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  • Proust, toujours vivant

    On n’en finit jamais avec Proust.

    “A la recherche du temps perdu” continue de susciter de nombreux commentaires et interprétations comme si cette oeuvre majeure de la littérature était inépuisable et d’une inlassable modernité. A l’occasion du centenaire du prix Goncourt attribué à “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” en Décembre 1919, plusieurs publications témoignent de cette passion sans cesse renouvelée pour la cathédrale proustienne.

    Le livre de Thierry Laget “Proust, prix Goncourt” (Gallimard)  participe ainsi de cette floraison éditoriale. Dans un récit très vivant et richement documenté, il retrace les péripéties qui ont conduit Proust à la consécration suprême en restituant à merveille le champ littéraire et politique de l’époque où coups bas, manigances et autres manipulations ne manquent pas. Alors que tout le monde attendait, dans un contexte marqué par la guerre, “Les croix de bois” de Roland Dorgeles, c’est un apparent outsider que l’on suppose riche et oisif qui est couronné. A travers cette enquête, Thierry Laget montre en quoi Proust, représentant d’un monde quelque peu suranné, incarnait en réalité une modernité littéraire dont le retentissement et la postérité se font encore sentir aujourd’hui.

    Si Proust obtient enfin la reconnaissance qu’il méritait, ce ne fut pas sans mal. On se souvient du célèbre refus de “Du côté de chez Swann” à la N.R.F par André Gide.

    Un ensemble de lettres “Cher ami…”(Grasset) retrace les étapes mouvementées de la publication d’”A la recherche du temps perdu”. De Grasset à Gallimard, ce livre passionnant rappelle combien il a été difficile à Marcel Proust, pourtant fin stratège, d’imposer son oeuvre qui n’était souvent perçue que comme les mémoires frivoles d’un mondain.

    Ainsi, il a fallu du temps pour montrer que cette oeuvre apparemment décousue, à mi chemin du roman et de l’essai, était au contraire savamment organisée. L’éditeur Bernard de Fallois, découvreur dans les années 50 des inédits “Jean Santeuil” et “Contre Sainte-Beuve”, fut l’un des premiers à le proclamer. Le recueil “Sept conférences sur Marcel Proust”(De Fallois) nous livre la quintessence de ses lectures et de ses recherches. De manière limpide, il condense et formule les grands thèmes de l’oeuvre proustienne.Comment Proust a t-il composé son livre ? Qu’est-ce qu’un personnage proustien ? Telles sont, parmi d’autres, les questions auxquelles tente de répondre Bernard de Fallois qui s’impose alors comme l’un des guides les plus accessibles pour nous orienter.

    Lire la “Recherche”, c’est aussi se plonger dans un univers envoûtant où se côtoient artistes, bourgeois et membres d’une aristocratie finissante. Christian Pechenard dans “Proust et les autres”(Table ronde) nous propose un voyage fascinant au coeur de l’univers proustien. A rebours d’une critique ennuyeuse et d’une exégèse universitaire, il nous immerge dans le monde de Proust dans lequel tous les personnages réels ou imaginaires sont présents : Odette, Agostinelli ou encore Celeste Albaret qui, avec “Monsieur Proust” (Robert laffont) campe un homme profondément attachant. L’histoire de la vie de Proust est ainsi et surtout celle de la gestation du roman auquel cette vie finit par être tout entière consacrée. A charge pour les biographes, de George Painter à Jean-Yves Tadie, de rétablir une vérité et d’expliquer les rapports infiniment complexes entre Proust, le petit Marcel et celui que l’on considère comme le narrateur. C’est cet entrelac de significations que nous invite à parcourir cette fameuse phrase proustienne qui n’en finit pas de représenter le mouvement même de notre mémoire.


    13 juin 2019 Partager

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  • Proust, toujours vivant

    On n’en finit jamais avec Proust. “A la recherche du temps perdu” continue de susciter de nombreux commentaires et interprétations comme si cette oeuvre majeure de la littérature était inépuisable et d’une inlassable modernité. A l’occasion du centenaire du prix Goncourt attribué à “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” en Décembre 1919, plusieurs publications témoignent de cette passion sans cesse renouvelée pour la cathédrale proustienne.

    13 juin 2019

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