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MARCOS, Sous-commandant

[MEXIQUE] (1957?). Le sous-commandant insurgé Marcos (Subcomandante Insurgente Marcos), aussi appelé, dans le cadre de La Otra Campaña (l'Autre Campagne, mouvement civil lancé à l'initiative des zapatistes, en 2006, pour se démarquer de la campagne électorale mexicaine), El Delegado Zero (le délégué zéro), est le principal dirigeant et porte-parole de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN : Ejército zapatista de liberación nacional), groupe révolutionnaire mexicain, dont les effectifs sont les plus actifs au Chiapas depuis leur soulèvement en 1994.
De 1992 à 2006, Marcos a écrit plus de deux cents essais et histoires et publié une vingtaine de livres.

LIVRES (Traductions)  — Contes mayas? Texte extrait de Ya Basta ! (tome I et II, éd. Dagorno, 1996), traduit de l'espagnol. [Paris], L'Esprit frappeur, « L'esprit frappeur », n°98, 2001, 92 pages, épuisé.

Lettre du sous-commandant Marcos. À qui de droit (13 décembre 1994), photographie de Julien Barlet. [Vénissieux], Éditions de la Mauvaise Graine, « Lettre », 2.5 €

« Désolé, il faut bien que quelqu'un se montre conséquent, que quelqu'un dise “non”, que quelqu'un répète le “Ya basta”, et quelqu'un mette la prudence de côté, que quelqu'un place la dignité et la vergogne plus haut que la vie, que quelqu'un. »
« À la tête de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), le sous-commandant Marcos est devenu la figure emblématique de la lutte des “petits” peuples pour la libération et la dignité. En 1994, devant les avancées militaires lors des pourparlers devant conduire aux accords de paix de San Andrès, il se replie avec ses troupes dans les montagnes du Chiapas, d’où il reçoit le soutien de la population mexicaine et de la société civile internationale. C’est par la plume qu’il choisit de répondre à tous ces témoignages d’amitié et de solidarité, dans cette lettre ouverte à qui de droit, où se mêlent réflexion politique, contes métaphoriques, évocation de la vie quotidienne dans la forêt de Lacandone, avec un indéniable talent de conteur. » (Quatrième de couverture)

¡ Ya basta ! Les insurgés zapatistes racontent un an de révolte au Chiapas, éd. Maurice Lemoine, traduit de l'espagnol par Anatole Muchnik. [Paris], Éditions Dagorno, 1994, 466 p.-[8] p. de pl., épuisé.
[Réunit des communiqués signés du sous-commandant Marcos et des communiqués signés du CCRI-CG = Comité clandestin révolutionnaire indigène-Commandement général de l'EZLN = Ejército zapatista de liberación nacional]

¡ Ya basta ! Tome 1, Les insurgés zapatistes racontent un an de révolte au Chiapas, éd. Michel Lemoine et Tessa Brisac, traduit de l'espagnol par Anatole Muchnik avec la collaboration de Marina Urquidi. [Paris], Éditions Dagorno, 1996, 484 p., 11.43 €
[Recueil de communiqués de presse signés du sous-commandant Marcos et du CCRI-CG (Comité clandestin révolutionnaire indigène) - Commandement général de l'EZLN (Ejército zapatista de liberación nacional)].

« Le 1er janvier 1994, l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), un groupe armé d'Indiens de l'État mexicain du Chiapas, prenait quatre villes et lançait une déclaration de guerre au pouvoir en place. L'EZLN a constamment expédié, à la presse et à divers organismes ou particuliers, des textes exprimant ses positions. Rédigés d'une plume de maître par le sous-commandant Marcos, pseudonyme derrière lequel se cache le porte-parole de l'EZLN et dont l'identité réelle fait l'objet de toutes les interrogations, ces communiqués sont des petits joyaux de la communication moderne, alliant la clairvoyance politique à l'humour, la grandiloquence à la tendresse, la poésie à la virulence. »
« Les communiqués de guerre sont les plus drôles et poétiques qu'une armée ait jamais publiés. » (Enzo Traverso, La Quinzaine littéraire).
« Épistolier et conteur de génie, sorte de T. E. Lawrence rigolard de cette révolution-là, mélange explosif de Che Guevarra et de Julio Cortazar, Marcos est à la fois la face la plus visible et la plus secrète de l'EZLN. » (Libération)
« Le meilleur écrivain latino-américain d'aujourd'hui […]. Le lecteur retrouvera dans ces textes courts, excellemment traduits, avec leurs post-scriptum cocasses ou incisifs, cryptiques ou oniriques, quelque chose qui tient de Queneau, pour le savant, de Prévert, pour la drôlerie, et de Boris Vian, pour la tendresse. Notre langue de bois vernaculaire en prendra un coup de vieux. » (Régis Debray, Le Monde) (Présentation de l'éditeur)

Ya basta ! Tome 2, Vers l'internationale zapatiste, éd. Tessa Brisac, traduit de l'espagnol par Anatole Muchnik avec la collaboration d'Alexandra et Eduardo Carrasco. [Paris], Éditions Dagorno, 1996, 666 pages, 13.72 €

