Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

ARIDJIS, Homero

[MEXIQUE] (Contepec, Michoacán, 1940). Fondateur de la revue Correspondancias et rédacteur en chef de Diálogos, collaborateur de nombreuses publications (Cuadernos de Viento, Pájaro Cascabel, El Corno Emplumado, Cuadernos de Bellas Artes, La Palabra y el Hombre, Siempre !, La Cultura en México, México en la Cultura; La Tribuna y Taller Poético, Eco Contemporáneo, Revista de las Américas, Atlantic Monthly), dramaturge, essayiste, romancier, nouvelliste et poète, il a été aussi diplomate, président du Pen Club mondial, universitaire et s’occupe de la protection de l’environnement, notamment de celle des papillons Monarques qui émigrent annuellement au Michoacán. Invité du Salon du livre de Paris en mars 2009.
« La poésie d’Aridjis, chargée d’émotion, s’est d’abord exprimée chez ce lecteur assidu de Dante, dans de longs poèmes romancés, comme Perséphone (1967), texte circulaire qualifié par André Pieyre de Mandiargues de “nouveau Chant de Maldoror”, où l’amour et la mort se conjuguent sur fond de légendes mythologiques classiques qui, dans les œuvres postérieures d’Aridjis, cèderont la place au chamanisme et aux mythes précolombiens. D’une grande richesse métaphorique dans ses premiers recueils, sa poésie a évolué vers une plus grande concision et une simplicité discursive clairement assumée. C’est son exploration du roman historique qui l’a fait connaître du grand public, grâce à une saga autour des persécutions religieuses dans l’Espagne de 1492 et de la découverte du Nouveau Monde : 1492, les aventures de Juan Cabezon de Castille et Mémoires du Nouveau Monde. L’obsession de l’Apocalypse réapparaît dans Le Seigneur des derniers jours, évocation de l’An Mil à Cordoue et dans La Légende des soleils, où le lecteur est projeté dans un Mexico de 2027, au bord du désastre. Dans La Zone du silence, Aridjis orchestre avec brio une enquête policière, l’élaboration d’un roman à l’intérieur même de son propre livre et une quête philosophique, qu’il situe dans un désert mexicain, mystérieux et envoûtant. Son exaltation des prodiges de la nature et du miracle de la rencontre amoureuse va de pair avec la dénonciation d’une violence barbare, associée au narcotrafic, thème repris dans une des nouvelles de La santa muerte ». (Claude Fell)

Bibliographie (extrait) : Los ojos desdoblados, poèmes (1960), Mirándola dormir, poèmes (1964), Perséfone, roman (1967), Los espacios azules, poèmes (1969), Playa nudista y otros relatos, nouvelles (1982), 1492, vida y tiempos de Juan Cabezón de Castilla, roman (1985), El último Adán, nouvelles (1986), Memorias del Nuevo mundo. Los hombres que cayeron del cielo, roman (1988), La leyenda de los soles, roman (1993), Tiempo de ángeles, poèmes (1994), El señor de los últimos dias : visiones del año dos mil, roman (1994), ¿ En quién piensas cuando haces el amor ?, roman (1996), Apocalipsis con figuras, essai (1997), La montaña de las mariposas, roman (2000), El ojo de la ballena. Poemas 1999-2001 (2001), La zona del silencio, roman (2002), Ojos de otro mirar. Poesía completa 1960-2001 (2002), La Santa Muerte, roman (2004), El hombre que amaba el sol, roman (2005), Sicarios, roman (2007).

