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TATARKA, Dominik

 

[SLOVAQUIE] (Plevník-Drienové, 1913 – Drienové, 1989). Dominik Tatarka. Professeur de français à Prague, il prend part au soulèvement national slovaque de 1944. Journaliste et écrivain, il est accusé, en 1951, de « nationalisme bourgeois » par le régime communiste. En 1956, il écrit, selon Vaclav Havel, le premier livre en Europe de l’Est relatant le désenchantement survenu à la suite de la chute du stalinisme : « Le Démon du consentement est avant tout un cri.le cri de l’homme qui, après avoir essayé de croire que le roi est habillé, découvre un beau jour qu’il est nu. » Traducteur d’écrivains français, auteur de nombreux recueils de nouvelles (V úzkosti hladania [L’angoisse de la recherche], 1942 ; Panna Zázra?nica [La Vierge miraculeuse], 1945 ; Rozhovory bez konca [Dialogues sans fin], 1959), de récits de voyage (?lovek na cestách [Un homme sur la route], 1957), d’essais sur l’art et la littérature, de souvenirs sur sa vie d’étudiant à la Sorbone (Une saison à Paris, 1963) et de romans, notamment Farská republika [La république des curés] (1948), cruel tableau de l’éphémère État slovaque, allié du IIIe Reich durant la guerre et Prvý a druhý úder [Le premier coup et le deuxième coup (1950), sur l’insurrection slovaque et la vie quotidienne après la guerre. Après l’occupation soviétique de 1968, il est condamné à l’isolement, persécuté et interdit de publication. Ses écrits paraissent alors en samidzat à Prague ou à l’étranger (Choses écrites, 1979 ; Seul contre la nuit, 1984 ; Choses dites, 1987 ; Lettres pour léternité, 1988). Il meurt en mai 1989 quelque mois avant la Révolution de velours qu’on appelle en Slovaquie la Révolution tendre.

 

 

 

ANTHOLOGIES / REVUES

 

* « Le coq à l’agonie », nouvelle extraite du recueil Rozhovory bes konca [Dialogues sans fin] (1955), traduite du slovaque par François Kérel, dans Nouvelles tchèques et slovaques, Seghers, 1965.

 

* « Entretien », dans Trois générations. Entretiens sur le phénomène culturel tchécoslovaque, traduit par Marcel Aymonin, préface de Jean-Paul Sartre, illustrations d’Adolf Hoffmeister. [Paris], Éditions Gallimard, « Témoins », 1970.

 

* « Cité de Dieu, cité des hommes » (1968), traduit du slovaque par Arlette Cornevin et « Figura », conte fantastique, traduit du slovaque et préfacé par Mythia Kolesar, dans Le Croquant, n°18, 1995.

 

* « Derrière la cloison », nouvelle extraite du recueil Panna zázra?nica [La vierge miraculeuse] (1945), traduite du slovaque par Suzanne Foussereau et Magdalena Lukovic, dans Derrière la cloison. L’Harmattan, 2001.

 

 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

Le Démon du consentement. La fin dune époque. Traité fantastique (Démon súhlasu, 1956 / Bratislava, Slovenský spisovate?, 1963), traduit du slovaque par Sabine Bollack, préface de Václav Havel. [Le Roeulx ; Mons, Belgique], Éditions Talus d’Approche, 1986, 96 pages, épuisé.

 

 

 

Une saison à Paris (Prùtené Kreslá, Bratislava, Smena, 1963), roman, traduit du slovaque par Marja Polacková et Paul Emond. [La Tour-d’Aigues], Éditions de L’Aube, « Regards croisés », 1993, 160 pages, épuisé.

 

 

 

SUR L’AUTEUR

 

— Bernard Noël, La Rencontre avec Tatarka. [Le Roeulx], Éditions Talus d’Approche, 1986, 48 pages, épuisé.

 

 

 

Dominik Tatarka, un écrivain en dissidence, sous la direction de Peter Brabenec. [Paris], Éditions L’Harmattan, « Critiques littéraires », 2007, 144 pages.

 

Dominik Tatarka (1913-1989) est l’auteur le plus connu de la littérature slovaque du XXe siècle. Son œuvre, reflet indirect de sa vie, représente presque tous les avatars du siècle, dans cette région de l’Europe centrale., dans sa jeunesse, il a connu l’espoir avec la jeune démocratie tchécoslovaque, puis il a souffert de la trahison de Munich, s’est battu contre le nazisme et a fini communiste après la guerre. Mais, abuseur abusé, il a mis vingt ans à percer définitivement l’arbitraire du pouvoir communiste et sa puissance d’aliénation. Il est donc passé par toutes les crises de cette sombre croyance qui a déteint sur tant d’esprits : déstalinisation illusoire en 1956, dégel progressif des années soixante, socialisme « à visage humain » de Dubcek. Enfin, le refus de l’occupation soviétique l’a conduit à une dissidence personnelle, presque individuelle, dans une Slovaquie communiste, plutôt réconciliée avec son sort. Matériellement voué à la misère, banni des bibliothèques, harcelé par la police politique, il a fini sa vie, dans l’ostracisme intellectuel et la solitude. Cruauté de ce court siècle qui était le sien : il n’a pas pu voir tomber en miettes ce système qu’en honnête homme il combattait depuis trente ans. (Présentation de léditeur)

 

 

 

FILMOGRAPHIE

 

La Vierge miraculeuse (Panna Zázra?nica, 1966), réal. Štefan Uher, scénario de Dominik Tatarka d’après sa nouvelle homonyme (1945).




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