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HOBAEK HAFF, Bergljot

 

[NORVÈGE] (1925). Bergljot Hobæk Haff. Traduits dans une dizaine de langues ses romans ont pour cadre des périodes historiques dramatiques, notamment des périodes de guerres ou d’Inquisition, et donnent parole et vie aux exclus, aux bannis, aux réprouvés.

 

*** Bibliographie : Raset (1956), Liv (1958), Du finner ham aldri (1960), Bålet (1962), Skjøgens bok (1965), Den sorte kappe (1969), Sønnen (1971), Heksen / L’Œil de la sorcière (1974), Gudsmoren. En menneskelig komedie (1977), Jeg, Bakunin (1983), Den guddommelige tragedie (1989) Renhetens pris / Le Prix de pureté (1992), Skammen / La Honte (1996), Sigbrits bålferd (1999), Den evige jøde / La Juive d’Amsterdam (2002), Attentatet (2004)

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE]L’Œil de la sorcière (Heksen, 1974), roman, traduit du norvégien par Éric Eydoux. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1998, 224 pages.

La narratrice de cet étrange roman au goût de soufre prononcé nous emmène en Norvège, au XVIe siècle, dans un petit village anodin, sis dans une vallée presque paisible. Recueillie alors qu’elle n’était qu’une enfant, petite bohémienne à la traîne des troupes sauvages et redoutées errant sur les routes, elle est aujourd’hui une jeune femme instruite au service du pasteur de la paroisse et de sa jeune épouse. De ses origines tsiganes, seul la trahit son œil brun, venu faire du tort à son œil bleu, ainsi qu’une propension à porter intérêt à tout ce qui relève de la sorcellerie. Dans le souci de porter secours à sa jeune maîtresse, enceinte pour la troisième fois après deux enfants mort-nés, et de lever la malédiction qui pèse ainsi sur elle, elle s’enquiert des services de la guérisseuse du village, Hanna Homme. Mal lui en prend. De plus en plus mêlée aux affaires de celle dont on murmure volontiers qu’elle est une sorcière, la voilà dans la ligne de mire de tous les bien-pensants du village, devenue l’objet même des foudres d’un pasteur obsédé par le Malin sous toutes ses formes, la proie facile d’un comte avide de pouvoir. Elle nous offre, de sa précieuse plume d’oie, le récit de sa vie: des tourments croissants de son existence au presbytère jusqu’aux châtiments ignobles de sa séquestration. Et ce qu’il advint d’elle ensuite. L’Œil de la sorcière est le récit imaginaire d’une vie. La vie d’une de celles que l’on convainquit de sorcellerie en ces siècles de superstitions, son regard amusé sur les motivations secrètes de ses persécuteurs, son cheminement intérieur pour échapper au destin qu’on lui dessine, et sa fuite éperdue vers un sort qu’elle finit par se jeter à elle-même. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE]Le Prix de pureté (Renhetens pris, 1992), roman, traduit du norvégien par Hélène Hervieu. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2004, 388 pages.

En l’an 1519, dans l’une des vallées reculées du Pays Basque espagnol, courent d’inquiétantes rumeurs qui toutes prennent leur source derrière les murs du couvent d’Oronez. On y murmure que le Diable aurait fait sienne une nonne de noble famille, semant en elle sa progéniture monstrueuse et apportant par son intermédiaire la désolation sur le couvent. Une femme à la beauté envoûtante et pure, la beauté du Mal peut-être... Le récit qui nous est rapporté est celui de l’inquisiteur, jeune prélat orgueilleux et implacable, envoyé par les autorités suprêmes en ces lieux hérétiques. Décidé à imposer le règne de l’Inquisition d’une main de fer, sa quête de pureté fait de lui un homme prêt à tout pour se défaire du joug diabolique de la chair et du désir. Mais les voies qu’il emprunte vont le conduire en un lieu tout autre, au plus profond du mystère de ses propres origines. Avec Le Prix de la pureté, Bergljot Hobœk Haff fait une nouvelle fois preuve de son talent lorsqu’il s’agit de dépeindre d’une main de maître les tourments de l’humain pris au piège de ses illusions. Dans l’entrelacement des voix des témoins, les échos prennent peu à peu tout leur sens jusqu’à faire éclater la vérité en un dénouement assourdissant. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE]La Honte (Skammen, 1996), roman, traduit du norvégien par Éric Eydoux. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2001, 540 pages.

