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Les écrivains d'Egypte d'expression arabe, française, grecque, italienne, anglaise...


ANTHOLOGIES / ÉTUDES / REVUES

(classés par date de parution)

 

— Radamès Lakany, 50 ans de littérature égyptienne. [Alexandrie], 1934, 32 pages, épuisé.

 

— Marguerite Lichtenberger, Écrivains français en Égypte contemporaine, de 1870 à nos jours [Thèse pour le doctorat, Faculté des lettres de l'Université de Lyon, 1934]. [Paris], Éditions Ernest Leroux (repris par Les Presses universitaires de France), 1934, 192 pages, épuisé.

 

Anthologie des écrivains d'Égypte d'expression française, édition de Robert Barret Blum, préface de Henry Peyre. [Le Caire], Imprimerie Lancioni, 1937, 104 pages, illus., épuisé.

 

— Abbé Étienne Drioto, Le Théâtre égyptien. [Le Caire], Éditions de La Revue du Caire, 1942, 116 pages, épuisé.

 

— Gaston Berthey, Sages et poètes d'Égypte. [Le Caire], Imprimerie Misr, s.d. (1943?), 96 pages, épuisé.

 

Poètes en Égypte, anthologie, édition de Jean Moscatelli. [Le Caire], Éditions de l'Atelier, 1955, 244 pages, épuisé.

[Recueil de poèmes écrits en Égypte au XXe siècle par des auteurs égyptiens mais aussi grecs, italiens ou français].

 

Anthologie bilingue de la littérature arabe contemporaine. Édition bilingue (arabe-français), édition de Vincent Monteil. [Beyrouth], Imprimerie catholique, 1961, XLIII-267 pages, épuisé.

 

— Raymond Francis, Aspects de la littérature arabe contemporaine. [Beyrouth], Éditions Dar al-Maaref, 1963, 344 pages, épuisé.

 

Anthologie de la littérature arabe contemporaine 1. Le Roman et la nouvelle, choix, présentation et traduction par Raoul Makarius, avec la collaboration de Laura Makarius, préface de Jacques Berque. [Paris], Éditions du Seuil, 1964 ; 1993, 416 pages.

 

Anthologie de la littérature arabe contemporaine 2. Les Essais, choix, présentation, traduction et introduction par Anouar Abdel-Malek, préface de Jacques Berque. [Paris], Éditions du Seuil, 1965, 464 pages, épuisé.

* Deuxième édition revue et augmentée :

Anthologie de la littérature arabe contemporaine 2. Les Essais. [Paris], Éditions du Seuil, 1978 ; 1993, 494 pages.

 

— Jacob M. Landau, Études sur le théâtre et le cinéma arabes (Studies in the Arab theater and cinema, Philadelphie, 1958), édition revue par l'auteur pour cette version française, traduit de l'anglais par Francine Le Cleac'h. [Paris], Éditions G. P. Maisonneuve et Larose, « Études arabes et islamiques », 1965, 264 pages, illus., épuisé.

 

— Gaston Wiet, Introduction à la littérature arabe. [Paris], Éditions G.-P. Maisonneuve et Larose, 1966, 340 pages, épuisé.

 

— Nada Tomiche, L'Égypte moderne. [Paris], Presses universitaires de France (PUF), « Que sais-je ? », n°459, 1966 ; 2° éd., 1976, 128 pages, épuisé.

 

Anthologie de la littérature arabe contemporaine. 3. La poésie, choix, présentation, traduction et introduction par Luc Norin et Édouard (Raouad) Tarabay, préface de Georges Henein. [Paris], Éditions du Seuil, 1967 ; 1992, 256 pages, épuisé.

 

— André Miquel, La Littérature arabe. [Paris], Presses universitaires de France (PUF), « Que sais-je ? », n°1355, 1969, 128 pages, épuisé ; 2e éd. revue et corrigée, 1976, épuisé ; 3e éd., 1981, épuisé ; 4e éd. 1993, épuisé. [Voir : André Miquel, La Littérature arabe, 2007).

 

Le Théâtre arabe, publié sous la direction de Nada Tomiche, avec la collaboration de Chérif Khaznadar. [Paris], Unesco, 1969, 232 pages, épuisé.

 

— Anouar Louca, Voyageurs et écrivains égyptiens en France au XIXe siècle. [Thèse de Lettres, Paris-Sorbonne IV, 1957, 2 vol., V-361 et 334 p.]. [Paris], Éditions Didier-Erudition, « Études de littérature étrangère et comparée », n°61, 1970, 364 pages, épuisé.

 

— Charles Vial, Le Personnage de la femme dans le roman et la nouvelle en Égypte de 1914 à 1960. [Thèse. Lettres. Paris III. 1974]. [Lille], Service de reproduction des thèses de l'Université, 1974, 522 pages, épuisé. / [Damas], Institut français d’études arabes, « PIFD » (Publications de l’Institut français de Damas), n°108, 1979, XXIII-493 pages, épuisé.

 

Introduction à la littérature d'expression française en Égypte (1798-1945), édition de Jean-Jacques Luthi. [Paris], Éditions de l'École, 1974, 352 pages, épuisé. [Voir nouvelle édition, revue et augmentée : L'Harmattan, 2000].

 

— Jamel Eddine Bencheikh, Poétique arabe, essai sur les voies d'une création. [Paris], Éditions Anthropos, « Publications de la Sorbonne. Série N.S. Recherches », n°12, 1975, 278 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Poétique arabe, précédé de Essai un discours critique. [Paris], Éditions Gallimard, « Tel », n°142, 1989, XXXII-280 pages.

La poésie arabe s'est toujours voulue le conservatoire d'une culture et d'une histoire, le monument élevé à la gloire d'une communauté, le champ d'exercice d'une conscience collective. Poétique arabe entreprend de présenter une théorie de cette écriture. L'ouvrage analyse aussi bien les phases de son élaboration que les lieux où elle se décide et s'organise : mémoire poétique, forme-poème, espace-vers, opérateurs phono-sémantiques, etc. Cette réflexion permet, dans un premier temps, de remettre en place les concepts de classicisme, néo-classicisme et modernisme, trop imprudemment employés dans le domaine arabe. Elle conduit surtout à cerner les rapports établis entre le langage et la philosophie générale de l'existence qui s'y fait jour. (Présentation de l'éditeur)

 

— Nadia Kamel, Introduction au roman égyptien contemporain. [Le Caire], Éditions Ezzat Khattab, 1978, 56 pages, épuisé.

 

— Jean-Jacques Luthi, Le Français en Égypte. Essai d'anthologie (50 écrivains). [Alexandrie], Éditions de L'Atelier, 1978 ; 2000, épuisé.

 

— Jean-Jacques Luthi, La Renaissance des lettres françaises en Égypte (1968-1978). [Alexandrie], Éditions de L'Atelier, 1978, n.p. (8 p.), épuisé.

 

— Jean-Jacques Luthi, Aperçu sur la presse égyptienne d'expression française (1798-1978), préface de Radamès Lackany. [Alexandrie], Éditions de L'Atelier, 1978, 28 pages, épuisé.

 

— Nada Tomiche, La littérature arabe traduite, mythes et réalités. De l'image que se fait l'Occident du monde arabe contemporain à travers les traductions de la littérature arabe en langues française et anglaise. [Paris]. Librairie orientaliste Paul Geuthner, « Comptes rendus du GLECS (Groupe linguistique d'études chamito-sémitiques). Supplément », n°9, 1978, 74 pages, épuisé.

 

— Chakib El-Khouri, Le Théâtre arabe de l’absurde. [Paris], Éditions A.-G. Nizet, 1978, 192 pages, épuisé.

 

— Charles Vial, Le Personnage de la femme dans le roman et la nouvelle en Égypte, de 1914 à 1960. [Damas, Syrie], Institut français de Damas, 1979, épuisé.

 

— Nada Tomiche, Le Roman égyptien après 1973... Sa place dans le monde arabe et l'image qu'en reçoit l'Occident, tiré à part des Annales islamologiques (p. 399-419), 1979, 24 pages, épuisé.

 

— Gilbert Delanoue, Moralistes et politiques musulmans dans l'Égypte du XIXe siècle (1798-1882). En appendice, choix de documents. [Thèse Lettres, Paris 4, 1977] / [Lille], Atelier reproduction des thèses, Univiversité de Lille, 1980, 836 pages, épuisé / [Le Caire], I.F.A.O. (Institut français d'archéologie orientale), « Textes arabes et études islamiques » n°15, 1982, 2 vol. XXIV-739 pages, épuisé.

 

— Claire Lalouette, La Littérature égytienne [ancienne]. [Paris], Presses universitaires de France (PUF), « Que sais-je », n°1934, 1981, 128 pages, épuisé.

 

Le Français en Égypte. Essai d'anthologie, textes réunis et présentés par Jean-Jacques Luthi. [Beyrouth], Éditions Naaman, « Mélanges », n°4, 1981, 238 pages, épuisé.

 

— Nada Tomiche, Histoire de la littérature romanesque de l'Égypte moderne, préface de Jacques Berque. [Paris], Éditions G.-P. Maisonneuve et Larose, « Islam d'hier et d'aujourd'hui », n°15, 1981, 256 pages, épuisé.

 

— Auguste Viatte, Histoire comparée des littératures francophones. [Paris], Éditions Nathan, « Nathan université, information, formation », 1980, 218 pages, épuisé.

 

— Slimane Zeghidour, La Poésie arabe moderne, entre l’Islam et l’Occident. [Paris], Éditions Karthala, « Lettres du Sud », Paris, 1982, 312 pages, 25 €

 

— André Miquel, Propos de littérature arabe. [Recueil de textes extraits de diverses revues et publications, 1963-1980]. [Paris], Éditions Le Calligraphe, 1983, 96 pages, épuisé.

 

Répertoire des bibliothèques et des organismes de documentation sur le monde arabe. [Paris], Institut du monde arabe, 1984, 150 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

Répertoire des bibliothèques et des organismes de documentation sur le monde arabe, préface de Paul Carton. [Paris], RIMA / Institut du monde arabe, Bibliothèque-centre de documentation, 1987, 474 pages.

Recense plus de 450 organismes documentaires qui, à travers le monde, gèrent des fonds en langue arabe ou sur le monde arabe. Présentation dans l'ordre alphabétique des pays, ensuite des villes, puis des institutions.