« 1996, les insurgés zapatistes du Chiapas et leur désormais célèbre sous-commandant Marcos continuent de défier les autorités mexicaines et le monde. Cette deuxième année est celle du développement de la théorie politique et de l'internationalisation du combat. Voici donc les communiqués de l'année 1995, année charnière pour les indigènes du Chiapas, mais aussi pour les peuples du monde qui ne se résignent pas au triomphe du néo-libéralisme. À l'heure actuelle, les insurgés zapatistes sont toujours assiégés dans leur jungle, privés de médicaments, de vivres et, bien entendu, de liberté. Cette deuxième année est celle du développement de la théorie politique – notamment par les interventions répétées du sympathique Durito – et de l'internationalisation du combat. Toujours pleins d'humour, de tendresse, et empreints de l'intensité dramatique que leur confère leur caractère d'histoire immédiate, voici donc les communiqués de l'année 1995, année charnière pour les indigènes du Chiapas, mais aussi pour les peuples du monde qui ne se résignent pas au triomphe du néo-libéralisme. » (Quatrième de couverture)

Depuis les montagnes du Sud-Est du Mexique (Desde las Montañas del Sureste Mexicano, Barcelone, Plaza y Janés, 1999), traduit de l’espagnol par Françoise Roy. [Trois-Rivières, Québec], Les Écrits des Forges / [Pantin], Le Temps des cerises, Tome I (Recueil de textes écrits pour la plupart en 1996), 2001, 246 pages, 15 € / Tome II (Recueil de textes écrits pour la plupart entre 1997 et 1998), 2002, 236 pages, 15 €

« Ce livre n’est pas qu’un nouveau résumé des célèbres communiqués du polémique, mais indiscutablement célèbre, Sous-Commandant Marcos. Nous avons essayé ici de regrouper un choix représentatif de ses écrits en tant qu’auteur de fiction et assimilateur de l’espagnol utilisé par une partie de nos autochtones. Il s’agit d’un élément externe qui filtre et influence, par le biais d’un langage qui lui est propre – et, donc, a sa propre façon de penser –, les us et coutumes locaux. Depuis le 1er janvier 1994, non seulement notre vie n’a-t-elle plus été la même, mais encore, les facettes du paysage, les pensées et les présences ont changé elles aussi. La validité de la parole zapatiste est donc incontestable, et nous n’avons que la prétention de publier ces textes en tant que témoignage. “Le zapatisme n’est pas une nouvelle idéologie politique ou un réchauffé de vieilles idéologies. Le zapatisme n’est pas, il n’existe pas. Il ne sert que de pont pour nous aider à traverser d’un côté à l’autre. Par conséquent, le zapatisme est assez grand pour tout le monde, pour tous ceux qui veulent traverser d’un côté à l’autre. Chacun a son « un et l’autre » côté. Il n’y a pas ici de recettes, de lignes de conduite, de stratégies, de tactiques, de lois, de règlements ni de consignes universelles. Il n’y a dans tout ceci qu’un seul désir : bâtir un monde meilleur, c’est-à-dire un monde nouveau. En résumé, le zapatisme n’est à personne et, par conséquent, il appartient à tout le monde.” » (Comité Clandestin Révolutionnaire Autochtone) (Quatrième de couverture)

Don Durito de la forêt Lacandone (Don Durito de la Lacandona), traduit de l'espagnol par Anatole Muchnik ; illustration de Beatrix Aurora ; prologue de José Saramago. [Lyon], Éditions de la Mauvaise graine, « Collection en herbe », 2004, 188 pages, 17 €

« Marcos vint au monde pour apprendre, et il apprit tant qu'il fut capable de comprendre combien peuvent nous enseigner les scarabées, ces petites bêtes étranges qui avancent au ras du sol, fument, ont une mauvaise vue et qui, quand elles n'écrivent pas, rêvent de savoir écrire. Insectes pleins de fantaisies, d'extravagances, de chimères, petites bêtes craintives et courageuses, qui se cachent sous les feuilles parce que le ciel n'est jamais sûr. Les scarabées ont une carapace qui leur sert de peau, une autre en guise d'honneur et une dernière que l'on appelle dignité. Cette humanité, c'est celle des Duritos de la forêt Lacandone, de ces hommes et de ces femmes qui vivront toujours dans notre esprit parce qu'ils sont, eux-mêmes, le meilleur de la mémoire future du Mexique. » (José Saramago)

La Grande histoire des couleurs (La Historia de los Colores, Guadalajara, Mexico, Colectivo Callejero, 1996), racontée par le sous-commandant Marcos et illustrée par Domi (Domitila Dominguez), traduit de l'espagnol et postfacé par Françoise Escarpit. [Paris], Éditions Syros, 2006, non paginé [40 pages], 14 €

Le perroquet n'a pas toujours été comme ça. On peut même dire qu'il fut un temps où il n'avait guère de couleurs. Il était tout gris et ses plumes étaient si courtes qu'il ressemblait à une poule sortant de l'eau. « Voici l'histoire de la naissance des couleurs... une légende originaire du Chiapas racontée par le sous-commandant Marcos. » (Quatrième de couverture)

