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URZIDIL, Johannes

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Prague, 1896 – Rome, 1970). Johannes Urzidil. Écrivain et journaliste pragois de langue allemande, il participa à l’activité culturelle de Prague, jusqu’à l’invasion allemande. En 1939, il s’enfuit en Italie puis s’installe aux Etats-Unis où il écrit la plupart de ses livres. Sa prose en grande partie autobiographique évoque ses souvenirs de Prague et de Bohême.

 

ANTHOLOGIES / REVUES

 

* Une trentaine d’articles sur la situation tchèque, publié en français dans le Journal des Nations, Genève (1936 – 1938), sous le pseudonyme de Jean Dupont.

* « De la magie et de la science psychique chez Goethe », dans Hémisphères, éd. Ivan Goll, New York, 1945, vol. 2, n°5.

* « L’Amérique rêvée par Kafka » (« Edison und Kafka », Der Monat, n°153, Berlin, 1961) dans Preuves, n°137, Paris, juillet 1962 (p. 31-35) / réédition dans le Magazine littéraire, n°415, Paris, décembre 2002 (p. 34-38).

* « Le quarantième anniversaire de la mort de Franz Kafka » (« Kafkas Bestattung und Totenfeier », Merkur, n°6, Cologne, Verlag Kiepenheuer & Witsch, juin 1964), dans Rencontres, Revue littéraire, Paris, 1964.

* « Chaque matin… » (« An jedem Morgen, wenn der erste Strahl »), dans Poésies Autrichiennes 1900–1965, traduit de l’allemand par Maurice Boucher, Vienne, Bergland Verlag, 1966, (p. 79–80).

* « 11 juin 1924 », dans le catalogue Métamorphoses de Kafka, Musée du Montparnasse, Paris, septembre-décembre 2002, Paris, Éditions Éric Koehler, 2002, (p. 46-50). 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

[FICHE LIVRE] ? Prague, la bien-aimée perdue (Die verlorene Geliebte, Munich, Albert Langen-Georg Müller Verlag, 1956), traduit de l’allemand par Jacques Legrand. [Paris], Éditions Desjonquères, 1990, 256 pages, épuisé.

 

Dans ce roman, en grande partie autobiographique, Urzidil revient sur les lieux de son enfance : Prague et la Bohême dans les premières décennies du XXe siècle. Il évoque avec un charme prenant les rues, les quartiers, les cafés, les habitants hauts en couleur de cette ville baroque qui abrita ses premières émotions enfantines, sa découverte de l’amitié, de l’amour, de sa vocation d’écrivain, conscient dans cette cité slave, germanique et juive de la grâce qu’il a d’être cosmopolite.Puis le cadre s’élargit en même temps que monte l’angoisse de la guerre et d’une inquisition permanente où nul refuge n’est sûr. Le fugitif, l’exilé se cache alors dans les forêts de Bohême puis en Angleterre d’où il rapporte quelques précieux souvenirs et une mystérieuse histoire d’amour. Mais dans la mémoire de l’exilé reste gravée l’image de Prague « La bien-aimée perdue ». (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] ? Le Triptyque de Prague (Prager Triptychon, Munich, Albert Langen-Georg Müller Verlag, 1960), traduit de l’allemand par Jacques Legrand. [Paris], ÉditionsDesjonquères, 1988, 224pages, épuisé.

 

Dans Le Triptyque de Prague Johannes Urzidil réinvente de façon romanesque son enfance et sa jeunesse à Prague, en cette mythique saison heureuse du début du siècle. Il se fait le chantre de sa ville, magique cité slavo-germano-israélite où se croisent cultures et civilisations.En plusieurs tableaux, Urzidil déroule sous nos yeux l’histoire riche en aventures et en découvertes de la vie de son héros : Son enfance au milieu des cafés, des marchés, des petits métiers, des personnages pittoresques; sa jeunesse dans les rues de la ville cosmopolite qui vit avec humour et nostalgie ses contradictions et le déclin de la vieille Europe; ses amours, partagés entre deux femmes; son apprentissage de l’amitié et aussi de la solitude.

 

Dans une langue chaleureuse, pleine à craquer de fantaisie et d’émotion, Urzidil dépeint ses personnages avec un art de conter d’une grande finesse qui tient le lecteur en haleine. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] ? La Fuite de Kafka, suivi de Les états dâme dun juge, et de Un ou deux détours par Bingham Street, trois nouvelles (« Kafkas Flucht », extraite du recueil Entführung und sieben andere Ereignisse, Zürich, Artemis Verlag, 1964 ; « Behelligungen eines Richters » et « Umwege durch Bingham Street », extraites du recueil Bist du es, Ronald ?, Zürich–Stuttgart, Artemis Verlag, 1968)

 

nouvelles, traduit de l’allemand par Jacques Legrand. [Paris], Éditions Desjonquères, 1991,120 pages.