 

Les Intellectuels et le pouvoir. Syrie, Égypte, Tunisie, Algérie..., sous la direction de Gilbert Delanoue. [Le Caire], CÉDÉJ (Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales) / [Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône],  CÉROAC [Centre d'études et de recherches sur l'Orient arabe contemporain], 1985, 224 pages, épuisé.

 

Dictionnaire général de la francophonie, sous la direction de Jean-Jacques Luthi, Auguste Viatte et Gaston Zananiri. [Paris], Éditions Letouzey et Ané, 1986 ; + supplément, 1996, 392 pages.

 

— Jean-Jacques Luthi, Égypte, qu'as-tu fait de ton français ? [Paris], Synonyme-S.O.R. (Sociétés Ouvertures et recherches), 1987, 186 pages, 22.11 €

 

— Bertrand Millet, Samir, Mickey, Sindbad et les autres. Histoire de la presse enfantine en Égypte. [Le Caire], CEDEJ (Centre d'études et de documentation économique, juridique et sociale), 1987, 264 pages + 16 pages de planches en coul., épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Edward Morgan Forster, Alexandrie. Une histoire et un guide (Alexandria. A History and Guide, 1922 ; 1938), postface de Robert Ilbert, traduit de l'anglais par Claude Blanc. [Paris], Éditions Quai Voltaire, 1990, 346 pages, ill.

* Réédition :

: [FICHE LIVRE]Alexandrie. Une histoire et un guide. [Paris], U.G.E (Union générale d'édition), « 10-18. Odyssées », n°2404, 1993, 346 pages, ill.

Grand voyageur, l'auteur de Route des Indes s'intéressa beaucoup à l'Egypte. Alexandrie en particulier le fascina au point qu'il lui consacra en 1922 un véritable guide. A la fois histoire et relevé minutieux des charmes de la cité millénaire, ce livre ressemble un peu à une promenade stendhalienne. Même si Alexandrie a perdu son cosmopolitisme et son lustre d'antan, la vision subtile et humaniste de Forster touche encore juste. Alexandrie comporte une partie historique et une partie guide proprement dite, illustrée de plans et de cartes, qui se révèle être précieux aujourd'hui encore pour celui qui veut découvrir la ville. (Quatrième de couverture)

La première édition de ce livre date de 1922. La deuxième édition, dont seule la section guide fut mise à jour, date de 1938. Dans les années 1940, tout Alexandrin cultivé, tout intellectuel de passage, portait sur lui, dans ses promenades quotidiennes, un exemplaire de cet ouvrage......Alexandrie reste le passage obligé pour celui qui veut saisir en quoi la ville moderne, celle qu'il peut encore parcourir aujourd'hui, fut une des capitales de la Méditerranée contemporaine. (Robert Ilbert)

 

Cahiers d'études arabes, n°4 : « Le théâtre en Égypte ». [Paris], Publications de l’INALCO (Institut national des langues et des civilisations orientales) / Publications Langues'O, 1990, 264 pages.

[Contient : Arlette Khoury-Tadié, « Naissance du théâtre en Égypte » - Mona Qattan : Des coeurs peints en bleu (Qulub madhuna 'azraq), édition bilingue, pièce transcrite et traduite de l'arabe par Maud Guillemoteau, Laurence Veyssier, Marie-Christine Weber, sous la direction d'Arlette Tadié].

 

Action poétique, n°124 : « Égypte : nouveaux poètes ». [Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne], 1991, 112 pages, épuisé.

[Neuf poètes égyptiens aujourd'hui. Textes choisis et traduits de l'arabe par Jean-Charles Depaule et Catherine Farhi : Abu Sinna, Afifi Matar, Abdel Maqsud Abdel Karim, Mohammad Khallaf, Mohammad Badawi, Rifa't Sallam, Amgad Rayyan, Gamal Al Qassas, Hassan Teleb]. 

 

[FICHE LIVRE] — Edward Morgan Forster, Pharos et Pharillon. Une évocation d'Alexandrie (Pharos and Pharillonn A Novelist's Sketchbook of Alexandria Through the Ages, Richmond, L. and V. Woolf, 1923 / Londres, Hogarth Press, 1923), traduit de l'anglais par Claude Blanc. [Paris], Éditions Quai Voltaire, 1991, 144 pages.

Mêlant histoire, légende et souvenirs, E.M. Forster invite le lecteur à redécouvrir, dans ces récits empreints de nostalgie, l'Alexandrie éternelle, celle de Cavafy et de Durrell.(Quatrième de couverture)

 

— Jean Fontaine, Romans arabes modernes. [Tunis], IBLA (Institut des belles lettres arabes), 1992, 120 pages, épuisé. 

 

[FICHE LIVRE]Nouvelles arabes du Proche-Orient, édition bilingue (français-arabe), traduit de l'arabe et annoté par Boutros Hallaq et Yves Gonzales-Quijano. [Paris], Havas Poche, « Langues pour tous. Littérature », n°12495, 1992 ; rééd., 2005, 256 pages.

[Contient des nouvelles de Naguib Mahfouz et Edwar Kharrat].

 

Rencontres autour de la littérature romanesque égyptienne traduite en français. Colloque organisé par la Mission de Recherche et de Coopération de l'Université du Caire (15-17 octobre 1990). [Le Caire], Université du Caire, 1992, 152 pages, épuisé.

 

Nouvelles du monde arabe, édition de Jean-Michel Le Dain et Mohammed Zouaghi. [Paris], L.G.F. (Librairie générale française), « Le Livre de poche. Lire en arabe », n°8678, 1993, 246 pages, épuisé.

Voici neuf nouvelles choisies dans l'œuvre des meilleurs écrivains arabes du Moyen-Orient (Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature, Youssef Idris, Ghassan Kanafani) et du Maghreb (F. Zarzur, A. Ben Hadduga) : elles parlent – avec sérieux ou humour – de quelques-uns des grands problèmes de la société arabe : la pauvreté qui contraint à l'exil, la pesanteur de règles sociales désuètes, la nostalgie d'une patrie perdue. (Quatrième de couverture)

 

— Nada Tomiche, La Littérature arabe contemporaine. Roman, nouvelle, théâtre. [Paris], Éditions Maisonneuve et Larose, « Orient-Orientations » n°3, 1993, 160 pages, épuisé.

* Réédition :

— Nada Tomiche, La Littérature arabe contemporaine. Roman, nouvelle, théâtre. [Paris], Éditions Maisonneuve et Larose, « Références poche », 2003, 160 pages, en réimpression.

 

[FICHE LIVRE]Pétra, le dit des pierres. Récits et photographies, réunis et présentés par Philippe Cardinal, textes de Jamal Abu Hamdan, Gamal al-Gitani, J.-M.-G. Le Clézio, Nabil Naoum, Anne Wade Minkowski, et al. ; photographie de Fouad Elkoury, Thierry Girard, Bernard Guillot, et al. [Arles], Éditions Actes Sud, 1993 ; 1999, 226 pages.

 

Europe, n°786 : « Littérature égyptienne », numéro de la revue mensuelle. [Paris], octobre 1994.

[Contient : Littérature égyptienne contemporaine (p. 119-198) : Anne Wade Minkowski, « Littérature égyptienne contemporaine » ; Arlette Tadié, « Dialecte et littérature en Égypte » ; Yehia Haqqi, « Nous étions trois orphelins » ; Edouard Al-Kharrat, «  Passions de miroirs » ; Baha Taher, « Soundous » ; Sonallah Ibrahim, « Arsène Lupin » ; Maguid Toubia, « La procession » ; Nabil Naoum, « Lettres d'amour » ; Gamal Ghitâni, « Le salon » ; Mohammed Al-Makhzangui, « Noir et bleu » ; Bakr, « Le chameau » ; Répertoire des auteurs].

 

Le Serpent à Plumes, n°29 : « Mondes arabes », numéro spécial de la revue trimestrielle. [Paris], Éditions Le Serpent à Plumes, automne 1995, 54 pages, épuisé.

 

Histoires d'Égypte, anthologie littéraire dirigée par Aymeric Chauprade. [Paris], Éditions Sortilèges, 1996, 360 pages, épuisé.

 

Peuples Méditerranéens / Mediterranean Peoples, n°76 : « Nouvelles d'Égypte », numéro spécial de la revue trimestrielle, sous la direction d'Evelyne Accab, avec la collaboration de Waïl Hassan. [Paris], juillet-septembre 1996, 192 pages, épuisé.

[Présentation d'Evelyne Accad et Nabil Naoum – Nouvelles de Yaha Taher Abdallah, Ibrahim Abdel-Méguid, Ibrahim Aslan, Hana Ateyya, Salwa Bakr, Nimat Al-Bihêrî, Mohammad Al Bisâti, Khayri Chalabî, Gamal Ghitany, Abdel Hakîm Heydar, Edouard Al-Karrât, Naguid Mahfouz, Khaleb Montasser, Nabil Naoum, Moustafa Nasr, Montasser Al-Qaffach, Sumayya Ramadân, Mohamed Salmawi, May Al-Telmissanî – Postface de Catherine Farhi et Edouard Al-Kharrât].

 

Peuples Méditerranéens / Mediterranean Peoples, n°77 : « Études sur la littérature égyptienne », numéro spécial de la revue trimestrielle. [Paris], octobre-décembre 1996, 160 pages, épuisé.

[Textes de Luc-Willy Deheuvels, Ferial J. Ghazoul, Abdel-Moneim Ramadan, Arlette Tadié, Waïl Hassan, Marilyn Booth].

 

Écrivains arabes d'hier et d'aujourd'hui. Catalogue bio-bibliographique, ouvrages publiés en France disponibles au 31 décembre 1995, dirigé par Farouk Mardam-Bey. [Paris], Institut du monde arabe / [Paris], Éditions Sindbad, 1996, 144 pages, épuisé.

(Résumé) Guide de lecture destiné au public francophone, ce catalogue recense, sous forme de dictionnaire, les écrivains arabes ou originaires d'un pays arabe dont une ou plusieurs oeuvres ont été traduites en français ou dont la langue d'expression littéraire est le français. Pour chaque auteur : biographie succincte suivie de la liste de ses livres disponibles en France

 

Cassandre, numéro hors-série : « Théâtres des mondes arabes ». [Paris], 1997, 88 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE] — Daniel Rondeau, Alexandrie. [Paris], Éditions NiL, 1997, 256 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE] — Daniel Rondeau, Alexandrie. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°3341, 2000, 224 pages.

