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KLIMA, lvan

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Prague, 1931). lvan Klíma. Né au sein d’une famille d’intellectuels juifs agnostiques, il été déporté à l’âge de dix ans au camp de Terezin. Journaliste, adjoint du rédacteur en chef du journal littéraire Literární noviny de 1963 à 1968, il a commencé à publier des récits à partir de 1955 et son premier roman date de 1963. Après l’invasion soviétique de 1968, il enseigne à l’université du Michigan (1969-1970), puis rentre en Tchécoslovaquie où son destin est alors semblable à celui de la plupart des intellectuels refusant l’émigration : l’impossibilité de tout travail intellectuel salarié, le statut d’ouvrier et la publication en samizdat ou dans des maisons d’édition de l’exil. « Paradoxalement, cette perte de liberté déterminera chez lui une période très productive pour son œuvre. L’acceptation du destin, de la souffrance comme condition préalable à vivre et pour comprendre les autres est l’un des thèmes récurrents de l’œuvre de Klima, marqué aussi par les notions de trahison et de responsabilité dans les rapports humains. » Nouvelliste, romancier, essayiste, auteur de plusieurs pièces pour la radio et le théâtre, son œuvre est traduite dans le monde entier.

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « Le mal social et la tolérance », dans Écrivains tchèques. Sur la tolérance, Centre Tchèque du P.E.N. Club international, 1994. 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

Un été damour (Milostné léto, samizdat : 1972 / exil : Toronto, Sixty-Eight Publishers, 1979 / Prague, Práce, 1992), roman, traduit du tchèque par Milena Braud. [Paris], Éditions du Seuil, 1991, 320 pages, épuisé.

Amour et ordures (Láska a smetí, exil : Purley, Rozmluvy, 1988), roman traduit du tchèque par Claudia Ancelot. [Paris], Éditions du Seuil, 1992, 294 pages, épuisé.

 

* Réédition :

Amour et ordures. Éditions du Seuil, « Points. Roman », n°675, 1994, 294 pages, épuisé.

Dans la Prague des années quatre-vingt, un écrivain célèbre tombé en disgrâce abandonne temporairement l’essai qu’il rédige sur Kafka. Tous les matins, à six heures, il endosse la veste orange des balayeurs et, en compagnie de son équipe, arpente les rues de la ville. Ponctuées par le rythme régulier du balai, les pensées se succèdent. Et la quête des ordures quotidiennes fait place à une exploration du passé – souvenirs déchirants du camp de Terezin où le narrateur fut déporté enfant –, une méditation sur la littérature en général et Kafka en particulier, une évocation lancinante de sa liaison adultère. Peu à peu, il lui faudra admettre l’impossibilité d’être à la fois un écrivain et un amant honnête et la nécessité de faire un choix douloureux. Ce portrait riche et pénétrant d’un homme et d’un artiste, dont le caractère autobiographique est patent, consacre Amour et Ordures comme le roman le plus important sur la Tchécoslovaquie d’« avant Havel ». (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Amants dun jour, amants dune nuit (Milenci na jednu noc, [Les amants pour une nuit], Prague, ?eskoslovenský spisovatel, 1964 ; Milenci na jeden den [Les amants pour un jour], Prague, ?eskoslovenský spisovatel, 1970 / Lovers for a Day, traduit du tchèque en anglais par Gerald Turner, Londres, Granta Books, 1999), traduit d’après la version anglaise par Béatrice Dunner. [Monaco], Éditions du Rocher / Anatolia, 2002, 320 pages.

