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UNDSET, Sigrid

 

[NORVÈGE] (Kallundborg, Danemark, 1878 – Lillehammer, 1961). Prix Nobel de littérature 1928. Fille d’archéologue, passionnée par le passé de la Norvège qu’elle fait revivre dans Kristin Lavransdatter (1920-1922) et Olav Audunssøn (1925-1927), elle s’est intéressée dans ses romans au sort des femmes (Jenny, 1911). Convertie au catholicisme (1925), elle retraça son itinéraire religieux (Le Buisson ardent, 1930) avant de dénoncer le nazisme. S’étant réfugiée aux États-Unis lors de l’occupation allemande, elle soutint activement la résistance norvégienne.

« Un grand texte, mais simple, qui se lit avec fougue, tout comme vivait Christine Lavransdatter. Car il s’agit de vie. Arrogante. Pour Sigrid Undset, l’insertion au monde est une évidence, tout au plus donne-t-elle lieu à des méditations religieuses, se redouble-t-elle d’une foi exigeante. Aucune fuite vers l’inexprimable, comme, chez sa contemporaine Virginia Woolf (...). La vie, pour elle une épopée psychologique, peut et doit être exprimée dans son cadre narratif, dans une chronique classique, avec tous ses soufflés, ses chants, ses mélodies. Pour elle, un seul destin : la naissance, le désir, les couples, la mort, conditionnés par la société, la morale, l’histoire ; qu’il passe par le corps, le temps d’une femme, il y a conflit entre la véhémence de celle-ci à vivre ses pulsions sexuelles, son ardeur à s’inscrire à tous les niveaux d’un univers dont elle participe cosmiquement et l’instinct de conservation, le coût du conformisme où l’entraine l’amour maternel, le désir de protéger les siens à l’intérieur de structures bien définies et défendues ; en un mot : conservatrices. Et pourtant, quelle rebelle née, cette Christine Lavransdatter, que nous rencontrons dès l’enfance en ces contrées nordiques, ces temps médiévaux où la pruderie, l’hypocrisie latines sont ignorées. Une sensualité énergique circule aussitôt, charriant des images immédiates, spontanées, des symboles non pas enfouis au niveau subconscient, mais observés, assumés par les protagonistes d’une histoire foisonnante, vécue par des êtres qui souffrent, vieillissent, aiment, se contredisent eux-mêmes au cours de leur vie, se fêtent et se haïssent impétueusement. » (Viviane Forrester, La Quinzaine Littéraire, octobre 1975).


ANTHOLOGIES / REVUES

* « Simonsen », nouvelle traduite du norvégien par Georges Sautreau, dans Europe, 1925.

* « Le cordonnier de Jérusalem », nouvelle traduite du norvégien par Maurice Dufour, Les Martinets, 1942.

* « Première rencontre », extrait du recueil [Destins misérables] (1912), traduit du norvégien par Michèle Mjell et Éric Eydoux, dans Écrivains de Norvège, Amiot-Lenganey, 1991.


LIVRES (Traductions)

Marta Oulié et ses voisines (Fru Martha Oulie, 1907), roman, traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris / Bruxelles], Éditions de La Paix, 1952, 256 pages, épuisé.

[Contient : Marta Oulié et ses voisines ; Madame Hjelde ; Madame Waage].


L’Âge heureux (Den lykkelige alder, 1908), traduit du norvégien par Victor Vinde ; Simonsen (extrait de Fattige skœbner, 1912), traduit du norvégien par Georges Sautreau. [Paris], Éditions Simon Kra, « Collection de la Revue Européenne » 24, 1926, 216 pages, épuisé.

* Réédition :

L’Âge heureux, avec mention d’un troisième traducteur, J. Jouquey. [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite », 1989, 144 pages, épuisé.


Maternités, traduit du norvégien par Victor Vinde ; La Bergère de porcelaine, traduit du norvégien par Jacques de Coussange. [Paris], Éditions Simon Kra, 1929, 210 pages, épuisé.


Maternités. [Paris], Éditions Stock, 1951, 256 pages ; réédition : [Lausanne], Éditions Rencontre, 1973, 236 pages, épuisé.

[Contient : Maternité, traduit du norvégien par Victor Vinde ; L’Âge heureux, traduit du norvégien par Victor Vinde ; Simonsen, traduit du norvégien par Georges Sautreau ; La Bergère de porcelaine, traduit du norvégien par Jacques de Coussange].


Vigdis la farouche (Fortellinger om Vigaljot og Vigdis, 1909), roman, traduit du norvégien par Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, 1954, 252 pages, épuisé .

