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WEINER, Richard

 

[RÉPUBLIQUE TCHÈQUE] (Písek, Bohême méridionale, 1884 – Prague, 1937). Richard Weiner. Juif, homosexuel, se sentant étranger partout, il s’expatrie dès 1909 en Allemagne, puis à Paris en 1912. Il subit le traumatisme de la Première Guerre mondiale en Serbie, retourne à Prague, puis de nouveau vit à Paris de 1919 à 1937 comme correspondant d’un grand quotidien de Brno et se lie pour un temps avec les membres du groupe Le Grand Jeu (René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland). « Point de rencontre unique entre la France et l’Europe centrale, son œuvre poétique et narrative marie l’onirisme du Grand Jeu à une hantise de la faute, un propos de subversion langagière et une luxuriance stylistique toute expressionniste, dans des textes d’une extrême exigence, à mi-chemin de la mystification et de la vivisection, comparés souvent aux récits de Kafka. » (Anne Sala).

 

 

 

ANTHOLOGIES / REVUES

 

* Poèmes, dans Anthologie de la poésie tchèque, Kra, 1930.

 

* « Sur deux plans », traduit du tchèque par Josef Palivec, dans la Revue nouvelle, n°51-52, 1929.

 

* « It’s a long way », extrait de l’ouvrage Le Rebouteux, traduit du tchèque par Francis Baumal et Josef Palivec, dans la Revue européenne, janvier-février 1930.

 

* « La Chaise vide », traduit du tchèque par V?ra Linhartová et Jean-Claude Schneider, dans Argile, n°3, 1974.

 

* Deux extraits du roman Le Barbier, traduit du tchèque par V?ra Linhartová et Valentin Penrose, et Petr Král, dans Le Surréalisme en Tchécoslovaquie, Gallimard, 1983.

 

* « L’envol du corbeau », « Equilibre », « Le chariot », traduit du tchèque par Léna Arava-Novotna, dans E?crire a? l’ombre de Kafka. Neuf auteurs juifs de langue tche?que, 1900-1941, Jérusalem, Elkana, 2006.

 

 

 

LIVRES (traductions françaises)

 

[FICHE LIVRE]Le Barbier (Lazebník, [poetika], Prague, Aventinum (Ot. Štorch-Marien), 1929), roman, traduit du tchèque et présenté par Erika Abrams. [Paris], Éditions de La Différence, « Littérature »,

 

« Paru en 1929, Le Barbier tient du récit, de l’essai, du rêve, de l’exposé poétique, de l’autoportrait et de l’autodestruction (“ Le Barbier est le dynamiteur de la maison que je suis ”, dit l’auteur). Exercice de langage marqué du désespoir et des fantasmes d’un Tchèque qui fut très proche de la France. Richard Weiner, poète maudit, né dans une famille juive bilingue, “ni tchèque, ni allemand, ni français”, expatrié dès 1909 en Allemagne après des études de chimie, vient à Paris en 1912, décidé à se consacrer à l’écriture ; dans les années 20, il va se lier avec les membres du Grand Jeu, René Daumal et Roger Vailland, et va suivre, un temps, la même voie avant de se réfugier, brisé par l’échec de ses écrits, dans le silence. Silence que laissait présager ce Barbier tonitruant qui jette des brins de barbe dans tous les sens pour, ne trouver, finalement, que la voie du “désespoir conséquent” dans cette errance touffue qui ne se veut surtout pas manifeste littéraire. “L’auteur ne veut pas et n’a jamais eu l’idée de faire la mère poule gloussante pour rassembler ses poussins sous le prétexte d’un danger commun, écrit l’auteur à son éditeur. Il n’y a pas de dangers communs, il n’y a que des épouvantails collectifs”... » (Nicole Zand)

 

 

 

[FICHE LIVRE]Jeu pour de vrai (Hra doopravdy, Prague, Kvasni?ka a Hampl, 1933), roman, traduit du tchèque par Erika Abrams. [Paris], Éditions de La Différence, « Latitudes », 1991, 256 pages.

 

« La fiction ? demande Richard Weiner. Le mensonge ? En quoi diffèrent-ils de la vérité ? Comment les en discerner du moment qu’ils empruntent des chemins à ce point vraisemblables et se donnent des airs aussi suspects que l’honnêteté incarnée ? » C’est une fiction en ce sens, éminemment vraie et intimement duplice, que représente le quasi-roman antithétique Jeu pour de vrai, publié à Prague en 1933. La réalité de départ est celle de l’amitié amoureuse qui lie l’auteur, entre 1926 et 1928, aux jeunes poètes du Grand jeu, suivant un chemin qui mène de la divinisation à la désillusion et à la désespérance. Le travesti narratif, où l’on reconnaît encore les figures de René Daumal et de Roger Vailland, l’approfondit, au-delà du règlement de comptes, jusqu’à une confrontation avec la solitude et la culpabilité existentielle propre à tout homme en tant qu’homme. Dans deux récits qui se correspondent et se contredisent comme un jeu de miroirs, la thématique kafkaïenne est ici tirée hors du ghetto de l’Europe centrale et transposée dans une écriture luxuriante qui marie la violence et l’ironie expressionnistes à une casuistique cartésienne sans la moindre complaisance. (Présentation de léditeur)

 

1989.1991, 224 pages.

 

 

 

SUR L’AUTEUR

 

* Erika Abrams, « Richard Weiner, Sténographie parisienne », dans Europe, n°782-783 : « Le Grand Jeu », juin-juillet, 1994.




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