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[MEXIQUE] (Panama, Panama, 1928). Romancier, nouvelliste, essayiste, dramaturge et scénariste, il est un des écrivains latino-américains les plus féconds et les plus représentatifs du XXe siècle. Diplomate de formation, il a fondé avec Manuel Carballo la Revista mexicana de literatura à Mexico (1955-1958). Trois ans plus tard, il publie son premier roman La Plus limpide région, un fourmillant tableau du Mexique des années 50. De 1975 à 1977, il est ambassadeur du Mexique à Paris, où il avait longuement vécu auparavant, puis enseigne en Europe et aux États-Unis, tout en vivant la plus grande partie de l'année à Londres. Il a reçu de nombreux prix : le prix Xavier Villaurrutia 1975, le prix national de littérature du Mexique en 1984, le prix Cervantès en 1987, le prix Prince des Asturies en 1994. Invité du Salon du livre de Paris en mars 2009.
« Il a le don de l’ubiquité : non content de se déplacer dans le champ romanesque avec une aisance stupéfiante, variant les plaisirs dans l’exercice de genres différents, il évolue aussi dans celui de l’essai. Les romans et nouvelles que Carlos Fuentes a publiés depuis 1954 s’apparentent à des étoiles, régies par des lois astrophysiques, au sein de cette constellation qu’est « L’âge du temps », titre donné à l’ensemble de son œuvre. Indissociable du Mexique et de son identité sans cesse repensée, cette œuvre milite aussi pour l’altérité des cultures, dialogue avec l’Europe et les États-Unis. Ses monuments : La Région la plus limpide, Terra Nostra, Christophe et son œuf, voisinent avec des folies d’une grâce incomparable : Aura, Zone sacrée, Diane ou la chasseresse solitaire. La dialectique, le réalisme symbolique, l’humanisme, le lyrisme, l’ironie président à l’affrontement des temps, des lieux, des cultures, des langages dans ce que Carlos Fuentes nomme l’arène romanesque. Tout l’héritage culturel du romancier y est mis en mouvement, questionné et interrogé. Dans ses derniers titres : Toutes les familles heureuses (2006) et La voluntad y la fortuna (2008), l’actualité brûlante du Mexique rejoint encore et toujours les profondeurs du temps. Adepte du travestissement, l’écriture de Fuentes sait briser les miroirs où se reflètent ses propres identités. A travers ses romans et nouvelles, Carlos Fuentes ne cesse de démontrer qu’il n’est de mémoire et d’imagination qu’avec l’autre. Les lecteurs, invités à se damner, à se racheter, à rêver l’histoire, sont le public de ce grand théâtre du monde. » (Florence Olivier)

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions)
* « Images de Mexico », extrait d'un roman inédit Los nuevos [Les nouveaux], traduit par Robert Marrast, dans Europe n°367-368 (novembre-décembre 1959).
* « Tlactocatzine, du jardin de Flandre » (Tlactocatzine, del jardin de Flandre), nouvelle extraite du recueil Los días enmascarados (1954), traduite par Bernard Goorden, dans Amérique latine fantastique (Recto-Verso, 1979 ; 1984).
* « Alejo Carpentier », essai traduit par Céline Zins, dans la Nouvelle Revue Française n°326 (Gallimard, mars 1980) / recueilli dans L’Amérique latine et la Nouvelle Revue Française, 1920-2000 (Gallimard, 2001).
* « La violente comédie mexicaine », entretien avec Felipe Navarro, dans Europe (novembre-décembre 1986).
* Réponse, traduite par Louis Constant, dans Pourquoi écrivez-vous  ? (Libération, hors-série, 1985 ; « Le Livre de poche. Biblio essais » n°4086, 1988).
* « Aura » (Aura, 1962), recueilli dans Le Chant des aveugles (Cantar de ciegos, Mexico, Joaquín Mortiz, 1964), traduit par Jean-Claude Andro, dans Histoires étranges et fantastiques d’Amérique latine (Métailié, 1989 ; « Suites » n°1, 1997) / réédition dans Cent ans de littérature mexicaine (La Différence, 2007).
* Introduction : Gardiens du temps, photographies Flor Garduno, traduit de l'espagnol par Céline Zins et Jean-Claude Masson (Arthaud, 1992).
* Introduction : Le Journal de Frida Kahlo (Le Chêne, 1995).
* Texte de Henri Cartier-Bresson, carnets mexicains 1934-1964 (Hazan, 1995).
* Texte dans Le Mexique de Juan Rulfo. 1945-1955, traduit de l’espagnol par Michèle Louagie, traduction révisée par Catherine Hervouët des Forges (Place des Victoires, 2002).
* Texte dans Autodafé n°3 (Éditions Denoël, mai 2003).
* Texte dans Manuel Alvarez Bravo : photopoésie (Actes Sud, 2008).
* « Les deux Hélène », nouvelle extraite de Le Chant des aveugles (Cantar de ciegos, Joaquín Mortiz, 1964), traduite de l’espagnol par Jean-Claude Androdans, dans  Écrivains mexicains (Gallimard, « Folio bilingue » n°159, 2009).

LIVRES (Traductions)

La Plus limpide région (La regíon más transparente, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1958), roman, traduit de l’espagnol par Robert Marrast, préface de Miguel Angel Asturias. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1964, 544 pages, 26.68 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°1371, 1982, 544 pages, 8.40 €

« On pourrait comparer cette œuvre fougueuse et violemment lyrique à un puzzle gigantesque dont les pièces innombrables auraient été démontées, dispersées, puis à nouveau rassemblées en désordre. Si le centre même du livre – la pièce maîtresse du puzzle morcelée elle aussi – est situé à Mexico au cours de l'année 1951, les mille fragments qui viennent l'interrompre se jouent sur plusieurs plans où le temps et l'espace tour à tour se juxtaposent et se brisent. La bourgeoisie, le prolétariat, l'aristocratie se disputent successivement le pouvoir, les privilèges du luxe et de la mauvaise foi. Là où se jouaient autrefois l'héroïsme et le goût du sacrifice, triomphent aujourd'hui l'égoïsme, l'abjection, et la passion d'opprimer chez ses héros les plus purs. D'étranges figures humaines (prostituées et princesses, écrivains et actrices, politiciens, industriels et chauffeurs de taxi) tracent, à travers ce fourmillant tableau, des trajets qui, malgré une succession de ruptures ininterrompues, construisent petit à petit, avec un admirable sens de la mémoire et de l'observation, l'architecture du Mexique contemporain et de la société encore informe qui le compose. » (Quatrième de couverture)

