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HOEL, Sigurd

 

[NORVÈGE] (Nord-Odal, 1890 – Oslo, 1960). Figure majeure de la vie intellectuelle norvégienne entre les deux guerres. Un temps collaborateur de la revue marxisante Mot Dag, critique littéraire dans divers journaux de 1922 à 1946, il a dirigé « la série jaune » célèbre collection de traductions qui introduisit en Norvège tous les grands noms de la littérature mondiale. Il fut également un remarquable romancier aussi bien par sa technique narrative – marquée par les écrivains américains – que par ses préoccupations psychologiques et humanistes.

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « Dimanche d’août », nouvelle traduite du norvégien par Axel Amlie et Carl-Gustaf Bjurström, dans Roman, 1955.

* « Hans Berg », extrait de Møte ved milepelen [Rencontre à la borne milliaire] (1947), traduit du norvégien par Frédéric Durand, dans Écrivains de Norvège, Amiot-Lenganey, 1991.

* Extrait du roman Un jour en octobre, dans Scherzo, n°20-21-22, octobre 2004.

 

LIVRES (Traductions)

Un jour d’octobre (En dag i oktober, 1931), roman, traduit du norvégien par Georges Sautreau. [Paris], Éditions Rieder, « Les Prosateurs modernes », 1938, 278 pages, épuisé.

* Nouvelle traduction :

[FICHE LIVRE]Un jour en octobre, roman, traduit du norvégien par Hélène Hervieu. [Malakoff], Éditions Solin, 1991, 352 pages.

Ce jour d’octobre est le dernier de l’été indien : une saison va mourir, l’hiver arrive. A Oslo, dans un immeuble de standing moyen, habité par des gens moyens, une femme, séparée de son mari, vit seule dans une chambre qu’elle sous-loue. Sa beauté, sa grâce et surtout une liberté de mœurs inaccessible aux autres locataires troublent la morale établie. Tout en elle évoque une sensualité qui fait pâlir d’envie les femmes et éveille le désir somnolent des hommes. Dans ce huis clos de plus en plus oppressant va se jouer une tragédie inexorable. Comme son aîné Knut Hamsun, Sigurd Hoel dépeint au vitriol une société norvegienne engoncée dans l’hypocrisie et les préjugés petits-bourgeois. Il révèle la médiocrité de ces êtres à jamais marqués par l’échec, prisonniers de leur enfance, de leurs désirs inassouvis, de leurs pulsions refoulées. A chaque palier, derrière chacune des portes closes : des drames enfouis, « des cris et des chuchotements »... Publié en 1931, sous-tendu par une fascination évidente pour la technique narrative du cinéma muet et pour la psychanalyse alors en plein essor, ce roman provoqua un tel scandale que les critiques n’hésitèrent pas à le qualifier de « littérature de cloaque » ressortissant au « cynisme sexuel soviétique » (sic !). On reprochait en effet à Sigurd Hoel son adhésion aux théories freudo-marxistes de Wilhelm Reich (réfugié en Norvège après l’avènement du nazisme), et il n’en fallait pas davantage à l’époque pour disqualifier un écrivain soucieux, avant tout, de comprendre la réalité sociale de son pays. (Présentation de l’éditeur)

 

Jusqu’au bout du monde (Veien til verdens ende, 1933), roman, traduit du norvégien par Knut Sverré. [Paris], Éditions Autrement, « Littératures », 2000, 288 pages, épuisé.

 

Rendez-vous avec les années oubliées (Stevnemøte med glemte år, 1954), roman, traduit du norvégien par Alfred Jolivet. [Paris], Éditions Del Duca, « Le roman mondial. Alcyon », 1961, 360 pages, épuisé.




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