De nouveau internée en hôpital psychiatrique après sa dernière escapade, une fuite semée de frasques, provocations et errances, Idun Hov, une écrivain norvégienne de cinquante six ans dont les romans sont passés inaperçus, entreprend de raconter l’histoire de sa famille, et la sienne. Et la vie de ses grands-parents, nés au début du XXe siècle, puis celle de ses parents, sont riches en rebondissements. Tout comme Idun peine à trouver son équilibre mental entre schizophrénie et paranoïa, les personnalités de ses ascendants sont multiples et le récit les révèle peu à peu, comme sous les yeux de la petite fille qu’Idun était alors. Idun fait revivre la Norvège en pleine évolution du début du XXe siècle, son grand-père maternel, armateur rigoriste et arriviste, vertueux et dissimulateur, son père pasteur rejeté, droit et pourtant condamné après la Deuxième Guerre mondiale pour faits de collaboration, sa famille généralement portée sur la religion et la duplicité sous toutes ses formes en ces temps mouvementés : ceux de la montée du nazisme dès le début des années 30 et de la prolifération des sectes et communautés religieuses. Ce roman dense où les personnages et les histoires s’imbriquent, riche des multiples thèmes abordés, est aussi un très beau portrait de femme, sensible et tourmenté. Issue d’une famille marquée par son siècle, Idun hérite des fautes commises par ses ascendants, et se débat sous le poids de la culpabilité et de La honte. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE]La Juive d’Amsterdam (Den evige jøde, 2002), roman, traduit du norvégien par Hélène Hervieu. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2005, 212 pages.

Dans l’Europe du XVIe siècle, un homme et son enfant errent par les chemins. D’origine portugaise, ils ont fui l’Italie et le ghetto vénitien, et font route vers la Hollande. Selon les contrées traversées, l’enfant s’appelle Johannes, Hans, Juan, Giovanni, Jean... mais son véritable prénom est Juana : l’exil les a contraints à camoufler leur identité et déguiser leur apparence. À taire leur passé. Le seul indice qui pourrait les mettre en péril, c’est le nom que le père s’est choisi : Cartophilus, l’un des noms du Juif Errant. Bien qu’interdit de séjour prolongé en Hollande, le juif Cartophilus, homme de science et de lettres, parvient à s’installer à Amsterdam, chez sa sueur, et trouve du travail en tant que maître verrier. Juana s’amuse à être Juan, même si son corps lui crie qu’elle est bien femme. Et peu à peu, alors que la tourmente inquisitrice règne partout en Europe, Cartophilus commence à raconter, dans la quiétude de l’atelier de verrerie, sa longue errance, la persécution dont il fait l’objet pour libre pensée, autant dire pour hérésie. La juive d’Amsterdam dresse le portrait sensible d’individus qui luttent, au péril de leur vie, pour une plus grande justice et une plus grande morale. Une fresque humaniste et réaliste. (Présentation de l’éditeur)




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    On désigne par l’expression “fin de siècle” des mouvements culturels et artistiques français comme le symbolisme, le décadentisme ou encore l’Art nouveau émergeant à la fin du XIXe siècle. Ce que l’on peut nommer comme un esprit ou une sensibilité commune fait souvent référence aux marqueurs culturels qui ont été reconnus comme prégnants au début des années 1880 et 1890, notamment l’ennui, le cynisme, un sentiment de finitude et une forme de mélancolie engendrées par les angoisses lié au progrès technique.

    30 novembre 2019

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