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KISCH, Egon Erwin

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Prague, 1885 – Prague, 1948). Egon Erwin Kisch. Écrivain pragois de langue allemande. Journaliste, dramaturge, poète, essayiste. Membre du « Bund proletarisch-revolutionärer Schriftsteller Deutschlands » et du « Kreis der deutsch-jüdischen Prager Schriftsteller ». Il travailla pour la presse libérale de Prague et de Berlin jusqu’à l’arrivée du nazisme, puis s’engagea dans la guerre d’Espagne et émigra au Mexique.

 

« Kisch parcourut le monde. Dans les années 1920-30, il fut reporter, si l’on entend par là un homme avide de se brûler aux événements, d’en dévoiler le sens. Mais Kisch fut avant tout un extraordinaire écrivain, un conteur, un narrateur. Ses reportages ne sont jamais de simples articles, mais des textes littéraires, admirablement construits, sans cesse retravaillés, des récits aux charmes insolites. Dans ses reportages, Kisch livre au public tout ce qu’il a pu observer au fil de ses voyages. » (Présentation de léditeur)

 

LIVRES (traductions françaises)

 

[FICHE LIVRE] ? La Chute du colonel Redl. Enquête sur la fin de l’Autriche-Hongrie (Der Fall des Generalstabchefs Redl, Berlin, Verlag Die Schmiede, 1924), traduit de l’allemand et préfacé par Pierre Béhar. [Paris], Éditions Desjonquères, 1992, 96 pages.

 

A la veille de la Première Guerre mondiale, un immense scandale ébranla l’Autriche-Hongrie. Un des principaux chefs des services de renseignement, le colonel Redl, avait été un espion à la solde de puissances étrangères.Egon Erwin Kisch, grand reporter à Prague, avait révélé l’affaire. Son enquête est le classique du genre : c’est d’abord une trépidante histoire d’espionnage, le récit de la poursuite et du suicide du traître démasqué. Mais Kisch va plus loin. A travers cette enquête, il reconstitue, par-delà la psychologie et l’aventure d’un personnage hors du commun, tout l’univers mental et social de l’empire austro-hongrois à la veille de la guerre qui allait l’emporter. (Présentation de léditeur)

 

? Comment jai appris que Redl était un espion (Wie ich erfuhr, dass Redl ein Spion war, extraits de Der rasende Reporter, Berlin, E. Reiss, 1924), traduit de l’allemand par Danièle Renon et Alain Brossat ; préface par Günter Wallraff ; avant-propos par Alain Brossat. [Grenoble], Éditions Cent pages, 1990,192 pages, épuisé.

 

* Réédition sous le titre :

 

[FICHE LIVRE] ? Le Reporter enragé.[Grenoble], Éditions Cent pages, « Cosaques », 2003, 128 pages.

 

Dans ces reportages (« Comment j’ai appris que Redl était un espion », « Les sans-abri de Whitechapel », « Je me baigne dans l’eau bénite », « Dans les geôles de Spandau »), Egon Erwin Kisch livre tout ce qu’il a pu observer au fil de ses voyages à travers l’Europe. Ce sont, pêle-mêle, le quartier chinois de Londres et les ruelles du port de Marseille, une promenade au fond de la mer en scaphandre, une visite auprès des soutiers d’un vapeur géant… Ailleurs, il passe la nuit, déguisé en mendiant, dans un asile pour sans-abri, se joint à des émigrants las de l’Europe, teste des conducteurs de tramways à Berlin. Il s’entretient aussi avec des marchands de canons, des bourreaux, des flotteurs de bois… Au centre : le reporter omniprésent qui commente, persifle et livre une masse de faits à l’étonnement du lecteur. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] ? Prises de vue (extraits de Der rasende Reporter, Berlin, E. Reiss, 1924), traduit de l’allemand par Lucie Roignant. [Saint-Sulpice, Tarn], Éditions Les Fondeurs de briques, 2010, 176 pages.

 

Prises de vue est constitué de vingt reportages littéraires extraits du Reporter enragé (1924), un recueil qui valut à son auteur la reconnaissance du public et de la critique. Après nous avoir narré l’hilarante histoire de ses tatouages, Kisch soliloque au fond de la mer en scaphandre, dissèque des puces – celles de Clignancourt – et rencontre le bourreau de la ville de Vienne. On le trouvera encore parmi des migrants slovaques en France, avec les pêcheurs de harengs de la Baltique, dans les bas-fonds de Londres, à la Bourse de fret de la City, à Essen – royaume des Krupp –, ou avec les chauffeurs d’un géant des mers. Si dans ses bagages Kisch n’oublie jamais une bonne dose d’humour et d’insolite, voire d’autodérision, il reste à l’affût des injustices sociales. Pourtant, au-delà du témoignage du journaliste, ses écrits, où l’on croise Schiller, Goethe, Heine et Emma Bovary, demeurant éminemment littéraires et poétiques. Parmi l’héritage de la bouillonnante Mitteleuropa, les articles de Kisch trouvent leur place au côté de ceux de Karl Kraus et de Joseph Roth. (Présentation de léditeur)

 

« Impatient, drôle, essentiel... ce type de reportages est indispensable à notre époque. » (Robert Musil) 

 

? La Chine secrète (China geheim, Berlin, Reiss Verl., 1933), traduit de l’allemandpar Jeanne Stern. [Paris], Éditions Gallimard, « Problèmes et Documents », 1935, 256 pages, épuisé.  

 

? Histoires de sept ghettos (Geschichten aus sieben Ghettos, Amsterdam, Allert de Lange, 1934), traduit de l’allemand par Marianne Brausch ; précédé de « L’Homme aux mains d’or. Portrait d’Egon Erwin Kisch », par Jean-Michel Palmier. [Saint-Martin-d’Hères, Isère], Presses Universitaires de Grenoble (Pug), « Débuts d’un siècle », 1992, 224 pages, épuisé.  

 

? Découvertes au Mexique (Entdeckungen in Mexico, Mexico, Editorial "El Libro libre", 1945), traduit de l’allemand par Laurence Lentin. [Paris], Éditions Hier et aujourd’hui, « Essais et documents », 1947, 298 pages, épuisé.

 

FILMOGRAPHIE

 

Colonel Redl (Oberst Redl, 1985), film germano-austro-hongrois, réal. István Szabó, int. Klaus Maria Brandauer, Armin Müller-Stahl, Gudrun Landgrebe, Hans-Christian Blech. 




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  • Victor Segalen

    Lorsqu’il meurt le 21 Mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, Victor Segalen n'a publié que trois livres de son vivant, “Stèles”, “Peintures” et “Les Immémoriaux". Depuis cette date, après une période d’oubli relatif, sa renommée n'a cessé de grandir, s’élargissant au-delà d’un cercle de fidèles lecteurs, faisant de Segalen un “contemporain capital”, reconnu par des écrivains aussi différents que Pierre-Jean Jouve, Philippe Jaccottet ou Edouard Glissant. Sa publication dans La Pléiade ces jours-ci est ainsi la consécration d’une œuvre qui fut, pour une large part, posthume.

    24 novembre 2020

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