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SANDEMOSE, Aksel

 

[NORVÈGE] (Nykøbing, île de Morsø, Danemark, 1899 – Copenhague, 1965). Né d’un père danois et d’une mère norvégienne, il a beaucoup bourlingué dans sa jeunesse. Ses premiers romans, écrits en danois, mettent en scène des marins et des pionniers au Canada et au Labrador. Au début des années trente, il s’installe à Oslo, fréquente le groupe marxisant Mot Dag et publie, en norvégien, ses grands romans mi-policiers, misociologiques. Dans Matelot de Norvège (1929), le personnage principal, Espen Arnakke, tue le séducteur de la femme qu’il aime et dans En flvktning krysser sitt spor [Un fugitif revient sur ses pas] (1933), il cherche à comprendre les raisons de son geste en fouillant dans son enfance et dans son adolescence. « Sous l’aspect chaotique de chapitres décousus et ne répondant qu’aux sollicitations apparemment arbitraire du souvenir et de l’imagination, c’est une étude d’une rare acuité, d’une rigueur psychanalytique, qui trouvera des prolongements dans la suite de la traduction romanesque de l’auteur. » (Éric Eydoux). Il en donnera une version remaniée et élargie en 1955. Il a publié plus d’une trentaine de livres (romans, nouvelles, essais, pamphlets, politiques), de Fortællinger fra Labrador (1923) à Dans, dans Roselill (1965).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « Déménagement », nouvelle traduite du norvégien par G. Manceron, dans la Revue politique et littéraire, 1938.

* « Un fugitif revient sur ses pas », extraits du roman En flyktning krysser sitt spor [Un fugitif revient sur ses pas] (1933 ; nlle version, 1955), traduit du norvégien par Georges Ueberschlag, précédé de « Aksel Sandemose ou le mal d’écrire », par Georges Ueberschlag, et suivi d’une note de Régis Boyer, dans Europe n°695, 1987.

* « Le zoologue », extrait du roman En flyktning Krysser sitt spor [Un fugitif revient sur ses pas] (1933 ; nlle version, 1955), traduit du norvégien par Frédéric Durand, dans Écrivains de Norvège, Amiot-Lenganey, 1991.

* « La Loi de Jante », », extrait du roman En flyktning Krysser sitt spor [Un fugitif revient sur ses pas] (1933 ; nlle version, 1955), dans Scherzo, n°20-21-22, octobre 2004.

 

LIVRES (Traductions)

Le Clabaudeur (Klabautermannen, 1932), roman, traduit du norvégien par Charles Aubry. [Nantes], Éditions L’Élan, 1993, 2005, 192 pages.

Réincarnation fantomatique du dieu Tor que la chrétienté a maudit et refoulé à la mer, le Clabaudeur est ce démon dont l’apparition est fatale aux marins. Symbole de leur angoisse des criminelles profondeurs, il est aussi figure de l’exil qui chaque jour nous arrache un peu plus de notre humanité. Dans ce roman, fragmenté en récits et en paraboles qui forment comme les morceaux d’un grand miroir, Aksel Sandemose décrit comment l’oppression de nos pères et de nos capitaines, la prérogative hautaine de nos frères nous induisent, nous l’équipage de cette nef folle, à de sanglantes révoltes et nous donnent en pâture au sinistre Clabaudeur. À l’instar de Joseph Conrad, le romancier norvégien se révèle ici maître en cet art d’allier tout à la fois l’aventure, l’introspection de nos sombres instincts et la mythologie à l’interrogation vivante de notre condition. Mais, si le drame court d’un bout à l’autre de ces pages, ce n’est jamais que sous l’heureuse épaisseur d’un langage aussi râpeux qu’épicé et d’un rire éclatant. (Présentation de l’éditeur)

 

Matelot de Norvège (Vi pynter oss med horn, 1936), roman, traduit du norvégien par Yvonne Manceron. [Paris], Éditions Stock, 1940, 276 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Le Marchand de goudron (Tjœrehandleren, 1945), roman, traduit du norvégien par Elena Balzamo. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres scandinaves », 1990, 192 pages.

Fils d’un homme qui, à sa naissance, n’a pas voulu le « reconnaître », séparé de sa femme et hanté par la mort de l’enfant qu’elle lui avait donné, le marchand de goudron, Audun Amre, n’a désormais d’autre obsession que de punir ces deux-là - quand il ne détrousse pas telle célibataire imprudemment tombée entre ses griffes... On a parfois comparé Sandemose à Céline pour la virulence de sa misanthropie. Et de fait, l’écrivain norvégien proclamait volontiers que l’artiste est frère jumeau des monstres, des asociaux, des criminels. Mais dans le livre que voici, c’est presque avec sérénité qu’il nous attire vers un point crépusculaire où la vengeance, œuvre d’une vie, se révèle une des formes les plus vertigineuses de l’amour. Ainsi Sandemose affirme-t-il d’abord, à l’instar des meilleurs romanciers de la passion, son fascinant tempérament d’amateur d’abîmes. (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE]Le Secret de l’île aux bienheureux. Conte cruel sous le règne du roi Rhascall (Eventyret fra kong Rhascall d. 17.s tid, 1950), roman, traduit du norvégien par Éric Guilleman. [Lausanne], Éditions Esprit ouvert, 1999, 160 pages.

Mer des Caraïbes, première moitié du XVIe siècle. Le Gladys, battant pavillon britannique, approche d’une île apparemment déserte pour se ravitailler en vivres et en eau potable. Verte de palmiers et sertie d’une montagne en forme de trône, l’île a tout du paradis terrestre. Le Gladys n’ira pas plus loin. Des coups de canon retentissent et il sombre corps et biens. Deux marins seulement parviennent à s’échapper à bord d’une barque à l’insu de leurs agresseurs… Pour Claes et Eli, c’est le début d’aventures mouvementées dans un monde fabuleux et sauvage, digne des contes les plus cruels. Ils seront tour à tour Robinsons, fuyards des mers, nouveaux riches et apprentis stratèges dans une Londres post-médiévale à la fois impitoyable et grotesque, pour finir à la tête d’une flottille royale lancée dans un océan infesté de pirates en mer et de traîtres à bord, à la recherche de la vérité sur un secret bien gardé. (Présentation de l’éditeur)

 

Le Loup garou (Varulven, 1958), roman, traduit du norvégien par Élisabeth Eydoux. [Paris], Éditions Robert Laffont, « Pavillons », 1964, 384 pages, épuisé. 




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