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GRIEG, Nordahl

 

[NORVÈGE] (Bergen, 1902 – Berlin, 1943). Issu d’une illustre famille norvégienne, neveu du compositeur Edvard Grieg, il s’embarque comme marin à l’âge de dix-sept ans. Cette expérience lui inspire un recueil de poèmes en 1922 et son premier roman, Le Navire poursuit sa route (1924). Sa vie ne fut qu’une succession de voyages, de reportages et d’aventures. De Chine, alors en pleine guerre civile il rapporte la pièce Barabbas (1927), un long voyage à l’intérieur de son propre pays donne naissance aux poèmes patriotiques de Norge i våre hjerter [La Norvège dans nos cœurs] (1929), et deux ans passés en Angleterre, un recueil regroupant des traductions et des essais consacrés aux poètes anglais – de J. Keats à Rupert Brook – prématurément disparus (1932). Revenu enthousiaste d’un long séjour en URSS (1932-1934), il fonde l’une des principales revues antifascistes nordiques Veien Fram [La route en avant] et écrit ses grandes pièces politiques et anticapitalistes. En 1938, il publie Ung må verden ennu være [Que le monde reste jeune], roman à la gloire de l’Union soviétique (il y défend même les procès de Moscou) qui se termine avec la guerre d’Espagne. Passé en Angleterre lors de l’invasion allemande d’avril 1940, il devient l’un des principaux poètes de la Résistance et participe aux raids de la R.A.F. sur les territoires occupés et l’Allemagne nazie. C’est au cours de l’un d’eux qu’il fut abattu au-dessus de Berlin.

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* Poèmes, dans L’Âge nouveau n°83-84, 1953.

* Poèmes, dans L’Europe des poètes, Le Cherche-midi, 1980.

 

Le Navire poursuit sa route (Skibet gaarit videre, 1924), roman, traduit du norvégien par Hélène Hilpert et Gerd de Mautort. [Paris], Éditions Bordas, « Collection scandinave », 1947, XIII-234 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Le Navire poursuit sa route, traduction de Hélène Hilpert et Gerd de Mautort, revue par Philippe Bouquet ; préface Gerd de Mautort. [Saint-Sulpice, Tarn], Éditions Les Fondeurs de briques, « Ultramarine », 2008, 172 pages.

L’auteur, qui avait lui-même embarqué comme simple matelot, y narre le destin de Benjamin parmi les siens sur un cargo, monstre métallique avide de sang. S’en suivent les rixes, les furieuses bordées, l’oubli, le mal vénérien... (La Croix-Rouge lança une campagne de prévention après la parution du livre !) Dans le sillage de Deux Années sur le gaillard d’avant de Richard Henry Dana et de Redburn de Herman Melville, Le Navire poursuit sa route appartient à la confrérie des récits de marins qui ont valeur de huis clos initiatiques, où s exaltent les énergies. Il annonce Le Vaisseau des morts de B. Traven, Le Quart du poète grec Nikos Kavvadias, Boy de James Hanley, et particulièrement Ultramarine de Malcolm Lowry. En effet, la relation que Malcolm Lowry a entretenue avec Nordahl Grieg est étonnante : Malcolm Lowry se fit engager en 1930 comme soutier sur un cargo en partance pour la Norvège pour y rencontrer Nordahl Grieg ; ils restèrent dès lors amis. En fait, Malcolm Lowry, qui a adapté Le Navire pour le théâtre, s était, pour avoir vécu des aventures similaires, complètement identifié au héros du Navire au point d être « jeté dans de vrais troubles psychiques ». Ce constat l obséda tellement qu’il en fit un roman, In Ballast to the White Sea, disparu dans l’incendie de sa maison : l’histoire d un étudiant qui a le désir d écrire et ne le peut, puisque ce livre existe déjà, écrit auparavant par un écrivain nordique... « La majeure partie d’Ultramarine n est que paraphrase, plagiat ou pastiche de votre livre. » (Lettre de Malcolm Lowry à Nordahl Grieg, 1938) (Présentation de l’éditeur)

 

Mais demain (Men i morgen, 1936), théâtre, traduit du norvégien par Henri Fer. [Paris], Éditions Sociales Internationales, « Petite bibliothèque théâtrale », 1937, 112 pages, épuisé.

 

Poèmes choisis, traduit du norvégien par Marguerite Diehl. [Paris], Éditions Seghers, « Autour du monde », 1954, 48 pages, épuisé.




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  • Une rentrée littéraire

    524 romans dont 336 français et 188 étrangers sont attendus en librairie entre la mi-août et la fin octobre pour la rentrée littéraire la plus resserrée depuis 20 ans. A cette occasion, nous vous proposons un petit tour d’horizon des livres qui ont déjà retenu notre attention et qui pour certains se trouveront dès la fin de l’été sur notre table conseils.

    28 août 2019

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