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WASSMO, Herbjorg

[NORVÈGE] (Vesterålen, 1942). Herbjørg Wassmo. Née dans l’extrême nord de la Norvège, ses textes sont empreints de l’atmosphère de ces régions septentrionales. Après deux recueils de poèmes et des pièces de théâtre, cette ancienne institutrice s’impose par une trilogie romanesque, situé sur une île du nord de la Norvège dans les années 50 : La Véranda aveugle (1981), La Chambre silencieuse (1983) et Ciel cruel (1986) où, avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse, elle raconte l’enfance et l’adolescence de Tora de Tusenhjemmet née, pendant la guerre, des amours de sa mère avec un soldat d’occupation allemand.

 

LIVRES (Traductions) (Traductions)

La Véranda aveugle (Huset med den blinde glassveranda, 1981), roman, traduit du norvégien par Éric et Elisabeth Eydoux. [Arles], Éditions Actes Sud, 1987, 1996, 288 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Véranda aveugle. [Arles], Éditions Actes Sud, « Babel », n°405, 2001, 288 pages.

Si récente qu’elle soit, la trilogie de Herbjorg Wassmo est déjà considérée en Norvège comme un des grands classiques de la littérature. Le public, dans ce pays de quatre millions d’habitants, a fait monter les ventes à près de cent cinquante mille exemplaires. Les autorités littéraires ont décerné au premier volume, La Véranda aveugle, l’année même de sa parution (1981), le très envié prix du Conseil nordique. Voici donc l’histoire de Tora, l’adolescente née des amours de sa mère avec un soldat allemand pendant l’Occupation et violentée par son beau-père, le maléfique Henrik. Il ne faut pas s’enfoncer bien loin dans la lecture de cette œuvre pour comprendre son succès paradoxal : c’est que l’enfance, l’adolescence, la sexualité, la condition féminine sont ici révélées par un si juste regard que les protagonistes, à la manière de ceux de Knut Hamsun, imposent leur vérité pardessus leurs différences, leur universalité à travers leurs particularismes. (Présentation de l’éditeur)

La Chambre silencieuse (Det stumme rummet, 1983), roman, traduit du norvégien par Jacqueline Le Bras. [Arles], Éditions Actes Sud, 1996, 334 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Chambre silencieuse. [Arles], Éditions Actes Sud, « Babel », n°433, 2000, 288 pages.

Fille des amours « illicites » d’une Norvégienne et d’un occupant allemand. Tora a grandi dans l’atmosphère coupable de la maison à la véranda aveugle. La voici désormais au seuil d’une adolescence difficile, soumise à la malédiction d’une petite communauté de pêcheurs qui n’a pas oublié la faute de sa mère, et qui, à travers le destin de Tora, semble conjurer ses propres hontes, ses propres interdits. C’est alors que Henrik, beau-père incestueux de la jeune fille, sort de prison et rejoint le foyer familial... Violente, charnelle, toujours très visuelle, l’histoire de Tora apporta à Herbjphirg Wassmo, dès sa première publication, une immédiate consécration. En France n’avait encore paru que la première « époque » de ce grand roman en forme de trilogie, qui concilie somptueusement l’art de la narration et la volonté d’éclairer la mémoire ou l’inconscient collectif d’un pays à travers l’irremplaçable témoignage de la fiction. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]Un long chemin (Veien å gå, 1984), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1998, 224 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Un long chemin. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°4133, 2008, 224 pages.

Hiver 44-45 dans l’extrême nord de la Norvège, à proximité de la frontière suédoise. Une famille norvégienne survit tant bien que mal sous l’occupation allemande. Les activités de résistant et de passeur du père sont soudain découvertes et la situation devient trop dangereuse pour lui, sa femme et son petit garçon de cinq ans. Ils sont contraints de fuir le pays au plus vite et ils décident d’essayer de gagner la Suède. Il leur faut, à leur tour, prendre le chemin des montagnes. Sans le moindre équipement pour être discrets, par une température de – 30°, avec simplement plusieurs épaisseurs de vêtements sur soi et quelques vivres périssables. C’est là le seul chemin de leur liberté, celui de la souffrance et du gel, du désespoir et de la folie. Un récit intimiste, fait d’impressions et d’émotions, à la fois sensible et humble, sur le sort que la guerre réserve aux gens ordinaires. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]Ciel cruel (Hudløs himmel, 1986), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Arles], Éditions Actes Sud, 1998, 240 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Ciel cruel. [Arles], Éditions Actes Sud, « Babel », n°485, 2001, 344 pages.

