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MONTERROSO, Augusto

[MEXIQUE] (Tegucigalpa, Guatemala, 1921 – Mexico, 2003). Contraint de s'exiler très jeune pour son opposition à la dictature du général Ubico, il retourne au Guatemala après la chute de ce dernier. Il fonde avec quelques écrivains le groupe Saker Ti et entre au comité de rédaction de la Revista de Guatemala. Diplomate sous les régimes de Juan José Arévalo et Jacobo Arbenz, il s'exile après le coup d'État de Castillo Armas, pour s'installer définitivement au Mexique en 1956.
« Son œuvre est composée de courts récits, de fables, de fragments autobiographies et d'excursions dans le roman. Ironique, excentrique et impertinente, la prose de Monterroso appartient à une famille littéraire qui va de Kafka à Bolaño en passant par Onetti et Vila-Matas. » (Christine Monot)

Bibliographie (extrait) : El concierto y el eclipse, nouvelles (1952), Uno de cada tres y El centenario, nouvelles (1953), Obras completas (y otros cuentos), nouvelles (1959), La oveja negra y demás fábulas, nouvelles (1969), Animales y hombres, nouvelles (1971), Movimiento perpetuo, nouvelles (1972), Antología personal (1975), Lo demás es silencio (La vida y obra de Eduardo Torres), essai (1978), Viaje al centro de la fábula, entretiens (1981), La palabra mágica, essai (1983), Las ilusiones perdidas, anthologie (1985), El cuento 37, nouvelles (1986), La letra e, fragmento de un diario, nouvelles (1987), La Literatura de Augusto Monterroso, essai (1988), Fantasías de Augusto Monterroso (1991), De esa fauna (1992), El resto es silencioso (1992), Los buscadores de oro, mémoires (1993), Antología del cuento triste, en collaboration avec Bárbara Jacobs (1993), Sinfonía concluida y otros cuentos, nouvelles (1994), Tríptico, anthologie (1995), Refracción, Augusto Monterroso ante la crítica, anthologie (1995), La vaca, nouvelles (1998), El poeta al aire libre, nouvelles (2000), Pájaros de Hispanoamérica, nouvelles (2002), Augusto Monterroso, anthologie (2002).

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions)
* « Le concert / El concierto », nouvelle traduite et présentée par Josette Allavena, dans Nouvelles hispano-américaines / Cuentos hispano-americanos. II (Presses Pocket, « Les langues pour tous, série bilingue » n°8505, 1986 / réédition : « Les langues pour tous » n°2219, 2003).
* « Œuvres complètes », nouvelle extraite du recueil Obras completas (y otros cuentos), (Imprenta Universitaria, 1959), traduite par Philippe Chéron, dans La Nouvelle contemporaine au Mexique (Ifal / L’Atelier du Gué, 1995).
* « Les livres ont leur propres destinée », « Les morts d’Horacio Quiroga », « Pleurer sur la rive du Mapocho », « Souvenir d’un oiseau », « Le dîner », extrait du recueil Le Mot magique (La palabra mágica, Mexico, Era, 1983), traduits par Christine Monot ; suivi de « Augusto Monterroso : souvenirs, sentences, notes et traits d’esprit d’un maître nullement apocryphe », par Adolfo Castañón, traduit par Svetlana Doubin, dans la Nouvelle Revue Française n°575 (Gallimard, octobre 2005).
* « Les mouches », extrait de Mouvement perpétuel (Movimiento perpetuo, Mexico, Joaquín Mortiz, 1978) et « Le dîner », extrait de Le Mot magique (La palabra mágica, Era, 1983), traduits par Sophie Gewinner ; « Mister Taylor » ; « Le dinosaure », extrait de Œuvres complètes et autres contes (Obras completas (y otros cuentos), Imprenta Universitaria, 1959), traduit par Claude Couffon, dans Cent ans de littérature mexicaine (La Différence, 2007).

LIVRES (Traductions)

Fables à l’usage des brebis galeuse (La oveja negra y demás fábulas, Mexico, Joaquín Mortiz, 1969), traduit de l’espagnol par Robert Amutio. [Marseille], Éditions André Dimanche, 1995, 104 pages, 17.53 €

Œuvres complètes et autres contes (Obras completas (y otros cuentos), Imprenta Universitaria, 1959), nouvelles traduites de l’espagnol par Claude Couffon. [Genève], Éditions Patiño, 2000, 140 pages, 12 €

« Augusto Monterroso est avec Juan José Arreola le fondateur du conte synthétique humoristique, notamment dans Œuvres complètes (et autres contes) et La Brebis noire et autres fables. Sous l'apparence faussement naturelle d'un fait divers, Monterroso fait vivre à ses protagonistes des aventures burlesques, pleines de rebondissements imprévus qui, menés jusqu'à l'absurde, leur donnent une dimension fantastique hallucinante en même temps que cocasse. Une observation aiguë de la vie quotidienne et des travers et ridicules de l'homme ajoute une grande impression de vérité à ces fictions pourtant dominées par une imagination des plus effrénées. » (Quatrième de couverture)