Alexandrie, c'est d'abord un souvenir. Celui du phare, le Pharos, qui nous parle d'une cité-monde dessinée sur le sable d'Afrique par Alexandre, avant qu'il n'entre en Asie comme un cyclone avec son escorte de savants et de mages. Le phare nous parle d'une flamme qui brillait entre le ciel et la terre, des hommes et leurs navigations, de la guerre, de la politique, du savoir et de la littérature, de la disparition de toutes choses, c'est-à-dire du destin. Plus de deux mille ans après Alexandre, deux romanciers de passage, Durrell et Forster, et un poète grec qui vivait au-dessus d'un bordel, Constantin Cavafy, ont rendu à cette cité à la dérive sa grandeur d'imaginaire.

Daniel Rondeau fait le portrait de cette capitale de la mémoire et du savoir, charnière du monde entre l'Orient et l'Occident mais qui est aussi cette cité spirituelle où les hommes se sont toujours posé la question de savoir s'il y avait quelque chose ou quelqu'un entre eux et le Très-Haut. (Présentation de l'éditeur)

 

— Jean Fontaine, Recherches sur la littérature arabe. [Tunis], IBLA (Institut des belles lettres arabes), 1998, 224 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Alexandrie 1860-1960. Un modèle éphémère de convivialité, communautés et identité cosmopolite, dirigé par Robert Ilbert, Ilios Yannakakis, avec la collaboration de Jacques Hassoun. [Paris], Éditions Autrement, « Mémoires », n°20, 1998, 264 pages, illus.

 

— Yves Gonzalez-Quijano, Les Gens du livre. Édition et champ intellectuel dans l'Égypte républicaine. [Paris], Éditions du CNRS, « CNRS histoire », 1998, 244 pages.

Pour nous aider à comprendre l'importance de l'édition égyptienne sur la scène arabe et ses évolutions récentes, l'auteur suit les trajectoires des gens du livre, en décrit leurs milieux professionnels, les réseaux de diffusion et les moyens d'impression, remet en perspective la place de l'imprimé dans les différents médias. Yves Gonzalez-Quijano nous retrace ainsi, depuis Nasser, l'histoire sociale et économique du champ intellectuel égyptien

Première partie : Les politiques culturelles nostalgie et désillusions : Chapitre premier - Sous Nasser : "la culture pour le peuple". Chapitre 2 - L'Etat, le livre et la "révolution culturelle". Chapitre 3 - L'héritage des politiques culturelles sous Sadate et Moubarak. Chapitre 4 - Intellectuels et militaires

Deuxieme partie : Les pratiques culturelles ; Chapitre 5 - L'industrie du livre. Chapitre 6 - Le champ éditorial : anciens et modernes. Chapitre 7 - Le marché et les lecteurs : l'univers du livre islamique. Chapitre 8 - Intellectuels et militants : la censure du marché.

Que peut nous apprendre le livre arabe d'aujourd'hui sur les sociétés qui le produisent et le consomment ? Dans quelle mesure l'évidente islamisation des marchés éditoriaux du monde arabe et musulman accompagne-t-elle, voire produit-elle, un vaste mouvement de transformation, sociale et politique, à l'oeuvre dans cette région du monde ? L'Egypte, par le rôle qu'elle remplit, non seulement dans le domaine du livre - premier pays d'édition en langue arabe avec près de 60 % de l'ensemble de la production imprimée à la fin des années 1950 - mais plus généralement sur la scène culturelle arabe tout entière, offre un terrain particulièrement fécond pour l'observation des politiques et des pratiques culturelles. Elle garde, encore maintenant, valeur de repères, du Maroc à l'Indonésie. Mais en dépit des travaux nombreux sur les élites, la grille de lecture, pour être pertinente, réclamait de rompre avec les représentations convenues. C'est ce que l'auteur s'est efforcé de faire : en suivant les trajectoires des gens du livre, en décrivant leurs milieux professionnels, les moyens d'impression et les réseaux de diffusion, en remettant en perspective la place de l'imprimé dans les différents médias, en précisant le contour des lectorats, Yves Gonzalez-Quijano propose une histoire sociale et économique du champ intellectuel égyptien. (Quatrième de couverture)

 

Qantara, n°27 : « Égypte Égyptes », revue. [Paris], Institut du monde arabe, 1998, épuisé.

 

Une voix bien à elles. Recueil de quelques écrivains femmes égyptiennes, traduit de l'arabe par Gusine Gawdat Osman. [Le Caire], Organisme général du livre, 1998, épuisé.

 

Le Caire 1999. Entretiens avec Gamal al-Ghitani, Naguib Mahfouz, Sonallah Ibrahim et Youssef Chahine, propos recueillis par Olivier Dalle, photographies de Frédéric Soreau. [Lyon], Éditions A.com, 1999, 144 pages, épuisé.

* Réédition :

Le Caire, par Naguib Mahfouz, Sonallah Ibrahim, Gamal Al Ghitany et Youssef Chahine, [Sommières, Gard], Éditions R. Pages, 2004, 192 pages, épuisé.

Qui mieux que des écrivains, des artistes vivant et travaillant au Caire auraient pu nous éclairer sur un monde dont les valeurs nous semblent, souvent, aux antipodes du nôtre ? Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature, Sonallah Ibrahim, romancier engagé et volontiers polémique, Gamal Ghitany, écrivain et directeur de la prestigieuse revue littéraire Al-Akhbar al-Adab, et le cinéaste Youssef Chahine, prix spécial du jury à Cannes en 1997 pour l'ensemble de son oeuvre, ont accepté de s'entretenir avec nous. Ils ponctuent ces promenades photographiques dans les rues du Caire d'aujourd'hui. Racontant, chacun à leur manière, la ville qu'ils ont connue, aimée, parfois détestée pour y avoir vécu tant d'années, ils esquissent, par le recoupement de ses multiples visages, un portrait singulier d'«al-Qahira », la Victorieuse, mère de tous les enfants du Nil. (Extrait de la présentation de l'éditeur)

 

Le Poème arabe moderne, anthologie établie et présentée par Abdul Kader El Janabi, préface de Bernard Noël. [Paris], Éditions Maisonneuve et Larose, « Rivages Arabes », 1999, 376 pages, en réimpression.

[Contient des textes de quatre-vingt-quatorze poètes, dont Salah Abdel Sabbour, Amel Donkol, Safaa Fathy, Muhamed Faytouri, Ahmad Abdel Moeti Hégazi, Mohamed Afifi Matar, Imane Mersal, Fatma Qandil, Abdelmonem Ramadan, Hassan Téléb].

(Résumé) Chaque poète est présenté dans une notice biographique, qui donne un aperçu des possessions et des jouissances individuelles. L'ensemble est présenté dans une préface qui dévoile le contexte social et littéraire où s'est élevé le poème arabe moderne comme une arme essentielle pour affronter une modernité problématique.

 

Entre Nil et sable. Écrivains d'Égypte d'expression française (1920-1960), sous la direction de Marc Kober, avec la collaboration d'Irène Fenoglio et de Daniel Lançon, préface de Robert Solé. [Paris], C.N.D.P. (Centre national de documentation pédagogique), « Actes et rapports », 1999, 334 pages, illus.

[Sommaire : Irène Fenoglio, « Ahmed Rassim : figure exemplaire d'un égyptien francophone » ; Marc Kober, « Albert Cossery : l'inaction et le cri au miroir » ; Marc Kober, « Bienvenue à Elseneur ! : Shakespeare dans l'œuvre de Georges Henein » ; Édouard Jaguer, « Decalcoma… Nil Kamel et Younane, 1945-1950 » ; Marc Kober, « Les éditions Masses et La Part du sable : Histoire et signification d'un projet éditorial » ; Daniel Lançon, « Edmond Jabès l'Égyptien » ; Steven Jaron, « Edmond Jabès ou le fonctionnement du palimpseste » ; Irène Fenoglio, « L'égyptianité d'Albert Cossery » ; Irène Fenoglio, « Égyptianité et langue française : Un cosmopolitisme de bon aloi » ; Fawzia Zouar, « En débattant du futurisme » ; Katharine Conley, « La femme-amphore de Joyce Mansour » ; Daniel Lançon, « Fortune et infortune du champ littéraire francophone au Caire » ; Daniel Lançon, « Georges Cattaui ou la France participée » ; Marie-Laure Missir, « Joyce Mansour, une “étrange demoiselle” : Naissance d'un mythe » ; Nicolas Fargues, « Les mots contre soi : Georges Henein (1914-1973) étapes d'un parcours dans le siècle » ; Abdul Kader El Janabi, « Le Nil du surréalisme : le groupe Art et liberté : 1938-1952 » ; Julia Madœuf, « Out-El-Kouloub femme de lettres égyptienne » ; Alain Roussillon, « Parcours de Ramsès Younane : Une francophonie en langue arabe » ; Cristina Boidard Boisson, « La poésie de Georges Henein » ; Pierre Gazio, « Le savoir-vivre égyptien d'Albert Cossery » ; Évelyne M. Bornier, « Le sens de la vie selon Georges Henein : conscience et polémique »].

 

[FICHE LIVRE] — Jean-Jacques Luthi, La littérature d'expression française en Égypte (1798-1998), avant propos de Boutros Boutros-Ghali, préface de Maurice Genevoix ; en annexes : biographies, bibliographie des écrivains d'expression française, bibliographie générale. [Paris], Éditions L'Harmattan, nouvelle édition remaniée, 2000, 296 pages.

Quels ont les écrivains qui font l'objet de cette étude ? L'auteur a considéré comme écrivains d'Égypte tous ceux qui ont vécu en Égypte et qui y ont exercé leur activité. Quant aux Européens eux aussi seront regardés comme écrivains locaux lorsqu'ils ont fait carrière en Égypte. Nous découvrons ici une littérature bien particulière par son caractère cosmopolite. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]Dictionnaire de littérature arabe et maghrébine francophone, sous la direction de Jamel-Eddin Bencheikh. [Paris], Presses universitaires de France (P.U.F.), « Quadrige », n°314, 2000, 464 pages.

[Ce dictionnaire est extrait du Dictionnaire universel des littératures (DUL), paru aux P.U.F., en 1994, sous la direction de Béatrice Didier en trois volumes].

