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le billet de la librairie

  • Une rentrée d'hiver

    La rentrée hivernale se veut plus concentrée du point de vue de la production que celle de septembre, déjà nettement en retrait par rapport aux années précédentes. Qu’ils scrutent l’intime ou s’emparent d’une période du passé, les écrivains contemporains affichent toujours une belle ambition littéraire qui donne au lecteur le plaisir renouvelé de découvrir de nouvelles voix ou de retrouver certaines déjà plus familières et consacrées.

    Parmi ces voix, il faudra compter (et c’est une joie !) avec le nouveau roman de Jean Echenoz “Vie de Gérard Fulmard” (Minuit), une fête de l’imagination, du style et un bijou d’humour noir. Sont attendus aussi Pierre Assouline (que nous recevons le mardi 14 janvier) pour “Tu seras un homme mon fils” autour de Rudyard Kipling et de son célèbre poème “If”, Daniel Pennac pour “La loi du rêveur”, roman en forme d’hommage à l’imagination débridée de Fellini (tous les deux chez Gallimard). Régis Jauffret nous revient avec un récit plus intimiste, “Papa” au Seuil. On retrouvera aussi avec plaisir “Miroir de nos peines”(Albin Michel) de Pierre Lemaître qui clôt sa trilogie romanesque entamée avec “Au revoir là haut”.

    Quant à Antoine Volodine (que nous recevons le jeudi 27 février), il fait son grand retour avec “Kree”(L’Olivier), sous la plume de l’intrigante Manuela Draeger, pour nous livrer une de ses fictions post-apocalyptiques dont il a le secret.

    Du côté des premiers romans, “Enfant de perdition” (POL) de Pierre Chopinaud, ample roman d’initiation qui se déroule dans la banlieue lyonnaise sur fond de guerre en Bosnie-Herzegovine, risque d’attirer l’attention de même que le livre de Simon Berger “Laisse aller ton serviteur” (Corti) qui nous fait découvrir le jeune Bach, âgé de 20 ans, qui décide de marcher 400 kilomètres en plein hiver dans le seul but de rencontrer le compositeur Dietrich Buxtehude.

    Si chaque rentrée doit compter avec ses têtes d’affiche et son lot de premiers romans prometteurs, il y a aussi une génération d’écrivains dont l’oeuvre se dessine et s’affirme de livre en livre. Parmi eux, citons Stéphane Audeguy “Histoire d’amour” (Seuil), Alexandre Postel (nous le recevons le jeudi 6 février), pour  “Un automne de Flaubert” (Gallimard), qui nous fait découvrir une période peu connue de la vie de l’auteur de “Madame Bovary” saisi ici dans un moment de crise existentielle et littéraire, Léonor de Recondo, “Une leçon de ténèbres”, libre variation autour du Greco, Linda Lê “Je ne répondrai plus jamais de rien” (toutes les deux chez Stock), Iegor Gran “Les services compétents” (POL), Min Tran Huy “Les inconsolés” (Actes Sud) et Pierre Senges “Projectiles au sens propre” (Verticales), minutieuse enquête en 58 fragments autour de la tarte à la crème, beau prétexte pour un retour aux sources comiques du cinéma muet. Enfin signalons aussi le beau récit de Natacha Wolinski (que nous recevons le jeudi 16 janvier) “Son éclat seul me reste”(Arléa) consacré à la figure de son père Georges Wolinski, assassiné lors des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015 et celui, posthume de Mathieu Riboulet, “Les portes de Thèbes” (Verdier).

    Du côté des étrangers, la rentrée s’annonce aussi riche et stimulante. Chez les anglophones, sont attendus le nouveau roman de Ian Mcewan “Une machine comme moi”, la seconde traduction de C.E Morgan (très remarqué l’an dernier pour “Le sport des rois”), “Tous les vivants” (tous les deux chez Gallimard), “Le bal des ombres” (Rivages) de Joseph O’Connor autour de la figure de Bram Stocker, “Lake success” (L’Olivier) de Gary Shteyngart, “Jetez moi aux chiens” de Patrick Mcguiness, “Au rythme de notre colère” de Guy Gunarathe (tous les deux chez Grasset).

    Chez les germanophones l’évènement est sans conteste la  publication du troisième roman de Robert Seethaler (que nous recevons le mercredi 8 Janvier) “Le champ” (Sabine Wespieser), magnifique méditation polyphonique sur la condition humaine au sein de la petite ville de Paulstadt en Autriche et de Daniel Kehlmann (auteur des “Arpenteurs du monde”) qui revient chez Actes Sud avec “Le roman de Tyll Ulespiègle”, vaste fresque historique se déroulant en pleine guerre de Trente Ans.

    Chez les hispanophones, Jaume Cabré publie une recueil de nouvelles “Quand vient la pénombre” (Actes Sud), Isaac Rosa, l’un des auteurs espagnols les plus en vue publie chez Bourgois “Heureuse fin”, le salvadorien Horacio Castellanos Moya poursuit avec “La mémoire tyrannique” (Métailié) l’exploration de l’envers de l’histoire officielle de son pays et le 6 février paraîtra à L’Olivier le tome 1 très attendu des “Oeuvres complètes” de Roberto Bolano.

    En littérature africaine, Mia Couto publie “Les sables de l’empereur” (Métailié), ample roman historique se déroulant au Mozambique ravagé, au cours du XIXe siècle, par les guerres entre les clans qui s’affrontent et les colonisateurs, et en littérature indienne (pays invité du salon du livre 2020), Anita Nair fait son grand retour avec “La mangeuse de guêpes” chez Albin Michel.

    Enfin pour terminer ce petit tour d’horizon, quelques classiques très attendus dont la publication de deux inédits, l’un de Mishima “Vies à vendre” (Gallimard) et l’autre d’Isaac bashevis Singer “Le charlatan” ainsi que la réédition d’un roman de James Baldwin longtemps épuisé “Meurtres à Atlanta” (tous les deux chez Stock).

    6 janvier 2020 Partager

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