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions)
* « La sardine », récit, traduit par Irma Sayol, dans Nouvelle Revue Française n°304 (Gallimard, mai 1978).
* Réponse, traduite par Louis Constant, dans Pourquoi écrivez-vous ? (Libération, hors-série, 1985 ; « Le Livre de poche. Biblio essais » n°4086, 1988).
* « Les livres sont ouverts... », « L’instant s’ouvre... », « Ce qui était revient maintenant... », « Ton amour est le cheval... », « La pluie a laissé... », « Mon être est aile... », « Lumière pose... », « À nous hommes des plaines... », « Blessé par le temps... », « Bonjour aux êtres... », « Certains êtres... », « Je voyage... », « Avant... », « Je te parle... », « Fais-moi entrer... », « J’aime ta confusion... », « La lumière entre... », « Entre les mots chemine le silence... », « Perséphone » (fragment), poèmes traduits par Jean-Clarence Lambert, dans Poésie du Mexique (Actes Sud / Unesco, 1988).
* « Mitla », « Le dieu déterré » (bilingue), poèmes traduits par Nicole Martel, dans La Poésie mexicaine (Les Écrits des Forges / Le Castor Astral, 1989) / réédition dans Anthologie de la poésie mexicaine (Le Seuil, « Points Poésie » n°2097, 2009).
* « Des yeux d’un autre regard », poèmes traduits par Anne-Marie Casès, dans la Nouvelle Revue Française n°555 (Gallimard, octobre 2000) / recueilli dans L’Amérique latine et la Nouvelle Revue Française, 1920-2000 (Gallimard, 2001).
* Texte dans Stop, de Laurent de Bartillat et Simon Retallack, traduit de l’anglais par Philippe Paringaux (textes de Homero Aridjis, Maude Barlow, Samuel S. Epstein et al.) (Le Seuil, 2003, 456 pages, 34 €)
* « Je t’aime là contre le mur en ruine », « Lettre de Mexico », « Le poème », « Touriste de 1934 », « Conte final », poèmes traduits par Claude Couffon et René Gouédic, dans Poésie mexicaine du XXe siècle (Patiño, 2003).
* « Le regardant dormir », poème traduit par Jean-Luc Lacarrière ; « L’ange qui marche », « Le dernier soir du monde », poèmes traduits par Jean-Claud Masson, dans Cent ans de littérature mexicaine (La Différence, 2007).
* Leonora Carrington : la mariée du vent. Catalogue de l’exposition, Paris, Maison de l’Amérique latine (30 mai au 18 juillet 2008), textes de Delmari Romero Keith, Annie Le Brun, Homero Aridjis et al. (Gallimard, Paris / Maison de l’Amérique latine, 2008, 112 pages, illustrations en noir et en couleur, 30 €)

LIVRES (Traductions)

Perséphone (Perséfone, Mexico, Joaquín Mortiz, 1967), prose poétique, traduit de l’espagnol par Irma Sayol. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1970, 224 pages, 18.29 €

« Hymne à l'amour éternel et éphémère, ce vaste poème en prose du jeune poète mexicain est une mythologie érotique où l'amour est évoqué comme une cérémonie rituelle, autour de Perséphone, déesse des enfers et de l'éternel renouveau. Cette quête de l'amour à travers le langage énigmatique du rêve constitue le principal intérêt du livre et situe Aridjis dans la lignée des surréalistes, à l'avant-garde de la jeune poésie latino-américaine. » (Quatrième de couverture)

La Sardine (La Sardina), traduit de l’espagnol par Irma Sayol, illustrations de Antonio Seguí. [Saint-Clément-de-Rivière, Hérault], Éditions Fata Morgana, « Archipels », 2000, 86 pages, 9 €

1492. Les Aventures de Juan Cabezon de Castille (1492, vida y tiempos de Juan Cabezón de Castilla, Mexico, Siglo XXI, 1985), roman, traduit de l’espagnol par Jean-Claude Masson. [Paris], Éditions du Seuil, 1990, 368 pages, 21.95 €
* Réédition : Éditions du Seuil, « Points. Roman », n°498, 1992, 368 pages, épuisé.

1492. Mémoires du Nouveau Monde (Memorias del Nuevo mundo. Los hombres que cayeron del cielo, Mexico, Novedades / Diana, 1988), roman, traduit de l’espagnol par Irma Sayol. [Paris], Éditions du Seuil, 1992, 482 pages, 23.70 €
* Réédition : Éditions du Seuil, « Points. Roman », n°654, 1994, 482 pages, épuisé.