 

[FICHE LIVRE]Le Spleen du désert. Petite anthologie de poèmes arabes en prose. Édition bilingue (arabe-français), éd. Abdul Kader El Janabi. [Textes de quinze auteurs de six pays]. [Paris], Éditions Paris-Méditerranée, « Petite bibliothèque arabe », 2000, 78 pages.

 

 Poésie 1. Vagabondages, n°27 : « La Poésie arabe contemporain», éd. Abdul Kader El Janabi. [Paris], Éditions Le Cherche-midi, 2001, 128 pages, épuisé.

(Résumé) Réunion de créations d'une vingtaine de poètes arabes contemporains dont Fahdi Al Azzaoui, Paul Chaoui, Adel Mahmoud, Imane Mersal et Abdallah Zrika.

 

[FICHE LIVRE] — Jean-Yves Empereur, Alexandrie : hier et demain. [Paris], Éditions Gallimard, « Découvertes. Culture et société », n°412, 2001, 160 pages, illus.

« Alexandrie semble macadamisée avec les ruines pulvérisées de mille cités. Chaque arpent de terre tourné et retourné. Le sol, humus épais, paraît historique », écrivait Herman Melville en 1857. Toute vision d'Alexandrie passe par un cortège d'images symboliques : le tombeau d'Alexandre, le Phare, la Bibliothèque, Antoine et Cléopâtre, Cavafy et Durrell, l'hôtel Cecil et le Sporting Club, souvenirs de sa splendeur et de son rayonnement culturel. Née il y a 2 300 ans de la seule volonté d'Alexandre le Grand, élevée au rang de capitale par les Ptolémées et haut lieu de rencontres et d'échanges entre l'Orient et l'Occident, Alexandrie est aujourd'hui la plus grande ville de la Méditerranée. Mais elle a vécu bien des cycles, avec des phases de repli, presque d'abandon. A partir de 1820, avec Mohamed Ali, elle se réveille, pour accueillir toutes les communautés, toutes les religions, toutes les langues, en un modèle de cosmopolitisme dont beaucoup gardent la nostalgie. Jean-Yves Empereur, archéologue et Alexandrin de cœur, accompagne au quotidien la renaissance de la ville et témoigne ici de son universalité retrouvée. Les lieux et les hommes de la cité antique, retrouvés grâce aux fouilles archéologiques, les traces de la grandeur médiévale ; la ville cosmopolite, toujours présente, mais menacée par l'urbanisation ; la mégapole du XXIe siècle, avec la Bibliotheca alexandrina. Un hommage à Alexandrie, en plus de 160 illustrations. (Quatrième de couverture)

 

Le Verbe dévoilé. Petite anthologie de la poésie arabe au féminin. Édition bilingue (arabe-français), éd. Abdul Kader El Janabi. [Textes de douze poétesses de douze pays]. [Paris], Éditions Paris-Méditerranée, « Petite bibliothèque arabe », 2001, 96 pages, épuisé.

 

— Éric Brogniet, La Poésie arabe contemporaine. Vers un nouvel humanisme ? [Bruxelles], Éditions La Renaissance du livre, « Paroles d'aube. Conférences des Midis de la poésie », 2001, 104 pages, épuisé.

Le lecteur européen connaît peu la poésie arabe, une poésie riche de quinze siècles d'Histoire. La poésie arabe contemporaine demeure traversée par les questions fondamentales qui touchent au destin de l'Homme. Elle s'oriente vers un nouvel humanisme. A notre époque post-moderne de critique radicale des idéologies, de résurgence des crispations intégristes, et d'avènement d'une pensée unique mercantile et utilitariste, la poésie arabe contemporaine représente une voie originale et féconde. (Quatrième de couverture)

 

Le Caire vu par les écrivains. Textes réunis dans le cadre des manifestations « Les Français aiment le Caire. La coopération franco-égyptienne sur le Caire et le Caire à Paris » (mai 2001). Édition bilingue (arabe-français), traductions d'Anouar Louca, avant propos de Michel Butor et de Gamal Ghitani. [Le Caire], Centre français de culture et de coopération, 2001, 128 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]La Poétique de l’espace dans la littérature arabe contemporaine. Textes en français et en anglais, dirigé par Boutros Hallaq, Robin Ostle, Stefan Wild. [Paris], Presses de la Sorbonne nouvelle, 2002, 218 pages.

Parler de la poétique de l'espace dans la littérature arabe moderne, c'est évoquer les grandes problématiques qui régissent les sociétés arabes depuis le début de la Nahda (ou Renaissance). L'ouvrage analyse la façon dont l'espace investit et structure les œuvres. Cette analyse met en lumière la grande diversité de leurs univers. Mais elle révèle, du même coup, les problèmes majeurs autour desquels a tourné la pensée arabe des deux derniers siècles. La découverte de l'espace de l'Autre (celui de l'Europe), qui détermine la volonté de prendre connaissance et possession de son propre espace, éclaire la phase « nationalitaire » travaillée par les notions d'identité/altérité et patrie/'umma. Le besoin impérieux de ré-organiser l'espace national et individuel met en jeu des valeurs aussi élémentaires que la citoyenneté, la liberté individuelle et la justice sociale. Une interrogation lancinante domine l'ensemble : l'espace palestinien. L'ouvrage - auquel ont participé des grands spécialistes de la littérature arabe dans les universités européennes, réunis dans le cadre d'EMTAR - éclaire des questions toujours actuelles dans le monde arabe. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]Anthologie de la poésie francophone d'Égypte. Vingt-huit poètes d’Égypte, édition de Jean-Jacques Luthi, préface de Jacques Chevrier. [Paris], Éditions L'Harmattan, 2002, 272 pages.

[Vingt-huit poètes égyptiens d’expression française : Joseph Elie Agoub, Andrée Chédid, Mona Latif-Ghattas, Joyce Mansour, Marius Schemeil, Agostino John Sinadino, Moënis Claude Taha-Hussein, Henri Thuile, Arsène Yergath].

L’auteur dans cette anthologie recense méthodiquement plus d’un siècle de poésie égyptienne de langue française. La plupart des poètes évoqués appartiennent à des milieux cosmopolites, et leur ancrage égyptien s’enrichit de multiples apports qui témoignent de l’extraordinaire ouverture culturelle dont l’Égypte a fait preuve jusqu’aux événements de 1956. L’Égypte connaît en effet une étonnante activité littéraire que peut expliquer le brassage des origines, des religions, des sensibilités dont se réclament en particulier de nombreux poètes.

«... Ces notes, vos fragments, l'air éparses, mais que l'unité extrême d'un frisson toutes éveille, me rappellent, en deçà d'une vingtaine d'années, mon propre état : bosquet, ciel tout interrompu d'étoiles, million de centres et de moments d'évidence ; le feu mis de toutes parts ; une immense certitude monolithe et une infinité de doutes, de vides, de sottises soupçonnées, d'intervalles ou de réserves pour l'absurde. Maintenant ... Mais je ne puis vous raconter cette histoire. Seulement, vous remercier, fort tard, de cet exquis, inquiet, instantané libelle, étonnamment issu de l'immobile Égypte. » (Paul Valéry, extrait de sa lettre-préface à Il dio dell'attimo d'Agostino Sinadino, 1910).

« Il faut que la langue française possède une valeur spirituelle bien haute pour que des êtres aussi divers que J. Moréas (Grec), A. de Noailles (Roumaine), E. Verhaeren (Belge), F. Viellé-Griffin (Américain), A. Rassim (Égyptien) l'aient adoptée pour l'expression de leur âme et de l'âme commune de tous les poètes du monde. » (Jean Moscatelli, Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]Paroles de liberté en terres d'islam. Dix personnages d'hier et d'aujourd'hui. Édition bilingue (français-arabe) pour les textes de l'anthologie, édition de Suzanne Bukiet, Elsa Zakhia, Rodny Masson al-Khoury, illustrations de Agnès Lanchon, Véronique Billiotte, avec la collaboration de Nicole Bernard et de Martine Laffon. [Paris], Éditions de l'Atelier / Éditions ouvrières, C. L. Mayer, 2002, 160 pages.

Anthologie de textes de Abu Nuwas, Averroès, Ibn Arabi, Djalal al-Din Rûmi, Abd el-Kader, Taha Hussein, Azouz Begag, Djur Djura, Hassan Massoudy, Sapho, Leïla Sebbar. Au-delà des clichés, que savons-nous des terres de l'islam ? De Cordoue à Beyrouth, de Bagdad au Caire, depuis la prophétie de Mahomet au VIIe siècle, des « chercheurs de routes et d'eaux libres » ont ouvert de façon audacieuse l'horizon de la pensée et de la poésie. La parole est ici donnée à dix de ces grandes figures de la philosophie, de la théologie et de la poésie. Confronté à cet héritage humaniste, cinq créateurs contemporains disent la résonnance de ces écrits d'hier dans leur vie. Sous leurs plumes, ces paroles de liberté en terres d'islam deviennent mémoire, souffle et nourriture pour aujourd'hui. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]Récits en noir et blanc / Qi??? bi-al-abya? wa-al-aswad. Édition bilingue (français-arabe), cinq nouvelles arabes choisies, traduites et présentées par François Zabbal. [Paris], Éditions Paris-Méditerranée, « Petite bibliothèque arabe », 2002, 112 pages.

[Contient : « Le rêve », d'Abdessalam al-'Ujayli ; « Le chanteur de nuit », de Zakaria Tamer ; « Le duel », de Muhammad El Bisatie ; « Le funeste oiseau d'or », d'Ibrahim al-Koni ; « Ochba », de Salma Matar Say].

« Entre conte et nouvelle, l'ancien et le nouveau, le mythe et le réel, des récits « cherchent leur chemin. Non dans l'entre-deux, qui serait une prose narrative poétisée, mais dans leur affrontement : faisant écho à la rencontre de la tradition et de la modernité, de la civilisation du Livre et de celle de l'oral, de la Foi (elle-même affrontée à l'héritage des croyances païennes) et de l'esprit critique... Conter une nouvelle, c'est aussi renouveler le conte. Le rénover : lui faire raconter le nouveau, une fois encore. L'esprit du conte n'est pas l'ennemi des hommes, mais leur allié : ruse, dérision et liberté l'habitent, prêts à s'évader des menues fioles qui les hébergent et à se répandre dans le monde comme autant de djinns provocateurs et facétieux. » (Marc Petit, Quatrième de couverture)

 

 — Méditerranée, ombrageuse voyance. Quatorze poètes, avant-propos par Michel Cassir et Gérard Augustin. [Paris], Éditions L'Harmattan, « Levée d’Ancre », n°6, 2002, 182 pages.