La Mort d’Artemio Cruz (La muerte de Artemio Cruz, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1962), roman, traduit de l’espagnol par Robert Marrast. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1966, 296 pages, 16.77 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°856, 1977, 416 pages, 6.80 €

« Artemio Cruz, député, propriétaire d'un grand journal de Mexico, est brutalement atteint d'une grave maladie. Ce personnage puissant, qui a exploité à son profit des mœurs politiques corrompues dont les grands bouleversements sociaux favorisent l'épanouissement, s'efforce, sur la frontière de la mort, d'établir le bilan de sa vie désormais achevée. Combattant de la Révolution, il a passionnément aimé, à vingt ans, une jeune fille, Regina, qu'il a retrouvée massacrée après un combat. Ce choc a marqué toute son existence, et l'idéal de sa jeunesse a fait place à une implacable volonté de puissance. Mais est-ce seulement de ce fait qu'a surgi l'Artemio Cruz de la réussite ? Une peinture sans concessions d'une bourgeoisie issue d'une Révolution dont elle a trahi l'esprit. Mais aussi une méditation sur le destin de l'homme coincé entre la liberté et la fatalité. » (Quatrième de couverture)

Chant des aveugles (Cantar de ciegos, Mexico, Joaquín Mortiz, 1964), nouvelles, traduit de l’espagnol par Jean-Claude Andro, préface d’Octavio Paz. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1968, 192 pages, 12.20 €
[Contient : « Aura », « Les deux Hélène », « La poupée claire », « Advienne que pourra », « Vieille morale », « Une âme claire »].

Peau neuve (Cambio de piel, Mexico, Joaquín Mortiz, 1967 ; Barcelone, Seix Barral, 1967), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1971, 464 pages, 18.29 €

« L'intrigue très élaborée de ce roman se développe en plongées successives dans le passé de quatre personnages principaux : deux couples qui, en route pour Veracruz, tombent en panne à Cholula. Les très nombreux thèmes du récit, exposés selon des procédés qui touchent parfois à la pop-littérature, se détachent sur un fond où apparaît le drame mexicain par excellence qui est celui de l'anéantissement d'une civilisation par une autre. Peau neuve a obtenu le prix Biblioteca Breve, décerné sur manuscrit à Barcelone en 1967, mais sa publication a été interdite par la censure espagnole. » (Quatrième de couverture)

Zone sacrée (Zona sagrada, Mexico-Madrid, Siglo XXI, 1967), roman, traduit de l’espagnol par Jean-Claude Andro. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1968, 256 pages, 14.94 €

Le Borgne est roi (El tuerto es rey, Mexico, Joaquín Mortiz, 1970), théâtre, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Théâtre du monde entier », 1971, 88 pages, épuisé.
* Réédition : Éditions Gallimard, « Le Manteau d’Arlequin-Théâtre français et du monde entier », 2005, 104 pages, 12.50 €

« Dans un salon second Empire délabré, Madame et son domestique : Donata et Duc, tous deux aveugles. Le mari est à Deauville où il essaie de gagner de l'argent au jeu. Donata est ivrogne, Duc, chargé de l'empêcher de boire, finit par partager ses libations et son lit avant d'être abattu par les guérilleros alors qu'il est en scène sous les traits du mari de Donata. Cette pièce d'allure onirique est une cérémonie théâtrale envoûtante aux significations multiples. » (Quatrième de couverture)

Cérémonies de l’aube (Todos los gatos son pardos, Mexico, Siglo XXI, 1970), théâtre, adaptation par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Théâtre du monde entier », 1975, 136 pages, épuisé.

Terra nostra (Terra nostra, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1975), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins,. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier »,1979, 840 pages, 32.00 €
* Réédition : Éditions Gallimard, Tome I, « Folio » n°2053, 1989, 768 pages, épuisé. / Tome II, « Folio » n°2113, 1989, 480 pages, 8.40 €

« Paris, à la veille de l'an 2000. Les flagellants investissent Saint-Germain-des-Prés. Les fumées de l'holocauste s'élèvent des tours de Saint-Sulpice. Sur les quais, des femmes de tous âges accouchent d'enfants mâles, marqués du sceau de l'Usurpateur : une croix de chair sur l'omoplate et six orteils à chaque pied. Il ne reste de l'Amérique latine que des terres ravagées et quelques réfugiés, mémoire de leur culture... Abolissant toute chronologie au profit d'un temps réel qui contiendrait tous les temps, Carlos Fuentes nous restitue l'histoire et les mythes : Charles Quint, Philippe II, Charles II composent la figure du Grand Monarque. Don Quichotte côtoie Don Juan. Jeanne la Folle croise des inventeurs d'hérésie, des artistes et des fous, des criminels, de superbes personnages romanesques. Un maître livre... » (Quatrième de couverture)

Cervantès ou La critique de la lecture, (Cervantes o la crítica de la lecture, Mexico, Joaquín Mortiz, 1976 ; 1994), essai, traduit de l'espagnol par Claude Fell, préface de Jean Canavaggio. [Paris], Éditions de L'Herne, « Glose », 2006, 192 pages, 9.50 €

« Ce qui retient d'emblée l'attention de Fuentes et informe de bout en bout sa démarche, c'est le sens profond que revêt, selon lui, l'odyssée de don Quichotte. Telle qu'il l'entend, cette odyssée n'est pas simplement l'aventure sublime et dérisoire d'un hobereau de village qui prétend ressusciter la chevalerie errante ; c'est avant tout la quête d'un lecteur impénitent de romans de chevalerie, acharné à déchiffrer le réel par le biais des lectures qui lui ont troublé l'esprit. Ce qui donc est en jeu, par-delà ses exploits et ses échecs, c'est une nouvelle façon de lire le monde, mise en œuvre par Cervantès à partir d'une double critique dont il convient de dégager les fondements : critique de la lecture, qui se projette depuis les pages du livre vers le monde extérieur ; mais aussi, pour la première fois dans l'histoire du roman, critique de la création narrative à l'intérieur même de la création. » (Jean Canavaggio) (Quatrième de couverture)

La Tête de l’hydre (La cabeza de la hidra, Mexico, Joaquín Mortiz, 1978 ; Barcelone, Argos, 1978), roman, traduit de l’espagnol par Jean-Francis Reille. [Paris], Éditions Gallimard, « Hors série Littérature », 1978, 324 pages, 9.89 €

Une certaine parenté (Una familia lejana, Mexico, Era, 1980 ; Barcelone, Brugera, 1980), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1981, 252 pages, 10.18 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°1977, 1988, 320 pages, épuisé.

