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La librairie

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L'actualité de la librairie

Les événements

  • Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

    Exposition à découvrir au Louvre jusqu'au 22 mai prochain

    VERMEER ET LES MAITRES DE LA PEINTURE DE GENRE
    X : VERMEER ET LES MAITRES DE LA PEINTURE DE GENRE (SOMOGY - )

    Prix : 39.00 €

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Les rencontres dédicaces

  • Mercredi 19 avril à 18h30

    Rencontre avec Evelyne GROSSMAN pour "Eloge de l'hypersensible" aux Editions de Minuit

    ELOGE DE L'HYPERSENSIBLE
    GROSSMAN EVELYNE : ELOGE DE L'HYPERSENSIBLE (MINUIT - PARADOXE)

    Prix : 19.00 €

    >> Commander un exemplaire dédicacé

  • Mardi 25 avril à 18h30

    Rencontre avec Eric FASSIN pour son ouvrage "Le Populisme : le grand ressentiment" aux Editions Textuel

    LE POPULISME : LE GRAND RESSENTIMENT
    FASSIN ERIC : LE POPULISME : LE GRAND RESSENTIMENT (TEXTUEL - )

    Prix : 11.90 €

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Le billet de la librairie

  • La Révolution Russe au prisme de la littérature

    A l’heure où l’on commémore le centenaire de la Révolution russe, on reste saisi par l’engrenage implacable des événements qui a donné naissance à un régime totalitaire meurtrier. Romans, récits ,essais ou encore témoignages, de nombreux ouvrages proposant souvent des éclairages inédits paraissent à cette occasion.

    Parmi eux, “Révoltée” de Evguenia Iaroslavskaia-Markon est l’un des plus saisissants. Ecrit depuis le quartier d’isolement disciplinaire où elle est détenue sur les îles Solovki, elle déroule le récit d’une vie fiévreuse happée par l’Histoire et le souffle révolutionnaire. Cette jeune femme de 29 ans qui sera fusillée en 1931 ne cache pas son hostilité aux bolchéviks qui ont confisqué les idéaux de la Révolution. Pour elle, celle-ci ne peut réellement advenir que des marginaux et laissés pour compte qui forment la seule classe authentiquement révolutionnaire.

    De ces marginaux, il faudrait distinguer aussi les artistes qui ont souvent eu des relations tendues avec le pouvoir soviétique. Ce sont ces rapports qu’explore le dernier livre posthume de Tsvetan Todorov “Le triomphe de l’artiste” qui s’attache plus particulièrement à la période allant de 1917 à 1941. Boulgakov, Meyerhold, Akhmatova, Pasternak, Tsvetaieva et Babel, autant d’écrivains qui ont témoigné de différentes attitudes à l’égard du nouveau régime. Si certains ont d’emblée manifesté leur opposition aux bolchéviques, d’autres comme les constructivistes les ont soutenu alors que d’autres encore ont louvoyé au gré des exigences de leurs oeuvres et des contraintes imposées par la survie. Le peintre Malevitch, longuement étudié dans son parcours singulier, incarne le mieux l’artiste face à l’idéologie du pouvoir.

    On pourrait citer aussi le cas d’Evgenie Zamiatine auquel Tsvetan Todorov accorde une attention particulière avec son célèbre roman dystopique “Nous” qui reparaît dans une nouvelle traduction (s’appuyant sur le texte original russe) d’Hélène Henry. Ce livre écrit en 1920 ne fut jamais édité du vivant de l’auteur et sera versé comme pièce à conviction pour la mise à l’écart de Zamiatine qui mourra en exil à Paris en 1937. S’il fut au début un partisan de la Révolution de 1917, il devient très vite sceptique et son roman porte la trace de ce désenchantement. “Nous” dépeint un monde civilisé organisé en un Etat unitaire sous la férule d’un bienfaiteur. Tout est soumis au “bienheureux joug de la raison” et au “bonheur mathématiquement infaillible”.

    Dans ce monde régulé où le bonheur des hommes se fait au détriment de leurs libertés individuelles, il y a pourtant des éclats de poésie qui échappe à cette emprise. A ce monde régi par l’uniformisation , le narrateur oppose l’ancien monde caractérisé par la liberté, la précarité et l’imprévisibilité du bonheur. L’encyclopédie littéraire soviétique ne s’y est pas trompée lorsqu’elle qualifia ce roman violemment hérétique comme “un infect pamphlet contre le socialisme”. Preuve que la censure a été sensible au miroir déformant de la Révolution russe. C’est en somme “le triomphe de l’artiste”, le pouvoir indéfectible de l’art sur celui qui veut sa mort.

    15 mars 2017 Partager

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  • La Révolution Russe au prisme de la littérature

    A l’heure où l’on commémore le centenaire de la Révolution russe, on reste saisi par l’engrenage implacable des événements qui a donné naissance à un régime totalitaire meurtrier. Romans, récits ,essais ou encore témoignages, de nombreux ouvrages proposant souvent des éclairages inédits paraissent à cette occasion.

    15 mars 2017

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