* Rééditions :

Vigdis la farouche. Éditions de la Bibliothèque mondiale, « Bibliothèque mondiale » n°92, 1957, 248 pages, épuisé ; [Paris], LGF (Librairie Générale Française), « Le livre de poche » n°5143, 224 pages, 1978, épuisé.

[FICHE LIVRE]Vigdis la farouche. [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite » n°84, 1987, 1996, 192 pages. 178 pages

C’est en 1909 que Sigrid Undset écrivit Vigdis la farouche, roman inspiré des sagas islandaises qu’elle avait traduites en norvégien. Son père, célèbre archéologue, lui avait communiqué sa passion pour l’histoire et pour ce haut Moyen Age scandinave qui sera le cadre, dix ans plus tard, de l’immortelle Christine Lavransdatter. Vigdis, belle et sauvage, préfigure d’ailleurs Christine. Elle a quinze ans à peine quand Viga Ljot, un marin islandais, s’éprend d’elle. Dans les bois où il la retrouve en secret, il abuse d’elle, malgré sa résistance. Déchirée entre la passion de Viga Ljot et l’amour de son ami Kare, Vigdis s’enfuit.Viga, désespéré, retourne en Islande où il tentera de l’oublier. Vigdis, dans la solitude et dans la honte, accouchera d’un fils. Et c’est à cet enfant, Ulvar, qu’elle demandera un jour de la venger en déposant la tête de Ljot sur ses genoux. (Présentation de l’éditeur)


Jenny (Jenny, 1911), roman, traduit du norvégien par Gaston Bataille. [Paris], Éditions Saint Michel, « Les maîtres étrangers » 1, 1929, 372 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

— Jenny, traduit du norvégien par Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, « Collection scandinave », 1940, 302 pages, épuisé.

* Rééditions :

Jenny. [Paris], Éditions Stock, « Le roman cosmopolite » 3, 1949, 302 pages, épuisé ; [Lausanne], Éditions Rencontre, 1972, 348 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]Jenny. [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite » n°36, 1984, 1998, 302 pages.


 

Printemps (Vaaren, 1914), traduit du norvégien par Elna Cornet ; illustrations de Georges Tcherkessof ; préface de Lucien Maury. [Paris], Éditions Stock, « Le cabinet cosmopolite » 51, 1930, XI-344 pages, épuisé.

* Rééditions :

Printemps, illustrations de Désiré Acket. Éditions du Nord, « Latitudes » 1, 1943, 328 pages, épuisé ; [Paris], Éditions Club du meilleur livre, « Romans », 1953, XI-361 pages, épuisé ; illustrations de Hermine David. Éditions Rombaldi, « Les prix Nobel de littérature », 1962, 364 pages, épuisé ; [Lausanne], Éditions Rencontre, 1970, 446 pages, épuisé ; illustrations de Jacques Pecnard. [Paris], Éditions G. P., « Super », 1972, 320 pages, épuisé ; Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite », 1979, 382 pages, épuisé ;

[FICHE LIVRE]Printemps. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite. Poche », 2002, 412 pages.

Rose Wegner, l’héroïne de Printemps, a épousé Torkild sans l’aimer véritablement. Elle prendra la première l’initiative de rompre un mariage qui n’en est plus un. Comme elle prendra ensuite celle de regagner son foyer, parce que sa vie, elle a décidé de la diriger elle-même, en affrontant les préjugés qui, naturellement, épargnent son époux.Trois ans après Jenny – qui avait fait scandale en 1911 – Sigrid Undset se passionnait de nouveau avec ce roman pour la libération des femmes des entraves morales et spirituelles propres à la société norvégienne au début du siècle. (Présentation de l’éditeur)


Les Vierges sages (De kloge jomfruer, 1918), traduit du norvégien par Jacques de Coussange. [Paris], Éditions Hachette, « Les meilleurs romans étrangers », 1931, 256 pages, épuisé.

[Contient : « Petites filles », « Une demi-douzaine de mouchoirs de poche », « Gunvald et Emma », « Un étranger », « Rêve »].


Christine Lavransdatter I. La Couronne (Kristin Lavransdatter. Kransen, 1920), roman, traduit du norvégien par Étienne Avenard. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet cosmoplite » 79, 1935, XI-299 pages, épuisé ; Réédition : Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1986, 296 pages, épuisé.


Christine Lavransdatter II. La Femme (Kristin Lavransdatter. Husfrue, 1921), roman, traduit du norvégien par Étienne Avenard. [Paris], Éditions Stock, 1936, 410 pages, épuisé ; Réédition sous le titre : Christine Lavransdatter II. La Maîtresse de Husaby. Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1986, 414 pages, épuisé.