 

« A plus de quatre-vingts ans, Kafka vivait encore, jardinier à Long Island. Il nétait pas mécontent davoir, quarante ans auparavant, été déclaré mort et davoir pu fuir à linsu de tous. Non quil eût oublié ses débuts, loin de là, mais il nen faisait point usage. Quand il lui arrivait de rencontrer son nom dans un journal, il souriait dun air finaud, parce quil avait réussi à mener dans la discrétion la vie dun homme simple aux habitudes réglées. »

 

Les trois nouvelles de ce livre sont placées sous le signe de Kafka, dont Urzidil avait été l’un des proches à Prague.La première est une biographie imaginaire de Kafka, les deux autres nous transportent dans un univers kafkaïen où les êtres sont confrontés à l’énigme de la réalité des choses et à la relativité de la justice humaine. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] ? La Maison des neuf diables (nouvelles extraites des recueils Das Elefantenblatt, Munich, Albert Langen-Georg Müller Verlag, 1962 et Bist du es, Ronald? Zürich-Stuttgart, Artemis Verlag, 1968), traduit de l’allemand par Jacques Legrand. [Paris], Éditions Desjonquères, 1989,192 pages.

 

Conteur par excellence, Johannes Urzidil puise dans les riches mines de son passé pour faire revivre l’histoire et les légendes de sa Bohême natale au temps de la monarchie habsbourgeoise et jusqu’à l’arrivée des troupes hitlériennes.Qu’il évoque le monde brillamment prolixe et fertile de la Bohême, surchargée de souvenirs séculaires, ou les scènes dramatiques d’un passé plus récent – une nouvelle poignante rapporte les aventures d’une servante tchèque sous la terreur nazie – Urzidil donne au souvenir et à la nostalgie des parures éclatantes.Par la puissance de ses évocations et la vigueur de son expression Johannes Urzidil se classe parmi les plus grands écrivains tchèques de langue allemande aux côtés de Kafka et de Stifter. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] ? LOr de Caramablu (« Das Gold von Caramablu », extrait du recueil Die letzte Tombola, Zürich-Stuttgart, Artemis Verlag, 1971), traduit de l’allemand par Isabelle Ruiz. [Paris], Éditions Horay, « Littérature buissonnière », 1998, 112 pages.

 

« LOr de Caramablu est le seul récit de Johannes Urzidil dont l’action se situe sur le sol français, plus précisément au Pays Basque, dans le village imaginaire de Caramablu. Imaginaire, mais pas irréaliste, car l’auteur nourrit son imagination de faits concrets, de coutumes réelles, ethnographiquement répertoriées. Pourquoi un auteur de culture germanique, chantre de la Prague magique et de la forêt de Bohême, consacra-t-il ce beau conte à cette petite terre pyrénéenne? Le Pays Basque constitue l’exemple d’une entité culturelle qu’aucune domination politique n’a jamais pu réduire, qui a miraculeusement conservé sa langue ancestrale et sa conscience nationale malgré sa position géographique, sur le lieu de multiples invasions et migrations. L’auteur y voit quelques points communs avec sa Bohême natale, située aussi à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident, mais qui, elle, hélas, succomba sous les ras de marée politiques successifs. L’irréductible Euskadie sert ainsi de modèle pour une Bohême utopique.

Les réalités politiques tiennent leur place dans LOr de Caramablu: de l’autre côté des Pyrénées, la Guerre d’Espagne bat son plein; fascistes et nazis y expérimentent leurs machines de mort. À Caramablu, certains se sentent concernés, d’autres profitent de la situation, le reste se voile la face. En plus d’une tranche d’histoire sociologique, Urzidil propose aussi et surtout une fable morale, riche de symboles universels. Au-delà d’une mythologie spécifique, il fait revivre la pensée mythique, comme pour illustrer le concept jungien de l’inconscient collectif. Il réunit l’inconciliable, le moderne et l’ancien, le naturel et le magique. L’ensemble du conte repose sur l’opposition entre deux mondes: d’un côté, la stricte rationalité des profiteurs de guerre, de l’autre les croyances mythiques des villageois.

LOr de Caramablu offre plusieurs niveaux de lecture. On y trouve une fine observation des mœurs et traditions basques, une critique de l’indifférence des pouvoirs publics français vis-à-vis de la Guerre d’Espagne, l’apologie d’une mentalité archaïque fondée sur le mythe et la relation animiste à la nature. Cette œuvre ultime révèle un auteur qui maîtrise pleinement l’art de raconter, c’est-à-dire de tisser, de réunir les paroles des uns et des autres. »(Isabelle Ruiz)




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