Les Eaux brûlées. Quatuor narratif (Agua quemada. Cuarteto narrativo, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1981), nouvelles, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1983, 180 pages, 10.37 €
[Contient : « Ces maisons étaient des palais », « Les petits matins », « La fête des mères », « Le fils d’André Aparicio »].

Des orchidées au clair de lune (Orquídeas a la luz de la luna, Barcelone, Seix Barral, 1982), théâtre, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Le Manteau d’Arlequin-Théâtre français et du monde entier », 1984, 120 pages, 8.84 €

Le Vieux gringo (Gringo viejo, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1985), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1986, 228 pages, 12.65 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°2125, 1990, 256 pages, 6.80 €

« Dans le nord du Mexique, en 1914. La révolution bat son plein. Un vieil Américain passe la frontière dans l'intention de rejoindre les troupes de Pancho Villa. Il tombe sur celles du général Tomás Arroyo, installé près de l'hacienda des Miranda où le jeune général villiste a passé son enfance. Il y rencontre aussi Harriet Winslow que la révolution a surprise alors qu'elle était venue enseigner l'anglais aux enfants Miranda. Les troupes d'Arroyo ont mis le feu à l'hacienda. Qu'est venu faire le vieil homme – ancien journaliste et écrivain – au Mexique ? “Mourir”, déclarent tous les témoins de l'histoire. Le “vieux gringo”, comme ils le surnomment, cherche la mort : au combat, ou par d'autres moyens... » (Quatrième de couverture)

Christophe et son œuf (Cristóbal Nonato, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1987), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1990, 612 pages, 27.44 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°2471, 1993, 800 pages, 10.50 €

« Le récit se passe entre le 6 janvier et le 12 octobre 1992. C'est-à-dire entre la conception et la naissance de l'enfant Christophe Palomar. Et c'est Christophe, embryon-fœtus, qui raconte l'histoire du fond du ventre de sa mère. Pendant les neuf mois de sa gestation, Christophe va suivre les extravagantes tribulations de ses parents Ángel et Ángeles, leurs copains, oncles, tantes, grands-parents, etc., dans le Mexique de 1992. Pays de tous les malheurs : capitale surpeuplée, pollution catastrophique, tremblements de terre, corruption généralisée, folie et incurie des gouvernants, intrigues politiques, faillite économique. Bref, un pays “foutu” où n'importe quoi peut arriver : invasion étrangère, dépeçage du territoire, soulèvement millénariste. En attendant, le peuple s'amuse avec des jeux télévisés, des concours, des créations mythiques telles que l'inoubliable Mamadoc, mère et guérisseuses des Mexicains... tout en rêvant d'un nouveau Nouveau Monde. Roman iconoclaste, donc, farce, satire féroce de la société mexicaine, Christophe et son œuf est écrit avec une verve langagière débridée, touffue, étourdissante, brassant les cultures et les langues, l'histoire et les mythes. » (Quatrième de couverture)

Constancia et autres histoires pour vierges (Constancia y otras novelas para vírgenes, Madrid, Mondadori, 1989 ; Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1990), nouvelles, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1992, 516 pages, 24.39 €
[Contient : « Constancia », « La Desdichada », « Las Lomas », « Vive ma renommée », « Gens de maison »].

« Cinq récits illustrent ici la veine onirico-fantastique de Carlos Fuentes. Constancia est l'épouse espagnole d'un médecin américain installé à Savannah, dans le sud des États-Unis. Un jour Constancia disparaît et son mari part en quête des liens mystérieux qui ont pu exister entre elle et un acteur russe émigré, dans un temps qui n'est pas tout à fait celui des horloges. Dans « La Desdichada », deux étudiants trouvent un mannequin de vitrine qui vient bouleverser leur vie par ses comportements étranges... Le prisonnier de « Las Lomas », qui croyait pouvoir mener une vie tranquille et luxueuse grâce à un secret (une « information ») dont il avait su tirer parti, apprend à ses dépens ce qu'il coûte de méconnaître les us et coutumes des paysans mexicains. Dans « Vive ma renommée », un torero espagnol d'aujourd'hui, Goya et son modèle « La Privada » ainsi que l'amant de celle-ci, le torero Pedro Romero, mêlent leurs vies parallèles et convergentes dans un temps qui ne peut être que celui de la mort. Dans « Gens de maison », deux architectes, frères jumeaux, et leur maître Santiago Ferguson font l'expérience de ce qui se cache derrière le visible et finalement du sens profond de l'architecture.Le temps, la mort, l'amour, la gemellité, les fantômes du passé, la présence des abscents forment la trame de ces récits pleins de mystère, dans lesquels l'auteur glisse également ses réflexions sur le monde contemporain et la fonction de l'art. » (Céline Zins)

** La Desdichada, nouvelle extraite de Constancia et autres histoires pour vierges, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio 2 € » n°4640, 2007, 96 pages, 2 €

« Qui est La Desdichada ? Une femme au regard triste ou un mannequin dans une vitrine ? Est-elle de chair ou de bois ? Tonio et Bernardo, les deux étudiants qui l'ont ramenée chez eux, voient leur vie bouleversée par cette poupée qui les fascine et les ensorcelle... Une histoire d'amour étrange et onirique où raison et folie se côtoient pour nous entraîner dans l'univers du grand écrivain mexicain. » (Quatrième de couverture)

Le Sourire d’Erasme. Épopée, utopie et mythe dans le roman hispano-américain (Valiente mundo nuevo. Épica, utopia y mito en la novella hispanoamericana, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1991), essai, traduit de l’espagnol par Claude et Ève-Marie Fell. [Paris], Éditions Gallimard, « Le messager », 1992, 348 pages, 22.87 €

