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le billet de la librairie

  • Prison et Evasion

    L’enfermement, s’il est déjà difficilement supportable sur une courte période comme chacun le sait bien, devient une réelle épreuve sur une durée plus longue. Vivre en prison constitue à ce titre une expérience souvent cauchemardesque alors que se cumulent les problèmes de promiscuité, de misère et de violence.

    Les auteurs qui rendent compte le mieux de la rudesse et des tourments de la vie carcérale sont souvent eux-même d’anciens taulards pour reprendre leur expression. Edward Bunker dans “Aucune bête aussi féroce” y montre sa rage intacte de vivre, Abdel-Hafed Benotman évoque ses conditions de détention à travers ses instants âpres et poignants dans “Les poteaux de torture” tandis que Georges Arnaud en parle avec l’argot typique des prisons qu’il réemploie dans “Schtilibem 41”. L’injustice et le racisme qui règnent dans les prisons sont bien décrits par Chester Himes avec “Hier te fera pleurer”. La violence enfin, imparable et omniprésente parmi ces hommes enfermés peut être appréhendée à la lecture de “Green river” de Tim Willocks.

    Le désir d’évasion parvient dès lors à faire tenir certains prisonniers qui tentent tout pour reconquérir cette liberté tant convoitée. David Goodis montre cette révolte qui habite le héros de “Cauchemar” et le pousse à se faire la belle, même si la lutte est sans doute inégale. “Breakout” c’est le nom du roman de Richard Stark (plus connu sous le nom de Donald Westlake) dans lequel le narrateur Parker décide que moisir en prison n’est pas une option, tout comme le vieux Gu, le personnage inventé par José Giovanni dans “Le deuxième souffle”. Benjamin Whitmer décrit dans le magistral “Évasion” la fuite d’une quinzaine de prisonniers et surtout la sauvagerie de leurs poursuivants, c’est bien d’une lutte pour la survie qu’il s’agit pour tous les échappés.

    La prison marque profondément quiconque en a fait l’expérience, elle forge la personnalité de ceux qui l’ont vécue tout comme celle de leurs proches. Pour beaucoup la prison joue d’ailleurs un rôle central dans leur vie même s’ils n’y sont pas enfermés. C’est le cas des gardiens dont parle Olivier Norek dans “Surtensions” ou Stephen King dans “La ligne verte”. Certains décident au contraire d’infiltrer une prison et s’y rendent volontairement comme on peut le lire dans “Solovki” de Carlo Giunta. Pour ceux qui en sont sortis, la prison, même si elle est derrière eux, continue de les hanter tels le narrateur de “La vérité de l’alligator” de Massimo Carlotto ou bien Goliarda Sapienza dans “Les Certitudes du doute”. Enfin, le cruel constat qui peut être fait à la lecture de Chester Himes dans le recueil  “Cercueils et Fossoyeur” c’est que l’enfer, on le rencontre des deux côtés des murs de la prison. Dans le ghetto noir de de la ville ou bien dans le pénitencier, on doit faire face à des personnes prêtes à tout.

    6 juin 2020 Partager

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    L’enfermement, s’il est déjà difficilement supportable sur une courte période comme chacun le sait bien, devient une réelle épreuve sur une durée plus longue. Vivre en prison constitue à ce titre une expérience souvent cauchemardesque alors que se cumulent les problèmes de promiscuité, de misère et de violence.

    6 juin 2020

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