Anthologie arbitraire réunissant quatorze poètes méditerranéens qui transcendent ici leurs frontières à travers une véritable expérience de vases communicants. L'ordre a volontairement été laissé au hasard afin de rompre les critères d'appartenance stricte à un pays, une tranche d'âge ou un sexe. Chacun des poètes a rédigé un texte relatif à sa poétique/sens de la poésie/racine méditerranéenne et établi un choix de poèmes, le plus souvent inédits, ou extraits d'ouvrages déjà publiés. Ces poètes témoignent ainsi de leur approche littéraire et de leur aventure de vie.

«... Poètes qui n'incarnent dans cet ouvrage qu'eux-mêmes et donc l'éternité natale, qui crient toutes les nuits dans les entrailles des terres natales voisines. Un même ciel et la dépossession. Possédés par la pure lumière. Vigilants dans les décombres, l'infamie et les guerres intestines, voiliers de la blessure. Révolte, exil, humour noir, écriture lacérée ou frôlement du sacré. Poètes qui ne diront jamais assez le périple des pierres, des parfums, des absences par l'irradiation de la parole. Parole qui sans le préméditer a été lancée à la face cachée de l'autre. Cette anthologie est encore du bonheur, de la fragilité, de la transcendance à travers l'autre, qui est un soi-même recomposé. Voilà sous-jacentes et d'une puissance impérieuse ces visions subtiles et ombrageuses de poètes. » (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]La Poétique de l'espace dans la littérature arabe moderne. Textes en français et en anglais, sous la directon de Boutros Hallaq, Robin Ostle et Stefan Wild. [Paris], Presses de la Sorbonne nouvelle, 2002, 224 pages.

Parler de la poétique de l'espace dans la littérature arabe moderne, c'est évoquer les grandes problématiques qui régissent les sociétés arabes depuis le début de la Nahda (ou Renaissance). L'ouvrage analyse la façon dont l'espace investit et structure les œuvres. Cette analyse met en lumière la grande diversité de leurs univers. Mais elle révèle, du même coup, les problèmes majeurs autour desquels a tourné la pensée arabe des deux derniers siècles. La découverte de l'espace de l'Autre (celui de l'Europe), qui détermine la volonté de prendre connaissance et possession de son propre espace, éclaire la phase "nationalitaire" travaillée par les notions d'identité/altérité et patrie/'umma. Le besoin impérieux de ré-organiser l'espace national et individuel met en jeu des valeurs aussi élémentaires que la citoyenneté, la liberté individuelle et la justice sociale. Une interrogation lancinante domine l'ensemble : l'espace palestinien. L'ouvrage - auquel ont participé des grands spécialistes de la littérature arabe dans les universités européennes, réunis dans le cadre d'EMTAR - éclaire des questions toujours actuelles dans le monde arabe. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE] — Robert Solé, Dictionnaire amoureux de l'Égypte. [Paris], Éditions Plon, 2002, 472 pages.

« Le coup de foudre m'était interdit. Né sur les bords du Nil, où j'ai vécu jusqu'à l'âge de dix-sept ans, je ne pouvais être de ceux que l'Égypte saisit brutalement et ensorcelle. C'est un amour d'enfance, qui a pris avec le temps une autre dimension. Je ne me lasse pas de découvrir l'Égypte. Elle est devenue pour moi un gigantesque puzzle, dont chaque nouvelle pièce vient éclairer un peu plus une histoire de soixante siècles et une société de plus de soixante-dix millions d'habitants. Cet abécédaire en est le reflet : il passe sans complexe de Nasser à Néfertari, des mamelouks aux momies, de la pyramide de Chéops au Quatuor d'Alexandrie... Le lecteur y trouvera quelques occasions de vagabonder hors des sentiers battus, en compagnie de personnages aussi divers qu'Hérodote, Champollion, Pierre Loti, Naguib Mahfouz, Oum Kalsoum, qui se sont essayés, au fil du temps, à comprendre l'Égypte à la célébrer ou à l'incarner. » (Robert Solé, Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE] — Arlette Tadié, Le Sel de la conversation. 3.000 proverbes d'Égypte. Édition bilingue (français-arabe). [Paris], Éditions Maisonneuve et Larose, 2002, XIII-616 pages.

«Les proverbes sont la lumière de la conversation.»

«Les mots sont des nains, les proverbes sont des géants.»

Si, depuis l'Antiquité, les peuples du Moyen-Orient ont toujours eu un goût prononcé pour les proverbes, les Égyptiens leur ont insufflé leur humour. Ils manient mieux que personne la boutade, les astuces verbales, mettant celles-ci au service d'un sens aigu de l'observation. Mœurs, coutumes, joies et préoccupations de la vie quotidienne sont les sujets de ces proverbes, mode d'expression populaire par excellence – puisque leur langue n'est pas celle, écrite, des seuls gens instruits, mais celle de l'Égyptien de la rue : ils cristallisent des siècles d'imagination, de fantaisie et d'humour.

Vaste corpus de plus de 3 000 proverbes d'Égypte présentés en un éventail de thèmes – le corps, les défauts, la santé, les voyages, le comportement, l'honneur, l'amitié, le travail... – qui facilitent les recherches, cet ouvrage puise à des sources multiples : publications, enquêtes et entretiens, conversations qui véhiculent la tradition orale, mais aussi romans et films. Notons qu'aucune recherche d'ampleur n'avait abordé ce sujet, qui bénéficie ici d'une présentation thématique bilingue – arabe écrit-français – et d'un appareil critique et théorique (commentaires, analyses comparatives avec des proverbes analogues dans d'autres langues, index). (Quatrième de couverture).

 

[FICHE LIVRE]Le Goût d'Alexandrie, textes réunis et présentés par Eglal Errera. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Le petit Mercure. Le goût de... », 2003, 160 pages.

Voici Alexandrie, la belle cité mythique, autrefois cosmopolite, inspiratrice de nombreux auteurs. Penseurs, écrivains et poètes y sont venus retrouver la ville habitée par leur mémoire et leur imaginaire. Alexandrie de toutes les langues, de l'érudition la plus étourdissante, des pulsions amoureuses et de leur cortège de trahison, de mort et de cruauté, cité de la licence sexuelle et de la transgression, lieu du plus extrême raffinement et de toutes les excentricités... C'est ainsi que l'ont abordée les écrivains voyageurs arabes et occidentaux, anciens et modernes, de Ibn Jubayr à Jean Cocteau. C'est ainsi que Forster, Durrell ou Pontalis y ont vécu. Et que les auteurs alexandrins eux-mêmes, de Cavafis à Aciman, s'y sont tenus. Ils ont construit leur œuvre sous la tutelle de l'Histoire, et ont aimé leur ville pour la beauté et la douce simplicité de ses rivages. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE] — Richard Jacquemond, Entre scribes et écrivains. Le champ littéraire dans l'Égypte contemporaine. [Paris], Éditions Sindbad, « Bibliothèque arabe. Hommes et sociétés », 2003, 346 pages.

Après avoir longtemps privilégié les écrivains arabes d'expression française, le public français a découvert depuis une vingtaine d'années, grâce notamment au travail pionnier des éditions Sindbad, la richesse et la diversité de la littérature arabe contemporaine. Au sein de celle-ci, les écrivains égyptiens ont longtemps occupé et occupent encore une place de premier plan, dont le signe le plus visible est le prix Nobel décerné en 1988 à Naguib Mahfouz. Entre scribes et écrivains propose une interprétation de cette spécificité à partir d'une analyse socio-historique du champ littéraire égyptien contemporain. Formée au sein d'une longue tradition d'osmose avec un État dont le régime issu de la révolution des Officiers libres de 1952 est le dernier avatar, la corporation égyptienne des gens de lettres s'est forgé une très haute idée de sa mission sociale, tout en se réappropriant les modèles esthétiques européens et la figure moderne de l'écrivain autonome, libre de toute contrainte, qui les sous-tend. Ces dynamiques historiques se traduisent aujourd'hui dans un idéal littéraire à la fois « pur » et « engagé », où se résoudraient les tensions entre liberté et normativité, instrumentalité et gratuité, identité et altérité.

Au fil de cette analyse, c'est l'essentiel de la production littéraire égyptienne des cinquante dernières années qui défile sous les yeux du lecteur : celle des grands écrivains consacrés, dont une bonne part est aujourd'hui accessible en traduction française, ainsi que celle de dizaines d'auteurs inconnus à l'étranger mais parfois très célèbres dans leur pays. Romanciers et poètes, scénaristes et hommes de théâtre, critiques et journalistes, tous ont dû affronter et ont tenté de résoudre, chacun à sa manière, les contradictions inhérentes à leur double identité de scribe et d'écrivain. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]La Nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie, ouvrage collectif publié sous la direction de Fabrice Pataut. [Paris], Éditions Buchet-Chastel, 2003, 240 pages+32 pl. ; illus.

Objet de rêverie poétique et de spéculation philosophique, symbole de grandeur politique, incarnation d'universalité puis de fragilité après sa destruction par le feu, la Bibliothèque d'Alexandrie, antique ou moderne, fascine. L'Unesco et la république arabe d'Égypte ont lancé en 1988 un concours pour la construction d'une bibliothèque dans la ville qui abrita la plus grande collection d'écrits du monde antique. Inaugurée en octobre 2002, la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie cumule les fonctions de bibliothèque publique, de centre d'archives, de musée et de centre de formation des bibliothécaires. Sont rassemblés ici les acteurs du projet architectural et culturel et des contributeurs concernés par ses aspects esthétiques, historiques, mythologiques et littéraires. Luciano Canfora propose l'hypothèse d'un Aristote fondateur de l'ancienne Bibliothèque. Christoph Kapeller observe en détail l'architecture du nouveau bâtiment. Fabrice Pataut dévoile ses aspects sensibles et sensuels et Gérald Grunberg les caractéristiques physiques et symboliques de la plus grande salle de lecture du monde. Gamal Ghitany nous ramène à la lecture à travers l'histoire récente de l'Égypte en matière de censure religieuse et politique. Alberto Manguel revient à Babel pour commenter les difficultés conjuguées du désir d'universalité et du devoir de mémoire. Jean-Yves Empereur suit les traces de l'ancienne Bibliothèque dans l'archéologie souterraine de la ville. Le dernier mot est laissé à Ismail Serageldin, le directeur de la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie, autrement dit aux promesses et à l'avenir. (Quatrième de couverture)

 

— Katia Zakharia et Heidi Toelle, À la découverte de la littérature arabe. Du VIe siècle à nos jours. [Paris], Éditions Flammarion, 2003, 388 pages, épuisé.