« Fuyant la persécution des Juifs, Juan Cabezón s'embarque comme gabier à bord de la Santa María. Le 12 octobre 1492, il accoste avec Christophe Colomb sur l'île de Guanahaní, puis, plus tard, pousse jusqu'au Mexique où il assiste à la rencontre entre Cortés et Moctezuma. Mais, incapable de s'associer à la folie meurtrière des Espagnols, il s'efforcera au fil des ans de bâtir un Mexique métis, aux côtés de Bartolomé de las Casas, de la douce Mariana Pizarro, et des inoubliables guides indigènes Fernando Nochtli et Jorge Atlolotl. Suite de 1492. Les Aventures de Juan Cabezón de Castille, ces Mémoires du Nouveau Monde nous plongent dans l'atroce et merveilleuse épopée de la conquête du Mexique, en nous faisant entendre la voix d'un continent découvert bien avant Colomb par ceux-là mêmes qui l'habitaient. » (Quatrième de couverture)

La Légende des soleils (La leyenda de los soles, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1993), roman, traduit de l’espagnol par Irma Sayol. [Paris], Éditions du Seuil, 1994, 246 pages, 17.40 €

« Nous sommes à Mexico en 2027. Une catastrophe écologique s'est abattue sur la ville : il n'y a ni eau, ni arbres, ni électricité, la faune a pratiquement disparu et des secousses sismiques détruisent des pans entiers de la capitale, enveloppée d'une épaisse couche de brume polluante. José Huitzilopochtli Urbina gouverne le pays d'une main de fer, tandis que le général Carlos Tezcatlipoca et ses féroces Nacotèques maintiennent l'ordre public en faisant régner la terreur et la corruption. Le peintre Juan de Gongora et Bernarda Ramirez, photographe de spectres dont la fille a été enlevée par le sinistre Tlaloc, assistent impuissants à cette fin du monde annoncée depuis des siècles par les Aztèques. Selon le Codex des Soleils, le Cinquième Soleil, celui de notre ère, est sur le point de s'éteindre en provoquant de terribles tremblements de terre et l'arrivée des tzitzimime, monstres du crépuscule qui dévoreront les hommes et s'empareront du monde. À moins que... Sous la forme d'un éblouissant thriller écologique et futuriste, Homero Aridjis fait revivre une mythologie millénaire. L'avenir n'appartient pas à une civilisation qui, depuis la Conquête, a détruit la Terre et massacré les hommes : il est l'enjeu d'une guerre que se livrent les dieux, revenus après cinq siècles d'oppression. Car les mythes sont plus puissants que la science et la technologie. Eux seuls peuvent sauver le monde. » (Quatrième de couverture)

Le Temps des anges (Tiempo de ángeles, Espejo de Obsidiana, 1994), poèmes traduits de l’espagnol par Jean-Claude Masson. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1997, 112 pages, 13.72 €

« Voici que revient le temps du dialogue avec l'ange, de la confrontation avec le messager. Loin de certaine résurgence d'une imagerie de supermaché, d'un bric-à-brac obscurantiste, l'ange est d'abord un combat. Reflet de Delacroix (le combat de Jacob) – et de Rilke, dans la première Élégie de Duino : “Car le Beau n'est que le commencement du terrible.” Et “tout Ange est terrible”, car il y a de tout dans l'ange, y compris des copies frauduleuses, des agents doubles, des faux jetons. Aujourd'hui que le sens nous a été subtilisé, extorqué, que notre royaume est usurpé ; aujourd'hui que nous sommes, dit le poète, “enfermés hors de nous-mêmes”. » (Jean-Claude Masson) (Quatrième de couverture)

Le Seigneur des derniers jours. Visions de l’an mil (El señor de los últimos dias : visiones del año dos mil, Barcelone, Edhasa, 1994), roman, traduit de l’espagnol par Irma Sayol. [Paris], Éditions du Seuil, 1996, 348 pages, 20.60 €