Ivan Klíma a été salué comme l’une des voix qui comptent le plus dans la littérature de l’Europe orientale, de la stature de Havel, de Skvorecky et de Kundera. Ses nombreux romans l’ont fait connaître comme un écrivain doué d’un coup d’œil particulier, lucide et désenchanté, sur les affections humaines. Dans Amants dun jour, amants dune nuit, suite romanesque à plusieurs voix, il nous livre une magistrale galerie de personnages à la recherche d’une échappatoire par l’amour. Dans « Ciel, enfer, paradis », un médecin qui s’est enfui de la Tchécoslovaquie communiste renonce à sa liberté pour rentrer et retrouver la femme qu’il aime, mais se rend compte, trop tard, qu’ils ne se connaissaient pas vraiment. Dans « Lune de miel », une jeune mariée part pour son voyage de noces avec un homme qui n’est pas son mari... « Uranus en maison de la mort » révèle tout l’esprit caustique de Klíma : un directeur de théâtre, bouffi de vanité, prêt à s’envoler pour l’Australie et quelques conquêtes féminines, est pris de doutes lorsque l’astrologue de sa maîtresse lui prédit un accident d’avion. Enfin, dans « Un choix déconcertant », une jeune femme entame une liaison avec son voisin, un relieur vieillissant et infirme, au risque de détruire tout son équilibre familial. Amants dun jour, amants dune nuit raconte l’histoire intime de Prague, où chaque scène évoque nos efforts pour parvenir à la liberté dans l’amour. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Esprit de Prague (The Spirit of Prague and other essays, traduit du tchèque en anglais par Paul Wilson, Londres, Granta Books, 1994), traduit de l’anglais par Béatrice Dunner. [Monaco], Éditions du Rocher / Anatolia, 2002, 244 pages. [Recueil d’articles, de conférences et d’essais ; contient notamment le dialogue avec Philip Roth, déjà publié sous le titre Conversation à Prague (Éditions Usher, 1990, épuisé)].

Ivan Klíma a connu les horreurs de l’occupation nazie pendant la guerre (c’est au camp de concentration de Terezín qu’il a commencé d’écrire) ; les régimes staliniens des années cinquante ; les fastes du Printemps de Prague (Klíma était alors le rédacteur en chef de la revue littéraire la plus importante de Tchécoslovaquie) ; la désespérante invasion soviétique de 1968 ; l’audacieux courage des membres de la Charte 77 ; le triomphe de la révolution de Velours de 1989 ; l’incertitude, enfin, qui a suivi la partition officielle de son pays.

Ce recueil d’essais signé d’un des romanciers les plus brillants, les plus humains qu’il y ait en Europe couvre cinq décennies décisives dans l’histoire de la Tchécoslovaquie. Dans celui qui a donné son titre au recueil, Klíma évoque l’esprit de la ville qui l’a formé et nourri, cet esprit ironique, cultivé, forgé par l’adversité mais toujours vibrant d’espoir, qui s’incarne chez ses héros, Kafka, Hasek, Havel ; cet esprit qui confère à ses cinquante années d’écriture un ton, un regard qui sont uniques. (Présentation de léditeur)

« Je suis né à Prague, au milieu de la Grande Dépression, à la veille dune crise politique qui a ébranlé le monde. (...) Comme nombre de leurs contemporains, mes parents ont cessé de croire à la démocratie. La société leur paraissait malade, il lui fallait des transformations radicales. Mon père jouait du piano, connaissait le latin, parlait six langues. Mais avant toute chose, cétait un technicien. Il était persuadé quil ny avait pas de limites à la raison et au savoir-faire des hommes, que la société devait sorganiser et se planifier selon des modèles précis. Et cest ainsi que, dans sa jeunesse, il sest bercé de lillusion quune utopie socialiste était possible. »

 

FILMOGRAPHIE

 

Kärlelsomar (Suède), d’après le roman Milostné léto [Un été d’amour] (1973).




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  • Victor Segalen

    Lorsqu’il meurt le 21 Mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, Victor Segalen n'a publié que trois livres de son vivant, “Stèles”, “Peintures” et “Les Immémoriaux". Depuis cette date, après une période d’oubli relatif, sa renommée n'a cessé de grandir, s’élargissant au-delà d’un cercle de fidèles lecteurs, faisant de Segalen un “contemporain capital”, reconnu par des écrivains aussi différents que Pierre-Jean Jouve, Philippe Jaccottet ou Edouard Glissant. Sa publication dans La Pléiade ces jours-ci est ainsi la consécration d’une œuvre qui fut, pour une large part, posthume.

    24 novembre 2020

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