« Depuis des années, Carlos Fuentes ne cesse de répéter que le salut de l'Amérique latine réside dans sa créativité. Les onze essais réunis dans Le sourire d'Érasme nous en offrent une étincelante démonstration, en ouvrant l'éventail d'un champ de recherche et de réflexion qui va de la découverte et de l' “invention” de l'Amérique jusqu'à l'affirmation de sa “modernité”. Ce que nous disent, sous la plume alerte et érudite de Fuentes, les auteurs convoqués ici – Bernal Díaz del Castillo, Rómulo Gallegos, Alejo Carpentier, Juan Rulfo, Mariano Azuela, Gabriel García Márquez, José Lezama Lima et Julio Cortázar –, c'est que cette “modernité” passe par des retrouvailles avec le passé et qu'elle implique une diversité de discours en réponse au bariolage culturel du continent et face aux diktats univoques du pouvoir. On connaissait le romancier, le nouvelliste, le dramaturge. On découvre avec ce livre que Fuentes est aussi un des grands essayistes contemporains, observateur attentif des mouvements et des soubresauts de l'histoire, lecteur assidu et perspicace de la philosophie et de la fiction d'aujourd'hui, épigone respectueux et lucide de ces figures tutélaires que sont Machiavel, More et Érasme. » (Quatrième de couverture)

La Campagne d’Amérique (La campaña, Madrid, Mondadori, 1990 ; Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1991), roman, traduit de l’espagnol par Claude et Ève-Marie Fell. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1994, 320 pages, 19.82 €

« Avec La Campagne d'Amérique, Carlos Fuentes revient à un récit linéaire, dans la tradition du roman historique ou d'aventures à la Walter Scott, retour assorti d'un clin d'œil en direction de Cervantes. Il y a en effet du don Quichotte chez ces trois jeunes Argentins qui, en mai 1810, s'associent à la lutte de leur pays pour la conquête de l'indépendance. Pour l'un d'entre eux, ce combat coïncide avec la fascination qu'exerce sur lui la jeune épouse d'un barbon espagnol suffisant et cynique. Pendant des années, tout en luttant contre les Espagnols, il suivra sa trace, du Pérou au Chili, du Venezuela au Mexique, avant de revenir à Buenos Aires y retrouver l'amour... d'une autre. Cette quête amoureuse et ce cheminement guerrier – la “campagne d'Amérique” –, feront de lui le héros involontaire des chansons populaires, d'un pays à l'autre. Il devient un être de “fiction”. Mais La Campagne d'Amérique est plus qu'un plaidoyer en faveur de la prééminence de l'écriture sur l'action. C'est, une fois encore, la défense et illustration des thèses de Carlos Fuentes sur l'inventivité, la vitalité et la diversité de la culture latino-américaine. » (Quatrième de couverture)

Le Miroir enterré. Réflexions sur l’Espagne et le Nouveau Monde (El espejo enterrado, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1992), traduit de l’anglais par Jean-Claude Masson. [Paris], Éditions Gallimard, « Hors série Littérature », 1994, 420 pages, 27.44 €

« “Ce livre est la biographie de ma culture ; autrement dit, c'est ma propre biographie” : ainsi le romancier mexicain Carlos Fuentes définit-il Le Miroir enterré. Au départ, il s'agissait du texte d'une longue série d'émissions télévisées pour la B.B.C. ; c'est pourquoi le livre fut écrit initialement en anglais. Le Miroir enterré brosse l'histoire de l'Espagne et de l'Amérique hispanique des origines à nos jours. Le titre manifeste d'emblée l'orientation (le sens) de cette vaste fresque : la quête, l'exploration, l'archéologie de l'identité. Une succession vertigineuse de strates : d'un côté, l'Espagne et ses passés multiples, ses racines ibères, carthaginoises, romaines, wisigothes, arabes et juives ; de l'autre, l'Amérique précolombienne, une constellation de civilisations qui se résument d'un mot : l'altérité. L'Espagne avait d'abord appris à vivre avec l'Autre sur son sol ; les découvertes de la Renaissance allaient lui lancer un nouveau défi, plus radical encore. C'est aussi le défi relevé par Fuentes : dénouer l'écheveau, rendre à César – et à Brutus – ce qui leur revient. À la lumière de cette longue et fabuleuse expédition, l'histoire tourmentée, douloureuse, de l'Espagne et de l'Amérique latine au XXe siècle n'apparaît plus comme une malédiction : elle devient plus lisible, comme un palimpseste sous le grimoire. » (Quatrième de couverture)

L’Oranger (El naranjo o los círculos del tiempo, Alfaguara,1993), nouvelles, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1995, 252 pages, 20.58 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°2946, 1997, 320 pages, 7.40 €
[Contient : « L'oranger », « Apollon et les putains », « Les fils du conquistador », « Les deux rives »].

« Cinq nouvelles composent L'Oranger. Cinq récits qui vont des souvenirs et réflexions post mortem de Jerónimo de Aguilar, l'un des protagonistes de la conquête du Mexique, à la pérennité imaginaire de Christophe Colomb, survivant jusqu'à nos jours, en passant par les démêlés des fils d'Hernán Cortés, le siège de Numance par Scipion l'Africain et les mésaventures d'un acteur américain qui raconte comment il est mort de plaisir en compagnie de sept putains dans le golfe d'Acapulco. À ces récits, un fil conducteur, un symbole : l'oranger – arbre oriental dont les graines, semées tant en Europe qu'en Amérique, seront principe de fertilité, de métissage et d'essor d'un “Nouveau Monde”. Fruit rond comme le sein maternel, comme la terre que le navigateur-découvreur rêve de parcourir, comme les “cercles du temps”. Ce temps historique et personnel dont Carlos Fuentes n'aura cessé de dire, à travers toute son œuvre, la circularité, les rencontres surprenantes, les télescopages pluridimensionnels. » (Quatrième de couverture)

** Apollon et les putains, nouvelle extraite de L’Oranger, traduite de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio 2 € » n°3928, 2003, 96 pages, 2 €