Tora a avorté du bébé que lui a fait Henrik, son beau-père. Elle a dissimulé ce petit "oisillon" sous un monceau de pierres, espérant enfouir en même temps la culpabilité et la honte que lui inspire son propre corps. Or c’est bien en elle-même, dans un lent épanouissement physique et dans une fragile réconciliation avec la sexualité, qu’elle va trouver la force de s’imaginer un destin moins cruel. Troisième et dernier volet d’une histoire riche en événements autant qu’en réflexions sur la conquête de soi, ce beau livre orageux, tumultueux, fait se lever une légère espérance dans toute la trilogie de Tora, dont la parution fit date en Scandinavie et imposa la romancière norvégienne Herbjphirg Wassmo comme un des plus forts tempéraments de la littérature nordique contemporaine. (Présentation de l’éditeur)

Le Livre de Dina. 1. Les limons vides (Dinas bok, 1989), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1994, 192 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Livre de Dina. 1. Les limons vides. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3231, 2000, 2002, 192 pages.

« Au moment même où le traîneau partait dans le vide, la peau de mouton glissa, laissant à nu le visage de l’homme. Il ouvrit alors l’œil qui n’était pas crevé et le fixa sur la femme. Muet. Un regard incrédule et désespéré. Je suis Dina, entraînée à la suite de l’homme dans le tourbillon du torrent écumant. Puis il passe de l’autre côté. Je n’arrive pas à saisir le dernier instant, ce qui m’aurait fait découvrir ce que tout le monde redoute. Le moment où le temps s’arrête. Qui suis-je ? Quand, et à quel endroit ? Suis-je à jamais damnée ? »


Le Livre de Dina. 2. Les vivants aussi (Dinas bok, 1989), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1994, 224 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Livre de Dina. 2. Les vivants aussi. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3267, 2000, 2002, 224 pages.

« ’’Je reviendrai avant l’hiver.’’ Mais Dina ne pouvait attendre l’hiver. Elle n’était pas de celles qui peuvent attendre. Elle caressait le mufle de Lucifer plus souvent que de coutume. Elle installait des balançoires dans les arbres pour Benjamin et Hanna. Mais surtout, elle se tenait sur le monticule dès qu’une voile venant du nord apparaissait.

Je suis Dina. Les vivants aussi ont besoin de quelqu’un. Juste comme les animaux. Ont besoin qu’on leur caresse les flancs et qu’on leur parle.

Je suis Dina. Qui me caresse les flancs ? »

Le Livre de Dina 3. Mon bien-aimé est à moi (Dinas bok, 1989), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1994, 304 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Livre de Dina 3. Mon bien-aimé est à moi. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3293, 2001, 2002, 256 pages.

« Je suis Dina. Les humains sont tellement passifs. La nature est indifférente. Gaspille tout ce qui est vivant. N’endosse aucune responsabilité. Laisse tout s’accumuler comme de la boue à la surface. Comment de nouvelles vies arrivent-elles à naître de cette boue ? La boue engendre la boue à l’infini, sans que rien d’important n’arrive. Si seulement un seul être humain s’était relevé de cette boue et avait fait quelque chose de sa vie ! Un seul... Je suis Dina, seule avec une massue et un couteau. Et le cheval. Sais-je seulement où frapper ? Oui ! Parce que je le dois. Je suis Dina qui parle à Lucifer. Je suis Dina qui le prends par le col. Qui le regarde dans ses yeux fous. Longtemps. Je suis Dina qui frappe. Et enfonce le couteau ! Profondément ! C’est moi qui suis assise ici dans toute cette rougeur chaude et qui reçois le cheval dans mes bras. Moi ! Qui vois ses yeux lentement devenir vitreux et embrumés. »

* Réédition en un volume :

[FICHE LIVRE]Le Livre de Dina (Dinas bok, 1989). [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2003, 576 pages.

Le Livre de Dina est avant tout l’histoire d’une enfant moralement abandonnée et mal aimée, qui dans sa recherche désespérée de quelqu’un à qui s’accrocher, frise la folie, dans laquelle elle finira peut-être du reste par chavirer. Poursuivie par l’image atroce de sa mère ébouillantée, elle s’installe dans des fantasmes et des hallucinations qui feront partie dès lors de son quotidien. Dina est sans vergogne et ne se refuse rien. Mais au-delà du drame lui-même, c’est aussi un tableau naturaliste de la vie et des mœurs de la région du Nordland au siècle dernier. Une description par petites touches réalistes, lyriques, parfois cocasses et rapportées dans la verve truculente de la Norvège du nord. L’art de Herbjørg Wassmo est à trois dimensions. Elle brosse une immense fresque sur plusieurs plans. Le personnage échevelé de Dina, inséparable de son cheval noir Lucifer, est au premier plan et se détache sur le fond de paysages grandioses et fascinants, au cœur des nuits polaires. Au second plan surgissent une architecture traditionnelle en bois, haute en couleurs, des voiliers et des barques sentant fort le goudron et le sel marin, animés par une myriade de personnages qui vaquent avec précision aux soins de leurs métiers, chacun ayant un rôle défini dans le drame de Dina.