* Édition corrigée et mise à jour :

— Katia Zakharia et Heidi Toelle, À la découverte de la littérature arabe. Du VIe siècle à nos jours. [Paris], Éditions Flammarion, « Champs. Sciences humaines », n°579, 2005, 388 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Katia Zakharia et Heidi Toelle, À la découverte de la littérature arabe. Du VIe siècle à nos jours. [Paris], Éditions Flammarion, « Champs. Essais », n°880, 2009, 388 pages.

Feuilletez un journal ou allumez la radio : l'adjectif «arabe», aujourd'hui, accompagne plus volontiers «terroriste» ou «fanatique» que le beau mot de littérature... Et c'est bien dommage, car que savons-nous de ce qui s'est écrit de l'autre côté de la Méditerranée, il y a dix siècles ou il y a dix ans ? Si des noms, des titres nous viennent à l'esprit - Les Mille et Une Nuits, les Maqâmât, Naguib Mahfouz... -, c'est l'ensemble d'un continent littéraire qui nous demeure inconnu.

Dans les pages de ce livre, les poètes pré-islamiques chantent le passage de la caravane, qui laisse des traces estompées telles un ancien tatouage atténué au creux du poignet. Les poètes andalous tissent des images nouvelles - la violette, morsure de l'amant, ou l'artichaut, oeuf caché dans la peau d'un hérisson. Les géographes découvrent les merveilles du monde, les sagas ou les romans de chevalerie déroulent leur trame qui, enrichie de mille variantes, a charmé auditeurs et lecteurs siècle après siècle. Puis, avec la «Renaissance» qui se fait jour dans le monde arabe au XIXe siècle, on assiste à la naissance du roman, de la nouvelle et du théâtre «modernes». Redécouvrant leur patrimoine littéraire, les écrivains en exploitent les codes et les motifs pour mettre en scène des situations toutes contemporaines ; ils racontent leurs voyages en Europe, font entrer l'électricité ou le téléphone en poésie... Au fil des guerres et des décolonisations se dessine une littérature d'une extraordinaire diversité : du Maroc à la Palestine, de l'Égypte au Liban, elle réinvente sa langue en vers ou en prose, dit l'espoir et aussi le désenchantement d'un monde en proie à des bouleversements. (Quatrième de couverture)

 

Cent titres 3. Poésie de langue arabe, ouvrage coordonné par Jean-Charles Depaule. [Marseille], cipM (centre international de poésie Marseille), mars 2003.

Le présent ouvrage, troisième titre de la collection, est consacré à la poésie de langue arabe, toutes époques confondues, traduite en français, et disponible. Il s'ouvre sur une présentation générale de Jean-Charles Depaule, suivie d'une série d'étude confiée à des spécialistes traitant des différents genres poétiques, périodes, auteurs. Textes de : Dounia Abourachid, Georgina Ayoub, Georges Bohas, Jean-Charles Depaule, Hachem Foda, Jean-Marie Gleize, Dominique Grandmont, Pierre Grouix, Kadhium Jihab Hassan, Gilles Ladkany, Farouk Mardam Bey, James Sacré, Habib Tengour (Présentation de l'éditeur).

 

Cahier du Refuge n°133 : « Poésie égyptienne contemporaine », présentation de Jean Charles Depaule, textes de Imam Mersal, Rifa’t Sallam. [Marseille], cipM (centre international de poésie Marseille), décembre 2004, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]La Pensée de Midi n°12 : « Égypte(s) littérature », numéro coordonné par Stéphanie Dujols et Richard Jacquemond. [Marseille], La Pensée de midi / [Arles], Éditions Actes Sud, printemps 2004, 160 pages.

[Sommaire : « L’obsession identitaire », par Thierry Fabre - « Ouverture », par Stéphanie Dujols et Richard Jacquemond - « Portraits d’un paysage en mouvement », par Richard Jacquemond / Le Caire traversé : « L’immeuble Yacoubian », par Alaa El-Assouani - « Le Barouf », par Khayri Chalabi - « Petits voleurs à la retraite », par Hamdi Abou-Colayyel - « Récits de la rue Fadlallah Othmane », par Ibrahim Aslan / Des lieux et des hommes : « Amkenah, une revue à Alexandrie. Entretien avec Alaa Khaled », par Richard Jacquemond - Extraits de la revue Amkenah / Parcours initiatiques : « Marcher le plus longtemps possible », par Iman Mersal - « Le répertoire de l’absurde ou Maadi, été 88 », par Yasser Abdel-Latif - « Trois valises pour partir. Espaces intérieurs », par Mona Prince - « Le Complot des ombres », par Mansoura Ezzeddine - « Feuilles de narcisse », par Somaya Ramadan - « Taxi-Fantôme », par Moustafa Zikri].

“Egypte, mère féconde”: s'il est un domaine où cette métaphore ancienne a encore un sens, c'est bien celui de la culture, et de la littérature en particulier. Depuis Naguib Mahfouz plusieurs générations d'écrivains ont vu le jour sur les bords du Nil, composant un paysage littéraire riche et divers. Que connaît-on, sur l'autre rive de la Méditerranée, de ce paysage ? Un peu plus aujourd'hui qu'il y a dix ou vingt ans, mais si peu encore ... La pensée de midi présente ici une nouvelle génération d'écrivains (tous ou presque inédits en français), et certains de leurs textes parmi les plus récents. Loin de prétendre être un "panorama" de la production égyptienne contemporaine, ce numéro reflète nos goûts, nos choix et notre parti pris, qui est avant tout celui de la découverte ! Du Caire à Alexandrie, de la vie d'un immeuble populaire à une virée psychédélique sur la plage, du profond désarroi ressenti par une jeune femme à la peur qu'éprouve le client d'un mystérieux taxi, voici une invitation à entrer, par la porte ouverte de la littérature, dans une Egypte multiple, secrète et toujours aussi vivante. Un regard sur l'Egypte contemporaine, loin des clichés actuels, avec le goût de l'ailleurs et le désir de l'ici. (Quatrième de couverture)

 

Horizons maghrébins, n°52 : « La francophonie arabe : pour une approche de la littérature arabe francophone », numéro conçu et co-dirigé par Abdallah Ouali Alami et Colette Valat, illustrations de Aksouh. [Toulouse], Presses universitaires du Mirail-Toulouse, 2005, 200 pages, illus.

 

— Jean-Jacques Luthi, En quête du français d'Égypte. Adoption, évolution, caractères, préface de Daniel Lançon. [Paris], Éditions L'Harmattan, 2005, 292 pages.

De 1860 à 1960 environ, le français était la langue des échanges en Egypte. Des circonstances internes et internationales sont à l'origine de ce phénomène : le projet du Canal de Suez, la fondation des Tribunaux Mixtes, le commerce extérieur, entre autres. Les écoles françaises religieuses et laïques implantées depuis la moitié du 19e siècle, ont formé et forment encore des générations de francophones. Un certain nombre d'autochtones et d'étrangers ayant fréquenté ces institutions ont témoigné par la plume de leur maîtrise du français. Poètes, conteurs, romanciers, sociologues, historiens... ont produit une oeuvre aussi abondante qu'intéressante. Toutefois, on ne peut guère pénétrer les ouvrages des écrivains francophones d'Égypte sans l'aide de cette étude sur la langue française d'Égypte. En effet, comment comprendre le sens réel des mots arabes dialectaux, anglais, italiens, grecs... et surtout les distorsions grammaticales, auxquelles les usagers du français appartenant à diverses nationalités ont soumis le français devenu langue commune des grandes agglomérations (Alexandrie, Le Caire, la zone du Canal de Suez en particulier) ? C'est ce que l'auteur a tenté de mettre en évidence en dépouillant des écrits - une presse très riche, des essais scientifiques et une littérature de haute tenue - mais aussi au moyen d'enregistrements sur bandes magnétiques de nombreux échanges avec les usagers du français local, afin d'être au plus près de cet idiome singulier, en voie de créolisation. (Quatrième de couverture)

 

France-Arabies. Bibliographie sélective des ouvrages français disponibles sur le monde arabe, dirigé par Farouk Mardam-Bey, avant-propos Yves Mabin, François Neuville. [Paris], ADPF-Publications / Institut du monde arabe, 2005, 448 pages.

Une équipe pluridisciplinaire de spécialistes et de chercheurs a rassemblé près de 3 800 références bibliographiques francophones sur le monde arabe. Des introductions mettent en perspective chacun des domaines traités. Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration majeure entre le ministère des Affaires étrangères, son opérateur pour le livre et l'Écrit, l'association pour la diffusion de la pensé française, et l'Institut du monde arabe. Études arabes et islamiques-Orientalisme ; Géographie ; Histoire ; Histoire contemporaine ; Religion ; Sciences ; Sociologie-Anthropologie ; Démographie-Économie ; Sciences politiques ; Droit ; Études urbaines ; Linguistique ; Littérature ; Arts ; Musique-Cinéma ; Sports-Cuisine-Tourisme ; Périodiques

 

[FICHE LIVRE]L'Autre Égypte. De Bonaparte à Taha Hussein. [Le Caire], I.F.A.O. [Institut français d'archéologie orientale], « Cahier des Annales islamologiques », n°26, 2006, X-224 pages, illus.

Cet ouvrage rassemble plusieurs textes, déjà publiés ou inédits, consacrés à des personnages ou à des phénomènes significatifs. Ils décrivent, sur l'axe France-Égypte, de Bonaparte à Taha Hussein, le développement d'une vie culturelle faite de métamorphoses et relatent les moments les plus forts et les moins connus d'une histoire de deux siècles autrement déchiffrée, celle d'une quête de l'identité que poursuivent essentiellement Tahtawi, Champollion, Ninet, Taha Hussein et Jacques Berque – lignée indéfectible de témoins incarnant la croissance et la maturité d'une prise de conscience de soi et de l'autre. (Quatrième de couverture)

 

Port-Saïd : architectures XIXe-XXe siècles, textes de Marie-Laure Crosnier-Leconte, Gamal Ghitani, Naguib Amin ; photographies, Raymond Collet, Arnaud Du Boistesselin. [Le Caire], Institut français d'archéologie orientale, « Bibliothèque générale », n°26, 2006, 336 pages.