« Acteur de série B au chômage, Vince Valera s'offre quelques jours de rêve à Acapulco. Des bars aux boîtes de nuit, de la piscine à la place, il traîne son ennui en essayant de se convaincre que l'avenir lui appartient encore. Pour se prouver sa virilité, il loue un voilier et emmène sept prostituées en croisière pour un étonnant voyage... Une nouvelle baroque, flamboyante et sensuelle, une satire de la littérature pornographique par l'un des plus talentueux écrivains latino-américains. » (Quatrième de couverture)

** Les Fils du conquistador / Los hijos del conquistador, nouvelle extraite de L’Oranger, traduite de l’espagnol par Céline Zins, préface et notes de Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio bilingue » n°101, 2001,192 pages, 10.50 €

« À travers les souvenirs et l'histoire de la rivalité entre ses deux fils, Martín 1 et Martín 2, Carlos Fuentes dresse un étonnant portrait de Hernán Cortés qui conquit le Mexique au XVIe siècle. Ce récit à deux voix fait apparaître un homme ambitieux, parfois sans scrupules, et pourtant attachant. Un texte fort et coloré pour partir à la conquête du Mexique avec l'un des plus grands écrivains sud-américains. » (Quatrième de couverture)

** Les Deux rives / Las dos orillas, nouvelle extraite de L’Oranger, traduite de l’espagnol, préfacé et annoté par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio bilingue n°148, 2007, 192 pages + 8 pages, hors texte, 11 ill., 10.50 €

« Jérónimo de Aguilar, l'un des Espagnols partis à la conquête du Mexique, découvre le Nouveau Monde sur l'autre rive de l'Atlantique et choisit de vivre parmi les Indiens. Il nous livre ici ses souvenirs par-delà la mort. Civilisation et sauvagerie, identité, loyauté, tels sont quelques-uns des thèmes abordés dans ce court texte par l'un des plus grands écrivains contemporains. » (Quatrième de couverture)

Géographie du roman (Geografia de la novela, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1993), essai, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Arcades n°52, 1997, 252 pages, 14.94 €

« S'interrogeant sur la prétendue “mort du roman” dans un monde qui sort à peine des idéologies sectaires. Carlos Fuentes entreprend ici de montrer, au contraire, la vitalité et la nécessité du genre à travers seize écrivains : J. L. Borges, Juan Goytisolo, Augusto Roa Bastos, Sergio Ramirez, Héclor Aguilar Carnin, Milan Kundera, György Konrád, Julian Barnes, Artur Lundkvist, Italo Calvino, Tomás Eloy Martinez. Julián Rios, Nélida Pinon, Juan Rulfo, Jorge Semprun, Salman Rushdie. Le choix même de ces auteurs – de cultures aussi différentes que celles de l'ex-Tchécoslovaquie, de l'Argentine, de l'Italie, de la Hongrie, de l'Angleterre ou du Brésil – atteste à quel point, pour Fuentes, le roman est un en tant qu'expression par excellence de l'imagination humaine, c'est-à-dire de la “liberté qui ne s'acquiert que par sa quête même”. Quête qui transcende les frontières : “géographie” ouverte, interdépendante, “métissée” comme il le souhaite. La profession de foi de l'auteur et du grand lecteur qu'est Carlos Fuentes tient dans cette phrase : “Lire un roman : acte d'amour qui nous apprend à mieux aimer.” » (Quatrième de couverture)

Diane ou la chasseresse solitaire (Diana o la cazadora solitaria, Alfaguara, 1994), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1996, 252 pages, 19.82 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°3185, 1999, 304 pages, 5.80 €

« En 1970, dans la nuit du Nouvel An, l'auteur rencontre Diane Soren, une actrice américaine de trente ans. Elle a connu la gloire toute jeune, au cinéma, dans le rôle de la sainte Jeanne de Bernard Shaw, dont elle a gardé l'allure garçonne. Fragile, fantasque, dévoreuse d'hommes, “chasseresse solitaire”, Diane incarne aussi la ferveur, parfois naïve, d'une certaine gauche intellectuelle et artistique des années soixante. Parce qu'elle est engagée dans toutes les “nobles causes” progressistes de ces années-là et prête son nom à tous les manifestes, le FBI n'aura de cesse de la détruire. Carlos Fuentes tombe immédiatement amoureux d'elle et la suit sur un tournage à Santiago, où il vit avec elle une passion brève, érotique, intense, qui finit par une rupture. Il n'apprendra que plus tard son destin tragique, quand, enfin, il aura cessé de l'aimer. » (Quatrième de couverture)

La Frontière de verre. Roman en neuf récits (La frontera de Cristal, Alfaguara, 1993), traduit de l’espagnol par Céline Zins, [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1999, 300 pages, 22.90 €

« La frontière de verre, c'est la frontière qui sépare le Mexique des États-Unis. Au long du fleuve appelé Rio Grande d'un côté. Rio Bravo de l'autre. Les neuf récits s'articulent autour de quelques personnages clés dont les hasards de la vie ou de la parenté organisent la rencontre sur cette frontière mythique, lieu de tous les litiges, de toutes les convoitises, et dont l'histoire est, aux yeux de l'auteur, si charnelle qu'elle ne peut s'écrire que comme un roman. De l'homme d'affaires mexicain, dont les intérêts rejoignent si bien ceux de ses associés américains, aux “wetbacks” (comme les Américains appellent les clandestins qui viennent chercher du travail aux États-Unis), en passant par les ouvrières des usines de sous-traitance et les militants syndicalistes. Carlos Fuentes fait vivre toute une population frontalière, souvent venue des zones les plus pauvres du Mexique. Sur fond de nostalgie territoriale, rappel constant, lancinant, que ce sud des États-Unis fut autrefois conquis sur le Mexique au moyen des armes, que les Mexicains y auraient, en quelque sorte, un droit d'entrée naturel. Surtout, déclarent les personnages, qu'on a besoin d'eux, que les États-Unis ne peuvent se passer de leurs bras. Les multiples facettes de ce roman permettent à Fuentes de déployer toute une gamme de registres d'écriture. Du style le plus poétique au langage parlé quotidien : adepte du métissage des cultures et des langues, il en joue en instrumentiste accompli. » (Quatrième de couverture)