Des morts qui dérangent (Muertos incómodos, Destino, 2005), par Paco Ignacio Taibo II et le sous-commandant Marcos, roman, traduit de l’espagnol par René Solis. [Paris], Éditions Rivages, « Rivages-thriller », 2006, 206 pages, 17 €
* Réédition : [Paris], Éditions Rivages, « Rivages noir » n°697, 2008, 270 pages, 8.50 €

« En bon mexicain, Héctor Belascoarán Shayne n'était pas du genre à s'effrayer devant l'absurde. Borgne, il voyait seulement la moitié de ce que voyaient les autres, mais de façon plus nette... Alors quand un homme récemment assassiné téléphone d'outre-tombe pour accuser un certain morales, responsable d'extrême droite coupable d'exactions tant à Mexico qu'au Chiapas, Hector se met en chasse. Rejoint par Elías contrarios, enquêteur dépéché tout exprès par le sous-commandant Marcos, il se laisse entraîner dans des pérégrinations surréalistes fertiles en révélations fracassantes.
Paco Ignacio Taibo II, auteur de nombreux romans publiés chez Rivages et d'une monumentale biographie du Che, et le sous-commandant Marcos, personnage emblématique de la contestation indienne, se délectent ici de tous les codes du feuilleton, mais derrière la fantaisie pointe toujours la dénonciation des maux du Mexique : corruption, injustice, arbitraire, assassinats. » (Quatrième de couverture)

Marcos sous le passe-montagne. Discours du sous-commandant Marcos, traduits de l'espagnol et présentés par Françoise Escarpit ; cahier photos de Georges Bartoli]. [Paris], Éditions Syros, « Les documents Syros », 2006, 126-[8] p. de pl., 10 €

« “Todo para todos, nada para nosotros.” Tout pour tous, rien pour nous. Tel est le mot d'ordre de l'Armée de libération zapatiste [EZLN], groupe révolutionnaire mexicain dont le principal porte-parole est le sous-commandant Marcos. À travers les discours de Marcos, c'est toute la pensée zapatiste que nous découvrons de manière vivante : les raisons du soulèvement, le rôle des femmes, la répression, les conditions de vie, les rapports avec le pouvoir central, avec la gauche traditionnelle, le projet éducatif et sanitaire, la lutte contre les exclusions... Les discours sont accompagnés de textes qui permettront de bien comprendre toutes les questions posées par le mouvement et, surtout, de les mettre en perspective. » (Quatrième de couverture)

Mexique, calendrier de la résistance (Mexico 2003 otro calendario, el de la resistencia), suivi de Chiapas : la treizième stèle (Chiapas : la treceava estela), traduit de l'espagnol par Ángel Caído. [Paris], Rue des Cascades, « Les livres de la jungle », 2007, 382 pages, 15 €

ENTRETIENS

Le Rêve zapatiste, entretien avec Yvon Le Bot. [Paris], Éditions du Seuil, 1997, 294 p.-[8] p. de pl., 16.80 €

Marcos, la dignité rebelle. Conversations avec le sous-commandant Marcos, par Ignacio Ramonet, traduit de l'espagnol par Laurence Villaume. [Paris], Éditions Galilée, « L'Espace critique », 2001, 72 pages, 12 €

« Personnage de légende, le sous-commandant Marcos, chef de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), lutte depuis 1994 pour la reconnaissance des droits des Indiens au Mexique. Ce chef guérillero du Chiapas n'a jamais commis d'attentat, il honnit la violence et se sert seulement d'Internet, des mots et de son imagination pour mobiliser l'opinion internationale en faveur de la cause sacrée qu'il défend. Masqué par son célèbre passe-montagne, il explique ici les raisons de sa révolte, se penche sur la marginalisation des pauvres du Sud à l'heure de la globalisation économique, tout en rêvant à un autre monde possible. Il parle de sa récente marche sur Mexico, de la mondialisation, de la taxe Tobin, d'ATTAC, de Davos, du Plan Colombie, de Porto Alegre et des nouvelles résistances. À l'entendre s'exprimer, avec modestie et conviction, on comprend pourquoi tous ces jeunes qui, de Seattle à Québec, s'insurgent contre les méfaits de la globalisation, ont fait de Marcos leur “vengeur masqué”, leur grande référence politique et leur héros mythique. » (Quatrième de couverture) 

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  • Victor Segalen

    Lorsqu’il meurt le 21 Mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, Victor Segalen n'a publié que trois livres de son vivant, “Stèles”, “Peintures” et “Les Immémoriaux". Depuis cette date, après une période d’oubli relatif, sa renommée n'a cessé de grandir, s’élargissant au-delà d’un cercle de fidèles lecteurs, faisant de Segalen un “contemporain capital”, reconnu par des écrivains aussi différents que Pierre-Jean Jouve, Philippe Jaccottet ou Edouard Glissant. Sa publication dans La Pléiade ces jours-ci est ainsi la consécration d’une œuvre qui fut, pour une large part, posthume.

    24 novembre 2020

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