(Résumé) A travers une série d'itinéraires illustrés, l'ouvrage fait découvrir les différentes périodes de l'architecture de Port-Saïd, ville fondée en 1859 par la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, à l'occasion du percement du canal. L'ouvrage réunit également 3 récits d'auteurs français et égyptiens qui aident à saisir ce que fut jadis cette ville et ce que pourrait être son avenir.

 

[FICHE LIVRE] — Kadhim Jihad Hassan, Le Roman arabe (1834-2004). Bilan critique. [Paris], Éditions Sindbad, « Bibliothèque arabe. Hommes et sociétés », 2006, 396 pages.

Cette histoire du roman arabe couvre la période allant de la Nahda (Renaissance) à nos jours (1834-2004). Elle ne prétend pas, cependant, à l'exhaustivité. Kadhim Jihad Hassan s'est limité aux auteurs les plus significatifs, et il a centré son analyse sur les oeuvres qui semblent le mieux définir leur démarche. Des synopsis incisifs se sont révélés nécessaires pour présenter les procédés majeurs et les thèmes récurrents de ces oeuvres. A la fois descriptifs et analytiques, ils permettent de se faire une idée assez précise des situations romanesques dominantes et des préoccupations sociales, historiques, politiques et existentielles de la production romanesque arabe. Par son approche historique de cette production dans l'ensemble du monde arabe, de l'Irak à la Mauritanie, cet ouvrage offre un panorama, le premier dans une langue européenne, du genre littéraire qui exprime avec le plus de force la conscience arabe contemporaine. (Quatrième de couverture)

 

Cahier du Refuge n°146 : « Alexandrie-Marseille ». [Marseille], cipM (centre international de poésie Marseille), mai 2006, épuisé.

[Contient des textes de Hoda Hussein, Rifa’t Sallam, Shahdan Elgharabawi].

 

— Zahida Darwiche Jabbour, Littératures francophones du Moyen-Orient. Égypte, Liban, Syrie. [Aix-en-Provence], Éditions Edisud, « Les écritures du Sud », 2007, 208 pages.

Cet ouvrage présente un aperçu historique et une lecture critique de la littérature francophone du Moyen-Orient. A partir d'une approche des oeuvres, il dégage des thématiques et des tendances communes, ainsi que des spécificités propres à des expériences d'écriture riches et diversifiées. A travers un parcours des genres littéraires examinés dans leur contexte socio-culturel, l'auteur tend à suivre l'évolution d'une littérature animée à la fois par une interrogation identitaire et par une aspiration à l'universel et dont le rôle essentiel est de constituer une médiation entre l'Orient et l'Occident. (Quatrième de couverture)

 

— Daniel Lançon, L'Égypte littéraire de 1776 à 1882. Destin des Antiquités et aménités des rencontres, préface de Yves Bonnefoy ; choix de textes de divers auteurs. [Paris], Librairie orientaliste Paul Geuthner, 2007, VIII-706 pages.

Y a-t-il eu jamais, soit pour la pensée soit pour le rêve (mais le rêve aussi est une pensée) un plus vaste champ que celui qu'ouvre ce mot fascinant, l'Égypte ? Dans ce nom gisent des civilisations aussi irrémédiablement disparues qu'elles furent grandes, à l'époque pharaonique ou à celle de l'Alexandrie hellénistique et romaine puis au temps de l'essor de la culture islamique ; mais se présente aussi en ce qu'elle a de plus vif la forme moderne de celle-ci, sauf que c'est alors la complexité de la société arabe, de sa géographie, de ses arrière-plans dans tout l'Orient méditerranéen […] Les relations qu'ont eues dans les deux ou trois derniers siècles l'Europe des Lumières et l'Égypte une et multiple, ces relations que tout ce passé de documents si variés préserve, eh bien, cela aussi c'est comme une grappe, et une promesse de suc. Une grappe qu'il faut presser pour mieux percevoir et comprendre l'autre grande vigne, là-bas dans le temps ou l'espace, et mieux préparer avec nos amis égyptiens ce qui devrait être un avenir partagé […] Puisse ce livre montrer que dans le regard de l'Occident sur l'Égypte il n'y a pas eu que convoitise ou désir de domination mais l'affection et le besoin de comprendre, de partager ! Si ce voeu est exaucé, à l'échelle où les livres ont leur efficace, certes réduite, je suis sûr que Daniel Lançon en sera heureux. Lui qui sait que l'histoire littéraire n'est rien si elle n'aide pas à déjouer les conflits qui grèvent les sociétés et en assombrissent l'avenir. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]Anthologie de poésie arabe contemporaine. Édition bilingue (arabe-français), poèmes choisis par Farouk Mardam-Bey, peintures de Rachid Koraïchi. [Arles], Édition Actes Sud junior, 2007, 96 pages.

Cette anthologie présente un panorama de la poésie arabe moderne du Maghreb à l'Irak et la Syrie, en passant par le Liban et la Palestine. Ces poèmes présentent pour les nouvelles générations un aspect vivant de la culture arabe contemporaine avec des thèmes en résonnance avec leur vie et la société.

 

[FICHE LIVRE] — André Miquel, La littérature arabe. [Paris], Presses universitaires de France (PUF), «  Quadrige. Grands textes », 2007, 120 pages.

Dès le milieu du VIIIe siècle, la littérature arabe devient une littérature « conquérante » dans le sillage du développement des conquêtes musulmanes, des bouches de l'Indus à l'Espagne. « Elle lance dans le monde le phénomène majeur de la langue et de la littérature des Arabes, le Coran. Elle prolonge aussi des habitudes antérieures, à savoir la vieille poésie péninsulaire, dont les thèmes dominent la production profane. Enfin, elle suscite les débuts d'un immense effort de recherche et d'enregistrement du passé de l'Arabie sous toutes ses formes : traditions, histoire, proverbes, lexicographie. » Malgré les nombreuses pertes dues aux guerres, incendies et pillages jalonnant l'histoire mouvementée du monde musulman, la production littéraire en langue arabe reste considérable. Marquée par l'emprise constante de la religion, présente dans chaque individu comme dans la société, la littérature témoigne de préoccupations religieuses, de considérations politiques, philologiques, théologiques, juridiques ou autres, caractéristiques d'une littérature engagée.

 

[FICHE LIVRE]Histoire de la littérature arabe moderne. Volume 1, 1800-1945, dirigé par Boutros Hallaq et Heidi Toelle [Paris], Éditions Sindbad / [Arles], Éditions Actes Sud, « Bibliothèque arabe. Hommes et sociétés », 2007, 784 pages.

Cette Histoire de la littérature arabe moderne a l'ambition de combler une lacune. Il n'existe pas en effet, ni en France, ni ailleurs en Europe, d'ouvrages récents qui fassent le point sur le sujet avec toute l'ampleur nécessaire et en cherchant à comprendre les dynamiques internes qui ont doté cette littérature de ses traits singuliers. Tout au long du XIXe siècle, alors que l'Empire ottoman se débattait en vain pour survivre, les écrivains arabes se sont employés à ranimer leur prestigieux patrimoine, vieux de plus d'un millénaire, mais aussi à y intégrer progressivement, au contact des oeuvres littéraires occidentales, des genres inconnus auparavant, tels que le roman, la nouvelle et le théâtre. Les bouleversements du XXe siècle inciteront poètes, prosateurs et dramaturges à inventer de nouveaux modes d'écriture, à l'origine d'une véritable refondation littéraire. Se voulant à la fois aiguillons et témoins, guides et critiques, ils seront attentifs à la plupart des courants novateurs dans le monde. Et comme toute littérature vivante, la leur dira l'universel tout en restant ancrée dans la réalité politique et sociale de leurs pays. L'Histoire de la littérature arabe moderne, dont ce volume constitue le premier tome, se propose de rendre compte de cette évolution en tirant profit des progrès réalisés au cours des dernières décennies, notamment en matière de sociologie et d'analyse littéraire. Rédigée par une quinzaine de spécialistes qui comptent parmi les meilleurs dans leur domaine, elle est destinée aux chercheurs et aux étudiants, ainsi qu'à tous ceux qui, de près ou de loin, s'intéressent à la littérature. Ils pourront, à travers elle, se faire une idée plus exacte du monde arabe, partie prenante de la grande aventure de la modernité. (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE]Meet n°12 : « Le Caire / Vancouver. Littérature étrangère contemporaine ». Édition bilingue (arabe-français / anglais-français). [Saint-Nazaire, Loire-Atlantique], MEET (Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs), 2008, 340 pages, illus.

[Contient des textes de Ahmad al-Aidy, Hamdy al-Gazzar, Khaled al-Khamissi, Montasser al-Qaffash,  Gamal Ghitany, Sonallah Ibrahim, Alaa Khaled, Iman Mersal].

L’unité linguistique est en revanche une particularité du sommaire égyptien. C’était moins le cas à l’époque de Cavafy puis de Durrell. Le Caire et Alexandrie furent elles aussi comme Vancouver des villes d’exilés. C’est Khaled Osman, traducteur de Gamal Ghitany, qui avait obtenu le prix Laure-Bataillon en 2005 pour Le Livre des Illuminations, qui rassemblent dans ce numéro des écrivains égyptiens pour certains traduits en français pour la première fois. Parmi eux, Iman Mersal, qui a commencé à publier en Égypte en 94, dans un groupe qu’on appelait Al-Garrâd (Les sauterelles), vit depuis dix ans au Canada où elle poursuit sa Géographie alternative entre le delta du Nil et les Rocheuses enneigées. (Extrait de la présentation de l'éditeur)

 

Horizons maghrébins n°58 : « Le théâtre arabe au miroir de lui-même et son contact avec les créations des deux rives de la Méditerranée », numéro conçu et coordonné par Mohammed Habib Samrakandi. [Toulouse], Presses universitaires du Mirail, 2008, 200 pages, illus.

 

Entretiens avec des auteurs francophones d'Égypte, et fragments de correspondances, édition de Jean-Jacques Luthi, préface de Daniel Lancon. [Paris], Éditions L'Harmattan, 2008, 224 pages.