« Aux premiers jours de l’an mil, Cordoue réunit sous l’autorité du califat omeyyade toute l’Espagne musulmane. La ville la plus belle et la plus peuplée d’Occident, où règnent l’hédonisme, la science et le luxe, est gouvernée par le calife al-Mansur, ''le Victorieux''. Plus au nord, dans les régions cantabriques, les royaumes chrétiens sont encore dominés par une culture qui exalte le martyr et où prolifèrent les maladies, la faim, la peur, signes de l’Apocalypse qui s’approche. Deux civilisations, deux religions s’affrontent, personnifiées par Alfonso de León et Abd Allah de Córdoba, frères jumeaux que tout oppose et tout réunit, et qui se battront jusqu’à la mort, jusqu’à la naissance du deuxième millénaire. Homero Aridjis a recréé avec la précision de l’historien et l’imagination du poète la vie quotidienne d’un Moyen Age prisonnier de ses visions, ses prodiges, son mysticisme, en une grande fresque historique où le lecteur retrouvera le souffle et la magie de 1492. Les aventures de Juan Cabezón et Mémoires du Nouveau Monde. » (Quatrième de couverture)

Des yeux d’un autre regard / Ojos de otro mirar (Ojos de otro mirar, El Tucán de Virginia, 1998), édition bilingue, poèmes traduits de l’espagnol par Émile Martel. [Trois-Rivières, Québec], Les Écrits des Forges, « Écrits des Forges poésie », 1999, 144 pages, 15 €

Tout à coup j’ai le ventre transpercé. Je suis le milieu de toute la beauté. J’ai écrit mon premier poème. /
De pronto tengo el vientre perforado. Soy el centro de toda la hermosura. He escrito mi primer poema.

La Zone du silence (La zona del silencio, Alfaguara, 2000), roman, traduit de l’espagnol par Christilla Vasserot. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Bibliothèque étrangère », 2005, 416 pages, 25 €

« La Zone du Silence est un territoire de l'imagination où tout est possible. Un cactus qui n'a pas bougé depuis cent ans. Une pierre de l'espace dont la matrice est noire. Un œil humain qui observe des étoiles qui n'existent plus. Un œil vivant et observant sur le corps d'un renard mort. Une tête de tortue qui n'a jamais vu l'ombre sur laquelle elle avance. Un vautour en train de pourrir sur des barbelés. Une mer asséchée. L'oreille de l'infini. Le désert qui grandit jour après jour. L'ombre qui marche à côté de toi. Ton visage quand tu regardes le ciel étoilé. La Zone du Silence, c'est toi et moi quand nous nous endormons après avoir fait l'amour.
Ainsi parle le narrateur, Juan, qui, après avoir retrouvé des lettres laissées par le biologiste Nicanor Tapia et par son demi-frère Roberto Rodríguez, s'est mis à écrire la vie de Roberto dans la Zone du Silence. Cette zone est en fait un désert situé au nord du Mexique, où se dresse un observatoire. On y croise des momies, des chamanes, et surtout les célèbres jumeaux Mezcal et Tequila, gardes du corps d'un dangereux trafiquant dont la mission est de tuer Juan et sa fiancée Juana. À la fois quête philosophique et enquête policière, c'est sur un air de western qu'Homero Aridjis construit un monument baroque à la gloire de son Mexique où se rencontrent des personnages inoubliables. » (Quatrième de couverture)

Poèmes solaires, préface de Yves Bonnefoy, traduit de l’espagnol par Ivan Alechine. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Poésie », 2009, à paraître.

Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

A
A
A
A
A
A
A
B
B
B
B
B
B
C
C
C
C
C
C
C
D
E
E
E
F
F
F
F
G
G
G
G
H
H
I
K
L
L
L
L
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
N
N
O
O
O
P
P
P
P
Q
R
R
R
R
R
R
R
S
S
S
S
S
S
T
T
U
U
V
V
V
Z

Haut de page >

L'actualité de la librairie RSS FEED TWITTER FEED FACEBOOK FEED

Le billet de la librairie

  • Victor Segalen

    Lorsqu’il meurt le 21 Mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, Victor Segalen n'a publié que trois livres de son vivant, “Stèles”, “Peintures” et “Les Immémoriaux". Depuis cette date, après une période d’oubli relatif, sa renommée n'a cessé de grandir, s’élargissant au-delà d’un cercle de fidèles lecteurs, faisant de Segalen un “contemporain capital”, reconnu par des écrivains aussi différents que Pierre-Jean Jouve, Philippe Jaccottet ou Edouard Glissant. Sa publication dans La Pléiade ces jours-ci est ainsi la consécration d’une œuvre qui fut, pour une large part, posthume.

    24 novembre 2020

    >> Lire la suite

Facebook