Mouvement perpétuel (Movimiebto perpetuo, Mexico, Joaquín Mortiz, 1978), traduit de l’espagnol par Christine Monot. [Albi], Éditions Passage du Nord-Ouest, « Traductions contemporaines », 2004, 16 €

La vie n'est pas un essai, bien que nous essayions beaucoup de choses ; ce n'est pas un conte, bien que nous inventions beaucoup de choses ; ce n'est pas un poème, bien que nous rêvions beaucoup de choses. L'essai du conte du poème de la vie est un mouvement perpétuel ; c'est ça, un mouvement perpétuel.
« Rubén Dario appelait “les rares” ces écrivains excentriques dont la course a, pour une raison indéterminée, dévié de la trajectoire imposée. Des erreurs de génie, en somme, qui ont apporté à la littérature et à la vie des alternatives d'une créativité inépuisable. Augusto Monterroso (1921-2003) est une erreur, à l'instar de Borges, Pessoa, Perec ou Gombrowicz. “Destructeur de fables conventionnelles” selon Vila-Matas, qui ne cache pas son indéfectible admiration pour ce maître du minimalisme et du mélange des genres. Monterroso a construit une œuvre qui ne cesse d'interroger la vie, par énigmes. “Il y a trois sujets à traiter : l'amour, la mort et les mouches, écrit-il dans Mouvement Perpétuel, moi, je m'occupe des mouches.” L'humour, le jeu des formes et la diversité des questionnements – Comment se débarrasser de cinq cents livres, lutter contre la solennité et les mauvais poètes  ? À quelles extrémités peut mener la lecture de Borges  ? Pourquoi faire l'éloge de la brièveté et des écrivains de petite taille  ? – donnent à ce livre hybride son unité parfaite, vitale. Mais derrière cette drôle de réalité, certains découvriront un espace infini, une immense mélancolie et d'autres obscurs ingrédients qui transforment le sens du texte. Cette ambiguïté dissimulée confère à l'écriture de Monterroso une qualité unique, étrangère à toutes celles de la langue espagnole. “Quelle alchimie délirante a fait surgir les livres les plus parfaits que je connaisse : La Croisade des enfants, de Schwob ; La Métamorphose, de Kafka ; L'Aleph, de Jorge Luis Borges ; Mouvement perpétuel, de Monterroso  ?” » (Sergio Pitol) (Présentation de l'éditeur)

Le Mot magique (La palabra mágica, Mexico, Era, 1983), traduit de l’espagnol par Christine Monot, dessins d’Augusto Monterroso. [Albi], Éditions Passage du Nord-Ouest, « Traductions contemporaines », 2006, 134 pages, 13 €

« Dans la continuité de Mouvement perpétuel, Le Mot magique est un sésame qui ouvre grand les portes de l'univers poétique d'Augusto Monterroso. Le maître de la forme brève et plurielle récidive avec toujours plus de mordant et d'humour, toujours plus de liberté dans ses considérations sur la littérature et les écrivains. Essais, micro-récits, anecdotes, aphorismes ou réflexions sont autant d'éclats d'une œuvre ouverte modelée par l'amour de la langue. Qui se fait corrosive lorsqu'elle dénonce l'ethnocentrisme des pays développés – la fascination stupide pour l'exotisme dans Poésie quechua ou la façon dont le Vieux Monde considère les dictatures latino-américaines en oubliant les siennes –, et satirique lorsqu'elle brocarde la critique littéraire et ses Jeux érudits sur Gongora, par exemple, ou les délires des traducteurs. Mais rien n'égale l'éloge des écrivains, Shakespeare, Horacio Quiroga, Charles Lamb, Kafka, de véritables “maladies” selon les mots de Monterroso, qui témoignent de sa passion indéfectible pour la littérature : “Il existe [des] maladies que l'on connaît sous le nom de Proust, Joyce ou Kafka (...). Ils nous envahissent, s'emparent de nous et pendant très longtemps nous pensons et nous agissons de manière joycienne ou kafkaïenne, comme il arrive que le tuberculeux finisse par n'être plus que l'expression de ses propres bacilles.” » (Quatrième de couverture)

La Lettre e. Fragments d'un journal (La letra e, fragmento de un diario, ERA, 1987), récit, traduit de l'espagnol par Christine Monot. [Albi], Éditions Passage du Nord-Ouest, « Traductions contemporaines », 2009, 256 pages, 16 € À paraître le 17 mars 2009

Dernier volet du triptyque formé avec Mouvement perpétuel et Le Mot magique.

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  • Victor Segalen

    Lorsqu’il meurt le 21 Mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, Victor Segalen n'a publié que trois livres de son vivant, “Stèles”, “Peintures” et “Les Immémoriaux". Depuis cette date, après une période d’oubli relatif, sa renommée n'a cessé de grandir, s’élargissant au-delà d’un cercle de fidèles lecteurs, faisant de Segalen un “contemporain capital”, reconnu par des écrivains aussi différents que Pierre-Jean Jouve, Philippe Jaccottet ou Edouard Glissant. Sa publication dans La Pléiade ces jours-ci est ainsi la consécration d’une œuvre qui fut, pour une large part, posthume.

    24 novembre 2020

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