Un temps nouveau pour le Mexique (A new time for Mexico / Nuevo tiempo mexicano, Aguilar, 1994), essai, traduit de l’espagnol, version française traduite de l’anglais par Nadia Akrouf, avec la collaboration de Marina Gutman Castañeda et l’auteur. [Paris], Éditions Gallimard, « Hors série Littérature », 1998, 320 pages, 22.87 €

« En examinant la manière dont son pays aborde aujourd'hui la transition démocratique, Carlos Fuentes nous livre une vision globale du Mexique : il analyse le passé dans le détail, mais selon une perspective historique envisagée dans sa continuité, malgré les séismes dont l'aventure méso-américaine a toujours été secouée. Et il le jauge à l'aune du temps présent, des tumultes qui ont récemment modifié le paysage politique mexicain : l'émergence d'une société civile, les assassinats en série d'hommes politiques, le soulèvement des Chiapas. En filigrane, Fuentes dresse le portrait d'un peuple, fascinant par sa personnalité, son invincibilité, sa patience, et le bilan d'une culture, remarquable par sa vigueur. Et il poursuit ici, d'un texte à l'autre, sa méditation sur le temps, l'un des thèmes récurrents, et sans doute le plus profond, de son œuvre littéraire. » (Quatrième de couverture)

Les Années avec Laura Díaz (Los años con Laura Díaz, Alfaguara, 1998), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins, avec la collaboration de José M. Ruiz-Funes. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2001, 624 pages, 28.97 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°3892, 2003, 720 pages, 8.90 €

« Immense et ambitieuse saga familiale dont le parcours nous fait traverser tout un siècle, Les Années avec Laura Díaz donne à Fuentes l'occasion de dresser un tableau assez vertigineux des grands événements qui ont marqué l'époque, au Mexique, en Amérique et en Europe. À travers les hommes de sa vie, Laura est amenée à vivre, dans sa chair, les espoirs, les désillusions et les horreurs qui furent le lot des contemporains du XXe siècle. » (Quatrième de couverture)

Portraits dans le temps (Retratos en el tiempo, Alfaguera, 1998), photographies de Carlos Fuentes Lemus, textes de Carlos Fuentes, traduit de l’espagnol par Céline Zins, préface de Tomás Eloy Martínez. [Paris], Éditions Gallimard, « Hors série Littérature », 2001, 152 pages, 27 ill., 21.19 €

« Carlos Fuentes Lemus, jeune artiste mort prématurément à l'âge de vingt-six ans, a photographié un certain nombre d'écrivains, de peintres, d'acteurs (García Márquez, Norman Mailer, Harold Pinter, Gregory Peck, Adami et bien d'autres) dont la plupart étaient des amis de son père. Et Carlos Fuentes, le père, a écrit en écho les souvenirs que lui évoquaient ces photos. “Deux poétiques du portrait humain dialoguent dans ce livre : la poésie de l'instant fixé dans les photographies du fils et la poésie de l'histoire en mouvement dans les textes du père”, dit Tomás Eloy Martínez dans sa préface. Ultime dialogue par-delà la mort et hommage conjoint à des gens qu'ils ont aimés ensemble. » (Quatrième de couverture)

L’Instinct d’Inez (Instinto de Inez, Alfaguara, 2001), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2003, 208 pages, 17.50 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°4168, 2005, 208 pages, 5.80 €

« Londres, 1940. Le célèbre chef d'orchestre français Gabriel Atlan-Ferrara monte La Damnation de Faust d'Hector Berlioz. Il rencontre une jeune cantatrice mexicaine, Inés, qui deviendra Inez Prada. Passion impossible qui ne connaîtra que deux autres rencontres, lors de deux représentations de Faust où Inez, devenue diva, chantera Marguerite. Mais Inez est habitée par un autre personnage, une femme ayant vécu à l'aube de l'humanité, peu avant les grandes glaciations, et dont le destin sera tragique. C'est cette femme qui découvre le chant comme nécessité pour exprimer ses sentiments. Deux histoires se nouent ainsi autour d'une conception du temps : le passé est un futur et le futur un éternel retour dans la spirale infinie de la Création permanente à partir du chaos de l'origine, symbolisé par le finale de La Damnation de Faust. Dans L'instinct d'Inez, Carlos Fuentes revient à l'une de ses meilleures veines : celle du mystère des êtres dont l'essence profonde excède leur propre histoire, pour entrer dans la chaîne multiple de l'histoire de l'humanité. » (Quatrième de couverture)

Ce que je crois (En esto creo A/Z, Seix Barral, 2002), essai, traduit de l’espagnol par Jean-Claude Masson. [Paris], Éditions Grasset, 2002, 390 pages, 20 €

« À son importante œuvre de fiction, Carlos Fuentes ajoute un nouveau livre exceptionnel et singulier : un Ce que je crois, avec 41 entrées alphabétiques, de A à Z, d'Amitié à Zurich. de Borges à Neruda, de Marx à Platon, de Buenos Aires à Venise , Cambridge, New York, Paris, Prague et Rio... Le grand écrivain qu'est Carlos Fuentes n'avait jamais livré son abécédaire personnel, où il nous offre une synthèse de son œuvre d'essayiste et de romancier. Il aborde ici, dans leur variété, les thèmes qui ont le plus compté dans sa vie : l'amour, la politique, l'Amérique latine, Dieu, le Mexique, le sexe, la Révolution et aussi les personnages contemporains ou non qui ont changé le monde, dans tous les domaines.
«  Le livre c'est l'intimité d'un pays, l'idée inaliénable que nous avons de nous-mêmes, de notre temps, de notre passé comme de notre avenir: tous les temps vécus comme désir et mémoire du verbe, ici et maintenant. (...) Plus que jamais, un livre et une bibliothèque nous murmurent: Si nous ne disons plus le monde, nul ne nous donnera de nom. Si nous ne parlons plus, le silence imposera son obscure seigneurie. » (Quatrième de couverture)

Le Siège de l’Aigle (La Silla del Águila, Alfaguara, 2003), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2005, 448 pages, 22 €
* Réédition : Éditions Gallimard, « Folio » n°4605, 2007, 464 pages, 7.90 €