* Film : Dina(2003), réal. Ole Bornedal, int. Maria Bonnevie, Gérard Depardieu.

[FICHE LIVRE]Fils de la Providence. I (Lykkens sønn, 1992), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1997, 288 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Fils de la Providence. I. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3422, 2002, 256 pages.

[FICHE LIVRE]Fils de la Providence. II. (Lykkens sønn, 1992), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1997, 352 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Fils de la Providence. II. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger » n°3441, 2002, 7.80 €

Benjamin, le fils de Dina, est témoin à onze ans du dernier meurtre perpétré par sa mère. Témoin du drame et de la cruauté, il se rend coupable de silence. Petit garçon solitaire et tourmenté, Benjamin erre à Reinsnes, guette le retour des pêcheurs partis aux Lofoten, cherche à communiquer avec une Dina inaccessible, se choisit un père en la personne du mesuré Anders qui le reçoit comme un cadeau. Voici donc l’histoire du fils de Dina, de son adolescence et de son passage à l’âge adulte, de son rapport difficile avec les femmes et une sexualité qu’il découvre débordante, aussi cruel et orgueilleux que sa mère, et pourtant tellement maladroit. Le parcours romanesque d’un jeune homme héritier de passions exclusives dans l’Europe du début du siècle dernier. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]Voyages (Reiser, 1995), quatre récits, traduits du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 1995, 202 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Voyages. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3804, 2005, 172 pages,

[Contient : « L’appartement », « Le voyage », « Le sujet », « Le pont »].

Voici une invitation au voyage intérieur. Voyage de celle qui visite les appartements en vente pour retrouver les traces d’une rupture, les vestiges d’un homme ; voyage de celle qui, clouée par un cancer sur son lit glacé, acerbe mais émouvante de lucidité, voit virevolter autour d’elle les images de son enfance ; voyage de celle qui, partie s’évader dans l’Inde exotique et clinquante des touristes oisifs en revient toujours à l’absence de l’autre, celle qui l’a trahie, parce que son dépaysement la ramène sans merci à elle-même ; celui enfin de celle qui s’invente une vie et une souffrance, dialogue avec le fantôme de sa grand-mère, et tente de fixer au fusain sur le papier ce qui ne fut pas. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]L’Héritage de Karna. I. Mon péché n’appartient qu’à moi (Karnas arv, 1997), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2000, 288 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]L’Héritage de Karna. I. Mon péché n’appartient qu’à moi. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3577, 2003, 216 pages.

L’extrême nord de la Norvège, à la fin du XIXe siècle. Benjamin Grønely rentre au pays après ses études de médecine à Copenhague. Les retrouvailles sont tumultueuses avec ce pays froid et désertique, isolé entre la mer et les montagnes. Le comptoir de Reinsnes n’attire plus guère de monde, et les étagères de la boutique d’Anders restent vides depuis que le vapeur ne vient plus faire escale ici. C’est un Benjamin adulte qui vient exercer dans ce coin retiré ses fonctions de médecin. Et il ne rentre pas seul : il débarque sur le quai avec un paquet gigotant et hurlant sous le bras, Karna, sa fille, fruit d’amours illicites avec une infirmière danoise morte en couches. Alors que Benjamin tente de réapprivoiser le domaine et son enfance, à travers l’ombre de sa mère Dina absente depuis tant d’années, et sous le regard farouche de Hanna, l’amie de tous les jeux d’enfance et d’adolescence, Karna grandit et s’invente un univers. Elle s’ouvre au monde qui l’entoure, découvre l’affection féminine auprès des domestiques, se débat dans les amours emmêlées de son père lorsque vient en visite une autre Anna, celle de Copenhague, et passe des heures au grenier en compagnie d’une grand-mère fantasmée. Karna découvre la Norvège et s’éveille à la vie, et aux passions qui la déchirent. (Présentation de l’éditeur)


[FICHE LIVRE]L’Héritage de Karna. II. Le pire des silences (Karnas arv, 1997), traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2000, 240 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]L’Héritage de Karna. II. Le pire des silences. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3578, 2003, 182 pages.