Christine Lavransdatter III. La Croix (Kristin Lavransdatter. Korset, 1922), roman, traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, 1938, 440 pages, épuisé ; Réédition : Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1986, 440 pages, épuisé.


* Réédition des trois tomes:

Christine Lavransdatter (Kristin Lavransdatter, 1920-1922), roman, traduit du norvégien par Etienne Avenard, Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, « Sélection » 11, 1958, 612 pages, épuisé ; Éditions Stock, 1975, 650 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]Kristin Lavransdatter. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2007, 1176 pages.

Kristin Lavrandsdatter défie l’autorité du père adoré quand elle refuse d’épouser l’homme que celui-ci a choisi pour elle. En effet, elle aime Erlend, le chevalier au passé scandaleux. Mais le couple que forment Kristin et Erlend va connaître de orages. La jeune femme, amante passionnée à seize ans, épouse et mère à dix-sept , se retrouve maîtresse du domaine de Husaby. Très vite elle va apprendre à le diriger, à devenir celle sur qui tous et toutes reposent. Jusqu’au jour où ses fils, devenus des hommes, prétendent prendre en main leurs destins. Kristin devra alors choisir entre deux attitudes : céder à l’amertume du désespoir ou croire qu’il est encore possible de donner. Décrivant avec une exactitude féroce les conditions de vie du Moyen Âge scandinave et les débuts du christianisme, Sigrid Undset nous offre le tableau sublime d’une existence tragique, et l’une des plus belles figures de femme que la littérature ait produite. (Présentation de l’éditeur)


Olav Audunssœn. I et II (Olav Audunssøn i Hestviken. I & II, 1925), roman, traduit du norvégien par E. Guerre. [Paris], Éditions Stock, 1949, 412 et 316 pages, épuisé.


Olav Audunssœn et ses enfants. I (Olav Audunssøn og hans barn. I, 1927), roman, traduit du norvégien par E. Guerre. [Paris], Éditions Stock, 1950, 272 pages, épuisé.


Olav Audunssœn et ses enfants. II (Olav Audunssøn og hans barn. Il, 1927), traduit du norvégien par E. Guerre et Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, 1951, 372 pages, épuisé.


* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] Olav Audunsson, traduction de E. Guerre, revue par Hélène Hervieu ; préface de Régis Boyer. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2008, 1180 pages

Dès son plus jeune âge, Olav Audunsson, un garçon timide, est promis à Ingunn, fille de Steinfinn, un homme puissant qui possède un vaste domaine. Les années passent, Ingunn et Olav savent qu’ils sont destinés l’un à l’autre. Ils s’aiment innocemment dans des jeux d’enfants emplis de tendresse et de douceur. Mais vient le temps de l’adolescence et des jeux d’adultes: poussés par un irrépressible désir, ils vont commettre le pire, sans savoir que cet acte va à tout jamais sceller leur destin... Olav va désormais devoir reconquérir leur honneur et pour cela traverser les pires épreuves. Véritable parcours initiatique qui dessine le passage de l’enfance à l’âge adulte, Olav Audunsson nous fait voyager dans les tréfonds de la conscience d’une époque en proie aux pires contradictions, hésitant sans cesse entre honneur et morale, prise au piège des codes qu’elle a elle-même érigés. (Présentation de l’éditeur)


Les Orchidées blanches (Gymnadenia, 1929), roman, traduit du norvégien par Marie et Raymond Blanpain. [Paris], Éditions de La Paix, 1947, 446 pages, épuisé.


Le Buisson ardent (Den brœndende busk, 1929-1930), roman, traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions de La Paix, 1948, 446 pages, épuisé ; Réédition : Le Choix du livre, 1948, épuisé.


Ida-Elisabeth (Ida-Elisabeth, 1932), roman, traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions de La Paix, 1950, 342 pages, épuisé ; S.A.R.I, « Trésor du livre » 33, 1952, 324 pages, épuisé.


Onze années (Elleve aar, 1934), mémoires, traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, 1941, 296 pages, épuisé.


La Femme fidèle (Den trofaste husfru, 1936), traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions Gallimard, « Blanche », 1940, 296 pages, épuisé

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Femme fidèle. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1380, 1982, 416 pages.