« 2020. Le Mexique est privé de tout système de télécommunications à la suite de la décision de son président, Lorenzo Terán, de ne pas soutenir les États-Unis qui occupent la Colombie, et encourage une hausse du prix du pétrole. Le pays est vite paralysé, mais Terán s'obstine. Dans ce contexte de crise débute alors, en secret, la bataille pour sa succession. L'accession au fameux “Siège de l'Aigle”, le symbole de la toute-puissante institution présidentielle mexicaine, devient l'objet de toutes les intrigues, celles de la belle María del Rosario Galván, de l'abject courtisan Tácito de la Canal, de l'implacable ministre de l'Intérieur Bernal Herrera, du général von Bertrab et, enfin, du jeune Nicolás Valdivia... Au-delà de son intrigue complexe et foisonnante, Le Siège de l'Aigle surprend par son rythme et par sa forme : c'est un authentique roman épistolaire qui multiplie les personnages, et mêle amour et politique en un grand tourbillon passionnel. » (Quatrième de couverture)

Contre Bush (Contra Bush, Aguilar, 2004), traduit de l’espagnol par Svetlana Doubin. [Paris], Éditions Gallimard, « Hors série Connaissance », 2004, 224 pages, 16.90 €

« À la manière d'un journal, ce petit livre recueille des réflexions dictées par un temps, le mien, où j'ai été témoin, en tant que Mexicain et Latino-Américain, de la crise politique suscitée par l'administration de George W. Bush aux États-Unis et dans le monde entier. Le temps, a écrit Susan Sontag, existe pour que des choses m'arrivent. L'espace, pour qu'elles ne m'arrivent pas toutes en même temps. Ce que je raconte ici, c'est un temps vécu dans maints espaces, entre août 2000 et juin 2004, tel que je l'ai saisi dans son instant, comme une réponse immédiate à des événements vivants. » (Carlos Fuentes)

Territoires du temps. Une anthologie d’entretiens (Territorios del tiempo), édition de Jorge F. Hernández, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Arcades » n°83, 2005, 406 pages, 19.50 €

« Jorge F. Hernández, historien et écrivain mexicain, a rassemblé ici seize des innombrables entretiens et interviews que Carlos Fuentes a accordés au cours de sa longue carrière. Ces entretiens – menés en espagnol, anglais, portugais et français –, que Jorge F. Hernández préfère même parfois qualifier de “conversations”, tant le ton y est libre et les interlocuteurs connaisseurs de l'œuvre de Fuentes, sont d'une haute tenue intellectuelle. Ils donnent à l'auteur l'occasion de déployer tous les thèmes qui parcourent ses écrits, ses idées politiques, sa théorie du langage et de la littérature, sa position par rapport à la tradition, à l'illusion du progrès, sa conception de l'art, de l'histoire, sa vision du monde, et quelques révélations sur son rapport intime à l'écriture. L'âge du temps est le titre que Carlos Fuentes a donné à l'ensemble de son œuvre. Ce temps si central, dont il aura exploré toutes les facettes, tous les “territoires” que Jorge F. Hernández analyse dans sa préface. Et cette “anthologie” restera un document précieux pour comprendre l'homme témoin de son temps, l'écrivain audacieux qui revendique clairement son ascendance cervantesque, et sa production littéraire, immense et protéiforme. » (Quatrième de couverture)

En inquiétante compagnie (Inquieta compañía, Alfaguara, 2003), roman, traduit de l’espagnol par Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard,« Du monde entier », 2007, 320 pages, 22.50 €

« Il se planta au centre de la cour. Peu à peu, très progressivement, l'espace se remplit de voix, et les voix, aux tons variés, discutaient, riaient, récitaient, murmuraient, en volume croissant, mais toujours claires, distinctes, si claires qu'au milieu de la rumeur, Alejandro de la Guardia distingua sa propre voix, nettement reconnaissable, rieuse, audible mais invisible, d'autant plus terrifiante qu'elle était invisible, terrifiante aussi parce que tout en étant certain que c'était sa voix, il savait que ce n'était pas la sienne, qu'elle l'attirait vers un mystère qui ne lui appartenait pas, mais qui le menaçait, le menaçait terriblement... »
« À l'instar d'Alejandro de la Guardia, cerné par la folie de ses deux vieilles tantes, tous les personnages de ce recueil sont plongés dans un univers inquiétant, peuplé de dangers visibles ou invisibles. Carlos Fuentes s'amuse à faire peur au lecteur. En jouant avec les codes issus de la tradition littéraire du conte gothique et fantastique, il nous offre un livre riche et haut en couleur, où tout le talent du grand romancier mexicain éclate dans un genre inhabituel. » (Quatrième de couverture)

Le Bonheur des familles (Todas las familias felices, Alfaguara, 2006), nouvelles, traduites de l'espagnol par Aline Schulman et Céline Zins. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2009, à paraître.

ÉTUDES

** Aziza Bennani, Monde mental et monde romanesque de Carlos Fuentes. [Rabat], Université Mohammed V, « Thèses et mémoires / Faculté des lettres et des sciences humaines » n°11, 1985, 558 pages, épuisé.

** Fernando Moreno, Carlos Fuentes : « La Mort d’Artemio Cruz » entre le mythe et l’histoire. [Paris], Éditions caribéennes, « Tropismes. Série 1, Une œuvre, un auteur », 1989, 152 pages, 22.90 €

** America n°22, « Écrire le Mexique ». Cahiers du Criccal (Centre de Recherches Interuniversitaire sur les Champs Culturels en Amérique Latine), Presses de la Sorbonne nouvelle, 1999, 240 pages, 16.78 €
[Sommaire : PRÉSENTATION : Claude Fell, « Écrire le Mexique », Jacqueline Covo, « Roman d'idées et “polars”, deux écritures du Mexique post-révolutionnaire », Claude Fell, « La región más transparente, du “roman d'idées” à la réactivation des mythes », Jean Franco, « Fuentes et Taibo II : unité et solidarité » - À PROPOS DE CARLOS FUENTES : Steven Boldy, « Mi nombre es Ixca Cienfuegos : introducción a La región más transparente », Maryse Gachie Pineda, « Penser et écrire le Mexique selon Carlos Fuentes : du roman à l'essai », Florence Olivier, « La rhétorique de l'identité dans La región más transparente », Julio Ortega « El discurso de la fábula », Elisabeth Pagnoux, « Présence du passé : La región más transparente de Carlos Fuentes », Daniel Vives, « Vers une poétique de La región más transparente » -  À PROPOS DE PAGO IGNACIO TAIBO II : Interview. « Trois brèves déclarations de Paco Ignacio Taibo Il », Karim Benmiloud, « La descente aux enfers dans La vida misma (D'Orphée au mythe du révolutionnaire) », Marie Córdoba, Loi et genre dans Sombra de la sombra », Sabine Coudassot-Ramirez et Cécile Quintana, « Taibo met la littérature au carré », Monique Plàa, « La vida misma, Paco Taibo Il ou la réalité comme jeu d'illusions », Alberto Vital, « Realidad y realismo en La sombra de la sombra (1986) de Paco Ignacio Taibo Il »].

