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  • Visages d'Albert Camus

    Le 4 Janvier 1960, Albert Camus disparaissait dans un accident de voiture. L’auteur de “L’étranger” (Folio) ou encore des “Justes” (Folio) laissait derrière lui une importante oeuvre littéraire et philosophique traversée par des questionnements moraux et politiques dont l’actualité ne cesse de trouver des échos aujourd’hui et parfois les plus inattendus comme en témoigne le succès récent de “La peste” (Folio).  Alors soixante après sa disparition, quel est l’héritage philosophique et littéraire d’Albert Camus ? Et en quoi la publication de récentes correspondances nous éclairent-elles sur le soubassement intime de l’oeuvre ?

    Dans la floraison de publications qui accompagnent cette commémoration, outre “L’abécédaire Albert Camus” aux Editions de l’Observatoire, c’est l’essai de Vincent Duclert, “Camus, des pays de liberté” (Stock) qui fait ici évènement. Spécialiste de l’Affaire Dreyfus et de Jean Jaurès, il entreprend dans cette biographie inspirée de porter un nouvel éclairage sur Camus en lui restituant toute sa complexité et son importance dans le paysage littéraire du XXe siècle. S’appuyant sur l’oeuvre écrite ainsi que des archives inédites, il brosse le portrait d’un homme aux prises avec la difficulté de devenir libre dans un monde marqué par le poids des idéologies. C’est un Camus politique et libertaire qui émerge ici, refusant de sacraliser l’Histoire, exhortant à la révolte et portant son attention aux humbles et aux oubliés. Ce qui lui  a valu de la part de ses contemporains une forme d’ostracisme voire de mépris, faisant de lui un héros vulnérable et obstiné.

    Cette profonde vulnérabilité et cette sensibilité à vif sont éclatantes à la lecture de la magnifique “Correspondance 1944-1959” (Folio) échangée avec Maria Casarès. Jusqu’à la dernière lettre de Camus le 30 Décembre 1959, l’écrivain et la comédienne s'écrivent des centaines de lettres, luttant ainsi contre l’absence et les séparations. Le temps des lettres est long, chaotique, douloureux. On y sent la joie et le bonheur de s’écrire, parfois les incompréhensions, mais surtout la nécessité de faire barrage au silence par les mots et de reconnaître une histoire d’amour hors normes, profondément libre. En filigrane se lit aussi une pensée de l’amour, thème qui, après l’absurde et la révolte, devait irriguer un nouveau cycle dans l’oeuvre de Camus.

    Si Camus se révèle ici comme un amoureux transi, il était aussi l’homme des amitiés durables et des fidélités indéfectibles. On connaît sa relation fraternelle avec René Char ou encore avec ses amis Bénisti d’Alger grâce à la parution de leur “Correspondance 1934-1958” (Bleu Autour). On connaît moins, en revanche, le lien profond qui l'unissent à Louis Guilloux dont la “Correspondance 1945-1959” (Folio) entre les deux hommes est un témoignage éloquent. C’est durant l’été 1945 qu’ils font connaissance et les différences ne manquent pas certes entre le breton et l’algérien, Camus étant plus solaire alors que Guilloux semble plus habité par le noir. Mais l’amitié entre eux est immédiate et s’impose, telle une évidence. Ces fils du peuple qui ont connu la pauvreté et la maladie sont animés par l’esprit de justice et de fraternité, prenant le parti des malheureux et des opprimés sans jamais s’inféoder à une organisation qui voudrait les représenter. À eux deux, ils incarnent une forme de résistance à leur époque où les oppositions binaires et les logiques partisanes enflamment le débat intellectuel. Hommes libres et indépendants, ils le furent intensément.


    10 mars 2020 Partager

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  • Visages d'Albert Camus

    Le 4 Janvier 1960, Albert Camus disparaissait dans un accident de voiture. L’auteur de “L’étranger” (Folio) ou encore des “Justes” (Folio) laissait derrière lui une importante oeuvre littéraire et philosophique traversée par des questionnements moraux et politiques dont l’actualité ne cesse de trouver des échos aujourd’hui et parfois les plus inattendus comme en témoigne le succès récent de “La peste” (Folio). Alors soixante après sa disparition, quel est l’héritage philosophique et littéraire d’Albert Camus ? Et en quoi la publication de récentes correspondances nous éclairent-elles sur le soubassement intime de l’oeuvre ?

    10 mars 2020

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