Lasse de Berlin, voici Dina, dix-huit ans après, resplendissante, un peu vieillie et amaigrie, mais au regard toujours aussi perçant et glacial. L’heure des bouleversements a sonné : pour Anders, l’époux délaissé et humilié qui voit revenir – sans comprendre – la femme qui lui a toujours échappé; pour Benjamin, qui doit tout à coup composer avec une mère qu’il n’a jamais connue aussi présente; pour Karna enfin, qui du haut de ses six ans, tente de faire le rapprochement entre cette silhouette imposante et distante et la compagne qu’elle s’était créée, en secret, dans le grenier. Revoilà donc Dina à Reinsnes. Mais elle n’est pas venue y couler des jours paisibles. Son esprit fourmille toujours d’audace et de scandales. Elle a bien l’intention non seulement de remettre le domaine en état, mais plus encore de rattraper le progrès en marche : investir dans l’expansion de la ville voisine de Strandstedet, misant sur le développement des transports par voie de terre comme de mer... Fidèle à elle-même, Dina se retrouve au cœur de conflits passionnels et balaye autour d’elle les sentiments, malmenant son associé Olaisen, l’époux violent de Hanna. Seule la musique la transforme toujours, et c’est une autre grand-mère que Karna voit se dessiner lorsque celle-ci s’empare de son violoncelle. Dina est de retour. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]L’Héritage de Karna. III. Les femmes si belles (Karnas arv, 1997), traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2000, 368 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]L’Héritage de Karna. III. Les femmes si belles. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3579, 2003, 282 pages.

En ce début du XXe siècle, l’industrialisation pointe son nez dans le nord de la Norvège. Tous les occupants du domaine de Reinsnes ont déserté. Partis tenter leur chance en Amérique, ou vendre leurs services plus loin, la plupart ont gagné la ville voisine en pleine expansion. Les affaires de Dina y vont bon train, de l’hôtel au chantier naval, menées avec exigence et rapports de forces souterrains. Les règlements de comptes familiaux comme entre associés se jouent sur un mode passionné et définitif. A la manière de Dina. Karna approche l’adolescence avec suspicion. Et voit son père se faufiler hors de maisons où il ne devrait pas être. Voit sa grand-mère Dina courtisée par de jeunes gens débarquant à l’hôtel comme s’ils étaient chez eux. De Berlin, Aksel, le compagnon d’études de Benjamin; d’Amérique, le pasteur Johannes, fils du défunt Jacob, qui a bien des comptes à régler avec sa belle-mère Dina. Tandis que les cœurs s’épient et que les regards palpitent, Karna fait connaissance avec le monde qui l’attend. Un monde fait d’autres choses que de vagues et de vent, un monde où l’opinion la plus répandue fait une maladie mentale du mal dont elle est atteinte – l’épilepsie –, un monde aussi où les défaillances peuvent engendrer l’amour. Mais Karna saura-t-elle s’ouvrir à cette chance que n’ont saisie ni son père ni sa grand-mère, saura-t-elle échapper à son héritage ? (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]La Septième rencontre (Det sjuende mote, 2000), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2001, 464 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Septième rencontre. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2009.

Rut et Gorm sont des enfants du grand Nord norvégien, un pays de mer, de travail et de silence. Issus de milieux différents, solitaires par obligation et victimes de la rigueur morale de leurs familles respectives, leurs rencontres ne pouvaient être que fortuites et éphémères. La première eut lieu alors qu’ils n’avaient que neuf ans. Elle les a marqués pour toujours. Depuis, ils ne se sont croisés que cinq fois et jamais ils n’ont pu approfondir cette relation distante et pourtant réconfortante. Ils ont désormais la trentaine. Rut est devenue une artiste réputée, Gorm un homme d’affaires respectable. C’est leur septième rencontre. Peut-être leur dernière chance... (Présentation de l’éditeur)