Ce roman d’une vie conjugale met aux prises l’homme diminué par les revers matériels et la femme que les circonstances et son éducation ont poussée à se créer une situation indépendante. Sigurd a toujours souffert obscurément de ne pas être le chef, le protecteur, rôle essentiel de l’homme selon lui. Ses regrets, le sentiment de son infériorité, le mènent à trahir Nathalie pour une jeune fille qui a besoin de lui, qui s’appuie sur lui. La femme abandonnée demande le divorce et tente de chercher ailleurs une consolation à son désespoir. Elle ne trouve que désenchantement et humiliation. Elle et Sigurd ont cru obéir en s’aimant à un entraînement que rien n’explique; et ils s’aperçoivent que leur amour touche aux racines mêmes de leur être. Ils ne peuvent le détruire. (Présentation de l’éditeur) 


 

Madame Dorthéa (Madame Dorthea, 1939), roman, traduit du norvégien par Thekla Hammar et Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, 1946, 288 pages, épuisé ; Rééditions : Cercle des lecteurs, 1954, 300 pages, épuisé ; [Lausanne], Éditions Rencontre, 1973, 320 pages, épuisé.

 

Vers l’avenir. L’odyssée d’une Norvégienne (première édition aux États-Unis en 1942 sous le titre Return to the future ; Tilbake til fremtiden, 1945), traduit du norvégien par Marguerite Diehl. [Lausanne], Éditions Marguerat, « Le Beffroi », 1944, 202 pages, épuisé.

* Réédition sous le titre :

Retour à l’avenir [Paris], Éditions Stock, 1952, 206 pages, épuisé.

 

Jours heureux (première édition aux États-Unis en 1942 ; Lykkelige dager, 1947 ;), traduit du norvégien par Marthe Metzger. [Paris], Éditions du Temps, « Suite pour Isabelle » 7, 1960, 182 pages, épuisé.

 

Catherine de Sienne (Caterina av Siena, posth., 1951), essai, traduit du norvégien par Marthe Metzger. [Paris], Éditions Stock, 1952, 356 pages, épuisé ; Réédition : Biblis, « Sélection des lettres », 1953, épuisé.

 

ÉTUDES

— Andreas Hofgaard Winsnes, Vie de Sigrid Undset (En studie i Kristen realisme), traduit du norvégien par Marthe Metzger. [Paris], Éditions Desclée de Brouwer, « Les îles » 4, 1957, 264 pages, épuisé.

 

— Nicole Deschamps, Les Femmes dans les romans de Sigrid Undset. Université de Paris, 1962, épuisé.

 

— Nicole Deschamps, Sigrid Undset ou la morale de la passion. [Montréal], Presses de l’Université de Montréal, 1966, 192 pages,

 

— Maurice Gravier, D’Isen à S. Undset. Le féminisme et l’amour dans la littérature norvégienne, 1850-1950. [Paris], Éditions Minard / Les Lettres Modernes, « Bibliothèque nordique », 1968, 332 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Gidske Anderson, Sigrid Undset, une biographie (Sigrid Undset, et liv, 1989), traduit du norvégien par Olivier Gouchet. [Paris], Éditions Des femmes, 1991, 328 pages.

Dans cette biographie originale, Gidske Anderson met tout son talent de journaliste à nous restituer la vie de cette grande dame des lettres : son enfance, l’école de Ragna Nielsen, personnage marquant du féminisme norvégien, son travail d’employée de bureau, ses premiers succès littéraires, sa rencontre puis son mariage avec le peintre Anders Castus Svarstad, la naissance de leurs enfants, leur divorce, sa conversion au catholicisme, ses prises de position sur la situation des femmes, la guerre, l’exil aux États-Unis, le retour en Norvège… Le style, l’art de conter, le mélange savant des anecdotes et du récit, de la réflexion et des interrogations dans lesquelles l’auteur nous entraîne, font de Sigrid Undset un personnage attachant, déroutant, et toujours profondément humain. Gidske Anderson s’applique à retracer, dans une langue claire et vigoureuse, les influences psychologiques et les événements qui l’ont façonnée et qu’on retrouve, transposés, dans ses œuvres tout au long de sa vie. Ce beau livre s’adresse à tous les publics : aussi bien aux admirateurs de Sigrid Undset qu’à ceux qu’intéressent ses prises de position sur la condition des femmes ou son engagement contre le nazisme ; mais plus encore peut-être à ceux qui désirent connaître une femme qui, à vingt et un ans écrivait à une amie : « Avec les fruits de l’imagination, on peut embellir la vie des autres, mais pas la sienne. Ils ont vu des contes tout vivants de lumière jaillir d’un être vivant, moi, je n’ai vu que ma propre nostalgie. » (Présentation de l’éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Tordis Ørjasæter, Les Cœurs des hommes. Sigrid Undset, une vie (Menneskenes hjerter, 1993), traduit du norvégien par Hélène Hervieux, en collaboration avec Eva Berg Gravensten. [Auribeau-sur-Siagne, Alpes-Maritimes], Éditions Esprit Ouvert, 2005, 384 pages, illus.


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