, 108 pages.

Le Dixième. [Paris], Éditions du Mécène / P. de Monlan, « Villes écrites », 1995, épuisé.

[FICHE LIVRE]La Vie privée, poésie. [Paris], Éditions Belin, « L’Extrême contemporain », 1998, 96 pages.

 

Dans ce recueil, le poème se fait note de journal, sonde l’instant pour mieux épouser la précarité de l’existence et lui permettre de retrouver, par fragments, la dimension d’un « mythe vécu ». Il a beaucoup contribué à faire connaître la poésie tchèque en France par ses traductions et ses essais. Des silhouettes dans le paysage à la maison du passant, à travers de fugitifs éclats du monde : discrètement, le poème se fait note de journal et sonde descendue au fond de l’instant, pour mieux épouser la précarité et l’inachèvement de l’existence. Il n’a pas cependant renoncé à renvoyer à cette existence un reflet élargi, pour lui faire retrouver, par fragments, les dimensions d’un «mythe vécu».Une des chances du poème reste autant celle de dispenser une parole d’espoir, ne fût-ce que par l’éclat et la fermeté qu’il peut donner à l’expression d’une douleur et d’un manque d’être. Une lueur s’allume dans la grisaille grâce au vide même que celle-ci dissimule, non sans suggérer que son blanc, à lui seul, pourrait être un sens. (Présentation de léditeur)

 

 [FICHE LIVRE]Le Poids et le frisson, poésie. [Sens, Yonne], Éditions Obsidiane, « Les solitudes », 1999, 88 pages.

[FICHE LIVRE]La Poésie tchèque en fin de siècle. Poésie en Bohême et en Moravie aujourd’hui, anthologie, édition et traduit du tchèque par Petr Král. [Amay, Belgique], Maison de la poésie / [Namur], Éditions Sources, 2000, 160 pages.


[FICHE LIVRE]Anthologie de la poésie tchèque contemporaine (1945-2000), édition et traduit du tchèque par Petr Král. [Paris], Éditions Gallimard, « Poésie », n°373, 2002, 380 pages.

 

[FICHE LIVRE]Notions de base. Proses, préfaces de Milan Kundera, Massimo Rizzante, Yves Hersant. [Paris], Éditions Flammarion, 2005, 218 pages.

« De nouveau, le matin, assister avec étonnement au spectacle du cendrier, des verres et de la carafe, balisant sans bouger la plaine de la table. »

Savoir regarder, savoir s’étonner des moindres faits quotidiens, ceux que l’on ne voit pas, que l’on ne voit plus : telle est la démarche de Petr Král. Au fil d’une centaine de textes brefs, il dresse une « étrange et belle encyclopédie existentielle de la quotidienneté » (Kundera). L’amour et le rasage, le crépuscule ou la déception, le cure-dent et le café, faire peur ou jouir, la femme inconnue et le roman... Il observe tout, objets, moments, sentiments, lieux, avec un regard vierge, humble, un étonnement qui rejoint la grâce. Chacun de ses textes de promeneur urbain est un petit voyage, un intense récit-poème, un éclairage sur ces détails devenus invisibles et sur leurs rapports ignorés. Un éveil du regard et un soutien nonchalant dans la traversée des jours. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Pour lange, poésie. [Sens, Yonne], Éditions Obsidiane, Les solitudes, n°73, 2007, 88 pages.

 

[FICHE LIVRE]Enquête sur des lieux, essai. [Paris], Éditions Flammarion, 2007, 256 pages.

«... Les lieux, grâce à de tels voisinages et échos, prennent la densité dun véritable caillot de réel, leur configuration propre semble en même temps révéler un réseau de rapports plus large (et plus occulte) dont elle ne serait quun fragment : la partie visible de liceberg. »

Petr Král nous emmène découvrir des lieux : des espaces secrets d’une villa familiale à l’hiératique bâtiment ramené à sa seule façade, en passant par un terrain vague, une boutique ancienne ou une piscine de banlieue... Partout, il interroge les «lois cachées» de ces endroits, en cherchant la formule qu’ils incarnent et qui les lie intimement à la sensibilité de l’explorateur - jusqu’à percer l’énigme dans une conclusion aussi inattendue que simple. (Présentation de léditeur)

 

Hum ou Marge derreur, poésie, laques de Jean-Louis Gerbaud. [Survilliers, Val-d’Oise], Éditions Ragage, « Écrin », 2007, 82 pages, épuisé.

« Même dans les tiroirs dune maison on ne saurait compter tout le bric-à-brac entassé ; une main levée seule, parmi les breloques, se tourne maintenant vers la vitre et le vide au-delà, sapproche, adhère au verre sans un grincement ; sagite, sagite jusquà grincer, tâtonnant rameau de doigts dans lamas ligneux des meubles, contre la branche à la fenêtre, attendue déjà, dehors, par la sombre caisse à roues et le volant où enfin elle se posera – avant que, dun glissement funéraire, elle névacue la ruelle la laissant à son silence, sa vérité nue. »

 

[FICHE LIVRE]Vocabulaire, proses. [Paris], Éditions Flammarion, 2008, 234 pages, illus.

Une chose est sûre, quand on suit le regard de Petr Král décrivant le « bâillement d’un livre », « le passage d’un mur d’en face », « la ville cachée » et le matin fantastique où « le métro ne se reconnaît plus », pas le temps de bâiller : il sait, mieux que nul autre, saisir une image sur le vif. L’humeur est simple, tantôt drôle ou nostalgique, parfois rêveuse ou philosophique, dans cette centaine de textes, dont sept sont des échos à des tableaux de Leonardo Cremonini. Autant de balises, semées par une « vigie » de la langue française. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Cahiers de Paris. Journal 1968-2006. [Paris], Éditions Flammarion, 2012, 280 pages.

Petr Král est un poète-piéton. Il marche et repère ce que, dans la bousculade moderne, on n’aperçoit pas, une bouche de femme qui avive la marge de la ville, la feuille morte qui aiguillonne une voiture en glissant sur son toit, la mystérieuse zone du plafond qu’on désigne quand on enfile son manteau ; il voit la viande qui tourne sur une broche « au milieu du cosmos ». Ces carnets qui parcourent quarante ans, de 1968 à 2006, rendent nostalgique d’un Paris qui disparaît progressivement comme la neige qui fond au soleil. Mais ils sont écrits avec un ton réjouissant et irrévérencieux où l’humour le dispute à la poésie. Un livre rare. (Présentation de léditeur)

 



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  • Visages d'Albert Camus

    Le 4 Janvier 1960, Albert Camus disparaissait dans un accident de voiture. L’auteur de “L’étranger” (Folio) ou encore des “Justes” (Folio) laissait derrière lui une importante oeuvre littéraire et philosophique traversée par des questionnements moraux et politiques dont l’actualité ne cesse de trouver des échos aujourd’hui et parfois les plus inattendus comme en témoigne le succès récent de “La peste” (Folio). Alors soixante après sa disparition, quel est l’héritage philosophique et littéraire d’Albert Camus ? Et en quoi la publication de récentes correspondances nous éclairent-elles sur le soubassement intime de l’oeuvre ?

    10 mars 2020

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