A l’occasion d’un vernissage dans une galerie norvégienne, Gorm, anonyme, guette les apparitions de Rut, la peintre qui est ce jour-là à l’honneur. Derrière les apparats et les frasques des uns et des autres, il sait pourquoi il est là. Et se souvient. Gorm naît dans une famille bourgeoise, au père souvent absent et à la mère dépressive et mystique. Réservé, il peine à trouver sa place, autant avec ses camarades de jeux que dans sa famille. Rut ne vit pas sur le continent mais sur une île, dans un milieu modeste. Elle veille sur son frère Jorgen, son jumeau, marqué à vie par sa naissance retardée. Leur père est un prédicateur à succès, auquel la mère jette toutes les grossièretés dont elle est capable. La première fois que Gorm et Rut se croisent, c’est le drame. Gorm blesse Rut par accident. Le souvenir de l’autre n’aura alors de cesse de les hanter. Et de les accompagner alors qu’ils grandissent, s’affranchissent de leur milieu, découvrent l’émoi. Ils se croiseront parfois. Se chercheront encore. Mais tous deux savent qu’ils sont l’un à l’autre, à jamais. Aujourd’hui est le jour de leur septième rencontre. De l’écriture tranchée et sensuelle qui a fait le succès du Livre de Dina, Herbjorg Wassmo nous plonge dans les turbulents méandres d’un lien indéfectible. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]La Fugitive (Flukten fra Frank, 2003), traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2004.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Fugitive. [Paris], Éditions 10-18 « 10-18. Domaine étranger », n°4000, 2007, 412 pages.

Ecrivain à l’inspiration et au succès en berne, Sanne vit une liaison avec Frank, un homme marié qui la néglige. Alors que ce dernier a une fois de plus oublié leur rendez-vous, Sanne rencontre Frida, une intrigante jeune femme qui semble tout savoir d’elle. Dynamique et pragmatique, Frida tente d’ouvrir les yeux de Sanne sur l’impasse dans laquelle se trouvent à la fois son œuvre et son existence. Incitée à agir par cette nouvelle amie, Sanne se lance alors avec elle dans un périple à travers l’Europe, à la recherche de l’aventure, de l’inspiration, d’une nouvelle vie. Au fil de ce voyage aussi réel qu’imaginaire de deux femmes aux caractères complémentaires, Herbjorg Wassmo conte la difficulté d’écrire et la nécessité de se confronter aux autres pour être enfin soi-même. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]Un verre de lait, s’il vous plaît (Et glass melk takk, 2006), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2007,

L’histoire se passe de nos jours. Dans un village lituanien, Dorte, seize ans, vit seule avec sa mère et sa sœur. Depuis la mort du père, leur existence s’est faite rude, presque misérable. Pourtant, Dorte reste pleine de fraîcheur et d’espoir. De naïveté aussi. Lorsqu’on lui propose d’aller travailler comme serveuse en Suède, elle part. Elle est alors prise dans un carcan de sévices, de séquestrations et de peur. La prostitution forcée l’entraîne dans une chute qui paraît sans issue, au cœur des grandes villes scandinaves. Oui, une histoire qui se passe de nos jours. L’écriture " coup de poing " de Herbjorg Wassmo, toujours rageuse, brûlante, vient rendre ici une description poignante de l’univers de la traite des Blanches. Sur cette réalité trop proche que nous préférerions ne pas voir, l’auteur jette une lumière crue. Le tableau, violent par la cohérence même et la finesse des détails, est aussi un portrait sensible du personnage principal. Nous l’accompagnons dans sa solitude, jusque dans sa fuite à l’intérieur d’elle-même. (Présentation de l’éditeur)

[FICHE LIVRE]Cent ans (Hundre år, 2009), roman, traduit du norvégien par Luce Hinsch. [Larbey, Landes], Éditions Gaïa, 2011, 560 pages.

Sara Susanne, Elida et Hjørdis, sont respectivement l’arrière-grand-mère, la grand-mère et la mère de la narratrice. Cent ans est le roman de leurs vies, des hommes qu’elles voulaient, des enfants qu’elles ont eu. C’est aussi l’histoire d’une petite fille qui se cache au grenier pour l’éviter, lui. Elle a un crayon jaune qu’elle taille avec son couteau de poche et qui lui sert à écrire. À survivre. Cette petite fille est née en 1942, exactement cent ans après son arrière-grand-mère, la forte Sara Susanne. Cent ans est l’histoire de ces femmes, de leur labeur et de leurs frustrations, de la quête de liberté et du rêve d’une autre vie. Herbjørg Wassmo s’inspire de sa propre famille pour composer le roman d’un siècle et dresser ses plus forts portraits de femmes. (Présentation de l’éditeur)

 

EDITIONS COLLECTIVES

[FICHE LIVRE]Œuvres romanesques. Vol. 1. [Arles], Éditions Actes sud, « Thesaurus », 2007, 1038 pages.

[Contient : La Trilogie de Tora ; Un long chemin ; La Fugitive].

[FICHE LIVRE]Œuvres romanesques. Vol. 2. traduit du norvégien par . [Arles], Éditions Actes sud, « Thesaurus », 2007, Broché: 1414 pages.

[Contient : Le Livre de Dina ; Fils de la providence ; L’Héritage de Karna].


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    27 septembre 2019

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