Les quelques années que l'auteur a passées en Égypte après la Deuxième Guerre mondiale, lui ont permis d'entrer en relation avec un grand nombre d'auteurs, d'expression française. La plupart d'entre eux avaient fréquenté les écoles françaises – laïques et religieuses – qui s'étaient installées dans le pays avec la bienveillante approbation des autorités. Tous étaient persuadés que le français devait encore poursuivre sa mission civilisatrice pendant quelques décennies. Cette attitude tutélaire finit par exaspérer ceux qui n'avaient pas accès à la culture européenne. (Présentation de l'éditeur)

 

[FICHE LIVRE]L’Histoire ou la Géographie. Colloque. Recueil des textes des rencontres littéraires internationales, meeting n°6. [Saint-Nazaire, Loire-Atlantique], MEET (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs), 2008, 176 pages.

[Contient : Patrick Deville, « Par-delà le Nil et les Rocheuses » - Le Caire : Gamal Ghitany, « Horizon cairote » - Alaa Khaled, « Se lier avec un lieu, c’est un peu comme... rencontrer un inconnu dans un train » - Iman Mersal, « Ni l’Histoire, ni la Géographie » - Boualem Sansal, « Histoire/géo ou le piège de l’ubiquité »].

 

Dictionnaire des orientalistes de langue française, sous la direction de François Pouillon, avant-propos de Lucette Valensi, Guy Barthélémy et François Pouillon. [Paris], IISMM (Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman) / Éditions Karthala, « Lettres du Sud », 2008, XXII-1010 pages.

Ce dictionnaire recense les personnalités ayant contribué à faire découvrir l'Orient aux Occidentaux, depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours, de Marco Polo à Jacques Berque : voyageurs, missionnaires, informateurs, collectionneurs, universitaires, militaires qui ont parcouru l'Orient, du Maroc à la Chine, et ont laissé des traces de leurs découvertes et de leurs savoirs. Du Maroc à la Chine, l'Orient n'a pas cessé de fasciner un Occident partagé à son égard entre la convoitise et la peur, l'enchantement et la répulsion, le désir de connaître et la volonté de conquête. De la Renaissance à nos jours, des hommes le plus souvent, des femmes quelquefois, ont parcouru les routes lointaines, appris des langues inouïes, observé des moeurs étranges et rapporté de leurs voyages des images, des manuscrits, des objets, des récits et des fables. D'autres en ont rêvé, parlé, sans jamais s'y rendre. Si le terme d'«orientaliste» nous reste surtout pour qualifier des productions largement fantasmatiques (peinture, romans), il est d'abord attaché à une discipline savante qui s'est inscrite dans des cadres institutionnels solides. Il y eut aussi des cohortes de voyageurs, de missionnaires, d'informateurs, des collectionneurs, des prédateurs parfois, qui ont parcouru l'Orient sous toutes ses latitudes et en ont rapporté quelque chose. Artistes et savants, hommes célèbres et modestes médiateurs, éminents professeurs et aventuriers ambitieux, auteurs de chefs-d'oeuvre reconnus ou de travaux obscurs : ils sont un millier regroupés dans ce Dictionnaire des orientalistes de langue française par les soins d'une équipe pluridisciplinaire de spécialistes. À son apogée, au XIXe siècle, l'orientalisme fut contemporain de l'expansion impérialiste. Aussi est-il la cible, depuis la fin des Empires coloniaux, d'une dénonciation qui se voudrait sans appel. Sans ignorer ce procès ni en casser le jugement, ce dictionnaire entend montrer que la population des agents et porteurs de ces savoirs est infiniment variée et qu'elle échappe aux simplifications réductrices : toute la gamme des motivations, des plus désintéressées au plus sauvagement pragmatiques, nous offre un échantillon d'humanité qui, avec ses grandeurs et ses travers, doit faire finalement la trame d'un certain humanisme. (Quatrième de couverture)

 

Proverbes égyptiens relatifs aux poissons et aux oiseaux. Édition bilingue (arabe-français), édition de Nessim Henry Henein, traduction française de Charles Vial. [Le Caire], Institut français d'archéologie orientale, «Bibliothèque générale », n°30, 2008, XIII-364 pages, illus.

(Résumé) Sélection et commentaires de proverbes égyptiens encore usités qui évoquent les poissons et les oiseaux, dans leur biotope et migrateurs, reflétant ainsi les traditions et les croyances propres à ces régions, aux groupes sociaux et aux époques. Ils sont aussi révélateurs de l'attitude générale des Egyptiens face aux éléments naturels.

 

978-88-95343-03-7 — Interculturel Francophonies, n°14 : « Regards sur les littératures francophones du Moyen-Orient. Égypte, Liban », coordonné par Jean-François Durand et Maxime Del Fiol, novembre-décembre 2008, 248 pages.

Interculturel francophonies est une revue semestrielle sur les cultures et littératures nationales d'expression française, publiée par l'Alliance Française de Lecce (Italie) et dirigée par Andrea Calì (Università del Salento).

Ce numéro, le premier qu'Interculturel Francophonies consacre à la littérature francophone du Moyen-Orient, s'est fixé un but modeste et précis. Il était bien sûr impossible de rendre compte en un seul volume de cette collection de toute l'ampleur d'une création qui s'étend sur plusieurs pays, aborde tous les genres, roman, nouvelle, théâtre, poésie (sans parler des essais philosophiques et historiques) et qui, au Liban du moins, est aujourd'hui en plein essor. Le choix s'est donc imposé d'une série de lectures, centrées essentiellement sur la littérature contemporaine et qui, une fois croisées, permettront d'avoir un aperçu de sa fascinante richesse. Dans cet ensemble, le Liban occupe la première place, ce qui correspond à la vigueur ancienne et actuelle de sa création francophone, mais la littérature égyptienne de langue française, trop souvent occultée, est aussi abordée. Tour à tour, le livre évoque la poésie libanaise, quelques romans importants qui décrivent toute la complexité de sociétés façonnées par des héritages multiples et parfois concurrents, et revient sur les tragiques épisodes de la guerre civile des années 70-80, plus particulièrement à travers le regard de romancières. Il aborde aussi la question des écritures féminines de l'intime et de la quotidienneté, tout en s'intéressant de manière plus générale aux nombreux phénomènes d'acculturation et de rencontres créatrices qui sont l'une des caractéristiques majeures de ces littératures. (Quatrième de couverture)

 

Alexandria ad Europam, Recueil d'articles sur Alexandrie littéraire XIXe et XXe siècles, édition de Sophie Basch et Jean-Yves Empereur. [Le Caire], Institut français d'archéologie orientale, « Études alexandrines », n°14, 224 pages, illus.

Les hommages à Alexandrie, individuels et collectifs, ne manquent pas. Mais tous se focalisent sur une période déterminée, antique ou moderne. À une exception, illustre : Pharos and Pharillon de E. M. Forster, recueil où l'essai côtoie la fiction sans segmenter l'histoire de la ville. De même, les contributions de ce volume s'étagent de l'Antiquité au XXe siècle, sans renoncer à la cohérence. Dans son principe, cet ouvrage s'inspire d'une entreprise qui a fait date : la collecte des « lieux de mémoire », immatériels ou monumentaux, qui ont marqué l'histoire d'Alexandrie et qui ont façonné son image dans la culture européenne. L'archéologie côtoie donc ici la littérature, les arts, la musique, inséparables pour éclairer l'importance du mythe alexandrin. (Quatrième de couverture)

 

— Jean-Jacques Luthi, Lire la presse d'expression française en Égypte (1798-2008), préface de Jean-Yves Empereur. [Paris], Éditions L'Harmattan, « Comprendre le Moyen-Orient », 2009, 306 pages, illus.

Comment une presse francophone a-t-elle pu naître et se développer pendant un siècle et demi dans un pays de langue arabe ? Plus de 700 périodiques ont vu le jour durant cette période. Certains n'ont paru qu'une seule fois, d'autres ont vécu plus de 50 ans. A quoi tient leur longévité ? Pourquoi la presse francophone a-t-elle connu une telle expansion en Égypte, alors qu'elle est réduite aujourd'hui à la portion congrue ?  (Quatrième de couverture)

 

[FICHE LIVRE] — Mercedes Volait, Fous du Caire. Excentriques, architectes & amateurs d'art en Égypte, 1863-1914. [Forcalquier, Hautes-Alpes], Éditions l'Archange Minotaure, « L'âme du monde », 2009, 298 pages, illus.

A partir d'archives publiques et privées, cette monographie retrace et illustre un aspect méconnu des relations culturelles entre la France et l'Égypte : l'engouement des Français pour les richesses et la singularité du Caire, considérée par de nombreux artistes et savants comme la ville médiévale par excellence et la capitale de l'art arabe. (Extrait de la présentation de l'éditeur)

 

 [FICHE LIVRE] — Olivier Poivre d'Arvor, Alexandrie Bazar. Le roman d'une ville. [Paris], Éditions Mengès, 2009, 234 pages, illus.

Si « les noms, parce qu'ils sont l'asile des rêves, sont les aimants du désir, comme l'écrivait Proust, alors le nom d'Alexandrie est mien », confie Olivier Poivre d'Arvor. Le nom d'Alexandrie lui appartient peut-être, mais Alexandrie a dévoré l'auteur par son charme vénéneux de capitale ptolémaïque, somnolente, épicée et sensuelle. Il y a rencontré son destin par nécessité littéraire. Les odeurs, celles des marais quand le vent est au sud, ou celles des embruns du septentrion ne peuvent s'immiscer dans le dédale du souk el Attarine, règne de la cardamome, du carvi ou du cumin. Sa bibliothèque, rêve de tant d'érudits, renaît à la vie. Les hérauts des communautés grecque, arménienne, juive, voire britannique ou italienne reviennent parfois tromper la douleur de l'exil. Même riches et loin de Mare Nostrum, ces Alexandrins gardent tous la mémoire blessée de leur ville, martyre des conflits du XXe siècle. Capitale en majesté décrépie, mythe glorieux des Lagides, la ville chante un immense bazar peuplé de conquêtes, d'enchantements et de fantômes géniaux qui ont pour nom Alexandre, Antoine et Cléopâtre, Durrell, Forster, ou encore Cavafy. Dans cet essai romanesque, Olivier Poivre d'Arvor exalte légendes et symboles, et sa plume redonne vie à l'âme mélancolique de cette cité héroïque. (Quatrième de couverture

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