** Cahiers de L’Herne n°87, « Carlos Fuentes », dirigé par Claude Fell, Jorge Volpi. [Paris], Éditions de L’Herne, 2006, 332 pages, 4 pl., note, chronologie, bibliographie, illus., 36 € 
[Sommaire : Claude Fell, « Carlos Fuentes, Mexicain universel »
I Visages : Juan Ramón de la Fuente, « Carlos Fuentes universitaire », Gabriel García Márquez, « Carlos Fuentes ou l’esprit de corps », Milan Kundera, « Esch est Luther », Carmen Iglesias, « Maître du langage », Ignacio Padilla, « La Plus Limpide Région de Carlos Fuentes », Gérard de Cortanze, « Les zones sacrées de Carlos Fuentes », Juan Goytisolo, « À propos de Aura et de Cumpleaños [Anniversaire] », Julio Ortega, « Le récit du pouvoir », Nadine Gordimer, « Prodigieux Carlos Fuentes »
II Correspondance avec : Luis Buñuel, Gabriel García Márquez, José Donoso, Julio Cortázar / G. García Márquez, Julio Cortázar, Pablo Neruda, Severo Sarduy, William Styron, Arthur Miller, Günter Grass, Henry Miller, José Luis Cuevas, Alejo Carpentier - III Textes de Carlos Fuentes : Un jour de mai (1981) ; Rencontre hivernale avec André Malraux ; Chili I. Cent ans avec Neruda. II. Ricardo Lagos, 2000. III. José Donoso ; Le drame profane de Jean Genet ; Nuria Amat : nous sommes tous Kafka ; Luis Buñuel : le cinéma comme liberté ; Nazarin ; Macbeth, l’enfant ; Balzac ; L’art de José Guadalupe Posada ; 1968, défaite à la Pyrrhus ; Machado de la Manche ; Juvenilia : Le pantin (nouvelle) ; Comment j’ai écrit certains de mes livres ; Le visage de la création ; Juan Goytisolo et l’arbre de la littérature ; Révolution : Annonciation ; Des visions plein les yeux ; Transformations culturelles ; Carlos Fuentes à Séville. Présentation du discours d’ouverture de la Feria de Séville, par Hugh Thomas ; XXIe Sermon inaugural taurin. Séville 2003, par Carlos Fuentes
IV Essais : Daniel-Henri Pageaux, « La mappemonde romanesque de Carlos Fuentes » ; Pedro Ángel Palou, « Depuis la rupture des signes » ; Edmond Cros, « La mise en scène de la différance dans Terra Nostra »; Eloy Urroz, « Don Quichotte et Terra Nostra : une lecture fantastique » ; Karim Benmiloud, « Artemio Cruz, roman cubiste » ; Seymour Menton, « Chronique d’une guerre dénoncée : La Campagne d’Amérique » ; Marie-José Hanaï, « Les femmes, l’Histoire et le temps » ; María José Bruña Bragado, « La fictionnalisation de l’histoire » ; Florence Olivier, « Les amants étrangers ou le colloque amoureux » ; Steven Boldy, « Peau neuve : la littérature et le mal » ; Guy Scarpetta, « Le livre des traversées » ; Osvaldo Obregón, « Le théâtre de Carlos Fuentes » ; Bernard Fouques, « Aura ou l’ordre du simulacre » ; Rafael Olea Franco, « Littérature fantastique et nationalisme de Los días enmascarados à Aura » ; Fernando Iwasaki Cauti, « L’aura de la Maison Fuentes : les clefs de l’horreur dans Inquieta Compañía » ; Edmundo Paz Soldán, « Temps et histoire : les nouvelles masquées de Carlos Fuentes », Carla Fernandes, « Cartographie de la mémoire : Le Vieux Gringo » ; Adolfo Castañón, « Musique et magie » ; Jorge Volpi, « Les yeux de Carlos Fuentes ».
V Témoignages : Ricardo Lagos Escobar, « Allocution de Monsieur le Président de la République du Chili » ; Jean Daniel, « La gloire du métissage » ; Tomás Eloy Martínez, « Portrait d’un homme de la Renaissance » ; Sergio Ramírez, « Fuentes oecuménique » ; John Elliott, « Prologue à Terra Nostra » ; Felipe González », Lecture de Peau neuve » ; Héctor Aguilar Camín, « Quelques mots sur Carlos Fuentes et La Mort d’Artemio Cruz » ; Ana Pellicer, « Carlos Fuentes et la Révolution cubaine : histoire d’un désenchantement » ; Rosa Beltrán, « Quoi est qui et quand est maintenant » ; Jean-Michel Blanquer, « Fuentes : la littérature, la politique et le droit » ; Ignacio Solares, « Interférences ».
Carlos Fuentes, « Chronologie personnelle (1928-1994) » ; Claude Fell, « Jalons biographiques (1995-2005) » ; Bibliographie ; Contributeurs du Cahier].

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  • Victor Segalen

    Lorsqu’il meurt le 21 Mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, Victor Segalen n'a publié que trois livres de son vivant, “Stèles”, “Peintures” et “Les Immémoriaux". Depuis cette date, après une période d’oubli relatif, sa renommée n'a cessé de grandir, s’élargissant au-delà d’un cercle de fidèles lecteurs, faisant de Segalen un “contemporain capital”, reconnu par des écrivains aussi différents que Pierre-Jean Jouve, Philippe Jaccottet ou Edouard Glissant. Sa publication dans La Pléiade ces jours-ci est ainsi la consécration d’une œuvre qui fut, pour une large part, posthume.

    24 novembre 2020

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